Choisir LA photo


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Vous le savez, cette année je me suis donné pour défi de m’améliorer en photographie. Vendredi dernier d’ailleurs j’allais chercher mon amour de nouvel objectif – que vous pouvez voir sur la photo ci-dessus – suite à l’article de Laura – Photo et stylisme culinaire : trucs et astuces – qui répondais à une question que je me posais depuis longtemps et dont la réponse était justement ce nouvel objectif. Depuis janvier, j’ai appris énormément de choses – ça vous dirait un bilan de mi-parcours ? – et si niveau technique je suis encore bien loin de comprendre tout ce qui se joue dans mon appareil, je m’amuse beaucoup et chaque progrès me trouve toujours dubitative et folle de joie, comme si j’avais accompli une sorte d’exploit. Il est d’ailleurs rare que je puisse m’empêcher de danser une fois trouvée la manière de rendre un effet adoré chez l’un de ces autres si doués pour la photo. De ces autres qui sont à la racine de mon envie d’explorer tous les secrets des images qu’on crée. 

J’avance donc doucement. Je pique des astuces de-ci de-là, j’essaye, je rate et sur une série photo la part exploitable n’est jamais bien grosse. Pourtant, même si les photos restantes sont en nombre restreint, je me heurte toujours avec autant de difficulté à cet écueil-là : choisir LA photo.

Et à ce sujet j’ai beau savoir qu’une photo aura plus d’impact que dix variations de la même prise de vue, rien n’y fait : j’ai toujours autant de difficulté à me résoudre à condamner à l’oubli les 9 variations qui ne seront pas choisies. J’ai toujours la peur d’être passée à côté d’une autre – plus réussie – au cours de ma présélection tant il est parfois difficile avant de jouer sur la lumière, les couleurs et l’exposition d’évaluer le potentiel d’une composition. J’ai donc mis au point quelques étapes comme autant de sécurités pour éviter de passer à côté de LA photo.

1. Une présélection élargie

Avant, je décidais sur photos non retouchées qui auraient droit de cité ou non sur l’article en cours de préparation ce qui, inévitablement, faisait passer à la trappe bon nombre de photos au moins aussi réussies que celles retenues et choisies. Du coup, maintenant, j’opère différemment. Lors de ma sélection, je n’élimine que les photos ratées – floues, de travers, avec un des intrus suivants main/lanière d’appareil/cheveux… – et celles qui ne me plaisent pas. Je garde et ouvre dans Photoshop toutes celles qui me plaisent – même qu’un tout petit peu – et celles pour lesquelles j’ai un doute. Cela me rajoute peut-être beaucoup de travail de retouches mais c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour réussir à vraiment juger de la qualité d’une photo et de ne pas jeter trop vites certaines qui mériteraient d’être exploitées.

2. Travail sur la lumière, la saturation, les couleurs 

J’utilise Photoshop. J’ouvre toutes les photos sélectionnées et les retouches en une seule fois. C’est ce qui me permet de faire des séries cohérentes, c’est fou comme l’oeil change de sensibilité en fonction du jour et du moment où les photos sont travaillées. Alors pour ne pas tergiverser, je fais tout en une seule fois et j’ajuste mes retouches entre les photos pour qu’il n’y ai pas de trop grande dissonance. La plupart du temps, ma séquence de retouche est la suivante : Lumière – Correction gamma – Décalage – Vibrance. Je ne touche à rien d’autre pour les photos couleurs. Pour les photos en noir et blanc, après avoir mis la photo en noir et blanc, je m’aide surtout de l’outil balance des couleurs qui fait – je trouve – de jolis effets sur ce genre de clichés.  

3. La sélection

Avoir retouché les photos permet cette fois-ci de faire un vrai tri. Dans un premier temps – facile – en éliminant les photos qui ne me plaisent pas, dans un deuxième temps en choisissant entre les photos similaires celle la plus en accord avec ce que je recherche. Et c’est souvent là le lieu de beaucoup de tergiversations car devant des différences parfois minimes, trancher n’est pas évident. Comme toute personne qui apprend, je ne fais pas encore pleinement confiance à mon jugement…

4. Choisir LA photo

Oui, une fois une sélection de 10 à 15 photos fortement susceptibles de figurer dans mon article, reste l’étape la plus délicate de toutes : choisir LA photo qui ouvrira l’article, l’illustrera sur les réseaux sociaux, donnera le ton, l’ambiance, la première impression avant les mots pour… vous ! Et c’est l’étape la plus compliquée pour moi. Pour m’aider je me suis fais une petite liste de questions qui m’aident à trancher :

  • En premier, j’élimine – lorsque les deux formats sont là – toutes les photos en format portrait qui ont tendance à couper un article avant même qu’il n’aie commencé. J’aime que l’on puisse avoir sur le même écran le titre, la première photo et les premières lignes de l’introduction.
  • Ensuite, je fais une première sélection à l’aide de la question : quelles sont mes photos préférées ?
  • Dans mes photos préférées, y en-a-t-il qui englobent tout mon sujet et en donnent une bonne idée ? Si la réponse est non, je regarde les photos laissées de côté et j’ajoute à ma sélection celles qui répondent à ces critères.
  • Enfin je resélectionne les photos qui sont les plus illustratives de ma thématique et élimine les autres. Parmi elles, je choisis ma préférée.

L’étape la plus compliquée, vous l’aurez compris, c’est d’arriver à choisir une photo qui me plaît peut-être un peu moins mais qui illustre mieux mon propos au profit d’une autre que j’adore mais qui est plus abstraite (en amoureuse des gros plans… c’est une difficulté récurrente malheureusement…).

5. Une progression logique 

Comme je ne suis pas très forte en photo mais que je sais comment raconter une histoire, c’est la technique que j’emploie pour – une fois la première photo de l’article choisie – décider de l’ordre des photos qui suivent. J’aime voir les photos qui illustrent mes articles comme un miroir, une continuité imagée de l’histoire que je viens de raconter au moyen des mots. Je m’appuie pour cela sur la chronologie avec laquelle les photos ont été prises souvent corrélée et donc suivie par la luminosité, je joue sur les couleurs pour que d’une photo à l’autre il n’y ai pas de rupture mais également sur le sens véhiculé par la photo qui peut être absent lorsqu’il s’agit de paysages mais est pour moi important dans les posts mode. C’est alors un jeu d’expressions et de position du corps car d’un bon enchaînement je suis persuadée que l’on peut créer toute une impression de vie et de mouvement.

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J’espère que ces astuces vous ont plu et qu’elles vous seront utiles si comme moi, faire des choix n’est pas votre plus grande qualité !

Et vous, vous la choisissez comment, LA photo ?

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