La douceur dont ont besoin les changements qui nous tiennent à coeur


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Le changement, à la manière de la fonte lente du chocolat, naît d’une alchimie aussi fragile qu’espiègle, il se laisse croire facile. C’est le jeu mêlé d’un peu d’eau dans le fond d’une casserole, d’une chaleur faible et diffuse et de l’attention délicate d’une cuillère en bois pour trouver le juste équilibre – liquide et point brûlé – assurance de saveurs préservées. Du changement comme du chocolat fondu il est question de patience, de temps et de bienveillance.

Le temps d’apprendre sur son fil déroulé à rêver grand et entourer de douceur les espérances. À écouter attentif l’impatience qui trépigne, compare, blesse, rechigne et consoler les déceptions orgueilleuses. À  rassurer les peurs et oser nos premiers pas. À revoir l’échelle des étapes à franchir, interroger les gloires promises par nos référentiels, morceler les pas vers l’avant – toujours sur le papier bien trop grands pour se glisser dans nos réalités – en demi, en tiers, en quart et à fêter la plus infime de nos victoires.

Nos heureux changements – les durables, les pour la vie – sont ainsi ceux qui se glissent dans nos draps sans bruit ni pieds glacés. Ceux qui doucement se lovent au creux de la routine, patients et prudents, progressivement et discrètement, jusqu’à se laisser envelopper tous entiers, de la routine brodée tout autour : adoptés. Ceux qui se fondent de nous en nous – apprivoisés – en autant de rencontres qui viennent nourrir et faire grandir, l’une après l’autre, la bienveillance de notre regard de Moi à moi.

Et n’est-ce pas là ce qui fait leur beauté, eux si lents dans le Monde si pressé ?

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Et vous, comment appréhendez-vous les changements qui vous tiennent à coeur ?

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