VOYAGER

Jolie Lisbonne


Jolie Lisbonne - Slow Travel - Miss Blemish

Dans l’avion, il y a la main de l’amoureux qui se serre autour de la mienne au moment du décollage, les pages du guide qui tournent et racontent l’ailleurs et nos nez collés à la fenêtre les yeux rivés sur la ville qui se dessine en bas entre les nuages. Il y a la douceur d’avoir face à nous seize jours à vivre ensemble, notre excitation émaillée par l’angoisse qui se réveille toujours en moi au seuil de l’inconnu. Il y a ses bras qui m’entourent pour murmurer sans parler que « tout ira bien, tu verras » et moi de lui répondre : « Mon costume d’adulte est encore un peu trop grand pour moi, ça m’effraie de toujours devoir savoir pour moi ».  Il y a les premiers airs de Fado qui se glissent sous les fenêtres de ce chez nous de six jours et nos rires de nous découvrir logés tout à côté de ce restaurant qui en propose quatre heures de représentation chaque soir sur la place. Il y a le sommeil qui nous gagne sans demander son reste malgré les rires et les éclats de voix qui continuent en contrebas.

Il m’a fallu quelques jours pour me laisser prendre au charme de Lisbonne, de ses ruelles étroites dans l’Alfama, de ses azulejos et de ses façades colorées. Le temps de prendre mes marques, de baisser la garde, de laisser peu à peu derrière moi tout ce « ça » posé sur moi depuis janvier. Et c’est au ralenti que nous avons vécu Lisbonne et sa dolce vita, ses pierres, son sel, ses couleurs vives délavées de soleil, sa circulation folle et ses passages secrets. Quitte à nous laisser quelques jolies choses à découvrir « la prochaine fois ». Nous avons découvert et vécu Lisbonne à pied, main dans la main, et c’était drôlement bien.

J’ai essayé de construire cet article comme celui que j’aurais aimé lire avant de partir. Il est divisé en parties qui se concentrent sur des quartiers/villes et journées type avec tout le meilleur de ce qu’on y a découvert pour vous guider si sur place vous manquiez d’inspiration. J’ai beaucoup plus ressenti le besoin d’être aiguillée à Lisbonne que dans tous les autres voyages que j’ai pu faire jusque là dans cette ville qui cache d’innombrables chouettes adresses derrière un cadre qui ne paie pas de mine de prime abord. Je vous encourage donc à vous aventurer dans les petits cafés et restaurants de quartier qui cachent souvent de très jolies surprises. Pour chaque visite ou restaurant j’ai glissé un lien vers une carte ou une ressource l’indiquant pour que vous puissiez trouver facilement votre chemin jusqu’à eux et en fin d’article toutes les références qui nous ont aidé à préparer notre voyage :) J’espère que cet article vous donnera envie de découvrir cette si jolie ville et pourra vous aider à préparer votre voyage si vous sautez le pas !

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L’Alfama et le centre de Lisbonne

Écoutant nos préférences, nous avons découvert Lisbonne à pied et au hasard de nos balades dans les petites rues de son quartier historique et de ceux du centre. La ville est parfaite pour les promeneurs avec ses rues pavées (attention, ça glisse !), ses jolies places et parcs présents un peu partout où il est toujours possible de s’asseoir, de prendre un café dans un kiosque et de profiter des jolies vues qu’offrent les si nombreuses collines à chaque coin de rue.

Une chouette visite : le Castelo Sao Jorge  

Surplombant la ville de ses murailles sur sa plus haute colline, c’est la plus jolie visite que nous avons faite durant notre séjour. Si certains passages ont réveillé mon vertige, le site et la vue sur les toits de Lisbonne, le Tage et quelques uns des bâtiments d’exception de la ville sont si beaux que cela valait bien les quelques moments inconfortables connus dans certains escaliers. Il existe un tarif adulte et un tarif étudiant, les deux inférieurs à 10€/pers.

Où manger dans Lisbonne

Esperança un petit restaurant italien dans l’Alfama juste à côté du Pois Cafe (mais aussi dans le quartier Bairro alto), je vous conseille ses salades et ses pâtes qui avaient l’air absolument délicieuses et sont clairement leur spécialité.
Pharmacia – restaurant chic du musée de la Pharmacie, nous nous y sommes régalés de spécialités portugaises de poisson. La décoration, l’ambiance et les plats en font un endroit très agréable que je vous conseille de découvrir. Les prix y sont en revanche bien plus élevés que dans les autres restaurants, comptez environ 25-30€ par personne.
Mon endroit préféré : le Time out market – tester le food truck Alexandre Silva et le poulet du truck Miguel Laffan. J’ai adoré ce concept et j’ai hâte que riche de son succès il s’exporte un peu partout. Gigantesque hall cerclé de foodtrucks, vous pourrez y manger à peu près ce que vous voulez pour des prix toujours aussi raisonnables que ceux pratiqués dans les autres restaurants sur de grandes tables communes. C’est vivant, convivial et je vous conseille l’endroit mille fois !

Boire un verre dans le joli Pois Cafe

Poétique et un brin bobo, cela m’a fait du bien de retrouver cette ambiance que j’affectionne tant et qui n’est pas très représentée à Lisbonne comparativement à d’autres capitales européennes où ce genre de lieu est présent à quasi chaque coin de rue.

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Une journée à Belem

Accès

Prendre le train Cais do Sodre (3 arrêts)

L’incontournable pastelaria Belem

Il est probable que vous ayez à faire la queue mais n’y renoncez pas, les pasteis de nata de cette pâtisserie historique valent bien ces cinq minutes d’attente baignée par l’odeur du sucre, de vanille et de cannelle. Nous avons goûté les pasteis de belem (servis tièdes un délice) et un gâteau traditionnel portugais à base de farine de riz et nous nous sommes régalés. Si le temps le permet, je vous conseille de les prendre à emporter pour les déguster dans le petit parc en face de la pâtisserie. Si vous avez envie de goûter à la maison à ces pasteis de nata, je partagerai la recette de la tarte à la bouillie que mon arrière-grand-mère me préparait à chacun de mes anniversaires et dont l’appareil a exactement le même goût et la même texture que cette spécialité portugaise (en revanche la pâte dans laquelle il se verse diffère).

Une chouette visite : le musée d’art contemporain

Gratuit, le musée Berardo bénéficie d’une très chouette collection de pièces extrêmement bien mises en valeur par les volumes du bâtiment qui lui aussi vaut le détour.

À éviter : la visite de la tour de Belem

Très jolie, sa plus jolie partie se situe à l’extérieur et la visite (payante) n’apporte pas grand chose de plus. L’accès est rendu difficile par les files d’attente toujours importantes devant (nous avons attendu plus d’une heure pour entrer), les panneaux explicatifs sont rares, le nombre de personnes est trop important engendrant des queues à l’intérieur du bâtiment pour monter et descendre les escaliers qui ont été une véritable épreuve pour mon vertige. Profitez plutôt de la vue sur la tour que l’on a depuis le parvis (grandiose) et à choisir tentez la visite du monastère qui lui fait face où sont enterrés deux illustres personnages de l’histoire du Portugal.

En rentrant… : passer à la LX Factory

C’est sans doute l’endroit où je me suis sentie la plus en phase à Lisbonne. J’ai adoré l’ambiance de cette zone industrielle désaffectée réhabilitée en petites boutiques, galeries et restaurants proposant des articles design très en phase avec la culture Instagram.

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Une journée à Cascais

Si vous voulez profiter de l’océan il vous faudra prendre le train ! Si Lisbonne est bordée d’eau, l’embouchure du Tage n’est pas propice à la baignade du fait de sa pollution. Nous avons donc pris le train dimanche pour rejoindre en une quarantaine de minutes cette ville côtière, ses petites rues pavées, son port et bien sûr ses plages de sable. C’était notre première journée, toute la pression retombait et c’était très doux d’écouter notre envie de « rien sinon la plage, l’océan et des glaces », de faire la sieste sous un parasol, d’être aux premières loges du vent frais coupant la chaleur harrassante de l’après-midi, de lire en écoutant le bruit des vagues, des conversations alentour et des enfants qui jouent.

Accès

Prendre le train à Cais do sodre 

Les glaces délicieuses : Santini

Cette chaîne également présente dans le centre de Lisbonne propose des glaces à tomber par terre. Je vous conseille de goûter le parfum cannelle et le parfum biscuit que j’ai adoré découvrir pendant ces vacances.

Un chouette restaurant à tester sur place : Masala (cuisine indienne)

Délicieux et primé par Trip Advisor à de nombreuses reprises nous nous y sommes régalés. Les parts sont copieuses et les prix identiques (ou presque) à ceux pratiqués en France. Je vous conseille de vous y rendre tôt (19h) pour y avoir une table sans faire la queue ! 

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Une journée à Sintra

C’est sans doute la journée que nous avons passée à Sintra que j’ai le plus aimée du séjour. Des nombreux palais qui y sont à visiter, nous avons choisi de nous rendre au Castelos de los mueros posé tout en haut de la montagne qui surplombe la ville. Si de nombreux bus touristiques (tres onéreux) joignent les différents sites, je vous conseille si votre condition physique vous le permet de faire l’ascension qui mène à ces murailles à pied. La balade ne présente pas de difficulté technique particulière (je vous conseille quand même une bonne paire de baskets) et passe alternativement dans un jardin magnifique, très joliement arborisé et dont les chemin sont pavés puis dans des sous-bois à la végétation enchanteresse. Le site dont la plus jolie partie sont les murailles est grandiose tout comme la vue.

ACCès

Prendre le train à la gare du Rossio

Castelo dos mouros

entrée adulte (pas de réduction étudiante) environ 8€

QUINTA DA REGALERIA

Si nous n’y sommes pas rentrés la journée étant déjà bien entamée, je vous conseille d’aller au moins jusqu’à son entrée voir les si jolies frises en pierre de ses barrières donnant sur la rue représentatives de la beauté architecturale de ce palais et de son jardin…

Un chouette restaurant de tapas à découvrir sur place : Tascantiga

Ville très touristique, nous avons peiné à trouver un restaurant dont les prix ne soient pas délirants et la carte attrayante. C’est en suivant notre instinct et en se baladant dans une petite rue s’éloignant un peu du centre que nous sommes tombés sur ce très chouette restaurant et sa jolie terrasse où nous nous sommes régalés. Je vous conseille de goûter le chorizo rôti, les chips de pomme de terre, les olives et les beignets de crevette en croûte de maïs. Et en dessert, le gâteau à la citrouille, une spécialité portugaise avec un coeur fondant de citrouille parfumée à l’orange et à la cannelle, servi tiède et accompagnée de glace au yaourt, un vrai délice…

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Bon à savoir

Dans les restaurants au Portugal, il est fréquent de se faire servir en début de repas pain et tapas. De nombreux guides en font mention car les différents petits plats proposés ainsi ne sont pas gratuits. En revanche ils ne seront facturés que s’ils ont été consommés.

Sur place, vous pouvez avoir accès aux transports en commun (trains, métro, tram) grâce à une carte de transport rechargeable. Elle coûte 0,5€ et fonctionne par dépôt d’une somme que chaque trajet vient débiter. À titre indicatif, nous avons dépensé 10€ chacun de transport pour 6 jours de voyage.

Si vous avez besoin de faire quelques courses et que vous n’avez pas de voiture pour joindre les grands supermarchés de périphérie, vous trouverez dans le centre de toutes toutes petits épiceries aux rayonnages encombrés de produits du sol au plafond ou les magasins de la chaîne Pingo Doce faisant office de supermarché de quartier. L’offre de ces magasins d’alimentation est assez réduite notamment en produits un peu particuliers donc si vous avez des produits fétiches dont vous avez besoin au quotidien et qui ne se conservent pas au frais, emmenez-les dans vos valises vous ne les trouverez probablement pas facilement sur place.

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Manger sans gluten à Lisbonne

J’ai adoré manger à Lisbonne et ce tout particulièrement du fait de la très large représentation sur les cartes de plats très simples qui m’ont donné plus d’une fois l’impression de manger chez ma grand-mère plutôt qu’au restaurant. Poulet rôti avec des pommes de terre sautées, poissons et viandes grillés, légumes sautés, salades gourmandes… J’ai pu manger sans gluten tout au long du séjour sans difficulté en déjeunant au restaurant midi et soir. Pour le petit-déjeuner j’avais comme toujours emmené mon stock de granola sans gluten stratégie que je vous conseille car l’offre en produits sans gluten dans les commerces de proximité est extrêmement réduite lorsqu’elle n’est pas inexistante.

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Comment choisir un restaurant et ce que l’on y mangera ?

Lorsque j’étais petite je détestais aller au restaurant car j’avais peur de ne rien trouver qui me convienne sur la carte et de me retrouver incapable de finir mon assiette le cas échéant. Si cette peur m’a quittée avec le temps – en témoigne mon empressement à découvrir de nouvelles adresses tout le temps – j’en ai gardé quelques réflexes qui font dire à l’amoureux que j’ai le nez pour choisir où je mangerais tout comme ce que j’y mangerai. Comme je vous le disais dans l’introduction, les petits restaurants familiaux ne payant pas de mine et pourtant excellents font légion à Lisbonne. Alors pour trouver la perle rare sans bons conseils voici quelques astuces qui peuvent vous être utiles :
– se méfier des restaurants dont les serveurs vous interpellent dans la rue. Échaudée par de mauvaises expériences à Saint Michel – quartier touristique parisien par excellence où je vous déconseille de vous aventurer pour manger autre chose qu’une glace ou une crêpe – j’évite les restaurants qui interpellent leurs clients en partant du principe que « normalement » on ne devrait pas en avoir besoin et que souvent il s’agit de vrais attrapes-touristes
– se méfier des menus dans toutes les langues. Si ce n’est pas toujours vrai et s’il est aussi fréquent qu’appréciable de trouver des menus traduits en anglais dans les villes touristiques, les menus plastifiés traduits dans toutes les langues cachent souvent des adresses dédiées aux touristes où vous ne trouverez pas beaucoup d’habitants du coin attablés.
– la localité du type de plats proposés avec la présence de plats typiques du pays visité pour pouvoir découvrir de nouvelles saveurs
– le taux de remplissage du restaurant
– ce que mangent les gens. C’est sans doute ce à quoi je prête le plus attention. Si ce qui se trouve sur les tables me fait envie, je rentre sans hésiter et commande le plat même qui m’a donné envie de tester le restaurant. Le risque d’échec avec cette technique est très faible et m’a fait découvrir énormément de chouettes adresses et recettes :)

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Chouettes ressources

Le petit plan Cartoville
Le guide Cheap & Chic à Lisbonne
Les city guide de Ninon (du blog dis oui ninon) et d’Anne (du blog Le chien à tâches)

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Et vous, avez-vous eu la chance ou l’envie de découvrir la jolie lisbonne et ses environs ?

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La douce Maastricht


La douce Maastricht - City Guide Slow travel - Miss Blemish

Le premier soir, c’est l’air à nouveau frais chargé de l’odeur ambrée des soirs d’été qui rappelle sous les gilets la chaleur de la journée. Le premier soir ce sont les enfants dans le square à l’angle de l’allée menant à l’appartement – rires et conversations étouffés mêlés d’éclats légers – la douceur de juillet. Le premier soir, c’est ce sentiment de déjà-vu dans cette rue calme aux maisons en briques brunes – l’Angleterre de mes étés adolescents – l’odeur des tilleuls et l’irrégularité sous nos pieds des pavés. Le premier soir ce sont les airs d’opéra qui éclatent contre les murs très haut de l’église qui domine Maastricht et le plaisir de trouver un glacier encore ouvert malgré l’heure tardive. Le premier soir, ce sont les mots patauds qui peinent à trouver leur sens et s’emmêlent les uns aux autres, les hauts et les creux de l’ailleurs encore inapprivoisé, effrayant et attirant.

J’ai aimé instantanément Maastricht dont la douceur devinée au premier regard ne s’est pas démentie du séjour. Le parc qui serpente le long d’un cours d’eau – parfait théâtre pour les balades du soir, le jogging du matin, le pique nique des dimanches après midi – le fleuve qui coupe la ville – côté ville/côté gare – et sur ses rives les petits cafés et les pavés chauffés au soleil sur lesquels on peut s’asseoir les pieds dans le vide au-dessus de l’eau, la grande place aux milles et unes terrasses qui se remplissent au moindre rayon de soleil, les glaciers et l’odeur des gaufres dans la rues piétonnes du centre, les petites rues pleines de cafés, restaurants biscornus et boutiques à l’identité propre que l’on découvre sourire aux lèvres avec l’univers de leurs propriétaires. Le calme qui déconcerte dans cette ville de taille moyenne où l’on dort dans un silence que l’on ne connaît ailleurs qu’à la campagne. J’ai aimé à Maastricht ce parfait compromis qu’elle semble avoir trouvé entre les avantages des grandes et petites villes, entre douceur de vivre et rues animées, nature et ville mélangés.

J’ai recueilli tout au long de nos cinq petits jours là-bas toutes les douces adresses où nous avons aimé nous balader le nez en l’air, boire de la limonade à la mangue, des citronnades ou manger des glaces délicieuses. Mais j’ai aussi pris le temps de repérer toutes les adresses qui me donnaient envie d’y retourner pour continuer mon exploration de cette ville qui m’a murmuré qu’il doit être bien doux d’y habiter. J’espère que cela vous donnera envie de vous y arrêter au fil d’un séjour aux Pays-Bas, le temps d’un week-end ou de quelques jours volés dans un rythme bien plus doux que dans les plus grandes villes de Hollande. Je vous emmène avec nous ?

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Boire un verre

Zondag Wyckerbrugstraat 42 (côté gare)
Ce café faisant l’angle avec la grande rue face à la gare et une petite rue parallèle est très sympa et se remplit progressivement dès la fin de l’après-midi pour le soir voir ses habitués debout sur les pavés à discuter dans une ambiance joyeuse et festive. Si la carte n’a rien d’extraordinaire je pense que l’ambiance vaut le détour d’un verre un soir entre amis.

‘t Wycker Cabinet Wyckerbrugstraat 29b (côté gare) – Le site
Si nous ne nous y sommes arrêtés que pour boire un verre durant notre séjout – la carte offrant un large choix de bières, vins et cocktails avec ou sans alcool – les assiettes qui passaient pendant le service nous ont convaincu que cette adresse pouvait également être retenue pour venir manger un soir ou un midi entre amis. 

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Manger

Burgerlijk  Rechtstraat 37 (côté gare) – Le site
Malgré le galvaudé de la formule c’est dans ce restaurant que j’ai mangé – à ce jour – le meilleur burger de ma vie – en photo plus haut. Avec un steak de veau, une sauce salsa aux poivrons épicée, un supplément bacon, une sauce divine et du guacamole, ce burger est celui dont j’ai trouvé que l’accord entre les saveurs était le plus réussi et je me suis régalée jusqu’à la dernière bouchée ! Si l’on s’y régale, le restaurant est par ailleurs un endroit très sympa en lui-même avec une décoration laissant la part belle au bois brut et aux plantes, épurée mais joyeuse et vivante. La salle est très lumineuse grâce aux grandes baies vitrées qui prennent tout l’espace de sa façade ce qui participe à rendre ce restaurant si agréable. A la carte il y a des burgers aussi bien composés de viande, de poisson que de plusieurs options végétariennes ce que j’ai trouvé très chouette, celles-ci étant souvent bien plus réduites sur les cartes.

Steakhouse Carnal  Wyckerbrugstraat 35 (côté gare) – Le site
Si nous n’avons pas eu le temps de le tester, les assiettes copieuses et l’odeur délicieuse devant le restaurant comme l’air très satisfait de ceux qui y étaient attablés ont réussi à nous donner envie de le tester (et donc de vous en parler… les travers de porc avaient l’air de valoir le détour).

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Quelques chouettes cafés que j’aimerais tester

Si à Amsterdam nous avons testé un café chaque jour – j’ai un faible assumé pour les petits cafés – à Maastricht nous n’en avons pas eu l’occasion, la vedette leur ayant été volée à ex aequo par les petits glaciers et notre rythme plus proche de celui des habitants de la ville que de ses touristes. Nous n’étions donc pas souvent dehors aux heures propices à la découverte des petits cafés sympas de la ville. Cependant cela ne m’a pas empêchée d’en repérer quelques uns que j’aimerais tester la prochaine fois que j’irai à Maastricht.

Blend Sint Pieterstraat 56 (côté ville)
Un petit café à la devanture comme à la carte très sympa, lumineux et à la décoration très désirable.

Mickey Brown’s Hoenderstraat 32 (côté ville)
Pour prendre un café ou une boisson en passant, le Mickey Brown’s m’a donné l’impression d’être le Starbucks local.

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Jolies adresses shopping

Dille & Kamille Sint Amorsplein 7 – Le site
Cela fait très longtemps que je suis cette jolie marque belge sur ses réseaux sociaux sans avoir jamais eu l’occasion jusqu’alors d’entrer dans l’une de ses boutiques. C’est chose faite et qu’est-ce que j’ai aimé re-découvrir leur univers tout doux, plein de petits objets, matières brutes et jolis tissus en vrai ! La boutique propose une sélection de produits tournant autour de la maison : vaisselle, linge de maison, accessoires de cuisine, produits en tous genres – dont de la levure chimique et du bicarbonate sans gluten que j’ai achetés sans hésiter – mais aussi de jardinage et pour la salle de bain. Pour ne rien gâcher ils vendent des totes bags à l’effigie de la marque en coton épais très beaux et très solides qui ont remplacé ceux dont je me servais jusqu’alors pour faire mes courses.

Sissy Boy Markt 55 (côté ville) – Le site
J’ai adoré découvrir cette boutique qui comme dans celles de la marque Urban Outfitters mêle une sélection de vêtements pour hommes et femmes à de jolis objets du quotidien, de décoration, de beauté ou lifestyle. On s’y promène comme chez quelqu’un et j’aime beaucoup cette idée que tous les objets présents soient à vendre, que tout soit source d’inspiration. Comme un magasin musée d’un intérieur qui nous fait envie.

Fri-day Muntstraat 12 (côté ville) – Le site
J’ai découvert cette marque lors de ce voyage. Si les vêtements qu’elle propose sont assez chers, les coupes, les couleurs, les matières et l’agencement des boutiques en font un lieu très chouette que je retiens pour les fois où l’on cherche une pièce particulière, jolie et de bonne qualité avec une coupe sobre mais originale car cette boutique en est pleine !

Lena Berens Witmakersstraat 1  (côté ville) – Leur page facebook
Je n’ai malheureusement pas pu entrer dans la boutique pour la découvrir mais mi atelier mi boutique elle m’a donné envie de vous en parler tout de même car je pense que le concept et de parler avec ceux et celles qui sont derrière doit être très intéressant. Les vêtements présentés en vitrine m’ont donné l’impression de pièces de très bonne qualité pour des prix raisonnables. À découvrir donc plus avant si vous en avez l’occasion !

Le marais 2 Maastrichter Heidenstraat (côté ville) – Le site
Ce concept store remplit tous les critères de mes coups de coeur ci-dessus et offre en plus un café intégré à la boutique qui termine d’en faire un lieu vivant où l’on peut se prendre au jeu de se croire dans un – très très chouette – « chez quelqu’un ».

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Le parc et les remparts

Le parc et ses remparts est l’un des endroits que j’ai le plus aimé de Maastricht. Il serpente le long d’un court d’eau qui structure les allées du parc, guide la balade en son sein et fait du parc une « presque rue » de nature au milieu de la ville, sans rupture ni coupure, sans barrières pour le délimiter tout autour de sorte que ville et parc sont en parfaite continuité. Cette manière de penser les parcs est très agréable et change des parcs parisiens qui se forment en îlots comme posés au milieu de la ville sans qu’ils puissent se rencontrer. Au fil de la balade on rencontre quelques enclos avec faons, biches et cerf, des paons, des moutons et des serres à oiseaux. Le tout est très harmonieux ce qui rend cette balade paisible, reposante et fait sûrement la différence avec les autres villes de même taille. 

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Une jolie balade à Deux pas – la montagne saint pierre

Après avoir arpenté la ville pendant quatre jours, nous nous sommes un peu éloignés d’elle le temps d’une balade qui la longe puis s’en éloigne un peu pour rejoindre la montagne Saint Pierre. Cette balade depuis Maastricht nous a fait passer le long d’un cours d’eau pour les premiers kilomètres qui s’est fait notre guide, à travers des champs de maïs puis le long d’une petite route nationale bordée de très jolies propriétés mises à l’heure d’été avec odeurs de barbecue et cris d’enfants pour enfin rejoindre la courte côte en sous-bois qui mène à un chemin ensoleillé à basse altitude qui serpente le long de la montagne Saint Pierre. Cette balade très agréable m’a ramenée aux balades que nous faisons près de la maison de mes grands-parents tous les étés – les mirabelliers en moins. Les vignes sur les collines et la basse altitude des reliefs rapproche les paysages que nous avons croisé de ce que l’on peut trouver en Suisse sur les reliefs qui bordent le lac Léman. Si vous voulez vous échapper de la ville durant vos vacances, je vous conseille vivement cette balade qui ne présente aucune difficulté technique et dont vous pouvez trouver les détails par là

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Pour finir

Pour préparer votre voyage, je vous conseille ce site qui nous a été très utile durant notre séjour pour toute la partie informations pratiques, horaires et tarifs des différentes visites et balades. J’espère de tout coeur que cet article vous a plu et qu’il vous a donné envie de découvrir cette jolie ville ! La semaine prochaine, je vous emmène à Amsterdam !

ET VOUS, vous êtes déjà allés à maastricht ?

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Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage


Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss Blemish

J’ai bien souvent bataillé en voyage à décider qui de l’urgence de profiter selon les critères établis ou de profiter selon mes préférences je devais choisir et suivre. Il y a quelque chose de rassurant à parcourir une ville ou quelques unes de celles d’un pays au fil de ses points phares : le nombre de visites objective le temps passé ici comme un rite de passage fait de tickets de musées, de bateaux et d’attractions. Pouvoir ainsi égrener l’immanquable au bout de ses doigts allège pour un peu la culpabilité qui pourrait poindre – à l’heure de rentrer – à l’idée de n’avoir – peut-être – pas profité assez. Ce sont de minces totems que tous ces bouts de papiers disant le temps et tout ce qui s’y est passé. Autant de totems bien utiles au moment de répondre aux « alors, qu’est-ce que vous avez fait ? » des retours de vacances.

Pourtant si parfois je me dis encore « nous aurions pu en faire un peu plus », à force de voyages j’ai appris que de ces totems je n’avais pas vraiment besoin pour apprécier vraiment un voyage et même qu’ils pouvaient être insuffisants à assouvir ce que j’espère y trouver. Au fil d’entre eux, j’ai compris qu’il y avait autant de manières de « bien » voyager que de voyageurs sur les routes et autant à vrai dire que de sensibilités, de centres d’intérêts et de buts recherchés au voyage.

Lorsque je voyage, j’aime découvrir son quotidien, j’aime « habiter » la ville le temps de mon séjour comme si je devais y rester pour toujours – ou en tout cas pour bien plus longtemps que quelques jours. Apprivoiser les transports en communs, apprendre quelques mots de la langue du pays visité, déchiffrer les étiquettes du supermarché, découvrir de nouveaux produits et de nouvelles saveurs, habiter dans un vrai « chez quelqu’un », faire les courses et à manger, marcher énormément dans toutes les petites rues, découvrir la ville en m’y perdant, écumer les librairies le nez en l’air et m’asseoir, lire, écrire, rire, refaire le monde dans ses cafés, ses parcs et sur ses bancs. Regarder tout là-haut très haut les façades colorées, en briques, peintes ou monochromes, interroger la taille des fenêtres, me rêver dans ce salon derrière cette bow window, me dire qu’il serait doux d’habiter dans cette rue, venir courir dans ce parc, promener un chien le long de ce canal tous les matins.

Cette envie se transcrit depuis longtemps dans ma manière de préparer mes voyages. Si j’achète guides et cartes, l’essentiel de mes recherches – même si elles sont parfois succinctes par nécessité – tourne autour de l’Histoire du pays, de ses habitants et de la ville dans laquelle je me rends. Les codes, les coutumes, les traditions, ce en quoi les gens croient là-bas, les événement fondateurs, autant de petits indices qui tissent le fin maillage qui relie chacun à l’endroit où il vit, pense, aime, pleure, rit. Et si bien sûr je passe en revue les points culturels immanquables, passée l’architecture, la perspective de voir un tableau de Vermeer ou de Chagall ou une exposition photo, peu me font autant trépigner d’impatience que l’idée de tout simplement être là-bas à marcher anonyme dans une rue « comme si » et à y déchiffrer son langage. De la même manière, depuis longtemps je laisse au hasard restaurants et petits cafés, préférant le hasard d’une ambiance qui me dit d’y entrer à un trajet entièrement planifié au seuil de la journée réduisant les chance d’imprévus joyeux comme autant de chouettes découvertes. Alors je survole les articles de bonnes adresses pour en retenir quelques noms qui fassent tilt s’ils croisent ma route mais rarement je m’en sers pour aller vraiment à un endroit désigné volontairement.

Mais jusqu’à ce dernier voyage, j’ai eu du mal à m’écarter des sentiers battus et si déjà je préférais faire un immanquable « vraiment » plutôt que d’en survoler une myriade en me pressant, ils continuaient de prendre le pas sur le temps moins structuré du plaisir simple de se balader sans autre but que d’explorer le quotidien d’un quartier. Amsterdam m’a beaucoup facilitée la tâche dans ce grand saut puisque j’en avais déjà arpenté les rues et quelques immanquables lors de ma première découverte de la ville il y a 3 ans. La pression de rentabiliser le temps que je savais compté était donc moins forte cet été. Et avec l’amoureux nous avions envie de la même chose : nous balader et découvrir la ville comme on le fait chaque week-end avec Paris au fil des kilomètres engloutis. Ces neufs derniers jours nous avons donc énormément marché, fait des courses et à manger, appris à déchiffrer quelques mots clés sur les cartes des restaurants croisés, appris quelques mots de néerlandais répétés au fil de nos rencontres et déductions de mini enquêteurs de la langue, préparé chaque matin nos sandwichs mangés tout au bord des canaux et testé chaque soir une nouvelle adresse à délices d’Utrechstraat dont une balade le premier jour l’avait désignée « rue officielle des restaurants qui seraient testés ». Nous nous sommes assis dans tout plein de petits cafés croisés, goûté d’innombrables chai lattes, bu des yaourts glacés parfumés et profité de la douceur de l’après midi pour nous promener le long d’un parc et lire sur ses bancs. Nous nous sommes enlacés un nombre innombrable de fois dans un nombre innombrable de rues, dit mille fois notre chance et sourit à la douceur de ces vacances – nos premières à l’étranger ensemble – comme des grands. C’était très doux, confortablement lent et chaque journée touchante de nous être permis de la remplir de ce dont nous avions vraiment envie.

Je trouve ça tout doux de s’offrir cette liberté contre ce qui nous est conseillé, d’en prendre et d’en laisser pour ne garder que ce qui nous fait sourire et sautiller d’impatience. Aussi doux qu’il peut être de se laisser emmener par quelqu’un qui connaît la ville et saura nous transmettre ses immanquables avec son regard enjoué, j’aime l’idée de pouvoir m’éloigner un peu de cette pression à « profiter objectivement » pour lui préférer celle de profiter avec ma sensibilité et mes envies du moment. Ne pas me forcer à faire un musée sous prétexte que je suis ici et que ce serait bête d’en rater l’opportunité, ne pas me forcer à une longue journée si je suis trop fatiguée. Finalement, tout simplement, m’écouter. Nous écouter. Et ainsi apprendre peu à peu et toujours un peu mieux la bienveillance en voyage là où le temps compté peut la rendre si vulnérable et compliquée. 

Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss Blemish

Cette tenue m’a accompagnée tout ce printemps et avec les températures changeantes d’Amsterdam s’est encore révélée une parfaite alliée lors de notre séjour. J’adore la légèreté de cette blouse (trouvée en soldes l’an dernier pour moins d’une dizaine d’euros) et la transparence que laisse le motif ajouré du pull à ses motifs blancs. Du bleu marine et encore du bleu marine, je crois que cette constante ne changera jamais vraiment.

Top en voile – H&M

Pull – Esprit 

Jean – Massimo Dutti 

Baskets – Stan Smiths 

Sac d’été – Pimkie

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Et vous, vous y arrivez à abandonner le fomo en voyage ?

Ps (et sourires grands grands grands) : je vous parle de voyages dans le dernier numéro du National Geographic Traveleron se retrouve là-bas ?

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