Des mots sur mes silences


Ecrire des mots sur mes silences - Miss Blemish

Depuis nos démêlés photographiques il y a eu cet homme qui parle tout seul dans le metro, le vent froid succédant aux jours cléments et à la pluie, de longues balades dans Paris, Rien ne s’oppose à la nuit jusqu’à mon souffle coupé mes nuits écourtées et mes doigts au matin retrouvés entre les pages glissés, moins d’ailleurs (ici) et plus d’ici (ailleurs), ma gorge nouée (un peu), mes mots pour cette histoire naissante retrouvés et mes pensées emmêlées. Il y a eu chaque matin ces rencontres autour de la question du corps, l’alimentation faite ennemie,  pervertie par les blessures endurées par ces Ils et Elles démunis. Il y a eu mon premier Mont-Blanc après des années de fidélité citronnée chez Angelina et le thé parfumé associé, si délicat. La mesure répétée de cette chance si fragile de ne pas voir chaque repas comme un combat. Et puis hier soir, mon premier spectacle Après – ou faut-il dire Depuis ? Je n’ai pas encore choisi mais c’était bon – si bon – de rire à ne plus savoir si l’on va pouvoir s’arrêter.

J’ai retrouvé Alban et – d’un nouveau portable me laissant renouer à mon rituel d’écriture – le souffle qu’il me manquait depuis janvier pour l’écrire – chapitre 2 – dans ce café. C’est étrange n’est-ce pas, le caractère ténu de ce à quoi tient tout ça…

Ecrire des mots sur mes silences - Miss Blemish

Depuis nos démêlés photographiques j’ai reçu avec une violence inouïe tout ce que mon utilisation – et j’insiste sur ma responsabilité pleine et entière dans cette question – d’Internet me faisait souffrir au fond. La gifle plus vive encore qu’elle arrivait au moment délicat des remises en question, des pourquoi, des comment, des « on va où maintenant ? ». En bouclier, je leur ai opposé la douceur de vos mots, de vos témoignages et ce souvenir d’été de cette amie qui me confiait qu’au coeur de la pénombre, dans la nuit, elle trouvait parfois l’air qui lui manquait sur ces pages. J’ai rendu à l’Art mûri des questions auxquelles je ne pouvais laisser la place de me paralyser pour de bon la place du fond pour revenir à l’inaltérable, l’inaliénable : écrire, sourire, photographier, aimer.

Ecrire des mots sur mes silences - Miss Blemish

Et vous, Où se cache votre inaltérable à vous ?

36 Laisser un commentaire - 36