Chroniques confinées #4


Declutter Challenge | 1 mois pour se séparer de 496 objets - Minismalisme Ecologie - Miss Blemish

12 avril 2020

Cette semaine j’ai repris le travail et la marche à pied. Cette heure de marche imposée en décembre par les grèves est devenue un lieu sûr, une douce échappatoire à l’anxiété qui frémit encore sous la surface. Ces 4 derniers jours j’ai profité de chaque once de contact humain et comme on retrouve de vieux amis, me suit laissée envelopper par la familiarité de ceux qui habitent mon quotidien travaillé. Puisqu’il n’y a plus rien d’autre à faire, puisqu’il faut aller travailler et que l’intérieur est sinistré, voilà qu’il redevient raisonnable de marcher 2 heures et flâner. Sur ma route ce matin, j’ai croisé beaucoup de coureurs courageux, une vieille dame faisant du tai-Chi sur un bout de trottoir au soleil, des chiens heureux de rencontrer des compères et les odeurs joyeuses des lilas en fleurs. La douceur se glisse dans les interstices, à chaque jour ses bonheurs, ses doutes, ses pleurs. Si je ne nourris pas d’espoir qu’une volonté politique écologique forte émerge de ce chaos, je commence à me dire que bannir les voitures individuelles de Paris (et de toutes les grandes villes) pourrait être un fort chouette début pour augmenter notre confort de vie à tous – humains comme non humains. 

Quelqu’un m’a dit « à toute chose malheur est bon »

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