PRENDRE SOIN DE SOI

Mieux manger au quotidien : le Batch cooking


Mieux manger au quotidien : le Batch cooking - Cuisine saine - Lifestyle - Miss Blemish

Manger moins de produits raffinés, je crois que tout a vraiment commencé de cette envie-là pour un manger mieux au quotidien. Car si j’ai découvert le « batch cooking » il y a bientôt deux ans, ce n’est vraiment qu’à partir du printemps de l’an dernier que j’en ai jeté les aujourd’hui solides fondations faisant que depuis septembre 2015 je prépare chaque week-end tous mes repas pour la semaine à venir en une seule séance de cuisine. Derrière cette envie-là se cachait non loin la fin prochaine de mon traitement par roaccutane et la certitude qu’il faudrait en passer par l’assiette pour ma peau comme pour mon estomac – lassé des propositions restreintes des boulangeries et Monoprix à proximité de mon lieu de travail – pour garder les bénéfices durement acquis durant ces mois (je parle un peu plus du lien entre produits raffinés, index glycémique, pics de glycémie et acné par ici). Pouvoir manger selon les principes qui me sont chers, « mettre les pieds sous la table » à chaque repas, ne plus céder si facilement aux sirènes des plats rapides parce que la fatigue, parce que le manque de temps, explorer de nouveaux horizons en cuisine en ayant le temps une fois par semaine de le faire, varier mes repas – alors même que 3-4 plats font tous les repas de 5 jours ! – adopter cette technique a été une petite révolution dans mon organisation qui a considérablement allégé mon quotidien. Dans cet article j’aborde donc les points-clés qui m’aident à mettre en place chaque semaine ce nouveau rituel et à le rendre le plus bénéfique et efficace possible.

Pourquoi adopter le batch cooking ?

Gagner du temps

Avec l’habitude, je mets désormais entre 2 et 3 heures pour préparer tous mes repas de la semaine. Et cela s’explique facilement puisque je prépare un grand nombre de plats en parallèle plutôt qu’au fur et à mesure comme c’est le cas lorsque l’on prépare ses repas au jour le jour : les légumes de ma soupe cuisent pendant que mon poulet dore au four et que j’émince les légumes d’une ratatouille… Avec le temps, ma stratégie devient de plus en plus fine et efficace pour que chaque plat trouve la meilleure place dans le procédé et que tout s’enchaîne sans temps mort ni perdu.

Faciliter son quotidien

Mes repas pour la semaine planifiés et préparés je sais que je n’ai plus rien à prévoir sur ce versant-là au quotidien.  Quelque soit la durée de ma pause déjeuner, l’heure à laquelle ma journée se termine ou les impératifs prévus comme imprévus venant s’ajouter à mon programme : tout est prêt.

Manger des plats faits maison demandant un peu de préparation tous les jours

Le batch cooking m’a permis de considérablement améliorer la variété et la qualité de mes repas – alors me que je mange souvent la même chose 5 jours de suite ! – car j’ai désormais le temps de cuisiner des plats qui demandent un peu de préparation et de cuisson : des plats mijotés, des salades complètes avec milles-et-uns ingrédients, des gratins, des viandes autrement que grillées… Mais surtout je mange plus sainement. À la fin d’une journée un peu longue, un peu compliquée il m’arrivait souvent de me rabattre sur des plats préparés, du fast-food et autres solutions rapides. Aujourd’hui je mange selon les principes qui me sont chers et je me régale que la journée ait été dure ou pas ! Et quand j’ai envie d’un McDo, je le mange sourire aux lèvres et seulement parce que j’en ai envie, pas la culpabilité au ventre de n’avoir pas eu le courage – encore… – de cuisiner ce soir-là.

Ne plus faire les courses qu’une seule fois par semaine et faire des économies

Je fais mes courses en fin de semaine et prévois ainsi tout ce dont j’ai besoin en une fois. Les excursions itératives au supermarché sont ainsi devenues bien plus rares ce qui représente non seulement une économie de temps mais aussi d’argent tout en diminuant le gaspillage de nourriture. Réfléchir mes plats en amont et faire une vraie liste de courses m’évite de craquer sur des produits dont je n’ai en réalité pas besoin – j’en reparle dans la section « Conseils » – et cuisiner limite ma consommation de produits industriels notamment sucrés.

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Prévoir mes repas : Schéma de base

Petit déjeuner

Je cuisine rarement pour ce repas-là. Je me contente de compléter les stocks de ce que l’amoureux et moi préférons manger le matin et faire en sorte de toujours avoir du jus d’orange frais à disposition. Les semaines de fête j’aime préparer des gaufres ou des crêpes pour nos matins mais ce n’est pas la règle, loin de là !

Repas du soir – Soupes, salades composées, quiches et tartes salées

Depuis toujours j’essaie de manger plus léger au repas du soir qu’aux autres repas de la journée. J’alterne donc au fil des saisons soupes l’hiver et salades composées l’été. Si je ne prépare jamais mes salades composées d’été – composées majoritairement de crudités – pour plus de deux jours pour plus de fraîcheur et profiter au maximum du goût et des nutriments de chaque ingrédient, les salades composées riches en légumineuses et céréales qui n’ont pas de problèmes de conservation, les soupes et les tartes salées se prêtent extrêmement bien à l’exercice. Ces plats ont l’avantage d’être très rapides à préparer – contrairement à ceux que je choisis pour nos midis – savoureux et déclinables à l’infini et sont donc l’une des pierre angulaire de cette organisation. Je fais en sorte d’avoir toujours de la salade verte lavée et prête à être assaisonnée pour les accompagner et le tour est joué !

Idées recettes : Ma pâte à tarte salée sans glutensoupes, salades composées, recettes « cuisine étudiante »

Repas du midi – Base : viande/poisson/céréale au choix –  féculent – légume

Pour nos repas du midi, je me fais plaisir en préparant chaque semaine des plats complets demandant un peu plus de préparation que ce qu’il est possible de se permettre lorsque l’on cuisine au jour le jour selon la base : protéines (viande/poisson ou céréale/légumineuse/fruit sec)  – féculent – légumes. J’aime faire mariner viandes et légumes dès la veille avant de les faire cuire, laisser mijoter une sauce toute la matinée ou cuire mes gratins en deux temps pour qu’ils soient moelleux et sans eau au fond (ma hantise !). Comme ces préparations s’intègrent dans celle des autres plats il n’y a pas de temps mort et elles disposent du temps nécessaire pour cuire à leur rythme et sans râté – vu que je suis sur place pour surveiller la cuisson. Si mon week-end est particulièrement chargé, je me rabats sur des préparations plus rapides mais tout aussi complètes comme cette moussaka au boeuf ou ce chili con carne tout doux.

Idées recettes : Mes plats complets 

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Mes alliés

Les plats complets gratinés

Ce sont mes préférés – avec en première place ma parmigiana d’aubergines que j’accompagne de riz complet et d’une salade verte – ils sont simples, rapides et savoureux. À ce chapitre on peut trouver les tians (gratin méditerranéen dans lequel on fait alterner des couches de très fines tranches de pomme de terre, courgette, aubergines et sauce tomate au basilic pour terminer par de la mozzarella), moussaka, hachis parmentier et gratins de poisson (classique ou saumon + poireaux + pommes de terre écrasées) mais aussi gratins de légumes pour accompagner viandes ou légumineuses.

Les prêts-à-manger : fruits secs et fruits frais, compotes, yaourts, galettes de céréales soufflées…

Je renouvelle chaque semaine leur stock pour donner des couleurs à nos petits déjeuners et desserts (le tout simple mais délicieux crème de marron + chantilly ne demande aucune préparation mais fait beaucoup d’heureux). J’évite biscuits industriels et autres tentations : ce qui n’est pas dans les placards a moins de chances d’être grignoté !

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Et le week-end alors ?

Nos repas du week-end ne sont pas inclus dans mes séances de batch cooking. Le week-end nous terminons les derniers restes s’il y en a et préparons à mesure d’autant plus que les week-end sont plus propices aux sorties à l’improviste, verres partagés entre amis et autres repas improvisés. Comme je fais généralement mes courses le vendredi, cela ne pose jamais problème, je prévois pléthore de crudités, pâtes sans gluten et autres petites choses rapides à préparer qui peuvent se prêter à toute occasion.

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Quelques conseils

Avant : Réfléchir ses plats en amont et faire une liste de courses complète et détaillée

Ce n’est pas forcément le plus évident les premières semaines d’écrire une liste de courses sans rien omettre et prévoyant des quantités justes. Pour vous y retrouver je vous conseille de la construire autour des réponses à ces deux questions : combien de repas sont à préparer cette semaine et pour combien de personnes à chaque fois ? Cela vous permettra d’ajuster vos quantités et d’inclure sorties, repas et déjeuners pris à l’extérieur dans vos calculs. Réfléchir ses plats et sa liste de course en amont évite de perdre du temps en faisant ses courses, d’acheter des produits dont on n’a pas besoin et surtout d’oublier ceux essentiels à la réalisation d’une des recettes choisies !

Pendant : l’hygiène

C’est un point essentiel lorsque l’on cuisine en général et tout particulièrement lorsque l’on veut conserver plusieurs jours ses plats. Je ne suis pas experte en la matière et n’ai jamais étudié jusqu’à présent les règles à l’oeuvre dans la préparation de repas en communauté (type restauration) mais je respecte ces quelques règles repères :

  • Se laver les mains minutieusement au savon et à l’eau entre chaque type de préparation et chaque fois qu’elles ont été en contact avec des objets potentiellement souillés (la poubelle par exemple).
  • Conserver mes plats dans des contenairs hermétiques pour les préparations les plus sensibles (soupes, viandes, salades de crudités) et protéger les moins sensibles par film plastique ou alluminium.
  • Renettoyer les contenairs et plats qui vont conserver les aliments préparés avant de les remplir et les sécher avec un torchon propre.
  • Nettoyer correctement mon plan de travail et mes planches à découper – avant, entre chaque préparation différente et après.
  • Désinfecter mon lavabo à l’eau de javel une fois ma vaisselle et toute mes préparations terminées et rincer immédiatement après pour éviter la contamination de vaisselle ou des accidents avec des personnes qui ne seraient pas averties que de la javel a été utilisée dans l’évier. Les éviers de cuisine sont l’un des lieux les plus sales de la maison c’est pourquoi je fais attention à le nettoyer plusieurs fois par semaine en prenant toujours la précaution de laver et rincer abondament dans le même temps. 

Après

  • Laisser refroidir son four à l’air libre – Après avoir terminé d’utiliser votre four, ouvrez-le en grand : cela évite que de la condensation se forme et se vide sur le sol de la cuisine ou dans les tiroirs situés  en dessous du four.
  • Faire la vaisselle au fur et à mesure – lorsque l’on prépare autant de plats en même temps on peut vite se retrouver débordé de vaisselle et ce alors même que l’on a souvent besoin une, deux voire même trois fois de la même casserole ou du même saladier pendant une session de batch cooking. C’est donc certainement le seul moment de ma semaine où je fais, séche et range la vaisselle au fur et à mesure.
  • Attendre d’avoir fini sa session et quitté la cuisine pour lancer lessives / machines à laver – au lieu de ce fond sonore désagréable, j’alterne playlists Spotify (Cuisiner en musique, My favourite coffee houseAfternoon accoustic, Accoustic spring), vidéos Youtubes et podcasts (ceux de Jen Carrington sont excellents).
  • Utiliser des contenairs types bocaux et tuperwares pour stocker les repas dans le frigo – nos frigos n’ont malheureusement pas une contenance illimitée c’est pourquoi avoir à disposition des contenants malins et moins encombrants est très utile. Si vous n’en avez pas encore, je vous conseille de préférer des contenants en verre. S’ils sont plus lourds, ils se teintent moins que ceux en plastique et sont moins susceptibles de transférer dans vos préparations certains de leurs composants (contrairement au plastique plus que soupçonné d’infuser des perturbateurs endocriniens dans les aliments et liquides qu’il contient).

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Mais alors quid de la conservation ? 

Comme vous l’avez justement soulevé dans les commentaires avec cette organisation mes plats doivent pouvoir se conserver sans problème pendant 5 jours au frigo. Pour mettre toutes les chances de mon côté de ne rencontrer aucun problème de conservation, je m’appuie sur ces quelques règles-repères :

  • Je ne conserve sur une si longue durée que les produits cuits. Les crudités sont conservées soit en l’état prêtes à être consommée brutes et protégées par leur enveloppe naturelle (et le froid du frigo) soit consommées le lendemain si préparées (en salade par exemple). 
  • Je cuis viandes et poissons immédiatement après les avoir achetés : rien ne traîne cru et non préparé dans mon frigo pour éviter au maximum les contaminations. 
  • De la même manière je cuis viandes et poissons suffisamment. Comme je suis friande de plats mijotés cela marche très bien. 
  • J’utilise très peu de produits laitiers. Les produits laitiers sont l’un des aliments les plus fragiles et susceptibles de « tourner » (je ne parle pas là du gruyère râpé ou de la mozzarella qui va griller sur un gratin mais de lait, crème et beurre). Si je fais un plat qui en contient il est préparé/mangé le jour même, conservé au frigo et en quantités telles que rien ne reste. De la même manière je ne cuisine pas de produits laitiers ni d’œufs non cuits (type crème anglaise), autre aliment très sensible. 
  • Je porte une attention très particulière à l’hygiène lorsque je prépare mes repas – voir plus haut « mes conseils » 
  • Je respecte la chaîne du froid : je ne recongèle pas ce qui a déjà été congelé, je garde toutes mes préparations au frais et fait attention à ce que l’extérieur des récipients ne soient pas souillés. 
  • Je protège mes préparations en les conservant dans des récipients hermétiques.
  • Mais je reste toujours vigilente et attentive : l’aspect et le goût d’un plat en disent aussi long qu’une date de péremption. Au moindre goût/aspect suspect je jette. Cela ne m’est encore jamais arrivé dans le cadre du batch cooking et nous n’avons jamais été malades jusque-là mais cela ne m’empêche de rester toujours prudente quant à ce qui se trouve dans mon assiette. Toutes ces précautions n’enlèvent pas la nécessité de faire preuve de bon sens et de ne prendre aucun risque en cas de doute.

*

J’espère que cet article vous a plu et que vous y avez trouvé quelques astuces qui pourront vous être utile pour alléger et régaler votre quotidien côté cuisine ! N’hésitez pas à me poser des questions, je suis sûre d’avoir omis certains points (même après milles relectures, c’est toujours le cas !)

Et vous, adeptes du batch cooking déjà ? Des astuces pour manger mieux au quotidien ?

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La douceur dont ont besoin les changements qui nous tiennent à coeur


nice city guide cimiez - Voyage - Miss Blemish

Le changement, à la manière de la fonte lente du chocolat, naît d’une alchimie aussi fragile qu’espiègle, il se laisse croire facile. C’est le jeu mêlé d’un peu d’eau dans le fond d’une casserole, d’une chaleur faible et diffuse et de l’attention délicate d’une cuillère en bois pour trouver le juste équilibre – liquide et point brûlé – assurance de saveurs préservées. Du changement comme du chocolat fondu il est question de patience, de temps et de bienveillance.

Le temps d’apprendre sur son fil déroulé à rêver grand et entourer de douceur les espérances. À écouter attentif l’impatience qui trépigne, compare, blesse, rechigne et consoler les déceptions orgueilleuses. À  rassurer les peurs et oser nos premiers pas. À revoir l’échelle des étapes à franchir, interroger les gloires promises par nos référentiels, morceler les pas vers l’avant – toujours sur le papier bien trop grands pour se glisser dans nos réalités – en demi, en tiers, en quart et à fêter la plus infime de nos victoires.

Nos heureux changements – les durables, les pour la vie – sont ainsi ceux qui se glissent dans nos draps sans bruit ni pieds glacés. Ceux qui doucement se lovent au creux de la routine, patients et prudents, progressivement et discrètement, jusqu’à se laisser envelopper tous entiers, de la routine brodée tout autour : adoptés. Ceux qui se fondent de nous en nous – apprivoisés – en autant de rencontres qui viennent nourrir et faire grandir, l’une après l’autre, la bienveillance de notre regard de Moi à moi.

Et n’est-ce pas là ce qui fait leur beauté, eux si lents dans le Monde si pressé ?

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Et vous, comment appréhendez-vous les changements qui vous tiennent à coeur ?

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Pendant et après Roaccutane ma routine soin toute en douceur


Pendant et après roaccutane ma routine toute en douceur 11

Il y a d’abord le robinet tourné toutes faces au nord vers le bleu et le froid – cheveux emmêlés dans l’élastique, lunettes posées tout au bord – puis les mains qui viennent se trouver, s’enlacer, se frotter, s’emmêler et le savon-sans-savon qui glisse entre les doigts et sur la peau, yeux fermés, front-nez-cils-joues-menton. Il y a mon visage flou dans le miroir, la serviette éponge, la crème toute douce – une groseille tout au plus – et les mouvements légers, ma peau effleurée. Une valse légère pour accompagner le travail lent de la douceur – à l’intérieur, à l’extérieur – qui s’apprend, progressivement. Une valse légère où se rencontrent petits gestes quotidiens, douces révolutions, mots chuchotés de soi à soi – respire ! – et sourires apprenant peu à peu à se tourner même vers les aspérités.

Mon article sur les produits qui ont accompagné ma première cure de Roaccutane est l’article qui est ici le plus consulté. Depuis novembre 2013 où je l’écrivais, j’ai suivi une deuxième cure – après une rechute de mon acné probablement précipitée par une routine maquillage pour moi trop chargée – une deuxième cure accompagnée d’une nouvelle routine de soins – douce, simple et épurée – l’arrêt du maquillage et de doux ajouts au quotidien. Tout un tas de menus et grands changements qui m’ont aidée pendant mon traitement à en bénéficier pleinement puis, une fois terminé à maintenir ses effets et trouver mon équilibre sans. L’équilibre comme un mouvement permanent qui nous porte, nous berce ou nous remue lorsque – tête en l’air – on vient à oublier le soin dont il a besoin pour se trouver et s’adapter. Cette routine toute douce ainsi que tous ces petits gestes ont participé à créer puis renforcer et renouveler le mien au quotidien depuis un an et quatre petits mois déjà. Je les partage avec vous parce qu’ils ont fait pour moi une énorme différence – à l’intérieur, à l’extérieur – consciente qu’il fluctuera encore – pour s’appauvrir, pour s’enrichir – et que rien n’est figé. J’espère de tout coeur que cet article vous sera utile, j’y ai glissé tout ce qui m’a aidée pour en faire le parfait complément de mon article précédent (vous pouvez y retrouver les explications pratico-pratiques du traitement – avec le plus important l’obligation d’être sous contraception orale efficace pour les femmes) et que vous pourrez y trouver quelques pistes à creuser.

Pendant et après roaccutane ma routine soin toute en douceur 1

–  Pendant et après Roaccutane  –

 

1. Une routine soin toute douce pour ma peau

Ces produits m’accompagnent depuis déjà un an et quatre mois. Simples, doux et formulés en accord avec les peaux qui, si elles sont capricieuses et ont cruellement besoin d’équilibre, ont également besoin de douceur pour le trouver. Une routine épurée – trois produits seulement : un nettoyant doux, une crème hydratante, un topique pour les petites imperfections ponctuelles – qui est venue hydrater ma peau sans la surcharger pendant le traitement et s’en est ainsi fait son parfait complément, puis est venue s’adapter à ses besoins d’après. Une crème légère lorsque dehors il fait très chaud, une crème plus épaisse lorsqu’il fait froid et dans les périodes entre les deux un fin jonglage entre ces deux possibilités en fonction de ce dont ma peau à besoin et que j’ai appris à déchiffrer. Trois produits neutres et doux venant de la marque Avène qui est celle qui me convient le mieux.

Les produits

  • Nettoyage en douceur – Cleanance Hydra d’Avène
  • Hydratation sous traitement et après par temps froids Crème peaux intolérantes d’Avène
  • Hydratation après traitement par temps chaudsHydrance légère d’Avène que j’utilise dans sa version avec filtre solaire SPF 25
  • Sur les petites imperfections, une crème ou un gel antibiotique prescrits par mon dermatologue.

 

2. Petits gestes beauté au quotidien

En observant ma peau au quotidien et à force d’essais plus ou moins concluants, j’ai trouvé petit à petit des petits gestes venus s’intégrer à ma routine pour l’accompagner comme un mini-mode d’emploi :

  • Je fais attention à toujours me nettoyer les mains avant de commencer ma routine
  • J’utilise de l’eau froide pour nettoyer ma peau. L’effet vasoconstricteur du froid (contraction de la paroi des petits vaisseaux cutanés qui en diminue l’apport sanguin) diminue mes rougeurs et éclaircit ainsi mon teint. Cet effet est temporaire et pourtant je trouve qu’il limite beaucoup l’effet « peau rougie » que l’on peut avoir lorsque l’on a une peau acnéïque juste après l’application de sa crème hydratante. 
  •  Je fais preuve d’énormément de douceur envers ma peau et notamment au moment de la sécher après nettoyage. Je viens presser délicatement la serviette sur mon visage sans le frotter pour éviter d’irriter ma peau. De la même manière je ne touche plus ma peau dans la journée ni ne vient percer/gratter/déranger mes petites imperfections (mais je n’ai plus autant de mérite qu’avant sur ce point car je n’en ai plus des « comme ça »).
  •  J’attends avant d’appliquer ma crème que mon visage soit complètement sec et je passe mes mains sur ma peau pour enlever les éventuelles petites poussières de coton laissées par la serviette.
  • Je ne donne à ma peau que la quantité de crème qu’elle peut absorber – ni trop, ni trop peu – et je profite de l’excédent pour hydrater mon cou.
  • Lorsque j’en ressens le besoin, je me prépare un hammam maison du visage, méthode qui est toujours aussi efficace pour éclaircir mon teint, l’unifier et lui rendre son éclat lorsqu’il est un peu terne…
  • Je bois tout au long de la journée eau, eau de coco, thé (en particulier vert et roïbos, mais pensez aussi au thé blanc qui est le plus riche en anti-oxydants !)

Pendant et après roaccutane ma routine soin toute en douceur 5

3. Le No make-up

L’arrêt du maquillage a été la partie la plus difficile de tout le processus et pourtant celle qui s’est faite la base de tout le reste avec :

  • L’arrêt des poussées sous traitement. J’ai arrêté de me maquiller (fond de teint, poudre et correcteur) 1 mois après avoir recommencé Roaccutane – 1er mois qui peut être marqué par une recrudescence de boutons – et du jour au lendemain au moment de cet arrêt je n’ai plus eu d’apparition de boutons rouges, inflammatoires, douloureux et purulents (le « gros » bouton d’acné) dont j’avais un nouvel arrivant par jour jusque-là. A partir de mon arrêt – et ce du jour au lendemain – je n’ai plus vu apparaître que de très petits boutons rouges (1 mm) mais indolores et non purulents – qui ressemblaient plus à ce que l’on peut avoir sur peau irritée – et disparaissaient en l’espace d’une journée. 
  • La qualité de la cicatrisation de ma peau sans aucune commune mesure avec ma 1ère cure. Au fil des mois, ma peau très rouge et réactive au début de mon arrêt du maquillage s’est éclaircie et les marques rouges laissées par mes poussées d’acné se sont progressivement estompées. C’est un processus qui a continué après l’arrêt du traitement puisque le Roaccutane affine la peau ce qui peut avoir pour effet d’accentuer artificiellement les cicatrices « en creux » qui se « comblent » un peu avec l’arrêt et la reprise pour la peau de sa trophicité normale. 
  • Faire la paix. Le maquillage devenu une véritable nécessité – je me maquillais même pour aller faire du sport – son arrêt a été vraiment, vraiment, VRAIMENT difficile. J’ai beaucoup pleuré. Comme je pleurais déjà parfois une fois démaquillée devant mon miroir. J’ai failli abandonner et je peux remercier l’amoureux très fort de m’avoir soutenue comme il l’a fait car cela m’a permis de m’accrocher pendant les premiers mois où si les poussées avaient disparues, ma peau était encore très rouge et réactive, les taches d’hyperpigmentation laissées par les poussées d’acné encore très marquées. Cependant aujourd’hui que tout ce travail a été fait, il n’y a plus de dualité entre un Moi sublimé opposé à celui caché et mal aimé, il n’y a plus que Moi, tout court. Je n’ai plus peur que mon maquillage s’effaçant d’un mauvais geste dans la journée je sois démasquée, je me présente telle que je suis et même au tout début où c’était pourtant si difficile : quelle liberté ! Et puis surtout, grâce à ça, cette deuxième cure a transformé ma peau un pas plus loin que ce qu’avait déjà fait la première, avec l’estompement important de mes taches d’hyperpigmentation qui se poursuit encore aujourd’hui. 

L’arrêt du maquillage ne sera peut-être pas votre solution, acné ou non, car pour qu’il en soit une – sur le plan psychologique déjà – il faut au préalable que votre rapport à lui soit « pathologique » ce qui était mon cas. Ce n’était ni un plaisir, ni un rituel qui me donnait le sentiment de prendre soin de moi mais une nécessité à laquelle je me pliais parce que je me sentais incapable de sortir autrement. Le plus important, c’est de vous sentir bien et si vous maquiller n’a aucun effet néfaste pour vous et vous plaît, par pitié passez votre chemin et continuez ! Si vous avez de l’acné, je crois que c’est une piste qui reste intéressante à creuser, que vous soyez traité(e) par Roaccutane, antibiotiques, topiques ou non. Cependant, il est presque certain que l’effet on-off que cet arrêt a eu pour moi est extrêmement lié au fait que j’étais également sous Roaccutane et accompagnée d’une contraception adaptée. Si ce n’est pas votre cas, les effets bénéfiques prendront certainement plus de temps à apparaître et l’arrêt seul du maquillage peut se révéler insuffisant. N’hésitez pas à vous faire accompagner par un dermatologue – et à en changer si le vôtre ne vous convient pas ou ne vous épaule pas de la manière dont vous en avez besoin.

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4. Des alliés contre la sécheresse cutanée

Le Roaccutane est connu et utilisé pour ses propriétés desséchantes du fait de son action notamment sur les glandes sébacées – glandes qui sécrètent le sébum. Durant le traitement, l’ensemble de la peau – et notamment les lèvres avec l’apparition d’une chéïlite (inflammation des lèvres) véritable témoin de la bonne imprégnation du traitement – voit sa sensibilité exacerbée au froid et petites agressions quotidiennes qui passent en temps normal inaperçu avec une peau normale, mixte ou grasse. Mais avec l’aide de quelques produits doux et adaptés il est facile de gérer ces effets un peu désagréables au quotidien, voici ceux qui m’ont aidée. 

Les produits

  • Baume à lèvres AMILAB – J’ai testé un nombre incalculable de baumes, sticks et crèmes pour les lèvres durant mes deux cures pour finalement trouver celui-ci qui a détrôné tous ses prédécesseurs. Il a l’énorme avantage de se présenter en stick – et pas en pot ou en tube comme beaucoup de crèmes conçues pour les lèvres très abîmées – d’avoir un fini discret et d’assurer une hydratation optimale. En utilisation quotidienne, il est parvenu chez moi à contrebalancer ma chéïlite et apaiser durablement mes lèvres.
  • Baume secours Embryolisse – J’ai fait de ce petit baume mon baume SOS pour les petites blessures de sécheresse (quand on a oublié trois jours de suite de se crémer les mains en plein hiver…) 
  • Gel douche surgras pour la peau – Au quotidien sous ma douche pour nettoyer sans dessécher et même hydrater (un peu) ma peau. L’utilisation seule de ce gel douche m’a suffi pour les zones peu exposées (pieds, jambes, dos, ventre, poitrine), les mains et les avant-bras ont en revanche nécessité d’être régulièrement hydratés en particulier durant l’hiver (voir ci-dessous).
  • Crème pour les mains Pro-intense de Laino – Je suis restée fidèle à cette crème découverte lors de ma première cure, qui sent toujours aussi bon et hydrate toujours aussi bien !

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5. Dans mon corps

Durant cette année et ces quatre petits mois écoulés, c’est tout un processus de réconciliation qui s’est joué. Et à ce chapitre-là, je peux remercier la méditation avec en particulier le pack Self-Esteem d’Headspace suivi tout au long de l’été dernier et qui m’a tellement aidée. Aidée à casser les schémas préconçus – de jugement, de pensée – aidée à apprendre la douceur et la bienveillance envers moi-même. Et tout au même plan le Yoga qui chaque semaine m’invite à entraîner ma patience devant ma souplesse toute relative, à prendre une pause et cultiver toujours la bienveillance. De la même manière, ces deux pratiques sont devenus de véritables outils vers lesquels je sais que je peux me tourner pour gérer mon stress au quotidien et dans les périodes chargées. Hors le stress est un facteur reconnu comme favorisant l’acné. 

6. Dans mon assiette

Parmi les facteurs qui ont été identifiés comme favorisant l’acné on peut aussi trouver les pics d’insuline. Le rôle de l’insuline est de réguler la glycémie (la quantité de sucre présente dans notre sang) en enclenchant les réactions qui permettent son stockage dans nos muscles, notre foie et notre tissu adipeux. Elle est ainsi sécrétée par notre pancréas lorsque la glycémie monte, notamment après les repas. Ce processus normal hérité de nos ancêtres chasseurs-cueilleurs qui n’avaient pas l’assurance de manger trois fois par jour nous permet de stocker efficacement nos apports pour ne rien en perdre, laisser suffisamment de sucre circulant pour le fonctionnement normal de l’organisme et éviter l’hyperglycémie dont peuvent résulter de nombreuses conséquences néfastes à court comme à long terme (ce sont ces processus qui sont atteints chez les personnes diabétiques). Cependant pour les personnes non diabétiques dont l’organisme est à même de gérer seul convenablement le sucre apporté par l’alimentation, les pics d’insuline qui résultent d’une alimentation trop riche en produits à index glycémique élevé* (autrefois appelés sucres rapides) ne sont pas sans conséquences. A long terme, ils épuisent les cellules sécrétrices d’insuline ce qui peut entraîner une insulinopénie (une quantité insuffisance d’insuline sécrétée) et une diminution de la sensibilité des tissus cibles de l’insuline (muscles, foie, tissu adipeux) à ses effets entraînant combinés des hyperglycémies : ces deux mécanismes font partie des mécanismes à l’oeuvre dans l’apparition du diabète de type 2 classique. 

Dans le cas de l’acné, les pics d’insuline à répétition entraînent un léger climat d’inflammation chronique, la production de certains médiateurs et hormones qui vont tous ensemble favoriser la production de sébum et ainsi favoriser l’acné qui résulte de l’inflammation et de l’infection des glandes sébacées qui s’obstruent pour créer le bouton d’acné. Il faut garder à l’esprit qu’il ne s’agit là que d’un facteur parmi des dizaines qui entrent en jeu dans la genèse de l’acné qui n’est elle-même pas encore totalement élucidée. 

Depuis le printemps dernier j’ai donc re-réfléchi mon alimentation avec comme objectif de progressivement me tourner vers une manière de manger qui me convienne, à mon corps en entier comme à ma peau. Ma première étape dans cette réflexion-là a été de tenter de limiter ma consommation des produits ayant l’index glycémique le plus élevé ET transformés faisant ainsi la différence entre manger des pommes de terre du jardin de mon grand-père (index glycémique élevé MAIS pleines de nutriments et de bienfaits malgré tout) et un plat préparé (index glycémique élevé, produit transformé, sucre caché utilisé comme exhausteur de goût, colorants, conservateurs, édulcorants…). De cette distinction ce sont les produits industriels (biscuits, plats préparés…) et les produits raffinés (farine blanche, pain blanc, riz blanc…) que j’ai fait progressivement fait disparaître de mes habitudes et placards. Je me suis donc mise à cuisiner plus pour préparer les produits que je n’achetais plus tous faits et puisqu’il m’appartenait à présent de décider de chaque ingrédients qu’ils contenaient, j’en ai profité pour réduire lentement jusqu’à me passer complètement du gluten et des produits laitiers que ma peau tolère mal (et ce point m’est entièrement personnel, il très probable que ce ne soit absolument pas votre cas). 

Tous ces changements se sont faits très lentement ce qui m’a permis de m’y habituer, d’éviter les frustrations et de les rendre progressivement naturels et routiniers. En matière d’hygiène de vie je crois que c’est un point très important à garder précieusement lorsque l’on veut entreprendre des changements : les ajustements doivent passer par cette lenteur pour s’inscrire sur le long terme et ne pas entraîner de « craquages » qui ruinent en un instant des jours, des semaines ou des mois d’efforts souvent douloureux lorsqu’on se les est brutalement imposés et font naître ainsi un sentiment d’échec là où craquer est pourtant inéluctable avec ce genre de méthode. Et puis surtout : écoutez-vous, ce qui a marché pour moi ne sera pas forcément votre parfaite solution mais en avançant lentement vous aurez toute la latitude pour faire au fur et à mesure de micro-ajustements à tester, écarter ou adopter. 

en quelques points clés 

  • Je préfère désormais les céréales, farines et pains complets à leurs équivalents raffinés – pain, pâtes, riz blancs
  • Au maximum j’essaie d’éviter les produits industriels et pour éviter les tentations, je n’en achète plus aucun pour chez moi. J’ai remplacé les biscuits dans mes placards par du chocolat, des fruits secs, des galettes de céréales, des fruits frais et des biscuits préparés par moi-même.
  • J’ai remplacé le sucre blanc par le miel, le sirop d’érable, le sirop de pomme cru, le sirop d’agave pour sucrer desserts, yaourts et préparations
  • J’ai remplacé le lait de vache par le lait d’amande – qui n’en a pas le goût – doux et légèrement sucré pour mes porridges, ma pâte à crêpe et toutes les préparations sucrées nécessitant du lait et par le lait de riz – neutre – pour les préparations salées.
  • J’ai remplacé le beurre par les purées d’oléagineux (purée d’amande, de noix de cajou, de sésame…) dans mes gâteaux salés comme sucrés ainsi que sur mes tartines.
  • Je ne mange plus de yaourts mais craque pour parmesan, mozzarella, féta et glaces de temps en temps.
  • Le nutella a été remplacé par son homologue bio et italien le Nocciolata.
  • Lait et crème de coco ont remplacé la crème liquide et épaisse de mes recettes. Désormais je cuisine mon émincé de viande blanche – poulet ou dinde – au curry avec du lait de coco et c’est délicieux !
  • Je choisis mes farines complètes sans gluten avec parmi mes préférées la farine de maïs complète, celle de riz complet et celle de pois chiche ! (et il y en a encore beaucoup d’autres !)

* Si le sujet vous intéresse vous pouvez retrouver par ici mon article dédié Réduire sa consommation de gluten et autres douces résolutions ainsi que mes recettes sans gluten. *

douceur

7. Des mots encore

Si cet article vous a plu vous pourriez être intéressés par la lecture de ceux-ci aussi : Sans maquillage – Sourire à ce moi qu’on malmène – Bilan d’été – Une douce bienveillance envers soi-même au quotidien 

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Si cette bataille est la vôtre ces temps-ci, je vous souhaite beaucoup de douceur, de patience et de bienveillance de vous à vous 

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