Conseils pratiques

PAES/Concours : La grande question de la gestion du stress – trucs et astuces


Gestion du stress en PAES PACES - Etudes - Vie professionnelle - Miss Blemish

Gros challenge auquel nous nous attaquons aujourd’hui puisque nous allons parler de ce que beaucoup considèrent comme le mal du siècle : le stress. Ou plutôt la gestion du stress dans la situation particulière qu’est la préparation d’un concours car comme nous allons le découvrir, le stress n’est pas le vilain petit mouton noir qu’on croit.

Définissons notre ensemble de définition : qu’est-ce que le stress ?

Et bien, tenez-vous bien, le stress est une réaction NORMALE de l’organisme humain. Il s’agit même d’un phénomène indispensable à la survie de l’individu et de l’espèce. On définit ainsi la réaction de stress comme l’ensemble des processus biologiques et psychologiques mis en œuvre par l’organisme pour s’adapter à un agent perturbateur ou une contrainte. Cet élément déclenchant de la réaction de stress est nommé Stresseur ou Facteur de stress. Il en existe une importante palette fonction des conditions socio-économique, politiques et individuelles, cependant nous ne nous intéresserons qu’à celles qui sont susceptibles de vous intéresser cette année :

-          Examen/Concours

-          Charge de travail excessive

-          Temps insuffisant pour achever son travail

-          Conditions de travail difficiles

-          Collègues peu soutenants

-          Impossibilité d’exprimer ses demandes

-          Insécurité de « l’emploi »

Je pense que des félicitations s’imposent : vous cumulez 7 des 11 facteurs de stress identifiés dans le domaine professionnel. *clap clap clap* Et double bingo (décidemment vous êtes trop forts) ce sont des facteurs de stress de durée longue, 9 mois, donc chroniques.

Cependant pour qu’une réaction de stress reste bénéfique à l’organisme et se fasse base à un apprentissage adaptatif il faut qu’elle remplisse quelques conditions… :

-          Etre déclenchée par une perturbation uniquement : une attaque de panique dans son bain (si vous n’avez pas peur de l’eau) n’est pas adaptée, une grosse bouffée de stress face à l’irruption d’un lion dans le métro si.

-          Etre limitée dans le temps : donc bouffée de stress limitée à la présence du Lion. Là où elle est nécessaire et justifiée. Si elle perdure après, elle ne vous est plus d’aucune utilité et constitue même un handicap vu qu’elle vous entrave dans la réalisation de vos activités normales.

-          Etre proportionnelle à l’intensité de l’agent perturbateur : une grosse bouffée de stress face au Lion c’est adapté, une crise d’angoisse/panique parce que vous n’avez pas réussi à répondre à la question 3.a du TD de physique, non.

-          Ne pas dépasser les capacités d’adaptation du sujet

C’est sur ce dernier point notamment qu’ont travaillé Yerked et Dodson mettant au point en 1908 la « Théorie du U inversé ».

Gestion du stress en PAES PACES - Etudes - Vie professionnelle - Miss BlemishSelon cette théorie il existerait une corrélation entre stress et activité du sujet, un niveau optimal de stress permettant d’atteindre un niveau maximum d’activité. En dessous de ce seuil de stimulation, le sujet serait englué dans un certain ennui, pas assez stimulé pour voir naître la motivation nécessaire à l’action alors que cette plage de stress optimal ou « bon stress » dépassée, le sujet serait submergé par son stress et verrait donc ses capacités et son efficacité diminuer en conséquence. De façon plus imagée, cette théorie modélise la différence existant entre un début de dimanche après-midi post-grasse matinée post-fête un paquet de céréales sur les genoux et Drucker à la télé, la ligne de départ du marathon et une présentation d’exposé pour une timide maladif.

Comment gérer son stress de façon à toujours rester dans cette plage d’efficacité maximale ?

Vous l’avez donc compris, l’idée n’est pas de se soustraire à tout stress mais de tenter de ne pas se laisser submerger par lui pour toujours être dans la fenêtre d’efficacité optimale.

La gestion du stress c’est avant tout être en forme

Et oui, nous allons reparler du sommeil ou plutôt de tout ce qui peut vous aider à BIEN dormir et par cela j’entends un sommeil réparateur et pas une espèce d’ersatz entrecoupé qui laisse la désagréable sensation au réveil d’avoir été éveillé toute la nuit. Car avoir un bon sommeil ne vous aide pas seulement à bien mémoriser votre travail du jour, il vous prémunit (un peu) contre le découragement qui suit de près l’épuisement. Un seul mot d’ordre : si vous ne ménagez pas vos efforts, ménagez-vous Vous…

1ère difficulté : s’endormir

Concrètement comment ça se passe ? Vous suivez votre petit programme de la journée, vous travaillez jusqu’à tard, à l’hyper taquet parce que le soir, la culpabilité aidant, votre rendement est multiplié par 10 et là, boum, dernier poly fermé et ligne de votre programme surlignée vous filez sous la couette ! Sauf que ça va un peu trop vite pour votre cerveau mais bien plus encore pour votre corps saturé de dopamine, le cœur dansant encore la lambada des révisions. Et dans ces conditions, que se passe-t-il ? Vous ruminez, parfaitement. Sur le nombre d’inscrits, le nombre d’admis, votre retard sur le programme, ce que vous a dit Brenda au déjeuner, Brenda qui travaille tant et qui est si intelligente, et qui réussit toujours tout alors que vous êtes un perdant flemmard qui n’a travaillé que 9 heures aujourd’hui… et vous ne dormez toujours pas et demain vous devez travailler et comment allez-vous tenir et… STOP !

Votre but est donc de vous détendre et de vous mettre dans un état propice au sommeil, de ralentir votre cadence pour pouvoir dormir.

Les armes :

La bonne vieille tisane ressortie des placards de votre grand-mère, une tisane au nom prometteur (nuit calme/tranquille/paisible…etc…)

Une petite mixture toute simple et hyper efficace : eau chaude + 1 c.à.c d’eau de fleur d’oranger + du miel (vous prenez soin de votre petite gorge par la même occasion)(oui la fleur d’oranger fait dormir)

Vous pouvez twister les deux en mettant de l’eau de fleur d’oranger directement dans la tisane (sous couvert que ce soit buvable). Buvez votre petite tasse de réconfort dans l’heure précédant votre coucher (oui, si vous la préparez seulement quand vous arrêtez de travailler, elle sera trop chaude, vous devrez attendre, vous verrez votre temps de sommeil se raccourcir, vous vous angoisserez et cela n’arrangera rien à notre affaire). Préparez donc ça un peu avant, elle aura le temps de faire effet.

LA MEDITATION (non ! ne fuyez pas ! moi aussi au début… yerk…) La méditation aussi « new-age » et ridicule que sa réputation puisse être est ce qui m’a permis d’avoir ma première année de médecine (ça mérite donc qu’on s’y penche 2 minutes non ?). Pendant la préparation du concours en m’aidant à dormir et à gérer mes angoisses d’échec, le jour du concours en m’aidant à me concentrer sur chaque épreuve pour elle-même en oubliant tout des précédentes pour chaque fois mettre toutes les chances de mon côté (mais on reparlera de ce point prochainement). La méditation m’était totalement étrangère avant que l’on m’offre ce livre : Méditer jour après jour de Christophe André. Christophe André n’est pas un gourou illuminé non, c’est un psychiatre à Saint Anne, diplômé en médecine donc qui dans un CD compris dans son livre vous propose des exercices de 10 min à 20 min de méditation. Et encore une fois, rien de douteux, dans un exercice il vous invite à prendre conscience de votre respiration, sans la modifier, sans essayer de la changer, juste en prendre conscience ce qui a une vertu apaisante et relaxante assez incroyable. Dans un autre, ce sont les sons auxquels on doit prêter plus attention, son corps… etc… Et prendre ces dix minutes entièrement centrées sur soi permet justement de reprendre conscience de l’existence de son corps au milieu d’un exercice qui n’est qu’intellectuel (apprendre, comprendre…). Et de se calmer. De plus il a une voix un peu planante (mon frère l’appelait d’ailleurs dorminator) qui invite réellement au sommeil. Il est plus d’une fois où je me suis mise à somnoler avant même la fin.

2ième difficulté : Le peps

Le quoi ? Et oui, fin novembre, grand mois du « bad des P1 » comme le disait notre tuteur médisup. C’est là qu’entrent en jeu LES ENDORPHINES. A défaut de sombrer dans la drogue (petit aparté pour ceux qui seraient tentés par les amphét’ : ils détruisent les neurones… donc vous aurez peut-être votre P1 mais pas la suite, à savoir l’ECN… n’y touchez donc pas, conseil de tata Célie)(vous aurez un cours là-dessus au deuxième semestre), on sollicite donc notre corps pour nous fournir notre propre came. Car tenez-vous bien, en plus de vous maintenir en forme physiquement, de vous permettre de dépenser votre trop plein de stress, de frustration et d’agressivité, de vous fournir une vraie bonne fatigue PHYSIQUE et non pas seulement intellectuelle et d’inonder vos veines de ces douces molécules que sont les endorphines, LE SPORT AMELIORE VOS CAPACITES INTELLECTUELLES. Et si. En favorisant, entre autres, le développement de connexions neuronales et permettant ainsi au réseau de s’étoffer (Bigard, ce grand philosophe, disait dans un sketch que ce n’était pas tellement le poids du cerveau que le nombre de connexions qui comptait, il n’avait pas tout à fait tort…). Et là, si vous n’avez pas une salle juste à côté de chez vous, ou la foi d’aller courir tous les jours : investissez dans un vélo d’appartement ! Oui, ce truc sur lequel les ménagères de moins de cinquante ans traquent la cellulite en regardant Amour Gloire & Beauté. Efficacité optimale. Une petite demi-heure tous les jours A DOMICILE (donc pas de perte de temps dans les transports, trajets & cie), possibilité de CONTINUER A TRAVAILLER sur votre vélo et tous les bienfaits de l’exercice physique. Et alors, si vous faites ça au réveil, votre journée est métamorphosée (pas le soir hein ! vous n’arriverez plus à dormir après !).

Autres astuces « pro-peps » :

Un jus multivitaminé le matin : jus de citron + jus d’orange (+ jus de carotte)(si si c’est très bon)

UN BON PETIT DEJEUNER

Le duo café + kiwi (étant allergique, je n’ai personnellement pas testé mais j’ai une amie qui tournait à ça et ça avait l’air de fonctionner)

Le thé au gingseng qui se veut l’équivalent d’un bon café serré

Une alimentation équilibrée

Un carreau de chocolat à chaque coup de barre (on a déjà dit que les kilos on oubliait et puis vous vous êtes dépensé, vous le méritez)

Si vous ressentez le besoin de dormir après manger accordez vous 15-20 min (grand max !!) de sieste. Et votre journée devient 2 matinées hyper efficaces.

Règle d’or pour que le pro-peps ne se termine pas en pro-insomnie : on arrête TOUS LES EXCITANTS dès 15h (oui, je sais, normalement on dit 17h, mais stressés comme vous êtes, mieux vaut être prudent).

La gestion du stress passe par l’organisation

Il y a assez peu de choses qui soit plus stressantes que d’avancer à l’aveugle, avec pleins de points d’interrogation en suspens, en ne sachant pas trop où on va ni comment on y va. Ici il n’est plus vraiment question de « gestion » mais de suppression de facteurs de stress. Ceux liés au flou artistique qui accompagne la désorganisation. Si vous voulez être serein, il faut que vous regardiez la montagne à gravir droit dans les yeux : être au clair avec le programme dans son entier, ce que vous avez déjà appris, ce qu’il vous reste à apprendre, ce que vous avez acquis, ce qui vous pose difficulté, là où vous devrez revenir, ce qui sera une priorité lors de vos révisions, ce qui ne le sera pas. NE LAISSEZ RIEN AU HASARD.

Mes trucs et astuces :

Listez par matière TOUS les cours. Laissez apparaître les coefficients.

Utilisez un code couleur pour faire ressortir : ce que vous avez appris, ce qui vous reste à apprendre, ce que vous avez déjà révisé une fois (deux fois… etc…), ce que vous avez bien compris, ce qui vous pose difficulté +++

Point méthode : J’ai des amies qui ne travaillaient que ce dans quoi elles étaient douées en laissant de côté ce qui leur posait problème. De façon claire nette et précise vous ne pouvez pas faire ça. Avoir sa P1 c’est être moyen PARTOUT et pas EXCELLENT dans un seul truc car vous n’êtes pas à l’abri d’une bonne comme d’une mauvaise surprise. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier (d’autant que toutes vos études durant, on vous demandera d’être suffisamment bon partout). Tout votre travail consiste à trouver l’équilibre entre potentialiser vos atouts pour gagner le maximum de points avec vos matières fétiches et travailler vos points faibles pour récupérer les points faciles car… CHAQUE POINT COMPTE. (entre un étudiant pris et un pas pris, ça ce joue en centièmes de points…)

Pour être sûr de ne pas vous laisser déborder, faites vous un emploi du temps clair : cours, TD, ED où vous comptez aller et dans les cases vides votre programme de travail personnel. Pour ce que programme ne se transforme pas en un ENORME FACTEUR DE STRESS il faut qu’il soit REALISABLE et RAISONNABLE. Donc ne surchargez pas vos journées et laissez vous une à deux plages libres dans la semaine pour rattraper éventuellement le retard pris par un cours plus ardu qu’il n’y paraissait, un contre temps… etc…

Sachez exactement à « combien vous êtes » du concours. En semaines ça suffit, pas besoin de faire un décompte de jours bien flippant. Ceci pour la bonne et simple raison que dire « c’est dans deux semaines » est clair et beaucoup moins angoissant que « c’est tout bientôt je ne sais pas trop quand ça va tomber et combien de temps il me reste mais c’est bientooooot ». Vous pourriez être agréablement surpris en découvrant que « bientôt » c’est encore assez loin.

J’espère que ce petit article vous aura été utile, gardez le cap !

Prochain épisode : Appréhender le concours avec un esprit de gagnant

Episode précédent : Le travail commence dans l’assiette et se termine au lit  (clic !)

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PAES/Concours : Le travail commence dans l’assiette et se termine au lit


Récemment j’ai reçu plusieurs demandes d’infos-conseils et autres astuces d’étudiants rentrant fraîchement en P1. Ce qui m’a rappelée à cette série d’article jamais terminés. Bien qu’il n’existe pas de formule magique ou autre potion miracle il est cependant quelques petits trucs qui utilisés à bon escient peuvent vous permettre de gagner un temps précieux. En piste donc pour une série : « comment survivre à la PAES (en arrivant gagnant) ? ».

NB : Si ces conseils sont destinés en particulier aux neo P1, ils peuvent être transposés à la préparation de tout concours quel qu’en soit l’objet.

On commence avec un premier volet arborant de faux airs de soft-ittude et qui pourtant, dès la fin des trois premières semaines ne vous semblera plus si évident que ça : votre hygiène de vie. C’EST QUOI L’HYGIENE DE VIE ? Et bien, essentiellement, ça parle de votre sommeil et de votre alimentation. De votre activité physique aussi mais celle-là je me la garde sous le coude, on y reviendra plus tard.

Alors attention, préparez vos poumons c’est l’instant où vous allez soupirer… : en première année de médecine il faut CONTINUER à dormir et manger. C’est bon tu peux soupirer bruyamment. J’ai soupiré aussi au début de ma P1. J’ai même levé les yeux au ciel et fait un petit commentaire qui ressemblait beaucoup à « N’importe quoi ! ». Mais moi j’étais une rebelle c’est pour ça (il y a une blague dissimulée dans cette phrase sauras-tu la retrouver ?). Et puis j’ai sauté mon premier repas et je me suis couchée passé minuit et je me suis dit que finalement elle n’était pas tant à côté de ses pompes que ça la nana du BIPE (Bureau Interface Professeurs Etudiants qui propose aux étudiants à partir de la P2 un interlocuteur en cas de difficulté à Paris VI).

RYTHME PAES - PAES/Concours : Le travail commence dans l'assiette et se termine au lit - conseils - Médecine - Miss Blemish

Dormir et manger : c’est-à-dire ?

3 repas par jour dont UN BON PETIT-DEJEUNER (mon tuteur lorsque j’étais en P1 m’a dit un jour « un bon petit-déjeuner ça peut sauver une journée alors tu ne pars jamais de chez toi sans avoir petit-déjeuner »)(il disait vrai)(et en plus c’est trop bon le ptit-déj)(donc on ne le saute pas) et AU MINIMUM 8 heures de sommeil par nuit. Dans tous les cas pas moins de 6 (il a été montré que les gens dormant moins de 6 heures par nuit avaient une espérance de vie raccourcie).

Pourquoi dormir est-il si important ? Terminer d’apprendre mon cours d’histo n’est-il pas plus urgent que dormir ? On dormira quand on sera mort !

Teuteuteu balivernes ! Tu n’as pas lu ? On meurt plus vite quand on dort moins ! (mais est-ce que le nombre d’heures gagnées sur le sommeil n’équivaut pas au nombre d’heures perdues en mourant plus prématurément ?)(mais si je te vois qui te pose exactement la même question) Plus sérieusement, vous ne vous en rendez pas compte mais lorsque vous dormez vous travaillez. Et si. Pourquoi ? Tout simplement parce que durant le sommeil tout ce que vous avez durement acquis durant la journée, toutes les leçons et les infos que vous avez emmagasinées sont classées et archivées par votre cerveau. C’est ainsi que fonctionne la mémoire à long terme. Le sommeil correspond à une étape de consolidation. Donc essentielle. Ce serait dommage de vous échiner toute la journée durant pour zapper la dernière étape du processus d’apprentissage. De plus un cerveau fatigué apprend et comprend moins bien, moins vite or vous avez besoin d’être en pleine possession de vos moyens et au top de votre efficacité. Voyez au long terme. Les « warrior » qui ne dorment pas, ça dure 3 jours grand max. Sans oublier que manquer de sommeil n’aide pas à voir la vie en rose. La fatigue entraîne souvent les plus gros coups de blues avec découragement et défaitisme à la clé. Donc au lieu de culpabiliser sur tout ce que vous n’avez pas fait faute de temps, à cause de cette petite pause que vous vous êtes accordée (il en faut, cessez de vous flageller !) ou de ce mini-détail qui vous a bloqué dans votre avancée, posez vos polys et glissez sous la couette direction le pays des rêves.

Si vous travaillez mieux la nuit… si vous êtes sur votre lancée, que vous sentez que « ça rentre » allez jusqu’au bout sans regarder l’heure ! L’important c’est de dormir à un moment ou un autre pour ne pas terminer lessivé, sur les rotules, les batteries à plat tout comme vos capacités de mémorisation. C’est à vous de trouver votre rythme en gardant à l’esprit que si cette année demande de vous de gros sacrifices il est des besoins de base de votre corps que vous ne pouvez pas ignorer. Mais attention, n’oubliez pas que le concours se passe bel et et bien… en plein jour ! Veillez à vous recaler sur un rythme classique avant les épreuves histoire de ne pas arriver tout somnolent devant vos QCMs.

Et bien manger, pourquoi faire ? Je n’ai pas le temps, bien manger ça prend du temps et puis de toutes façons il suffit de manger assez pour ne pas tomber dans les pommes…

Faux faux faux… Manger et encore plus « bien » manger est primordial. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’alimentation influe sur le fonctionnement du cerveau dans le bon comme dans le mauvais sens. Vous pouvez, dès votre assiette, potentialiser les capacités de votre cerveau. Manger fait donc partie de votre travail de P1. Pour la liste de tous les aliments favorables au développement des connections neuronales je vous renvoie à mon article dédié à ce sujet (par ici). Mangez donc. Je dirais même plus, compensez si vous voulez. Oui, ce n’est pas bien de manger avec ses émotions, oui oui oui. Mais on ne peut pas tout mener de front. On ne peut pas être mis sous pression, travailler sans relâche dans un climat de tension et se priver de chocolat. Les filles (et les garçons) n’entamez pas un régime cette année. Vous prendrez certainement voire même sûrement des kilos cette année. Faites une croix dessus, oubliez. Vous les perdrez pendant l’été. Moi qui adore le chocolat mon petit plaisir de P1 c’était ce gâteau d’une simplicité folle, extrêmement rapide à préparer et qui m’a évité bien des coups de blues. Ne sautez pas de repas, même si vous n’avez pas terminé votre programme de la journée. Vous pouvez vous mettre des petites motivations comme « je mangerai quand j’aurais fini ce chapitre » mais une fois qu’il est fini vous devez manger. Impérativement.

On récapitule donc une dernière fois : votre travail commence dans l’assiette et se termine dans votre lit.

Prochain épisode : La gestion du stress

Plein de courage les amis !

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Bien manger pour un cerveau au top de ses performances


Bien manger pour un cerveau au top de ses performances - Santé - Forme - Miss Blemish

« Le cerveau est loin d’être indifférent à ce qui se trouve dans notre assiette » a conclu le Dr. Huberfeld après deux heures de cours traitant de l’influence de l’alimentation sur le fonctionnement cérébral. Sachant que le cerveau qui ne pèse que 2% du poids total du corps représente pourtant 20% de l’énergie consommée par l’organisme, il n’est pas étonnant que chercheurs et médecins se soient intéressés à la relation liant aliments et cerveau.

L’idée de cet article est venue de mon amie S. qui en sortant du cours m’a fait la réflexion que tout le monde devrait avoir accès à ce genre d’enseignement car ce sont des choses très simples à mettre en pratique mais que l’on ne peut hélas pas inventer si on n’en a jamais entendu parler. En effet, si chaque année tous les magazines nous expliquent comment perdre nos kilos superflus à coup de régimes venant à bout de notre motivation en quelques jours, personne ne vient nous expliquer qu’en enrichissant notre alimentation de tel ou tel fruit/féculent/céréale/viande nous aiderons nos neurones à mieux fonctionner. Or il y a certainement là de quoi trouver une motivation suffisante à manger mieux et ce pour longtemps.

Cette approche de la nutrition est intéressante en ce qu’elle permet de ne pas négliger les besoins physiologiques de notre organisme qui se retrouve trop souvent laissé pour compte dans des régimes qui déséquilibrent la balance des apports journaliers à dessein de perdre toujours plus en un minimum de temps. Elle peut également être une corde de plus à notre arc notamment dans les périodes où nous en demandons beaucoup à notre cerveau (les révisions, les examens…).

Je ne vais pas retranscrire ici les mécanismes impliqués, les cibles particulières et les effets de chaque aliment précisément (quelle vitamine, quel bénéfice…), j’en serais bien incapable et ce n’est pas la vocation de mon blog de partager un contenu scientifique documenté. Les curieux trouveront des articles bien mieux écrits et plus rigoureusement détaillés que je ne pourrais jamais le faire sur internet ou dans les magazines scientifiques qui proposent un contenu bien souvent passionnant. Mon but ici est de partager le plus clairement et le plus simplement possible quelques conseils glanés durant ce cours ainsi qu’une liste des aliments « amis » du cerveau … Ainsi, la prochaine fois que vous irez au supermarché, peut-être au détour d’un rayon vous direz-vous en voyant tel ou tel produit : « tiens, je vais en prendre et essayer, il paraît que c’est bon à la santé »… Et contrairement à ce vous croyez « bon à la santé » ne rime pas toujours avec plat, fade et ennuyeux. Après tout, dans « Bon à la santé », il y a « Bon » aussi.

1.      La liste des aliments amis

Cacao, chocolat noir (vous voyez, ça commence bien)

Kiwi, baies (fraises, framboises, mûres, myrtilles…), agrumes (jus d’orange…), raisin

Thé vert, vin (surtout rouge)(en quantités raisonnables bien sûr), lait, lait de soja

Amandes, « graines » (tournesol, lin, chia…), noix du brésil, noisettes, noix, cacahuètes, céréales

Légumes en général, Lentilles, haricots secs, courge, champignons, asperges, avocat, olives, laitue, haricots, épinards, huiles végétales (olive, colza, lin, noisette, noix…)

Huîtres, krill, poissons sauvages +++ (les poissons d’élevage auraient une moins grande qualité nutritionnelle), poissons gras (saumon…), foie de poisson

Volaille (foie +++, poulet, dinde), jaune d’œuf, veau, viande rouge, foie (volaille dont dinde, veau, bœuf, agneau)

Poivre noir, curcuma (présent également dans le « curry » qui est en fait un mélange d’épices), levure

2.      La liste des aliments ennemis

LE FAST-FOOD et les graisses saturées, source de beaucoup de calories et mais surtout de « mauvaises » calories, tuent notamment les connexions neuronales. De plus il a été prouvé qu’un apport calorique trop important diminue l’espérance de vie…

3.      Ce qu’on vous a toujours dit sur le sport… est VRAI.

Le sport est « bon à la santé » et au-delà de ses nombreuses vertus pour le reste de l’organisme, il participe lui aussi à améliorer le fonctionnement du cerveau.

 

« Donc si vous mangez ce midi au McDo, allez le chercher en courant »

 

D’après le cours du Docteur Huberfeld, Faculté de Médecine Paris VI – Pierre et Marie Curie 

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