Une douce bienveillance envers soi-même, au quotidien


Une douce bienveillance envers soi-même, au quotidien - Lifestyle - Miss Blemish

Avec janvier qui charrie bilans et questionnements, cet article où je vous parle de bienveillance et de tout ce que j’en ai appris depuis un an – et bien avant – ne pouvait pas trouver meilleur moment pour être – enfin ! – terminé et partagé. Parce que j’espère qu’il pourra vous apporter un peu de douceur, des pistes à creuser, des astuces à adopter et à vous approprier mais aussi parce que maintenant tout précisément – à l’heure des remises en question, des doutes et des comparaisons trop facilement posées de moi à ceux qui font mieux et plus et en moins de temps, et des jugements qui accolent au « moi » des « pas assez » – il contient sans en avoir l’air beaucoup des réponses que je me remets à chercher. 

Une douce bienveillance envers soi-même au quotidien

  • Se parler avec gentillesse

Les américains parlent de « Self talk » pour parler de la manière dont on s’adresse à soi-même dans nos pensées et ainsi de « negative » et de « positive » self-talk. C’est le tout premier outil dont je me suis servie cette année : me parler avec gentillesse – et un peu plus d’indulgence, me reprendre lorsque ça n’était pas le cas – et d’y prêter attention j’ai pu remarquer que c’était bien souvent non justifié – et utiliser ce « self talk » de manière constructive et positive pour cultiver cette bienveillance souhaitée. Ainsi chaque soir et à chaque fois que j’y pense – dans la rue, au travail, dans le métro, au supermarché, en courant, au restaurant – je me souris, scandant en silence une toute petite phrase contrant un « défaut », celui qui me pèse dans le présent du moment. Peu à peu ces défauts, ces manques et ces faiblesses pointés si durement du doigt ont retrouvé leur juste place et comme bien souvent lorsque l’on respire en grand pour dédramatiser un fait ou une situation qui nous pèse j’ai trouvé ma façon de vivre avec, de les reconnaître comme miens et même de les aimer lorsque je ne pouvais les changer et pu mieux les comprendre pour les changer lorsque c’était possible de le faire.

Je parle un peu plus de cette technique dans mon article Sourire à ce moi qu’on malmène.

  • Redonner aux pensées leur juste place

Cet outil m’a été appris dans le pack Self Esteem de l’application de méditation Headspace – qui a marqué pour moi un énorme pas en avant durant l’été. Dans ce pack, Andy nous invite au cours des sessions de méditation à prendre conscience de nos pensées et d’à chaque fois les étiqueter « pensées ». Ainsi il veut nous faire prendre un pas de recul par rapport à elles qui, alimentant toute la journée notre dialogue intérieur, sont un prisme à travers lequel nous voyons et interprétons la réalité. Bien plus encore il veut ainsi nous faire voir par l’expérience que nous ne sommes pas nos pensées ni nos pensées la réalité ou des faits, juste des pensées, passagères et transitoires. Et si cet exercice vaut pour les séances de méditation à proprement parlé, il nous invite à faire de même dans notre quotidien, à nous reprendre et à murmurer « ce n’est qu’une pensée ». Cette technique marche excellemment bien lorsque l’on a tendance à avoir une basse estime de soi ou à se torturer sur certains sujets à chaque fois que le quotidien nous y confronte. Et c’est une douce habitude à avoir au quotidien, pour des tracas plus passagers lorsque l’on prend dix coups d’avance sur la réalité dans nos scénarios catastrophes : ce ne sont là encore que des pensées.

  • Sourire

Sourire rend heureux. Je pense que nous avons tous déjà lu ça quelque part et c’est vrai, sourire envoie un message positif au cerveau et améliore ainsi « artificiellement » l’humeur. Et quand nous sommes heureux nous avons plus facilement tendance à être optimiste envers un peu tout et donc aussi un peu nous. C’est une astuce que j’utilise depuis longtemps lorsque je remarque que mon expression est neutre alors que je passe pourtant une bonne journée ou lorsque je suis un peu moins enjouée pour tout de même passer une bonne journée. Et cette astuce combinée à la toute première – se parler avec gentillesse – cela fait des ravages rayon douceur et bienveillance.

  • De la patience

Je pense que je reviendrai sur ce point dans un futur post plus détaillé car il me tient vraiment à coeur : la patience. La patience envers soi-même au quotidien, dans l’avancement de ce que l’on souhaite accomplir, dans les changements que l’on souhaite mener, dans ce que l’on essaie d’apprendre, de comprendre, de mener à bien. Tout va très vite aujourd’hui et dans cette rapidité gagnée, ce temps libéré il est facile d’oublier la lenteur que prennent les choses à échelle d’Homme. On veut perdre 10 kilos en une semaine, commencer une activité et aussitôt la maîtriser, écrire et d’emblée trouver le ton, la forme et les idées. Pourtant pour qu’un changement prenne corps, pour qu’il se fonde dans nos réalités, pour qu’on l’accepte et qu’il devienne habituel – loin des changements éclairs et drastiques que l’on s’impose un temps jusqu’à craquer et tout laisser tomber, créant un sentiment d’échec et nourrissant notre negative self-talk de nouveaux arguments – il lui faut du temps et des étapes. On ne peut révolutionner sa vie, sa façon d’être, son caractère, sa manière de manger, ses pratiques sportives en un instant. On incorpore un élément supplémentaire compatible avec notre rythme actuel, on s’y habitue, on le modifie si nécessaire, on le teste petit à petit pour ne pas ni se frustrer ni se forcer brusquement puis on se donne le droit de le garder pour de bon s’il nous convient pour passer à l’ajustement suivant ou d’en essayer un autre si le test n’a pas été concluant. Cette année j’ai commencé le Yoga, c’est quelque chose qui me tenait à coeur depuis longtemps d’essayer et dès la première séance j’ai beaucoup aimé. Mais aussi, dès la première séance j’ai pris place dans la salle consciente que tout ne serait pas parfait et qu’il faudrait du temps à mon corps pour progressivement s’assouplir et trouver sa juste place dans certaines poses qui me sont difficiles à réaliser. S’accorder du temps pour essayer, se tromper, recommencer est je crois l’une des manières de se montrer les plus bienveillants envers soi tout en se donnant toutes les chances d’arriver à mener à bien ce que l’on s’est fixé.

J’ai notamment utilisé ce procédé pour petit à petit réduire ma consommation de produits industriels, raffinés, laitiers et de gluten cette année, changement que j’avais tenté à de nombreuses reprises d’introduire sans succès – car trop brusquement – et qui est maintenant devenu complètement naturel depuis plus de 9 mois maintenant.

  • La position du corps 

La manière dont on se tient a une grande influence sur la manière dont on se sent. Je me sens mieux lorsque mon dos est droit que lorsque je suis voûtée les épaules rentrées en dedans en position de repli. On ne s’en rend souvent pas compte de ce dos qui s’arrondit au fil de la journée, devant son bureau, son ordinateur, à son volant ou dans les transports en commun. Il suffit de le remarquer pour le corriger et instantanément se sentir un peu plus « là ». 

  • Les bonnes chaussures

Je me sens mieux lorsque je porte certaines chaussures, je marche et je me tiens différemment. C’est quelque chose que j’ai remarqué en portant des talons et depuis j’essaye de porter des chaussures qui me permettent de prendre facilement une démarche et une posture dans laquelle je me sens à l’aise et stable. 

Pour se reconnecter au corps et au moi. Pour les endorphines et pour la satisfaction et la fierté d’y être allé. Pour le plaisir après une séance de l’avoir accomplie jusqu’au bout, d’y avoir appris certaines choses, d’avoir réussi à en améliorer d’autres. Si la méditation et le Yoga sont un rendez-vous privilégié avec soi, je crois que toutes les formes de sport en sont une opportunité pour faire partie des rares activités où l’on ne fait « que ça » et nous permettent un temps qui nous est entièrement dédié. Cela permet je crois d’apprendre à mieux se connaître, ses limites et son fonctionnement, sa manière de gérer les difficultés. Marche ou course à pied, vélo, yoga, natation, trouvez le sport qui vous convient, qui vous plaît, qu’il vous est possible d’intégrer dans votre quotidien avec lenteur et bienveillance.

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Et vous, la bienveillance fait-elle partie de votre bucket-list 2016 ? De douces astuces et autres outils qui vous ont aidé à la cultiver ?

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