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Pendant et après Roaccutane ma routine soin toute en douceur


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Il y a d’abord le robinet tourné toutes faces au nord vers le bleu et le froid – cheveux emmêlés dans l’élastique, lunettes posées tout au bord – puis les mains qui viennent se trouver, s’enlacer, se frotter, s’emmêler et le savon-sans-savon qui glisse entre les doigts et sur la peau, yeux fermés, front-nez-cils-joues-menton. Il y a mon visage flou dans le miroir, la serviette éponge, la crème toute douce – une groseille tout au plus – et les mouvements légers, ma peau effleurée. Une valse légère pour accompagner le travail lent de la douceur – à l’intérieur, à l’extérieur – qui s’apprend, progressivement. Une valse légère où se rencontrent petits gestes quotidiens, douces révolutions, mots chuchotés de soi à soi – respire ! – et sourires apprenant peu à peu à se tourner même vers les aspérités.

Mon article sur les produits qui ont accompagné ma première cure de Roaccutane est l’article qui est ici le plus consulté. Depuis novembre 2013 où je l’écrivais, j’ai suivi une deuxième cure – après une rechute de mon acné probablement précipitée par une routine maquillage pour moi trop chargée – une deuxième cure accompagnée d’une nouvelle routine de soins – douce, simple et épurée – l’arrêt du maquillage et de doux ajouts au quotidien. Tout un tas de menus et grands changements qui m’ont aidée pendant mon traitement à en bénéficier pleinement puis, une fois terminé à maintenir ses effets et trouver mon équilibre sans. L’équilibre comme un mouvement permanent qui nous porte, nous berce ou nous remue lorsque – tête en l’air – on vient à oublier le soin dont il a besoin pour se trouver et s’adapter. Cette routine toute douce ainsi que tous ces petits gestes ont participé à créer puis renforcer et renouveler le mien au quotidien depuis un an et quatre petits mois déjà. Je les partage avec vous parce qu’ils ont fait pour moi une énorme différence – à l’intérieur, à l’extérieur – consciente qu’il fluctuera encore – pour s’appauvrir, pour s’enrichir – et que rien n’est figé. J’espère de tout coeur que cet article vous sera utile, j’y ai glissé tout ce qui m’a aidée pour en faire le parfait complément de mon article précédent (vous pouvez y retrouver les explications pratico-pratiques du traitement – avec le plus important l’obligation d’être sous contraception orale efficace pour les femmes) et que vous pourrez y trouver quelques pistes à creuser.

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–  Pendant et après Roaccutane  –

 

1. Une routine soin toute douce pour ma peau

Ces produits m’accompagnent depuis déjà un an et quatre mois. Simples, doux et formulés en accord avec les peaux qui, si elles sont capricieuses et ont cruellement besoin d’équilibre, ont également besoin de douceur pour le trouver. Une routine épurée – trois produits seulement : un nettoyant doux, une crème hydratante, un topique pour les petites imperfections ponctuelles – qui est venue hydrater ma peau sans la surcharger pendant le traitement et s’en est ainsi fait son parfait complément, puis est venue s’adapter à ses besoins d’après. Une crème légère lorsque dehors il fait très chaud, une crème plus épaisse lorsqu’il fait froid et dans les périodes entre les deux un fin jonglage entre ces deux possibilités en fonction de ce dont ma peau à besoin et que j’ai appris à déchiffrer. Trois produits neutres et doux venant de la marque Avène qui est celle qui me convient le mieux.

Les produits

  • Nettoyage en douceur – Cleanance Hydra d’Avène
  • Hydratation sous traitement et après par temps froids Crème peaux intolérantes d’Avène
  • Hydratation après traitement par temps chaudsHydrance légère d’Avène que j’utilise dans sa version avec filtre solaire SPF 25
  • Sur les petites imperfections, une crème ou un gel antibiotique prescrits par mon dermatologue.

 

2. Petits gestes beauté au quotidien

En observant ma peau au quotidien et à force d’essais plus ou moins concluants, j’ai trouvé petit à petit des petits gestes venus s’intégrer à ma routine pour l’accompagner comme un mini-mode d’emploi :

  • Je fais attention à toujours me nettoyer les mains avant de commencer ma routine
  • J’utilise de l’eau froide pour nettoyer ma peau. L’effet vasoconstricteur du froid (contraction de la paroi des petits vaisseaux cutanés qui en diminue l’apport sanguin) diminue mes rougeurs et éclaircit ainsi mon teint. Cet effet est temporaire et pourtant je trouve qu’il limite beaucoup l’effet « peau rougie » que l’on peut avoir lorsque l’on a une peau acnéïque juste après l’application de sa crème hydratante. 
  •  Je fais preuve d’énormément de douceur envers ma peau et notamment au moment de la sécher après nettoyage. Je viens presser délicatement la serviette sur mon visage sans le frotter pour éviter d’irriter ma peau. De la même manière je ne touche plus ma peau dans la journée ni ne vient percer/gratter/déranger mes petites imperfections (mais je n’ai plus autant de mérite qu’avant sur ce point car je n’en ai plus des « comme ça »).
  •  J’attends avant d’appliquer ma crème que mon visage soit complètement sec et je passe mes mains sur ma peau pour enlever les éventuelles petites poussières de coton laissées par la serviette.
  • Je ne donne à ma peau que la quantité de crème qu’elle peut absorber – ni trop, ni trop peu – et je profite de l’excédent pour hydrater mon cou.
  • Lorsque j’en ressens le besoin, je me prépare un hammam maison du visage, méthode qui est toujours aussi efficace pour éclaircir mon teint, l’unifier et lui rendre son éclat lorsqu’il est un peu terne…
  • Je bois tout au long de la journée eau, eau de coco, thé (en particulier vert et roïbos, mais pensez aussi au thé blanc qui est le plus riche en anti-oxydants !)

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3. Le No make-up

L’arrêt du maquillage a été la partie la plus difficile de tout le processus et pourtant celle qui s’est faite la base de tout le reste avec :

  • L’arrêt des poussées sous traitement. J’ai arrêté de me maquiller (fond de teint, poudre et correcteur) 1 mois après avoir recommencé Roaccutane – 1er mois qui peut être marqué par une recrudescence de boutons – et du jour au lendemain au moment de cet arrêt je n’ai plus eu d’apparition de boutons rouges, inflammatoires, douloureux et purulents (le « gros » bouton d’acné) dont j’avais un nouvel arrivant par jour jusque-là. A partir de mon arrêt – et ce du jour au lendemain – je n’ai plus vu apparaître que de très petits boutons rouges (1 mm) mais indolores et non purulents – qui ressemblaient plus à ce que l’on peut avoir sur peau irritée – et disparaissaient en l’espace d’une journée. 
  • La qualité de la cicatrisation de ma peau sans aucune commune mesure avec ma 1ère cure. Au fil des mois, ma peau très rouge et réactive au début de mon arrêt du maquillage s’est éclaircie et les marques rouges laissées par mes poussées d’acné se sont progressivement estompées. C’est un processus qui a continué après l’arrêt du traitement puisque le Roaccutane affine la peau ce qui peut avoir pour effet d’accentuer artificiellement les cicatrices « en creux » qui se « comblent » un peu avec l’arrêt et la reprise pour la peau de sa trophicité normale. 
  • Faire la paix. Le maquillage devenu une véritable nécessité – je me maquillais même pour aller faire du sport – son arrêt a été vraiment, vraiment, VRAIMENT difficile. J’ai beaucoup pleuré. Comme je pleurais déjà parfois une fois démaquillée devant mon miroir. J’ai failli abandonner et je peux remercier l’amoureux très fort de m’avoir soutenue comme il l’a fait car cela m’a permis de m’accrocher pendant les premiers mois où si les poussées avaient disparues, ma peau était encore très rouge et réactive, les taches d’hyperpigmentation laissées par les poussées d’acné encore très marquées. Cependant aujourd’hui que tout ce travail a été fait, il n’y a plus de dualité entre un Moi sublimé opposé à celui caché et mal aimé, il n’y a plus que Moi, tout court. Je n’ai plus peur que mon maquillage s’effaçant d’un mauvais geste dans la journée je sois démasquée, je me présente telle que je suis et même au tout début où c’était pourtant si difficile : quelle liberté ! Et puis surtout, grâce à ça, cette deuxième cure a transformé ma peau un pas plus loin que ce qu’avait déjà fait la première, avec l’estompement important de mes taches d’hyperpigmentation qui se poursuit encore aujourd’hui. 

L’arrêt du maquillage ne sera peut-être pas votre solution, acné ou non, car pour qu’il en soit une – sur le plan psychologique déjà – il faut au préalable que votre rapport à lui soit « pathologique » ce qui était mon cas. Ce n’était ni un plaisir, ni un rituel qui me donnait le sentiment de prendre soin de moi mais une nécessité à laquelle je me pliais parce que je me sentais incapable de sortir autrement. Le plus important, c’est de vous sentir bien et si vous maquiller n’a aucun effet néfaste pour vous et vous plaît, par pitié passez votre chemin et continuez ! Si vous avez de l’acné, je crois que c’est une piste qui reste intéressante à creuser, que vous soyez traité(e) par Roaccutane, antibiotiques, topiques ou non. Cependant, il est presque certain que l’effet on-off que cet arrêt a eu pour moi est extrêmement lié au fait que j’étais également sous Roaccutane et accompagnée d’une contraception adaptée. Si ce n’est pas votre cas, les effets bénéfiques prendront certainement plus de temps à apparaître et l’arrêt seul du maquillage peut se révéler insuffisant. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un dermatologue – et à en changer si le vôtre ne vous convient pas ou ne vous épaule pas de la manière dont vous en avez besoin.

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4. Des alliés contre la sécheresse cutanée

Le Roaccutane est connu et utilisé pour ses propriétés desséchantes du fait de son action notamment sur les glandes sébacées – glandes qui sécrètent le sébum. Durant le traitement, l’ensemble de la peau – et notamment les lèvres avec l’apparition d’une chéïlite (inflammation des lèvres) véritable témoin de la bonne imprégnation du traitement – voit sa sensibilité exacerbée au froid et petites agressions quotidiennes qui passent en temps normal inaperçu avec une peau normale, mixte ou grasse. Mais avec l’aide de quelques produits doux et adaptés il est facile de gérer ces effets un peu désagréables au quotidien, voici ceux qui m’ont aidée. 

Les produits

  • Baume à lèvres AMILAB – J’ai testé un nombre incalculable de baumes, sticks et crèmes pour les lèvres durant mes deux cures pour finalement trouver celui-ci qui a détrôné tous ses prédécesseurs. Il a l’énorme avantage de se présenter en stick – et pas en pot ou en tube comme beaucoup de crèmes conçues pour les lèvres très abîmées – d’avoir un fini discret et d’assurer une hydratation optimale. En utilisation quotidienne, il est parvenu chez moi à contrebalancer ma chéïlite et apaiser durablement mes lèvres.
  • Baume secours Embryolisse – J’ai fait de ce petit baume mon baume SOS pour les petites blessures de sécheresse (quand on a oublié trois jours de suite de se crémer les mains en plein hiver…) 
  • Gel douche surgras pour la peau – Au quotidien sous ma douche pour nettoyer sans dessécher et même hydrater (un peu) ma peau. L’utilisation seule de ce gel douche m’a suffi pour les zones peu exposées (pieds, jambes, dos, ventre, poitrine), les mains et les avant-bras ont en revanche nécessité d’être régulièrement hydratés en particulier durant l’hiver (voir ci-dessous).
  • Crème pour les mains Pro-intense de Laino – Je suis restée fidèle à cette crème découverte lors de ma première cure, qui sent toujours aussi bon et hydrate toujours aussi bien !

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5. Dans mon corps

Durant cette année et ces quatre petits mois écoulés, c’est tout un processus de réconciliation qui s’est joué. Et à ce chapitre-là, je peux remercier la méditation avec en particulier le pack Self-Esteem d’Headspace suivi tout au long de l’été dernier et qui m’a tellement aidée. Aidée à casser les schémas préconçus – de jugement, de pensée – aidée à apprendre la douceur et la bienveillance envers moi-même. Et tout au même plan le Yoga qui chaque semaine m’invite à entraîner ma patience devant ma souplesse toute relative, à prendre une pause et cultiver toujours la bienveillance. De la même manière, ces deux pratiques sont devenus de véritables outils vers lesquels je sais que je peux me tourner pour gérer mon stress au quotidien et dans les périodes chargées. Hors le stress est un facteur reconnu comme favorisant l’acné. 

6. Dans mon assiette

Parmi les facteurs qui ont été identifiés comme favorisant l’acné on peut aussi trouver les pics d’insuline. Le rôle de l’insuline est de réguler la glycémie (la quantité de sucre présente dans notre sang) en enclenchant les réactions qui permettent son stockage dans nos muscles, notre foie et notre tissu adipeux. Elle est ainsi sécrétée par notre pancréas lorsque la glycémie monte, notamment après les repas. Ce processus normal hérité de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs qui n’avaient pas l’assurance de manger trois fois par jour nous permet de stocker efficacement nos apports pour ne rien en perdre, laisser suffisamment de sucre circulant pour le fonctionnement normal de l’organisme et éviter l’hyperglycémie dont peuvent résulter de nombreuses conséquences néfastes à court comme à long terme (ce sont ces processus qui sont atteints chez les personnes diabétiques). Cependant pour les personnes non diabétiques dont l’organisme est à même de gérer seul convenablement le sucre apporté par l’alimentation, les pics d’insuline qui résultent d’une alimentation trop riche en produits à index glycémique élevé* (autrefois appelés sucres rapides) ne sont pas sans conséquences. A long terme, ils épuisent les cellules sécrétrices d’insuline ce qui peut entraîner une insulinopénie (une quantité insuffisance d’insuline sécrétée) et une diminution de la sensibilité des tissus cibles de l’insuline (muscles, foie, tissu adipeux) à ses effets entraînant combinés des hyperglycémies : ces deux mécanismes font partie des mécanismes à l’oeuvre dans l’apparition du diabète de type 2 classique. 

Dans le cas de l’acné, les pics d’insuline à répétition entraînent un léger climat d’inflammation chronique, la production de certains médiateurs et hormones qui vont tous ensemble favoriser la production de sébum et ainsi favoriser l’acné qui résulte de l’inflammation et de l’infection des glandes sébacées qui s’obstruent pour créer le bouton d’acné. Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit là que d’un facteur parmi des dizaines qui entrent en jeu dans la genèse de l’acné qui n’est elle-même pas encore totalement élucidée. 

Depuis le printemps dernier j’ai donc re-réfléchi mon alimentation avec comme objectif de progressivement me tourner vers une manière de manger qui me convienne, à mon corps en entier comme à ma peau. Ma première étape dans cette réflexion-là a été de tenter de limiter ma consommation des produits ayant l’index glycémique le plus élevé ET transformés faisant ainsi la différence entre manger des pommes de terre du jardin de mon grand-père (index glycémique élevé MAIS pleines de nutriments et de bienfaits malgré tout) et un plat préparé (index glycémique élevé, produit transformé, sucre caché utilisé comme exhausteur de goût, colorants, conservateurs, édulcorants…). De cette distinction ce sont les produits industriels (biscuits, plats préparés…) et les produits raffinés (farine blanche, pain blanc, riz blanc…) que j’ai fait progressivement fait disparaître de mes habitudes et placards. Je me suis donc mise à cuisiner plus pour préparer les produits que je n’achetais plus tous faits et puisqu’il m’appartenait à présent de décider de chaque ingrédients qu’ils contenaient, j’en ai profité pour réduire lentement jusqu’à me passer complètement du gluten et des produits laitiers que ma peau tolère mal (et ce point m’est entièrement personnel, il très probable que ce ne soit absolument pas votre cas). 

Tous ces changements se sont faits très lentement ce qui m’a permis de m’y habituer, d’éviter les frustrations et de les rendre progressivement naturels et routiniers. En matière d’hygiène de vie je crois que c’est un point très important à garder précieusement lorsque l’on veut entreprendre des changements : les ajustements doivent passer par cette lenteur pour s’inscrire sur le long terme et ne pas entraîner de « craquages » qui ruinent en un instant des jours, des semaines ou des mois d’efforts souvent douloureux lorsqu’on se les est brutalement imposés et font naître ainsi un sentiment d’échec là où craquer est pourtant inéluctable avec ce genre de méthode. Et puis surtout : écoutez-vous, ce qui a marché pour moi ne sera pas forcément votre parfaite solution mais en avançant lentement vous aurez toute la latitude pour faire au fur et à mesure de micro-ajustements à tester, écarter ou adopter. 

en quelques points clés 

  • Je préfère désormais les céréales, farines et pains complets à leurs équivalents raffinés – pain, pâtes, riz blancs
  • Au maximum j’essaie d’éviter les produits industriels et pour éviter les tentations, je n’en achète plus aucun pour chez moi. J’ai remplacé les biscuits dans mes placards par du chocolat, des fruits secs, des galettes de céréales, des fruits frais et des biscuits préparés par moi-même.
  • J’ai remplacé le sucre blanc par le miel, le sirop d’érable, le sirop de pomme cru, le sirop d’agave pour sucrer desserts, yaourts et préparations
  • J’ai remplacé le lait de vache par le lait d’amande – qui n’en a pas le goût – doux et légèrement sucré pour mes porridges, ma pâte à crêpe et toutes les préparations sucrées nécessitant du lait et par le lait de riz – neutre – pour les préparations salées.
  • J’ai remplacé le beurre par les purées d’oléagineux (purée d’amande, de noix de cajou, de sésame…) dans mes gâteaux salés comme sucrés ainsi que sur mes tartines.
  • Je ne mange plus de yaourts mais craque pour parmesan, mozzarella, féta et glaces de temps en temps.
  • Le nutella a été remplacé par son homologue bio et italien le Nocciolata.
  • Lait et crème de coco ont remplacé la crème liquide et épaisse de mes recettes. Désormais je cuisine mon émincé de viande blanche – poulet ou dinde – au curry avec du lait de coco et c’est délicieux !
  • Je choisis mes farines complètes sans gluten avec parmi mes préférées la farine de maïs complète, celle de riz complet et celle de pois chiche ! (et il y en a encore beaucoup d’autres !)

* Si le sujet vous intéresse vous pouvez retrouver par ici mon article dédié Réduire sa consommation de gluten et autres douces résolutions ainsi que mes recettes sans gluten. *

douceur

7. Des mots encore

Si cet article vous a plu vous pourriez être intéressés par la lecture de ceux-ci aussi : Sans maquillage – Sourire à ce moi qu’on malmène – Bilan d’été – Une douce bienveillance envers soi-même au quotidien 

*

Si cette bataille est la vôtre ces temps-ci, je vous souhaite beaucoup de douceur, de patience et de bienveillance de vous à vous 

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Et l’importance de faire de la place pour ce que l’on aime


Et l'importance de faire de la place pour ce que l'on aime - Slow life - happiness - Miss Blemish

Août, je t’écris pour la première des nouvelles fois un jour de pluie sur une trame blanche émaillée de gris. Les mots dansent la course folle, la lumière court sur l’axe le long des courtes heures et des minutes dorées bientôt précieuses et je cours tantôt avec eux, tantôt après eux. Je parle du commencement, du recommencement, du rien dont émerge un Tout et à ce moment-là rêve cache des mots qui gagneraient d’harmonie sur le papier le pouvoir de résonner par delà mes frontières limitées. Et je me souviens de la douceur qu’il y a à commencer à rêver. Du vertige tout au bord déjà loin lorsque ça y est, j’ai sauté.

Ces jours derniers comme à chaque fois qu’à ma porte vient toquer janvier, je me frotte au creux dans lequel viennent s’abîmer des pourquoi et des comment murmurant des peut-être. Des qui reprennent ce que j’ai entendu bien des fois, des qui disent « peut être devrais-tu arrêter tout ça… ». Et il est tentant – un court instant – de croire les yeux fermés à la facilité d’abandonner ce qui n’a d’évidence qu’au creux pour ce qu’ouvertement je me suis choisi pour destinée. De dire « je ne fais plus que ça » en croisant dans mon dos les doigts au moment de jurer – la tête hochée – que « certainement ça suffira ». Derrière le mot rêve aux mots sont venus peu à peu s’accoler la douceur de ce genre de lumière qui vient sublimer un cliché, empruntée, des mots techniques à l’existence apprise après en avoir inventé seule des versions imparfaites et boîtillantes, accompagner, aimer, inventer, apprendre et puis l’envie dénudée de simplement pouvoir continuer.

Et l'importance de faire de la place pour ce que l'on aime - Slow life - happiness - Miss Blemish

Je m’interroge et pourtant au creux je sais face à mes doutes et face aux leurs qui viennent se coller à moi glacés la place de cet ici aussi nécessaire que ce là-bas qui se construit lui aussi – paradoxalement et contre l’apparente évidence – ici en grande partie. Les contours de mes demains qui – de chaque expérience partagée, de chaque mot et de chaque photo posés, de chaque échange par-delà le prisme où ne m’est encore accessible que mon propre reflet – trouvent à s’éclaircir et s’affiner pour me guider pas à pas vers cet instant où ces parties de moi partagées ne seront plus seules mains tendues vers vos mots en écho, offertes à qui pourra y trouver de quoi se nourrir, sourire et s’inspirer, mais où il y aura aussi et en plus de tout ça des visages – vos visages ? – et nos conversations moins générales et plus centrées, enfin de vive voix.

J’ai enfin compris – je crois – le temps qu’il faut savoir laisser au Sens pour se trouver au milieu de nos intuitions qui nous poussent en grand écart à bouleverser nos quotidiens, le mirage qu’est la facilité promise à suivre les yeux fermés ce que l’on s’est choisi pour soi il y a bien souvent des années et la nécessité de suivre cette intuition au moment de faire de la place – à son échelle et avec patience, sans rien brusquer, sans tout « plaquer » – à ce qui nous donne l’impression de reprendre d’amour et d’évidence notre respiration dans nos grands tourbillons. Mais surtout et aussi que s’il est souvent des opposés entre ce que l’on fait et ce que l’on va commencer – envers et contre notre propre scepticisme au coude à coude avec espoir et enthousiasme – il n’est pas rare que le Sens faisant chemin, nos opposés viennent à se retrouver, tous les ponts et les connections entre eux tissées de longue haleine et sans y penser enfin à nos yeux dévoilés. Parce que ce que l’on aime, ce que l’on a tout au creux de soi a souvent bien plus de raison d’être et de raisonnable que ce que l’on pourrait en croire au premier regard.

Et l'importance de faire de la place pour ce que l'on aime - Slow life - happiness - Miss Blemish

« Maybe it [love] means something more, something we can’t yet understand Peut-être que l’amour a une toute autre signification, quelque chose que nous ne comprenons pas encore » Dr Brand in Interstellar

Et vous, vous y arrivez à faire de ce que vous aimez des priorités ?

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Une douce bienveillance envers soi-même, au quotidien


Une douce bienveillance envers soi-même, au quotidien - Lifestyle - Miss Blemish

Avec janvier qui charrie bilans et questionnements, cet article où je vous parle de bienveillance et de tout ce que j’en ai appris depuis un an – et bien avant – ne pouvait pas trouver meilleur moment pour être – enfin ! – terminé et partagé. Parce que j’espère qu’il pourra vous apporter un peu de douceur, des pistes à creuser, des astuces à adopter et à vous approprier mais aussi parce que maintenant tout précisément – à l’heure des remises en question, des doutes et des comparaisons trop facilement posées de moi à ceux qui font mieux et plus et en moins de temps, et des jugements qui accolent au « moi » des « pas assez » – il contient sans en avoir l’air beaucoup des réponses que je me remets à chercher. 

Une douce bienveillance envers soi-même au quotidien

  • Se parler avec gentillesse

Les américains parlent de « Self talk » pour parler de la manière dont on s’adresse à soi-même dans nos pensées et ainsi de « negative » et de « positive » self-talk. C’est le tout premier outil dont je me suis servie cette année : me parler avec gentillesse – et un peu plus d’indulgence, me reprendre lorsque ça n’était pas le cas – et d’y prêter attention j’ai pu remarquer que c’était bien souvent non justifié – et utiliser ce « self talk » de manière constructive et positive pour cultiver cette bienveillance souhaitée. Ainsi chaque soir et à chaque fois que j’y pense – dans la rue, au travail, dans le métro, au supermarché, en courant, au restaurant – je me souris, scandant en silence une toute petite phrase contrant un « défaut », celui qui me pèse dans le présent du moment. Peu à peu ces défauts, ces manques et ces faiblesses pointés si durement du doigt ont retrouvé leur juste place et comme bien souvent lorsque l’on respire en grand pour dédramatiser un fait ou une situation qui nous pèse j’ai trouvé ma façon de vivre avec, de les reconnaître comme miens et même de les aimer lorsque je ne pouvais les changer et pu mieux les comprendre pour les changer lorsque c’était possible de le faire.

Je parle un peu plus de cette technique dans mon article Sourire à ce moi qu’on malmène.

  • Redonner aux pensées leur juste place

Cet outil m’a été appris dans le pack Self Esteem de l’application de méditation Headspace – qui a marqué pour moi un énorme pas en avant durant l’été. Dans ce pack, Andy nous invite au cours des sessions de méditation à prendre conscience de nos pensées et d’à chaque fois les étiqueter « pensées ». Ainsi il veut nous faire prendre un pas de recul par rapport à elles qui, alimentant toute la journée notre dialogue intérieur, sont un prisme à travers lequel nous voyons et interprétons la réalité. Bien plus encore il veut ainsi nous faire voir par l’expérience que nous ne sommes pas nos pensées ni nos pensées la réalité ou des faits, juste des pensées, passagères et transitoires. Et si cet exercice vaut pour les séances de méditation à proprement parlé, il nous invite à faire de même dans notre quotidien, à nous reprendre et à murmurer « ce n’est qu’une pensée ». Cette technique marche excellemment bien lorsque l’on a tendance à avoir une basse estime de soi ou à se torturer sur certains sujets à chaque fois que le quotidien nous y confronte. Et c’est une douce habitude à avoir au quotidien, pour des tracas plus passagers lorsque l’on prend dix coups d’avance sur la réalité dans nos scénarios catastrophes : ce ne sont là encore que des pensées.

  • Sourire

Sourire rend heureux. Je pense que nous avons tous déjà lu ça quelque part et c’est vrai, sourire envoie un message positif au cerveau et améliore ainsi « artificiellement » l’humeur. Et quand nous sommes heureux nous avons plus facilement tendance à être optimiste envers un peu tout et donc aussi un peu nous. C’est une astuce que j’utilise depuis longtemps lorsque je remarque que mon expression est neutre alors que je passe pourtant une bonne journée ou lorsque je suis un peu moins enjouée pour tout de même passer une bonne journée. Et cette astuce combinée à la toute première – se parler avec gentillesse – cela fait des ravages rayon douceur et bienveillance.

  • De la patience

Je pense que je reviendrai sur ce point dans un futur post plus détaillé car il me tient vraiment à coeur : la patience. La patience envers soi-même au quotidien, dans l’avancement de ce que l’on souhaite accomplir, dans les changements que l’on souhaite mener, dans ce que l’on essaie d’apprendre, de comprendre, de mener à bien. Tout va très vite aujourd’hui et dans cette rapidité gagnée, ce temps libéré il est facile d’oublier la lenteur que prennent les choses à échelle d’Homme. On veut perdre 10 kilos en une semaine, commencer une activité et aussitôt la maîtriser, écrire et d’emblée trouver le ton, la forme et les idées. Pourtant pour qu’un changement prenne corps, pour qu’il se fonde dans nos réalités, pour qu’on l’accepte et qu’il devienne habituel – loin des changements éclairs et drastiques que l’on s’impose un temps jusqu’à craquer et tout laisser tomber, créant un sentiment d’échec et nourrissant notre negative self-talk de nouveaux arguments – il lui faut du temps et des étapes. On ne peut révolutionner sa vie, sa façon d’être, son caractère, sa manière de manger, ses pratiques sportives en un instant. On incorpore un élément supplémentaire compatible avec notre rythme actuel, on s’y habitue, on le modifie si nécessaire, on le teste petit à petit pour ne pas ni se frustrer ni se forcer brusquement puis on se donne le droit de le garder pour de bon s’il nous convient pour passer à l’ajustement suivant ou d’en essayer un autre si le test n’a pas été concluant. Cette année j’ai commencé le Yoga, c’est quelque chose qui me tenait à coeur depuis longtemps d’essayer et dès la première séance j’ai beaucoup aimé. Mais aussi, dès la première séance j’ai pris place dans la salle consciente que tout ne serait pas parfait et qu’il faudrait du temps à mon corps pour progressivement s’assouplir et trouver sa juste place dans certaines poses qui me sont difficiles à réaliser. S’accorder du temps pour essayer, se tromper, recommencer est je crois l’une des manières de se montrer les plus bienveillants envers soi tout en se donnant toutes les chances d’arriver à mener à bien ce que l’on s’est fixé.

J’ai notamment utilisé ce procédé pour petit à petit réduire ma consommation de produits industriels, raffinés, laitiers et de gluten cette année, changement que j’avais tenté à de nombreuses reprises d’introduire sans succès – car trop brusquement – et qui est maintenant devenu complètement naturel depuis plus de 9 mois maintenant.

  • La position du corps 

La manière dont on se tient a une grande influence sur la manière dont on se sent. Je me sens mieux lorsque mon dos est droit que lorsque je suis voûtée les épaules rentrées en dedans en position de repli. On ne s’en rend souvent pas compte de ce dos qui s’arrondit au fil de la journée, devant son bureau, son ordinateur, à son volant ou dans les transports en commun. Il suffit de le remarquer pour le corriger et instantanément se sentir un peu plus « là ». 

  • Les bonnes chaussures

Je me sens mieux lorsque je porte certaines chaussures, je marche et je me tiens différemment. C’est quelque chose que j’ai remarqué en portant des talons et depuis j’essaye de porter des chaussures qui me permettent de prendre facilement une démarche et une posture dans laquelle je me sens à l’aise et stable. 

Pour se reconnecter au corps et au moi. Pour les endorphines et pour la satisfaction et la fierté d’y être allé. Pour le plaisir après une séance de l’avoir accomplie jusqu’au bout, d’y avoir appris certaines choses, d’avoir réussi à en améliorer d’autres. Si la méditation et le Yoga sont un rendez-vous privilégié avec soi, je crois que toutes les formes de sport en sont une opportunité pour faire partie des rares activités où l’on ne fait « que ça » et nous permettent un temps qui nous est entièrement dédié. Cela permet je crois d’apprendre à mieux se connaître, ses limites et son fonctionnement, sa manière de gérer les difficultés. Marche ou course à pied, vélo, yoga, natation, trouvez le sport qui vous convient, qui vous plaît, qu’il vous est possible d’intégrer dans votre quotidien avec lenteur et bienveillance.

*

Et vous, la bienveillance fait-elle partie de votre bucket-list 2016 ? De douces astuces et autres outils qui vous ont aidé à la cultiver ?

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