Cyclique


Cyclique - slow life - Miss Blemish

Sur la photo, une culotte de règle, une petite « révolution » qui m’accompagne depuis 1 an maintenant. J’ai testé les modèles des marques fempo et rejeanne et suis aussi conquise par les unes que les autres. Si un retour plus détaillé vous intéresse, dites-moi !

Aujourd’hui* j’ai eu la chance de passer le premier jour de mon cycle chez moi. C’est une concordance qui n’arrive pas souvent et c’est sans doute la première fois que j’en note le bénéfice. Si j’ai travaillé toute la journée, la liberté de le faire à mon rythme, dans des vêtements confortables et d’avoir toute la latitude pour écouter ce dont mon corps avait envie (et donc besoin ?) a changé du tout au tout cette expérience. Cette écoute accordée à ce que je néglige le reste du temps – souvent – a ouvert une brèche vers une autre manière de prendre soin de moi : naviguer avec et non malgré. 

Depuis l’arrêt de mon traitement par Androcur en juillet 2019 – traitement que je suivais depuis le printemps 2015 suite à ma deuxième cure de roaccutane dans l’optique d’éradiquer pour de bon une acné récalcitrante – et la reprise d’une contraception oestro-progestative classique, je redécouvre les oscillations régulières par lesquelles mon corps se transforme chaque mois… ce qui a fait naître une joyeuse curiosité. Si j’en connais la théorie, je n’avais jamais prêté attention à la manière dont elle se traduisait dans mon vécu quotidien en dehors des 4-5 jours chaque mois où j’avais mes règles. Je lis donc avec excitation témoignages, récits, expériences, vécu et explications qui viennent démystifier ce qui longtemps n’avait pas eu droit de cité dans les conversations publiques. 
 
Pour l’instant l’éclairage vient souvent à rebours : je constate la période passée, qu’elle avait été marquée d’une plus grande fatigue ou au contraire par une énergie débordante. Je fais les liens avec un découragement passager ou la manière dont j’ai pu affronter une semaine avec des engagements chaque soir sans finir lessivée. Je suis épatée par la justesse des concordances, ce crescendo jusqu’à l’ovulation (théorique puisqu’elle n’a pas lieu sous mon type de contraception) puis le decrescendo jusqu’au début des règles. C’est toute une mécanique et ses rouages qui se dévoile avec toute la richesse dont cette nouvelle connaissance fait la promesse. 
 
La tentation est grande, ces nouvelles cartes en main, d’en faire un nouveau bastion d’optimisation. Ça a été mon 1er réflexe – « ah mais du coup… »  – avec en tête un agenda en 4×3 dont je ferai bouger les cases pour exploiter les moments les plus propices à une giga productivité. À la place j’ai envie de m’essayer à réitérer l’expérience de ce premier jour de cycle passé à la maison et plutôt que d’exploiter les périodes les plus fertiles pour travailler plus, d’en faire au contraire un rendez-vous pour les moments de convivialité avec famille et amis. De nature introvertie, la frontière est très mince entre les moments de convivialité nourrissants et ceux qui se révèlent surtout drainants. Idem pour les vacances qui se passent ailleurs qu’à la maison où avec nos familles proches. Mon emploi du temps et tout ce qui se réfère à du travail quel qu’il soit est bien assez rempli, optimisé et efficace, je ne veux pas m’en imposer davantage. Au contraire j’ai envie que ces nouvelles connaissances nourrissent une autre manière d’être avec et peut-être même ouvrent la voie vers un « moins mais mieux » au travail aussi. 
 
*Aujourd’hui d’il y a 10 jours, la rédaction de cet article s’étant faite par étapes ;)
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