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Où manger à New York ?


où manger à New York - City Guide - Voyage - New York - Miss Blemish

Aujourd’hui nous abordons un point clé de la préparation de votre voyage en terre New Yorkaise : où manger à New York ? Je vous propose pour répondre à cette question, un petit tour d’horizon des restaurants que j’ai préférés durant les quelques jours où j’y suis restée :)

Cuisine Américaine

 

Gallagher’s  52 nd Street (bet. 7th & 8th Ave.) – NY

Peut-être LE steack house par excellence… Propice aux orgies pour les amateurs de viande mais pas que… moi-même qui ne mange pas de boeuf j’ai trouvé mon bonheur avec leurs excellents crab cakes (beignets de crabe… à la new yorkaise c’est-à-dire sans pâte à beignet : un régal bien moins calorique !).

Pour les petits estomacs, la plupart des plats sont proposés en version « appetizer » (= entrée). Pour tous les autres le poids en viande du plat est indiqué sur la carte. Vous pouvez également choisir « l’âge de votre viande » c’est-à-dire le temps qu’elle aura passé en chambre froide dans le restaurant. 

 

Shake Shack Madison Square park (Flatiron) – 23rd St & Madison Ave. –NY

Les avis unanimes et les files d’attentes toujours plus longues (même sous la pluie !) de leur ouverture à leur fermeture vers minuit ne démentiront pas l’évidence : c’est l’un des meilleurs fast-food New Yorkais. Tout y est : des burgers tout ce qu’il y a de plus simple mais préparés de la meilleure des manières qui soit avec une viande moelleuse et un pain brioché à tomber sans compter sur leur frites dorées tout simplement parfaites…  Un moment de parfaite gourmandise dans un parc havre d’accueil pour tous les travailleurs alentours, rempli de poussettes et d’écureuils se faisant un festin de nos restes abondamment entassés dans les poubelles du parc… ou gracieusement offerts à leurs habiles petites pattes…

 

Gattery Gardens Inside Battery park – Opposite 17 State Street

L’adresse parfaite pour clôturer votre périple « statue de la liberté / Ellis Island ». Salle de restaurant très lumineuse grâce aux immenses baies vitrées donnant sur le parc et l’océan, une terrasse magnifique avec des chaises et des tables en fer argenté… Si le cadre est parfait, la nourriture l’est aussi. Vous vous régalerez de leur risotto au homard qui est juste à tomber (c’était la première fois que j’en mangeais… depuis je suis convertie), de leur risotto aux légumes ou de leur cheesecake napé d’un coulis de myrtille tout simplement divin

 

 Serendipity 3 60th Street (bet. 2nd & 3rd Ave.) – NY

Pour manger milles sortes de burgers, un hot dog géant ou des coupes de glaces mirifiques dont vous ne verrez jamais le bout (même à deux), sans oublier quelques spécialités mexicaines et des salades à couper le souffle, vous êtes à La bonne adresse. Très prisée, cette petite adresse non loin de Central park et de son Zoo, alliant boutique aux milles et uns souvenirs et autres gadgets d’un autre temps façon bric à brac géant idéal pour chiner et restaurant convivial où l’on se verrait bien venir entre copines, manie kitsch décalé et brocante réfléchie. De l’extérieur, rien ne laisserait présager de la perle qui se cache derrière la vitrine sombre et mal rangée (d’où l’intérêt d’avoir quelques amis New yorkais pour nous guider…). Les papilles et l’appareil photo sont comblés dans ce petit restaurant ovni…

 

Cuisine Italienne

Serge 165 Madison Avenue – Corner of 33rd Street – NY

Cuisine simple mais raffinée comme on l’aime, ambiance à la française avec en fond sonore Edith Piaf ou encore Johnny en passant par Cabrel et Souchon… Vous pourrez exercer votre français, comprendre le menu et pourtant vous plonger en douceur dans le bain urbain grâce aux tableaux « made in USA » qui tapissent les murs…

 

Cuisine Française

Café Boulud 76th Street (bet. 5th & Madison Ave.) – NY

Un cadre intime et cosy, des serveurs charmants (bon, d’accord, aux USA, tous les serveurs/serveuses/vendeurs/vendeuses sont sympas… mais en tant que française je ne suis pas habituée…), une carte en français traduite en anglais (et non l’inverse), des plats raffinés, en quantités adaptées (et non la côte de boeuf au lieu du steack…)… carton plein pour un moment délicieux… et certainement le meilleur repas de mon séjour…

 Le petit + : les mini-madeleines à peine sorties du four apportées avec l’addition dans un cornet en tissu, un régal pour les papilles et pour les yeux…

 

L’école The Restaurant of the French Culinary Institute – 462 Broadway (bet. Grand St & Broome St) – NY

Nous avons découvert cette petite adresse après une longue virée de shopping sur Broadway, autant dire que nous étions épuisés et affamés. Les plats sont variés car proposés par différents chefs et la carte change très souvent (nous y sommes retournés à une semaine d’intervalle et la carte avait été entièrement renouvelée). Les prix sont relativement raisonnables pour cette qualité de cuisine et de service. Une bonne adresse pour tous les amateurs de bons petits plats… aussi bien simples que sophistiqués (vous pouvez passer du homard et coquilles saint jacques dans leur velouté d’asperge à une salade des plus fraîches et banales !) : des plats pour tous les goûts et toutes les envies !

 

Petit-déjeuner et goûter

Magnolia Bakery 1240 Avenue of the Americas – Corner of 49th St (W) – NY

Proche de Central Park, vous adorerez ce petit bout de paradis sucré… Cheesecakes, Cupcakes, Brownies & Bars, cookies, muffins et boissons, dans un décor à l’ancienne façon cuisine de nos grands-mères… Mon préféré ? Le Cheesecake, toping caramel pécans

 

Penelope 159 Lexington Avenue – Bet. 29th & 30th St. – NY

Si vous révez d’un véritable Breakfast comme les films américains nous en abreuvent, vous êtes à la bonne adresse… Tout y est bon et je ne peux que vous conseiller d’avoir l’audace de goûter aux pumkin waffles – les gaufres à la courges – qui ont tout de la courge sauf le goût et sont définitivement ce que j’ai préféré de toute leur carte (en deux semaines, nous avons eu le temps de tout tester !)

 

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Les trois lumières


« Sous l’odeur de pâtisserie, un désinfectant, un produit javellisé pointe. Elle retire du four une tarte à la rhubarbe qu’elle pose sur le plan de travail pour la laisser tiédir : du sirop bouillonnant prêt à déborder, de fines feuilles de pâte sculptées dans la croûte. Un courant frais souffle par la porte mais ici tout est chaud, tranquille et propre. De grandes marguerites sont immobiles comme le grand verre d’eau dans lequel elles se dressent. Il n’y a de traces d’enfant nulle part. »
 
La jeune fille se voit débarquée, après l’office du dimanche, dans cette ferme tenue par un couple qu’elle ne connaît pas. Son père est pressé, désinvolte, sa mère enceinte, de nombreux frères et sœurs sont encore à la maison. Ainsi passera-t-elle l’été ici. Comme cette jeune fille, le lecteur ignore tout des raisons de sa venue, des liens exacts qui unissent sa famille à celle de ces fermiers, les Kinsella, tous prêts à l’accueillir. Dans cette ferme, elle va découvrir une nouvelle manière de concevoir la vie sous les regards bienveillants de ces parents de substitution qui ne la considèrent pas vraiment comme une enfant.
 
Avec un style épuré collant à la jeunesse de la narratrice, un vocabulaire simple voire dépouillé, lavé de tout détour ou travestissement, le récit de cette jeune fille irlandaise se décline entre les lignes de sa description d’un monde changeant qu’elle ne comprend pas toujours. Laissant au lecteur le soin de déchiffrer incohérences, malaises, sous-entendus, l’auteur parvient à faire transparaître une émotion pure, celle qui se passe de mot, celle qui ne transparaît que dans un geste, un regard, une attitude, celle que nous expérimentons au quotidien.
 
La lecture est facile, les chapitres courts, on se complaît à relire des passages qui d’une simplicité déconcertante, arrivent mieux à cerner et faire poindre l’essence de l’instant que les plus longs discours. Touchés par cette naïveté, la pureté de cette plume qui se veut légère, les pages glissent et comme pour chaque nouvelle, nous laissent perplexes lorsque vient la fin. Mais peut-on seulement parler d’une fin ?
 
Ce livre est une petite merveille.
Les trois lumières Claire Keegan - Lecture -  Culture - Miss Blemish
Les trois lumières
Claire KEEGAN
Editions Sabine Wespieser
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Emma Jane Austen – roman


Les deux volumes étaient prometteurs, deux milles pages savamment laissées au premier plan sur les rayonnages, une édition anglaise les jouxtant et tout le loisir de contempler à l’excès les tranches lourdes de pages et de mots, de se gargariser de titres qu’un jour peut-être on prendrait le temps de découvrir. Quelques années donc que, pleins de promesses, ils sommeillaient en parade, attendant leur heure…
 
Emma Jane Austen - Culture - Lecture - Critique - Roman - Miss Blemish
 
« Emma Woodhouse, belle, intelligente, riche, dotée d’un heureux caractère et pourvue d’une très confortable demeure, semblait jouir des dons les plus précieux de l’existence. Elle avait passé près de vingt et un ans sur cette terre et n’avait encore connu que bien peu de contrariétés. »
 
Emma mène une vie paisible avec son père dans la demeure familiale depuis que sa sœur aînée Isabella et celle qui des années durant fut sa nourrice se sont mariées. Déterminée à ne jamais convoler, certaine de ne jamais trouver nul homme l’aimant plus que son père qui l’idéalise à l’excès, elle prend cependant plaisir à spéculer depuis son salon sur les mariages qui pourraient se concrétiser dans son voisinage, n’hésitant pas, dès qu’elle juge son intervention nécessaire, a leur donner ce qu’elle croit être des « coups de pouce »…
 
Jane Austen nous installe avec douceur dans les salons de Hartfield, nous faisant évoluer avec ses personnages dans la petite sphère d’initiés de cette campagne anglaise distinguée et paisible, soumise aux aléas des alliances, des malentendus, des bavardages et des ravages de la vanité… Comme toujours elle arrive à nous attirer bien malgré nous dans les mailles d’un filet tissé de longue haleine, fait de bals, de dîners, de parties de cartes et autres ballades, et nous offre au fil de sa prose toujours plus délicate et plus juste, quelques heures délicieuses dans une atmosphère surannée où l’on savait encore tout dire sans hausser le ton ni faire montre de ses sentiments, juste en parsemant par quelques touches subtiles son discours des sarcasmes les plus enrobés et des sous-entendus les mieux exploités. Une leçon délicieuse d’hypocrisie diplomate, des dialogues savoureux et quelques pages d’angoisse pour un dénouement heureux…
 
Jane Austen réussit donc à métamorphoser sa jeune héroïne peu encline à la modestie en une perle faisant amende honorable de son orgueil et de ses préjugés.
A lire à l’heure du thé…
Emma
Jane Austen
Editions Omnibus
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