VOYAGER

Sourires d’hiver, petits bonheurs de janvier


Sourires d'hiver, petits bonheurs de janvier - Slow life - Miss Blemish

Les rires dans la rue après les étincelles dans le ciel, minuit sonne.

Découvrir le chalet qui nous accueillera une semaine durant et a tout d’une maison de roman à l’heure où son salon est baigné dans la lumière du soleil qui lentement descend derrière les cimes. 

Le froid qui ne pique que les joues et le nez – le corps savamment emmitouflé – les balades de fin du jour.

La buée sur les lunettes et les joues rouges sitôts rentrés.

Sur les crêpes qui dorent encore, laisser fondre et se mêler fromage de chèvre et miel coulant. Se régaler… 

Méditer sur le canapé, un plaid tout doux sur les genoux, les montagnes à travers la fenêtre à croisillons et le ronron de la chaudière comme seul bruit de fond sur lequel poser ma respiration.

Cuisiner tous ensemble, boire du bon vin et jouer de toute notre mauvaise foi souriante aux cartes.

Balades photos solitaires, respirer l’air froid, sourire, faire les réglages, prendre une photo dix fois, et sourires des angles ouverts en faisant le chemin à l’envers.

Mains rouges sur neige blanche, confidences au milieu du silence.

Se réchauffer de gros mugs rempli à ras bord du thé vert délicieux « 1, 2, 3 nous irons aux bois » de Dammann.

Manger la toute à fait meilleure fondue de ma vie, une qui ne connaît pas de vin blanc surnageant mais qu’une seule phase onctueuse, délicieuse et mmmmmmhhh on retourne à la montagne ? – la recette, ça vous intéresse ? 

21 heures, Paris pluvieux, passer les portes d’un McDo – jambes engourdies par le trajet – pour ne pas se quitter encore et éloigner un peu la nostalgie. 

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Le petit plaisir par ces temps froids de s’emmitoufler au creux d’une balade dans l’odeur (et la saveur) du café Mocha de Starbucks. La seule boisson dans laquelle mmmhh j’aime le café. 

The Logical Song, Supertramp.

Profiter des révisions qui ne connaissent pas les dimanches chômés pour réserver une jolie paires des Jacks de Sezane. Les attendre sourire aux lèvres pour la mi-février…

Se balader tout le week-end dans Paris. S’embrasser sur les pavés. Rire. Recommencer.

Laisser couler le chocolat noir fondu dans le lait qui mousse.

Pour la première fois, oser rentrer dans une boutique American Vintage devant les publicités desquelles mes yeux brillent depuis des années et y trouver le pull gris le plus oversize, moelleux, chaud et parfait de toute ma collection de pulls gris.

L’assortir du rouge à lèvre rouge foncé « Red Velvet » – Party Proof de ModelCo.

Fêter nos retrouvailles de bisous dans le cou, de pad thaï et des mangues moelleuses du petit restaurant thaïlandais à deux pas…

Penser aux petites attentions à fomenter pour le 14 février (il y en a une jolie liste par ici – et de jolis bons à imprimer par là)

S’arrêter devant les fleuristes, sourire du parfum discret des tulipes.

Avoir pour nouveau mantra « l’argent que l’on dépense dans les livres ne compte pas ».

Manger des crêpes au petit-déjeuner…

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Découvrir des délices rimant avec jus de pomme chaud infusé de cannelle, de vanille et de beaucoup d’amour au moment de trinquer.

Reprendre le chemin de l’ancien appartement, dire dans les couloirs que l’odeur a imperceptiblement changé, s’embrasser toujours lorsque nos pas croisent ceux de la salle où l’on s’est rencontrés.

Cacher des petits mots dans son ordinateur. En trouver sur mon bureau au moment de rentrer.

Refaire le monde autour des burgers végé et sans gluten d’Hank avec Mély

Pour deux jours trop courts, rejoindre la mer, aller au cinéma, se balader sur le sable, se laisser décoiffer par le vent iodé. Savourer ces instants partagés en famille.

Le riz au lait, à la vanille et au caramel de sa Mamy.

Se laisser porter par les petits bonheurs des temps d’après à liberté retrouvée. Me laisser du temps pour retomber sur mes pieds. Cueillir l’inspiration partout où elle naît.

Passer par la boulangerie avant de rentrer, choisir son dessert préféré. 

Adventure of a Lifetime, Coldplay.

Glisser un peu d’eau de fleur d’oranger dans tout et n’importe quoi…

Boire des smoothies à la mangue chez Cojean, en amoureux comme entre amies

Ce pincement au coeur d’avoir compris sans comprendre le jeu du temps. Aimer, sourire, rire, être heureux, tenir la main de ceux qu’on aime : c’est maintenant.

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Et vous, quels ont été vos petits et grands bonheurs de janvier ?

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Balade de Noël et fin d’automne


Balade de Noël et fin d'automne - Slow life - Miss Blemish

Enfiler nos baskets, braver la brume, se réchauffer près du feu, cuisiner à 8 mains, imaginer le monde en 1984 et tenter de répondre aux questions impossibles du Trivial Pursuit, manger des rochers dorés et croustillants, enfiler de gros pulls, superposer les couches, voir le sapin lentement se couvrir d’or et de blanc, petit-déjeuner de brioches dorées trempées dans chocolats, thés ou cafés, le parfum du miel acheté à deux pas, poser les premiers mots d’une histoire, de la rosée au bout de nos doigts glacés, se cacher dans les fougères, jouer avec la lumière, les contrastes entre les derniers ocres d’automne, le vert sombre des sapins, le blanc vif des tronc des bouleaux, le vert pâle de la mousse accrochée aux rochers gris clair, respirer fort, fermer les yeux, rire, lever nos coupes à nos aujourd’hui heureux, retarder l’heure de partir, se lover sur le canapé et écouter le bois crépiter dans la cheminée.

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Balade de Noël – Informations pratiques

Ces photos ont été prises le long de notre balade dans le massif des Trois Pignons à Noisy-sur-école. Vous pouvez retrouver carte, accès et circuits de randonnée sur le site du circuit des 25 bosses.

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A l’aube, cueillir l’essentiel


A l'aube, cueillir l'essentiel - Lifestyle - Miss Blemish

Août, Nice, Mercredi,

On s’est levés avec l’aube, la chambre endormie. Dans l’obscurité laissée à ceux dormant encore, on a enfilé jean, coton et pulls légers et gagné le couloir pour nous retrouver. En silence, on a quitté le bâtiment, traversé la route courte et pourtant emmêlée dans trois sens de circulation alternés. Après les immeubles, le bitume, les barrières blanches, les escaliers en pierre, ça y est sous nos pieds il y avait le relief dur et rond des galets, le bruit aigu et sec d’eux entrechoqués à chaque pas posé. On a gagné l’avancée – les rochers comme posés sur l’eau entre noir et violine – sauté de l’un à l’autre jusqu’à ce tout au bord et on s’est assis face à la mer, l’horizon voilé de brume. On a regardé le ciel lentement éclaircir et les pêcheurs presqu’au loin lâcher l’ancre. On a regardé la lisière entre montagne et ciel s’éclaircir, rosir et devenir de plus en plus brillante à mesure des minutes lentes. On l’a découverte irrégulière dans son tracé, mouchetée, piquée, du dessin formé par branchages et feuillages noirs des pins et cyprès plantés tout là-haut dans la terre aride des sommets du sud.

Assise, tout au bord, j’ai touché du doigt la difficulté de la lenteur, ce malaise éprouvé tout au creux lorsque soudain le manège s’arrête de tourner, lorsqu’il n’est plus de gestes et de cases à cocher, d’actions à mener pour échapper à la presse invisible. J’ai ressenti la hâte, la hâte de bouger, marcher, partir, avancer. Je me suis dit tout bas « c’est bon, j’ai vu » et mes pieds se sont mis à danser, le reste du corps toujours immobile. Et puis, alors que commençait à poindre la déception face à cet instant que j’avais attendu et maintenant arrivé que je ne savais savourer, le soleil a quitté l’ombre de la montagne et d’un seul coup, c’était maintenant.

Il m’a fallu ce matin-là après milles autres expériences de ce type-là pour toucher du doigt à cette intuition-là : l’essentiel, l’important est immobile. Et il est difficile. Il est difficile pour nous qui avons – un peu – perdu l’habitude du silence retrouvé, nous qui courons tant le faire que l’être oublié fini par nous faire peur de ce que l’on pourrait y trouver. C’est inconfortable de se retrouver seul à seul face au ciel comme immobile, sans rien pour nous distraire de notre vérité. C’est inconfortable de s’asseoir chaque matin comme chaque soir pour respirer, rien que respirer. Si inconfortable qu’il y a toujours mieux à Faire, toujours plus urgent, toujours plus « important ».

Et en ce début d’année qui me promet les plus grands défis – les nuits grignotées de pages noircies, les classements lundis-jeudis, le coude à coude attablé nous tous assis pour préparer la course presqu’ultime de demain – revenir à l’important, le définir, l’écrire sur le papier – noir sur blanc – me semble être l’infime chance, l’ancre, pour toujours retrouver mon chemin. Pour ne pas brader l’important aux broutilles – ces moulins à vent que l’on chasse éperdument – pour ne pas m’oublier en chemin comme il est si facile, si tentant de le faire « une chose après l’autre et moi demain » je réfléchis depuis quelques jours à mes importants. Dedans mêlés se trouvent l’amoureux tout devant – les moments partagés, la douceur du quotidien à protéger du mieux que je peux des affres de la pression, de la peur, de la tension – l’écriture presque tout à côté et vous qui partagez ce quotidien raconté depuis tant d’années, le temps précieux, celui donné de soi à soi – le temps de méditer, de bouger, d’aller au moins une fois par sept jours me nourrir de la bienveillance de ma prof de yoga qui me fait oublier dans la justesse simple de ce qu’elle nous dit de la vie combien il est douloureux de dérouiller mon corps, le temps de mettre beaucoup d’amour dans les petits plats du quotidien, le temps d’assimiler tout ce qui est à apprendre et comprendre, à mon rythme, pour ne pas perdre la flamme vacillante de l’envie d’apprendre.

J’espère cette année savoir me donner le temps de cueillir l’essentiel, de ne pas brader à l’urgence l’important.

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À ces photos se sont mêlées celles prises à travers le hublot dans l’avion-retour. Il y avait de la magie ce matin-là, une magie qui s’est distillée tout au long de cette journée qui a vu un petit déjeuner en famille partagé, des confidences et un thé, des produits de beauté échangés, de délicieux plats coréens et un dessert tout léger, une robe en dentelle bordeaux et une course pour attraper train et metro. Il y a des jours comme ça, où le sourire ne vous quitte pas.

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Et vous, vous y avez déjà réfléchi à ce qui est pour vous important ?

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