PRENDRE SOIN DE SOI

Les bienfaits d’un hammam pour la peau à la maison


Beauté - hammam pour le visage maison 1

C’est un vendredi, le ciel est bleu bleu bleu, il fait beau beau beau mais aussi froid froid froid, on vient d’arriver en Normandie. On est assis dans la véranda et on tartine déjà nos respectivement deuxième et troisième tartines de Nutella – c’était avant l’arrivée triomphante du Nocciolata – dans de la brioche de boulangerie – ce qui résume à merveille je trouve, la magie des retours à la maison, la brioche vient de la boulangerie – en racontant les péripéties de la semaine. Je ne sais plus très bien comment – hormis que l’on avait déjà les deux pieds pris dans l’euphorie du vendredis – celle qui donne au week-end des airs d’éternité – pendant que l’on était en plein brain-storming sur ce que l’on ferait de ces deux jours devant nous, l’amoureux lance un « piscine » et sa maman un « ah mais vous pourriez aller au petit spa de la ville d’à côté, c’est sympa, pas trop grand et ils font des entrées à la journée ». Et il se trouve que c’était exactement ce dont on avait envie, s’offrir une petite folie.

Nous voilà donc samedi matin, un short de bain et un une pièce rouge rouge rouge sous pulls et manteaux, poussant les portes à battants blancs du petit-spa-de-la-ville-d’à-côté en se demandant encore bien comment se résoudre à se mettre par ce froid en maillot de bain. Un grand souffle d’air chaud et humide plein de chlore et de sel est venu muettement répondre à cette question et déjà nous nous retrouvions nus pieds, en maillot, nos serviettes dans nos mains et un peu empruntés, comme si l’hiver nous avait volé la bonne manière de faire. Après l’eau tiède des douches qui imbibe mollement le tissu des maillots rangés depuis trop longtemps, on est allés sur la pointe des pieds se réfugier dans l’enceinte saturée de vapeur et d’huiles essentielles – énergisantes annonçait la pancarte à l’entrée – du hammam. Et là, ça a été un peu la catastrophe. J’en suis ressortie le visage rouge écrevisse, pas du tout mais alors pas du tout mise à mon avantage. Je suis passée sous l’eau froide – le fameux rituel qui semble horrible et qui pourtant après un quart d’heure dans une étuve fait un bien fou – et ai tenté de profiter du reste de notre longue matinée sans trop penser à l’état de ma peau. C’est quelques heures plus tard que c’est devenu intéressant. Ma peau redevenue « normale » – et non pivoine – était plus nette, plus claire et plus douce qu’à son habitude et mes menues rougeurs quotidiennes envolées. De fait, les minuscules marques qu’il me reste de mes anciens problèmes de peau s’en voyaient considérablement estompées. Je n’ai jamais eu une aussi belle peau que ces cinq jours qui ont suivi. Du coup, j’ai décidé d’essayer de reproduire cet effet sur mon visage à la maison et… ça marche ! 

La marche à suivre ultra simple (et que vous avez probablement déjà fait une fois dans votre vie)

Vos huiles essentielles/votre mélange tout fait/une infusion au thym/des herbes de Provence (au choix), de l’eau bouillante, une large serviette pour recouvrir votre tête au dessus du bol et ainsi garder le maximum de vapeur – c’est tout ce dont vous avez besoin !

Installez-vous au calme, prévenez les gens autour de vous (s’il y en a) de ce que vous faites – histoire que l’on ne vous bouscule pas – et positionnez votre tête au dessus du bol, suffisamment haut pour ne pas vous brûler – encore une fois le but n’est pas de se blesser.

J’utilise pour ma part un mélange tout fait pour inhalations qui contient de l’huile essentielle d’eucalyptus et de niaouili – réputée pour ses vertus anti-bactériennes – parce que je n’ai absolument aucune connaissance en matière d’huiles essentielles et que ce ne sont pas des choses à manier sans précaution – et que je préférerais si possible ne pas m’intoxiquer – le but étant quand même de prendre soin de moi.

Une fois toute la vapeur épuisée et l’eau tiède, comme au hammam, direction la salle de bain et le robinet sur la position froide, rincez abondamment votre visage. C’est ce qui permet de rincer l’eau issue de votre transpiration, de laver ainsi les impuretés et de resserrer les pores. Lavez votre visage avec votre savon habituel puis appliquez votre crème de jour/nuit. Et c’est tout ! 

N.B 1 : Pour que cela dure un peu plus longtemps, lorsqu’il n’y a pratiquement plus de vapeur, vous pouvez souffler légèrement sur la surface ce qui va prolonger un peu l’effet vapeur.

N.B 2 : comme dans ma petite expérience hammam, vous serez probablement un peu rouge dans les deux heures qui suivent mais après votre peau s’en verra vraiment éclaircie avec une tendance à rougir nettement diminuée et donc si comme moi vous souffrez de petites marques elles s’en verront significativement estompées.

Quand ça ? 

Après la douche et m’être lavé les cheveux, juste avant de les sécher.

Après le sport (mais pas à chaque fois hein)

Combien de fois par semaine ?

Je le fais au moins une fois, le plus souvent deux.

Beauté - hammam pour le visage maison 2

 

Et toi, c’est quoi LE geste beauté qui te fait du bien en ce moment ?

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Sourire à ce moi qu’on malmène


Mieux consommer la mode et oser la couleur - consommation durable - Miss Blemish

Minuit. Je suis assise entre les draps, les yeux fermés, le dos bien droit – inspiration, expiration, inspiration, expiration – je souris alors que mon corps tout entier commence à se relâcher. Désormais attentive, le silence respecté soudain se met à bruisser des bruits noyés habituellement dans le mouvement. La rumeur de la rue étouffée par volets, vitres et rideaux, le bruit de l’eau dans les canalisations un robinet ouvert dans l’appartement voisin, le murmure régulier du réveil posé sur le meuble à côté, l’ascenseur qui danse et redescend au rez-de-chaussée. 

Il y a les séances guidées, celles qui apprennent à mieux écouter – m’écouter – et puis il y a celles-là, en roue libre, où je ne suis plus qu’avec moi. Quelques minutes de gentillesse tournée vers soi. Je (me) souris, cette idée merveilleuse volée à l’un de mes films préféré – Mange, Prie, Aime – dans un grand processus de réconciliation avec moi-même. Une réconciliation avec tous ces petits défauts que je juge sévèrement dans une guerre contre moi-même injuste, inutile et sans mercie. Chaque soir et à chaque fois que j’y pense – dans la rue, au travail, dans le métro, au supermarché, en courant, au restaurant – je me souris, scandant en silence une toute petite phrase contrant un défaut, celui qui me pèse dans le présent du moment. Si je me sens fragile, je me répète que je suis forte, si je doute, je murmure que je vais y arriver, si mon apparence me fait souffrir, je souris que si si, je suis jolie. J’apprends ainsi à me regarder comme le font ceux qui m’aiment, petit à petit. 

Cela fait maintenant longtemps que je fais partie des convaincus de l’impact de notre manière de penser sur notre bien être, notre façon de nous voir, de nous vivre et donc d’agir. Et je pense que c’est la leçon majeure que la pratique de la méditation m’a apprise : toutes ces pensées qui transitent, ces angoisses, ces anticipations, cette incursion du jugement contre soi et contre les autres ne sont pas des vérités. Mais pourtant, à force de les entendre à longueur de journée, elles finissent par nous faire souffrir et devenir des réalités car convaincus que oui je ne suis pas assez ceci et il va se passer ça et oh lalala ça ne va pas aller du tout du tout, nous modifions notre manière de nous comporter. On commence à avoir peur de montrer ce moi si faible, si insuffisant aux autres, peur d’être jugés, peur qu’ils voient « la réalité ». Avoir une mauvaise estime de soi dresse des barrières et nous empêche d’avancer. On dépasse le doute légitime, celui qui permet de se remettre en question, de progresser, celui qui ne touche qu’une toute petite partie de notre moi, c’est le « nous » dans son entièreté dont on se met à douter. Alors puisque cela marche dans un sens – Je me dis que je suis nulle > je me sens et me vis nulle – pourquoi ne pas retourner le mécanisme à notre avantage et utiliser l’auto-persuasion ? 

Cette astuce des phrases que l’on se répète jusqu’à les croire et les rendre réalité je l’utilisais déjà lorsque je préparais des concours, lorsqu’en plus de travailler d’arrache-pied il était vital que je crois dur comme fer en ma capacité de franchir victorieuse la ligne d’arrivée. Aujourd’hui, j’ai refait de cet outil un petit exercice au quotidien, lorsque j’y pense, lorsque le calme revient d’aller contre cette petite voix qui s’horrifie du fantôme d’une réalité d’autrefois, cette petite voix qui amplifie jusqu’à nier la réalité qui n’est jamais si sombre que ce qu’elle veut nous faire voir. Une petite phrase scandée pour réapprendre à se regarder avec bienveillance, justesse et gentillesse. Une petite phrase pour se reconnecter à sa réalité, l’apprécier à sa juste valeur plutôt que de toujours mettre en exergue sa part de noirceur. Une petite phrase pour rééduquer son regard et se convaincre, se persuader, que c’est elle qui nous dit la vérité. Une petite phrase pour répondre à ce penchant de toujours nous critiquer intérieurement, cet auto-sabotage devenu réflexe, anodin alors qu’il entérine pourtant nos complexes, nos douleurs, ces menues blessures d’un moi peu sûr de soi qui nous font tant souffrir au quotidien.

Et vous, avez-vous fait la paix avec vous ?

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Bien manger pour un cerveau au top de ses performances


Bien manger pour un cerveau au top de ses performances - Alimentation - Healthy Life - Miss Blemish

Crédit Photo : Unsplash

« Le cerveau est loin d’être indifférent à ce qui se trouve dans notre assiette » a conclu le Dr. Huberfeld après deux heures de cours traitant de l’influence de l’alimentation sur le fonctionnement cérébral. Sachant que le cerveau qui ne pèse que 2% du poids total du corps représente pourtant 20% de l’énergie consommée par l’organisme, il n’est pas étonnant que chercheurs et médecins se soient intéressés à la relation liant aliments et cerveau.

L’idée de cet article est venue de mon amie S. qui en sortant du cours m’a fait la réflexion que tout le monde devrait avoir accès à ce genre d’enseignement car ce sont des choses très simples à mettre en pratique mais que l’on ne peut hélas pas inventer si on n’en a jamais entendu parler. En effet, si chaque année tous les magazines nous expliquent comment perdre nos kilos superflus à coup de régimes venant à bout de notre motivation en quelques jours, personne ne vient nous expliquer qu’en enrichissant notre alimentation de tel ou tel fruit/féculent/céréale/viande nous aiderons nos neurones à mieux fonctionner. Or il y a certainement là de quoi trouver une motivation suffisante à manger mieux et ce pour longtemps.

Cette approche de la nutrition est intéressante en ce qu’elle permet de ne pas négliger les besoins physiologiques de notre organisme qui se retrouve trop souvent laissé pour compte dans des régimes qui déséquilibrent la balance des apports journaliers à dessein de perdre toujours plus en un minimum de temps. Elle peut également être une corde de plus à notre arc notamment dans les périodes où nous en demandons beaucoup à notre cerveau (les révisions, les examens…).

Je ne vais pas retranscrire ici les mécanismes impliqués, les cibles particulières et les effets de chaque aliment précisément (quelle vitamine, quel bénéfice…), j’en serais bien incapable et ce n’est pas la vocation de mon blog de partager un contenu scientifique documenté. Les curieux trouveront des articles bien mieux écrits et plus rigoureusement détaillés que je ne pourrais jamais le faire sur internet ou dans les magazines scientifiques qui proposent un contenu bien souvent passionnant. Mon but ici est de partager le plus clairement et le plus simplement possible quelques conseils glanés durant ce cours ainsi qu’une liste des aliments « amis » du cerveau … Ainsi, la prochaine fois que vous irez au supermarché, peut-être au détour d’un rayon vous direz-vous en voyant tel ou tel produit : « tiens, je vais en prendre et essayer, il paraît que c’est bon à la santé »… Et contrairement à ce vous croyez « bon à la santé » ne rime pas toujours avec plat, fade et ennuyeux. Après tout, dans « Bon à la santé », il y a « Bon » aussi.

1.      La liste des aliments amis

Cacao, chocolat noir (vous voyez, ça commence bien)

Kiwi, baies (fraises, framboises, mûres, myrtilles…), agrumes (jus d’orange…), raisin

Thé vert, vin (surtout rouge)(en quantités raisonnables bien sûr), lait, lait de soja

Amandes, « graines » (tournesol, lin, chia…), noix du brésil, noisettes, noix, cacahuètes, céréales

Légumes en général, Lentilles, haricots secs, courge, champignons, asperges, avocat, olives, laitue, haricots, épinards, huiles végétales (olive, colza, lin, noisette, noix…)

Huîtres, krill, poissons sauvages +++ (les poissons d’élevage auraient une moins grande qualité nutritionnelle), poissons gras (saumon…), foie de poisson

Volaille (foie +++, poulet, dinde), jaune d’œuf, veau, viande rouge, foie (volaille dont dinde, veau, bœuf, agneau)

Poivre noir, curcuma (présent également dans le « curry » qui est en fait un mélange d’épices), levure

2.      La liste des aliments ennemis

LE FAST-FOOD et les graisses saturées, source de beaucoup de calories et mais surtout de « mauvaises » calories, tuent notamment les connexions neuronales. De plus il a été prouvé qu’un apport calorique trop important diminue l’espérance de vie…

3.      Ce qu’on vous a toujours dit sur le sport… est VRAI.

Le sport est « bon à la santé » et au-delà de ses nombreuses vertus pour le reste de l’organisme, il participe lui aussi à améliorer le fonctionnement du cerveau.

 

« Donc si vous mangez ce midi au McDo, allez le chercher en courant »

 

D’après le cours du Docteur Huberfeld, Faculté de Médecine Paris VI – Pierre et Marie Curie 

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