Et soudain prendre le risque de concrétiser ses rêves


Et soudain prendre le risque de concrétiser ses rêves - Brèves - Humeurs - Lifestyle - Miss Blemish

Crédit photo – Le Blog de Betty

Il y a cette liste qui sommeille dans ma table de nuit, sagement coincée entre 2 pages d’un livre. « Life List », « Bucket List », beaucoup de noms ont été donné à ce genre de bout de papier. « 100 choses à faire avant mes 25 ans », voilà le nom que je lui ai choisi. Connaissant mon penchant pour la procrastination, une date butoir à « courte » échéance fut sans doute le premier pas sur la voie, longue, de leur réalisation. Et puis, pour être honnête, je me voyais mal décider aujourd’hui de mes rêves de demain : qui sait peut-être dans 20 ans  « prendre une vraie cuite dans un pub en Irlande devant un match de Rugby » ne fera plus partie de la liste de mes envies… J’ai récemment retrouvé cette liste et, en la relisant, je me suis aperçue que parmi les premiers 53 items mis sur papier, 18 parlent de voyage (et vu la récurrence du mot « tour », 18 de plus ne seraient pas de trop pour ajouter du réalisme à ces projets).

Parmi tous ces items à consonance exotique, il en est un en particulier, le numéro 6 : « Partir sur les traces de Vermeer, voir Amsterdam à la saison des Tulipes ». Des années que cette envie mûrit en moi alors quand j’ai trouvé au kiosque, il y a quelques semaines, le dernier numéro de GEO consacré à la « Venise du Nord », je l’ai acheté. Sur mon trajet de retour, je l’ai dévoré et une semaine plus tard j’ai cliqué sur « Réserver ». Cela peut sembler un brin spontané et irréfléchi. « Comme ça » j’aurais décidé de partir et hop ! à l’aventure moussaillon ! C’est tout le contraire. J’ai juste décidé qu’il était temps d’arrêter d’attendre sur les autres pour vivre ce qui me fait vibrer moi car la vie elle, ne nous attend pas. Ni que l’alignement des planètes fasse concorder les agendas et les envies de chacun, ni non plus Cupidon. Sur une très courte période, toutes les conditions nécessaires à pouvoir concrétiser cette envie étaient réunies alors j’ai sauté. Il y avait sans doute un brin de défi, une certaine forme de « ras-le-bol » aussi de cette complaisance qui nous enferme dans un cocon fait de rêves en anesthésiant nos envies de les voir se concrétiser mais, par-dessus tout, l’envie de vivre de beaux souvenirs. S’il est une chose que j’ai tiré des voyages que j’ai eu la chance de faire c’est que rien au monde ne m’a plus enrichie et émerveillée que le temps passé à l’étranger. Peu importe la destination, la langue ou la richesse : la cuisine, les mimiques, les attitudes et le langage des mains sont universels. Partir m’a donné la conviction que chaque personne renferme en elle un trésor qui ne demande qu’à être révélé à quiconque prend la peine de s’y arrêter et d’écouter. J’ai pu ressentir « l’unité » du « genre Humain » en rencontrant « l’autre » : derrière toutes nos différences, nous sommes tous les mêmes Hommes avec nos peurs, nos envies, nos forces, nos faiblesses,  nos croyances, nos doutes et nos rêves.

Alors oui, sauter le pas de réaliser un rêve fait peur, je ne le nierai pas, peur d’échouer, d’être déçu, de changer, de se confronter à l’inconnu. Mais à se laisser paralyser par la peur, à toujours attendre demain pour faire ce que nous voulons réaliser aujourd’hui, à toujours se dire « comme ce sera bien, plus tard quand… » on finit par passer à côté de sa vie. Car la vie ne commence pas lorsqu’on a son bac, lorsque l’on obtient son diplôme, lorsque l’on décroche son premier job, ni même lorsque l’on rencontre « la bonne personne », la vie commence ici et aujourd’hui. Et chaque jour renferme son lot de possibilités, d’opportunités, de promesses et de chances à saisir. Alors, je n’ai pas laissé à ma peur le pouvoir de me priver de ma chance, j’ai respiré un grand coup, fermé les yeux et j’ai cliqué sur « Réserver ». 

Concrétiser ses rêves… et vous, comment faites-vous pour passer du conditionnel au présent ?

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