Un doux week-end quelque part dans l’ouest…


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Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas allongée pour regarder les nuages dans leur lent et paisible parcours ; que je n’avais pas ressenti la chaleur d’une dalle qui a lézardé au soleil toute la journée durant sur ma peau et laissé s’emplir mes narines de l’odeur devenue douce avec les souvenirs du chlore ; que je n’avais pas plongé dans l’eau d’une piscine et comploté pour éjecter un bel endormi de son matelas pneumatique. Cela faisait longtemps que je n’avais pas eu temps si paisible pour lire et plus longtemps encore que je n’avais pas connu fin de week-end si douce. Engourdis dans cette fatigue des journées bien remplies, c’est le coeur léger que nous avons laissé sur le quai de la gare nos deux jours de vacances. Nos bagages remplis d’images, de joyeux souvenirs et d’assez de sourires pour entamer la semaine le pas allant.

J’ai souvent entendu dire que, finalement, nous parcourions tous le globe alors que pourtant peu d’entre nous connaissaient vraiment leur pays (pour moi donc, la France). Ce n’est pourtant que très récemment qu’est apparue l’envie de partir sur ses routes. Des amis éparpillés aux quatre vents au gré de nos études dans de si multiples domaines, des stages qui jouent les filles de l’air, des rencontres qui vous emmènent vous promener vers des régions encore inconnues… il n’en fallait guère plus pour faire naître l’envie de partir à la découverte de toutes ces villes que je ne connaissais que de nom et plaçais de façon brouillonne sur la carte. Toulouse, Strasbourg, Bordeaux, Montpellier, Nantes, Lille, Caen… la liste de mes envies d’ailleurs s’allonge et s’étire. Je rêve pour chacune de quelques jours, pas plus, pour les apprivoiser, me perdre dans les ruelles, découvrir les odeurs et les saveurs de ce que les grands-mères ont laissé à chaque région de plats gourmands à savourer en de grandes tablées souriantes et enjouées. Partir deux ou trois jours, remplir un sac de deux tee-shirts, un pull, une veste et trois culottes, glisser juste avant le départ nos trousses de toilette, un carnet et de quoi prendre au passage quelques clichés pour aider la mémoire demain lorsque les souvenirs se feront plus lointains. Vérifier trois fois, quatre fois, mille fois que les billets sont bien là, glissés entre deux pages et demander encore : « tu crois que le train partira dans ce sens-ci ou dans ce sens-là ? ». Acheter du coca comme un talisman contre le mal de mer qui me gagne souvent lorsque le voyage se fait sur rails. Quitter son quotidien le temps d’une respiration suffit souvent à vous faire croire que des semaines se sont écoulées entre l’avant et l’après alors que pourtant il n’y avait là qu’un week-end, envolé à Paris, vécu pleinement ailleurs.

Je vous laisse avec ces clichés pris à La Rochelle où j’ai aimé me balader, me perdre à moitié, me cacher du soleil et tenir mon chapeau contre le vent farceur. On m’a soufflé que les meilleures glaces se mangeaient chez Ernest (vers le port) et je vous conseille les gaufres maison croustillantes de la petite baraque en bois donnant sur le port (celle qui est proche du café Leffe).

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