VOYAGER

La douce Maastricht


La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Le premier soir, c’est l’air à nouveau frais chargé de l’odeur ambrée des soirs d’été qui rappelle sous les gilets la chaleur de la journée. Le premier soir ce sont les enfants dans le square à l’angle de l’allée menant à l’appartement – rires et conversations étouffés mêlés d’éclats légers – la douceur de juillet. Le premier soir, c’est ce sentiment de déjà-vu dans cette rue calme aux maisons en briques brunes – l’Angleterre de mes étés adolescents – l’odeur des tilleuls et l’irrégularité sous nos pieds des pavés. Le premier soir ce sont les airs d’opéra qui éclatent contre les murs très haut de l’église qui domine Maastricht et le plaisir de trouver un glacier encore ouvert malgré l’heure tardive. Le premier soir, ce sont les mots patauds qui peinent à trouver leur sens et s’emmêlent les uns aux autres, les hauts et les creux de l’ailleurs encore inapprivoisé, effrayant et attirant.

J’ai aimé instantanément Maastricht dont la douceur devinée au premier regard ne s’est pas démentie du séjour. Le parc qui serpente le long d’un cours d’eau – parfait théâtre pour les balades du soir, le jogging du matin, le pique nique des dimanches après midi – le fleuve qui coupe la ville – côté ville/côté gare – et sur ses rives les petits cafés et les pavés chauffés au soleil sur lesquels on peut s’asseoir les pieds dans le vide au-dessus de l’eau, la grande place aux milles et unes terrasses qui se remplissent au moindre rayon de soleil, les glaciers et l’odeur des gaufres dans la rues piétonnes du centre, les petites rues pleines de cafés, restaurants biscornus et boutiques à l’identité propre que l’on découvre sourire aux lèvres avec l’univers de leurs propriétaires. Le calme qui déconcerte dans cette ville de taille moyenne où l’on dort dans un silence que l’on ne connaît ailleurs qu’à la campagne. J’ai aimé à Maastricht ce parfait compromis qu’elle semble avoir trouvé entre les avantages des grandes et petites villes, entre douceur de vivre et rues animées, nature et ville mélangés.

J’ai recueilli tout au long de nos cinq petits jours là-bas toutes les douces adresses où nous avons aimé nous balader le nez en l’air, boire de la limonade à la mangue, des citronnades ou manger des glaces délicieuses. Mais j’ai aussi pris le temps de repérer toutes les adresses qui me donnaient envie d’y retourner pour continuer mon exploration de cette ville qui m’a murmuré qu’il doit être bien doux d’y habiter. J’espère que cela vous donnera envie de vous y arrêter au fil d’un séjour aux Pays-Bas, le temps d’un week-end ou de quelques jours volés dans un rythme bien plus doux que dans les plus grandes villes de Hollande. Je vous emmène avec nous ?

La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Boire un verre

Zondag Wyckerbrugstraat 42 (côté gare)
Ce café faisant l’angle avec la grande rue face à la gare et une petite rue parallèle est très sympa et se remplit progressivement dès la fin de l’après-midi pour le soir voir ses habitués debout sur les pavés à discuter dans une ambiance joyeuse et festive. Si la carte n’a rien d’extraordinaire je pense que l’ambiance vaut le détour d’un verre un soir entre amis.

‘t Wycker Cabinet Wyckerbrugstraat 29b (côté gare) – Le site
Si nous ne nous y sommes arrêtés que pour boire un verre durant notre séjout – la carte offrant un large choix de bières, vins et cocktails avec ou sans alcool – les assiettes qui passaient pendant le service nous ont convaincu que cette adresse pouvait également être retenue pour venir manger un soir ou un midi entre amis. 

La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Manger

Burgerlijk  Rechtstraat 37 (côté gare) – Le site
Malgré le galvaudé de la formule c’est dans ce restaurant que j’ai mangé – à ce jour – le meilleur burger de ma vie – en photo plus haut. Avec un steak de veau, une sauce salsa aux poivrons épicée, un supplément bacon, une sauce divine et du guacamole, ce burger est celui dont j’ai trouvé que l’accord entre les saveurs était le plus réussi et je me suis régalée jusqu’à la dernière bouchée ! Si l’on s’y régale, le restaurant est par ailleurs un endroit très sympa en lui-même avec une décoration laissant la part belle au bois brut et aux plantes, épurée mais joyeuse et vivante. La salle est très lumineuse grâce aux grandes baies vitrées qui prennent tout l’espace de sa façade ce qui participe à rendre ce restaurant si agréable. A la carte il y a des burgers aussi bien composés de viande, de poisson que de plusieurs options végétariennes ce que j’ai trouvé très chouette, celles-ci étant souvent bien plus réduites sur les cartes.

Steakhouse Carnal  Wyckerbrugstraat 35 (côté gare) – Le site
Si nous n’avons pas eu le temps de le tester, les assiettes copieuses et l’odeur délicieuse devant le restaurant comme l’air très satisfait de ceux qui y étaient attablés ont réussi à nous donner envie de le tester (et donc de vous en parler… les travers de porc avaient l’air de valoir le détour).

La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Quelques chouettes cafés que j’aimerais tester

Si à Amsterdam nous avons testé un café chaque jour – j’ai un faible assumé pour les petits cafés – à Maastricht nous n’en avons pas eu l’occasion, la vedette leur ayant été volée à ex aequo par les petits glaciers et notre rythme plus proche de celui des habitants de la ville que de ses touristes. Nous n’étions donc pas souvent dehors aux heures propices à la découverte des petits cafés sympas de la ville. Cependant cela ne m’a pas empêchée d’en repérer quelques uns que j’aimerais tester la prochaine fois que j’irai à Maastricht.

Blend Sint Pieterstraat 56 (côté ville)
Un petit café à la devanture comme à la carte très sympa, lumineux et à la décoration très désirable.

Mickey Brown’s Hoenderstraat 32 (côté ville)
Pour prendre un café ou une boisson en passant, le Mickey Brown’s m’a donné l’impression d’être le Starbucks local.

La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Jolies adresses shopping

Dille & Kamille Sint Amorsplein 7 – Le site
Cela fait très longtemps que je suis cette jolie marque belge sur ses réseaux sociaux sans avoir jamais eu l’occasion jusqu’alors d’entrer dans l’une de ses boutiques. C’est chose faite et qu’est-ce que j’ai aimé re-découvrir leur univers tout doux, plein de petits objets, matières brutes et jolis tissus en vrai ! La boutique propose une sélection de produits tournant autour de la maison : vaisselle, linge de maison, accessoires de cuisine, produits en tous genres – dont de la levure chimique et du bicarbonate sans gluten que j’ai achetés sans hésiter – mais aussi de jardinage et pour la salle de bain. Pour ne rien gâcher ils vendent des totes bags à l’effigie de la marque en coton épais très beaux et très solides qui ont remplacé ceux dont je me servais jusqu’alors pour faire mes courses.

Sissy Boy Markt 55 (côté ville) – Le site
J’ai adoré découvrir cette boutique qui comme dans celles de la marque Urban Outfitters mêle une sélection de vêtements pour hommes et femmes à de jolis objets du quotidien, de décoration, de beauté ou lifestyle. On s’y promène comme chez quelqu’un et j’aime beaucoup cette idée que tous les objets présents soient à vendre, que tout soit source d’inspiration. Comme un magasin musée d’un intérieur qui nous fait envie.

Fri-day Muntstraat 12 (côté ville) – Le site
J’ai découvert cette marque lors de ce voyage. Si les vêtements qu’elle propose sont assez chers, les coupes, les couleurs, les matières et l’agencement des boutiques en font un lieu très chouette que je retiens pour les fois où l’on cherche une pièce particulière, jolie et de bonne qualité avec une coupe sobre mais originale car cette boutique en est pleine !

Lena Berens Witmakersstraat 1  (côté ville) – Leur page facebook
Je n’ai malheureusement pas pu entrer dans la boutique pour la découvrir mais mi atelier mi boutique elle m’a donné envie de vous en parler tout de même car je pense que le concept et de parler avec ceux et celles qui sont derrière doit être très intéressant. Les vêtements présentés en vitrine m’ont donné l’impression de pièces de très bonne qualité pour des prix raisonnables. À découvrir donc plus avant si vous en avez l’occasion !

Le marais 2 Maastrichter Heidenstraat (côté ville) – Le site
Ce concept store remplit tous les critères de mes coups de coeur ci-dessus et offre en plus un café intégré à la boutique qui termine d’en faire un lieu vivant où l’on peut se prendre au jeu de se croire dans un – très très chouette – « chez quelqu’un ».

La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Le parc et les remparts

Le parc et ses remparts est l’un des endroits que j’ai le plus aimé de Maastricht. Il serpente le long d’un court d’eau qui structure les allées du parc, guide la balade en son sein et fait du parc une « presque rue » de nature au milieu de la ville, sans rupture ni coupure, sans barrières pour le délimiter tout autour de sorte que ville et parc sont en parfaite continuité. Cette manière de penser les parcs est très agréable et change des parcs parisiens qui se forment en îlots comme posés au milieu de la ville sans qu’ils puissent se rencontrer. Au fil de la balade on rencontre quelques enclos avec faons, biches et cerf, des paons, des moutons et des serres à oiseaux. Le tout est très harmonieux ce qui rend cette balade paisible, reposante et fait sûrement la différence avec les autres villes de même taille. 

La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Une jolie balade à Deux pas – la montagne saint pierre

Après avoir arpenté la ville pendant quatre jours, nous nous sommes un peu éloignés d’elle le temps d’une balade qui la longe puis s’en éloigne un peu pour rejoindre la montagne Saint Pierre. Cette balade depuis Maastricht nous a fait passer le long d’un cours d’eau pour les premiers kilomètres qui s’est fait notre guide, à travers des champs de maïs puis le long d’une petite route nationale bordée de très jolies propriétés mises à l’heure d’été avec odeurs de barbecue et cris d’enfants pour enfin rejoindre la courte côte en sous-bois qui mène à un chemin ensoleillé à basse altitude qui serpente le long de la montagne Saint Pierre. Cette balade très agréable m’a ramenée aux balades que nous faisons près de la maison de mes grands-parents tous les étés – les mirabelliers en moins. Les vignes sur les collines et la basse altitude des reliefs rapproche les paysages que nous avons croisé de ce que l’on peut trouver en Suisse sur les reliefs qui bordent le lac Léman. Si vous voulez vous échapper de la ville durant vos vacances, je vous conseille vivement cette balade qui ne présente aucune difficulté technique et dont vous pouvez trouver les détails par là

La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss BlemishLa douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Pour finir

Pour préparer votre voyage, je vous conseille ce site qui nous a été très utile durant notre séjour pour toute la partie informations pratiques, horaires et tarifs des différentes visites et balades. J’espère de tout coeur que cet article vous a plu et qu’il vous a donné envie de découvrir cette jolie ville ! La semaine prochaine, je vous emmène à Amsterdam !

ET VOUS, vous êtes déjà allés à maastricht ?

Laisser un commentaire - 5

Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage


Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss Blemish

J’ai bien souvent bataillé en voyage à décider qui de l’urgence de profiter selon les critères établis ou de profiter selon mes préférences je devais choisir et suivre. Il y a quelque chose de rassurant à parcourir une ville ou quelques unes de celles d’un pays au fil de ses points phares : le nombre de visites objective le temps passé ici comme un rite de passage fait de tickets de musées, de bateaux et d’attractions. Pouvoir ainsi égrener l’immanquable au bout de ses doigts allège pour un peu la culpabilité qui pourrait poindre – à l’heure de rentrer – à l’idée de n’avoir – peut-être – pas profité assez. Ce sont de minces totems que tous ces bouts de papiers disant le temps et tout ce qui s’y est passé. Autant de totems bien utiles au moment de répondre aux « alors, qu’est-ce que vous avez fait ? » des retours de vacances.

Pourtant si parfois je me dis encore « nous aurions pu en faire un peu plus », à force de voyages j’ai appris que de ces totems je n’avais pas vraiment besoin pour apprécier vraiment un voyage et même qu’ils pouvaient être insuffisants à assouvir ce que j’espère y trouver. Au fil d’entre eux, j’ai compris qu’il y avait autant de manières de « bien » voyager que de voyageurs sur les routes et autant à vrai dire que de sensibilités, de centres d’intérêts et de buts recherchés au voyage.

Lorsque je voyage, j’aime découvrir son quotidien, j’aime « habiter » la ville le temps de mon séjour comme si je devais y rester pour toujours – ou en tout cas pour bien plus longtemps que quelques jours. Apprivoiser les transports en communs, apprendre quelques mots de la langue du pays visité, déchiffrer les étiquettes du supermarché, découvrir de nouveaux produits et de nouvelles saveurs, habiter dans un vrai « chez quelqu’un », faire les courses et à manger, marcher énormément dans toutes les petites rues, découvrir la ville en m’y perdant, écumer les librairies le nez en l’air et m’asseoir, lire, écrire, rire, refaire le monde dans ses cafés, ses parcs et sur ses bancs. Regarder tout là-haut très haut les façades colorées, en briques, peintes ou monochromes, interroger la taille des fenêtres, me rêver dans ce salon derrière cette bow window, me dire qu’il serait doux d’habiter dans cette rue, venir courir dans ce parc, promener un chien le long de ce canal tous les matins.

Cette envie se transcrit depuis longtemps dans ma manière de préparer mes voyages. Si j’achète guides et cartes, l’essentiel de mes recherches – même si elles sont parfois succinctes par nécessité – tourne autour de l’Histoire du pays, de ses habitants et de la ville dans laquelle je me rends. Les codes, les coutumes, les traditions, ce en quoi les gens croient là-bas, les événement fondateurs, autant de petits indices qui tissent le fin maillage qui relie chacun à l’endroit où il vit, pense, aime, pleure, rit. Et si bien sûr je passe en revue les points culturels immanquables, passée l’architecture, la perspective de voir un tableau de Vermeer ou de Chagall ou une exposition photo, peu me font autant trépigner d’impatience que l’idée de tout simplement être là-bas à marcher anonyme dans une rue « comme si » et à y déchiffrer son langage. De la même manière, depuis longtemps je laisse au hasard restaurants et petits cafés, préférant le hasard d’une ambiance qui me dit d’y entrer à un trajet entièrement planifié au seuil de la journée réduisant les chance d’imprévus joyeux comme autant de chouettes découvertes. Alors je survole les articles de bonnes adresses pour en retenir quelques noms qui fassent tilt s’ils croisent ma route mais rarement je m’en sers pour aller vraiment à un endroit désigné volontairement.

Mais jusqu’à ce dernier voyage, j’ai eu du mal à m’écarter des sentiers battus et si déjà je préférais faire un immanquable « vraiment » plutôt que d’en survoler une myriade en me pressant, ils continuaient de prendre le pas sur le temps moins structuré du plaisir simple de se balader sans autre but que d’explorer le quotidien d’un quartier. Amsterdam m’a beaucoup facilitée la tâche dans ce grand saut puisque j’en avais déjà arpenté les rues et quelques immanquables lors de ma première découverte de la ville il y a 3 ans. La pression de rentabiliser le temps que je savais compté était donc moins forte cet été. Et avec l’amoureux nous avions envie de la même chose : nous balader et découvrir la ville comme on le fait chaque week-end avec Paris au fil des kilomètres engloutis. Ces neufs derniers jours nous avons donc énormément marché, fait des courses et à manger, appris à déchiffrer quelques mots clés sur les cartes des restaurants croisés, appris quelques mots de néerlandais répétés au fil de nos rencontres et déductions de mini enquêteurs de la langue, préparé chaque matin nos sandwichs mangés tout au bord des canaux et testé chaque soir une nouvelle adresse à délices d’Utrechstraat dont une balade le premier jour l’avait désignée « rue officielle des restaurants qui seraient testés ». Nous nous sommes assis dans tout plein de petits cafés croisés, goûté d’innombrables chai lattes, bu des yaourts glacés parfumés et profité de la douceur de l’après midi pour nous promener le long d’un parc et lire sur ses bancs. Nous nous sommes enlacés un nombre innombrable de fois dans un nombre innombrable de rues, dit mille fois notre chance et sourit à la douceur de ces vacances – nos premières à l’étranger ensemble – comme des grands. C’était très doux, confortablement lent et chaque journée touchante de nous être permis de la remplir de ce dont nous avions vraiment envie.

Je trouve ça tout doux de s’offrir cette liberté contre ce qui nous est conseillé, d’en prendre et d’en laisser pour ne garder que ce qui nous fait sourire et sautiller d’impatience. Aussi doux qu’il peut être de se laisser emmener par quelqu’un qui connaît la ville et saura nous transmettre ses immanquables avec son regard enjoué, j’aime l’idée de pouvoir m’éloigner un peu de cette pression à « profiter objectivement » pour lui préférer celle de profiter avec ma sensibilité et mes envies du moment. Ne pas me forcer à faire un musée sous prétexte que je suis ici et que ce serait bête d’en rater l’opportunité, ne pas me forcer à une longue journée si je suis trop fatiguée. Finalement, tout simplement, m’écouter. Nous écouter. Et ainsi apprendre peu à peu et toujours un peu mieux la bienveillance en voyage là où le temps compté peut la rendre si vulnérable et compliquée. 

Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss Blemish

Cette tenue m’a accompagnée tout ce printemps et avec les températures changeantes d’Amsterdam s’est encore révélée une parfaite alliée lors de notre séjour. J’adore la légèreté de cette blouse (trouvée en soldes l’an dernier pour moins d’une dizaine d’euros) et la transparence que laisse le motif ajouré du pull à ses motifs blancs. Du bleu marine et encore du bleu marine, je crois que cette constante ne changera jamais vraiment.

Top en voile – H&M

Pull – Esprit 

Jean – Massimo Dutti 

Baskets – Stan Smiths 

Sac d’été – Pimkie

Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss BlemishSlow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss BlemishSlow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss Blemish

Et vous, vous y arrivez à abandonner le fomo en voyage ?

Ps (et sourires grands grands grands) : je vous parle de voyages dans le dernier numéro du National Geographic Traveleron se retrouve là-bas ?

Laisser un commentaire - 18

L’Institut de Bonté – un café ensoleillé à Paris


L'institut de Bonté 5

Samedi, encore emmitouflés dans nos manteaux d’hiver, nous avons écouté cette petite voix cueilleuse de lumière et dans un mouvement murmurant la nécessité d’en profiter – vite ! vite ! vite ! – quitté la torpeur moelleuse des draps pour le court trottoir ensoleillé courant le long du canal Saint Martin. Main dans la main, nous avons accueilli sourire aux lèvres et soupir soulagé ce premier week-end annonçant les jours qui grimpent enfin. Une balade comme pour dire « le plus dur est passé, au revoir Janvier-Février ! » et découvrir étonnés combien notre besoin de lumière et de clarté a pu grandir jusqu’à l’emporter le temps d’une courte année.

C’est certainement d’ailleurs parce que nous étions si légers que nous avons remarqué ce jour-là et pas un autre la façade en bois miélé de ce café duquel il a suffi de nous approcher pour décider d’y rentrer. A l’intérieur nous avons trouvé des odeurs d’épices, de bois et de sucré, un comptoir chargé de bocaux remplis d’herbes et de thé, des gâteaux épais attendant les gourmands sur de larges assiettes blanches protégés par des cloches en verre transparent, des cagettes remplies jusqu’à en déborder de fruits de saison prêts à être pressés, des pots de lait en fer blanc remplis de fleurs et d’herbes coupées, de vieilles armoires et des grandes tables laissant se mêler – le temps d’un verre partagé – les conversations d’inconnus ensemble attablés.

Nous avons pris place – moi sur le tabouret, l’amoureux sur le banc – à l’une de ces grandes tables faisant face aux larges fenêtres laissant entrer la lumière dorée ; goûté à même le pot blanc cassé aux bords épais la mousse légère, onctueuse et brassée, sucrée et épicée d’un Chaï latte très doux et étonnés – moi qui n’en connaissait que la pâle version en bouteille pasteurisée – retrouvé intact le goût des poires que l’on mange en quartiers dans leur jus fraîchement pressé. Nous y sommes restés jusqu’à ce que le soleil commence lentement à décliner, rassérénés par cette courte pause sur notre trajet et heureux comme on peut l’être lorsque l’on sait que l’on vient de découvrir un endroit où il fait bon être et où l’on reviendra. Pour lire, écrire et réapprivoiser les mots lorsqu’ils s’égarent et s’emmêlent d’avoir été trop manipulés au même bureau, pour faire durer encore un peu une ballade qui touche à sa fin, pour se retrouver après une longue journée, pour discuter de milles et un projets, pour le plaisir de dire « Tu verras, tu vas aimer l’endroit où l’on va… »

L’institut de Bonté – 84 Quai des Jemmapes, 75010 Paris

LA CARTE LE SITE

L'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris  - Lifestyle - Miss BlemishL'institut de Bonté 8

*

C’est la première fois que j’ai le matériel photographique pour vous parler ici d’une bonne adresse à (re)découvrir. Mes points faibles en écriture – le mouvement, l’avancement – sont aussi ceux qui viennent toquer à ma porte en photographie. Derrière lesquels non loin on doit pouvoir trouver la gêne diffuse d’imposer la présence d’un appareil photo au milieu d’une scène vivante et une petite faiblesse au coeur au moment de se déclarer légitime pour franchir le pas au-delà de l’assiette – ou du Chai latte – posée devant soi. Je suis vraiment heureuse que la lumière ait été si belle ce jour-là dans ce café que l’idée de la manquer se soit rendue plus douloureuse que mon inconfort à chaque petit clic émis par le diaphragme peu discret de mon objectif. Et j’espère vraiment réussir à dépasser cette appréhension à l’avenir car s’il est bien quelque chose qui me rend heureuse heureuse heureuse c’est découvrir – et faire découvrir – ce genre d’endroit. 

Et vous, vous connaissez ce café (et cette peur de déranger lorsque vous photographiez) ?

Laisser un commentaire - 7