C’était comment Amsterdam ? Magique.


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Au-delà de la réalisation d’un voyage qui me tenait à cœur et du cliché baroudeur sac-à-dos+carnet+appareil photo sans attaches dans lequel il était si séduisant de se fondre, partir seule à Amsterdam était une sorte de crash-test Erasmus. Comment songer partir étudier « seule » à l’étranger une année entière si je n’arrivais pas à me débrouiller seule 4 jours durant seulement ?

Et ça a été une expérience absolument géniale. Amsterdam est un véritable musée à ciel ouvert : la meilleure des expositions vous attend toujours au coin de rue suivant. Pour qui ouvre les yeux, tout y est source d’émerveillement : les enseignes, les maisons colorées bordant les canaux, les incontournables vélos colonisant trottoirs et chaussée, les péniches, l’entrée des maisons, les fleurs établissant partout leurs quartiers lorsqu’elles ne sont pas directement peintes sur les pavés… Amsterdam est une ville où il fait bon vivre et où l’on se sent bien. Une douce impression de Dolce Vita se dégage du mode de vie des Amstellodamois : des magasins qui ferment tôt (18h), de grands espaces dédiés aux parcs malgré une pression démographique terrible, une architecture n’ayant pas vendu son âme au béton, une conscience écologique ancrée dans les mœurs et toujours l’impression que tous perchés sur leurs bicyclettes prennent le temps de vivre l’instant. Le seul qui existe vraiment si l’on y réfléchit bien.

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Mais ce qui m’a fait tomber amoureuse d’Amsterdam et donné envie d’un jour y poser mes valises, c’est sa richesse culturelle : un cocktail détonant cosmopolite et polyglotte faisant de la ville une capitale Européenne dans le sens noble du terme. Plus que l’esthétisme épuré, le vent d’innovation qui semble toujours y souffler et la liberté chevillée au corps de la cité, Amsterdam doit sa magie à ses habitants qui AIMENT leur ville. Ils en parlent avec attachement même s’ils reconnaissent que parfois le quotidien les rend aveugle à sa beauté : 

« Parfois je vois des touristes photographier ma rue et je me dis : « Mais pourquoi photographient-ils ça, c’est ma rue ! Il n’y a rien d’exceptionnel ! » Ils mettent le doigt sur le charme de ces rues que j’oublie de contempler au prétexte qu’il s’agit de mon quartier ».

J’ai rencontré des gens tout aussi désireux de découvrir ma culture que de me faire découvrir la leur. Curieux, gentils, prévenants, souriants, il fait bon être touriste lorsque tous vos interlocuteurs sont heureux que vous ayez établi vos quartiers pour un temps dans leur ville. Mais malgré sa vie trépidante, Amsterdam est « reposante » et ce sûrement parce que les gens y sont respectueux d’autrui. On ne se fait pas bousculer, on n’a pas à supporter les soupirs exaspérés des passants, chacun va à son rythme sans gêner son voisin. Une ville où il fait bon vivre vous disais-je.

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J’ai aimé flâner à Amsterdam comme nulle part ailleurs, l’impression tenace de toujours déambuler dans un village dans cette ville à taille humaine où avec de bonnes baskets, tout peut se faire à pied. J’aurais pu louer une bicyclette, j’aurais « gagné » du temps mais quel besoin de se presser lorsqu’on est en vacances ? J’ai puisé dans ces rues de l’inspiration par cargaisons. J’ai apprécié chaque petit détail de chaque trajet, visite, endroit. J’ai chantonné le long des quais, souris à des inconnus dans des rues tout aussi inconnues, j’ai été heureuse tout simplement. C’est rare de se rendre compte que l’on vit un moment important au moment même où on le vit. Or, pendant 4 jours, cette impression ne m’a pas quittée.

A Amsterdam dont je ne connaissais pourtant rien, pas même la langue, j’ai trouvé l’un de mes « lieux sûrs ». Un endroit qui vous accueille à bras ouverts et où l’on se sent comme chez soi.

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Et vous, quelles sont les villes où vous vous sentez bien ?

 

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