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Comment apprendre ses cours efficacement ?


Comment apprendre ses cours efficacement ? - Etudes - Miss Blemish

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Exit le fantasme absolu de l’étudiant (non, je ne parle pas des divines créatures peuplant la BU), la recette magique de l’apprentissage minute pour un souvenir gravé dans le marbre ad vitam aeternam… n’existe pas. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne soit pas possible de se faciliter la tâche, bien au contraire, et ce grâce à des astuces « toutes simples, toutes bêtes ».

Dans le précédent épisode nous avons vu les quelques règles de base pour se conditionner au travail et maximiser notre efficacité, conseils que vous avez sans doute trouvés un peu « évidents ». A première vue, bien manger, dormir, pratiquer une activité physique et s’aérer semble tomber sous le sens… Et pourtant, force est de constater que ce sont souvent sommeil, fruits & légumes et sport que nous sacrifions sur l’autel des révisions.

Il existe mille façons de travailler et encore bien d’avantage d’apprendre. Certains lisent et relisent, d’autres récitent, d’autres encore réécrivent, fichent, enregistrent leur voix puis se repassent la bande… Loin de moi l’idée de faire une anthologie de toutes ces méthodes, il appartient à chacun de tâtonner pour trouver la voie qui lui convient pour retenir, quand bien même cette méthode consisterait-elle à se déhancher à cloche pied une pile d’assiettes en équilibre sur la tête et ses fiches à bout de bras.

En revanche, Apprendre est un sport comme un autre et comme toute activité demandant un effort, il est nécessaire de s’y préparer. Nul ne s’imaginerait entreprendre un marathon au petit matin, en tongs, sans entrainement et le ventre vide. Se jeter dans un cours comme une bouteille à mer sans avoir « balisé le terrain » au préalable, est tout aussi absurde.

1. Etablir la « carte d’identité » du cours : lecture diagonale « feuilletage »

Nombre de pages : on ne se lance pas dans un cours de 2 pages comme dans un cours de 30. Cela nous permet d’avoir une idée du temps qu’il faudra pour « apprivoiser la bête » le cours, voire si nous le verrons de manière « morcellée ».

Matière et thème : l’idée est de raviver tous les souvenirs en rapport avec le cours que nous avons sous les yeux. Avons-nous assisté au cours ? Lu un article sur le sujet, que ce soit dans une revue scientifique ou dans le programme télé ? Vu un reportage, une émission… ? Faire appel à cette base de données préexistante permet de commencer le travail de « liens » et de se mettre dans une position d’apprentissage ACTIF bien plus efficace et fructueuse que sa version passive.

Plan : déterminer la progression logique est d’une grande aide pour comprendre le raisonnement du cours. Par exemple, pour une hormone, on décrira d’abord son lieu de synthèse, puis son mode de synthèse avant de s’intéresser à ses effets et aux mécanismes de régulation de sa sécrétion. Comprendre la logique intrinsèque du cours permet de mieux voir « où le prof veut en venir » et de cibler ensuite les points importants à retenir.

2. 1ère lecture compréhension « mains dans le dos » : stabilos-crayons feutres-stylos INTERDITS

Cela vous semble dingue ? Pas tant que ça en fait… Le principe du « stabilotage » n’est-il pas de faire ressortir l’essentiel ? En n’ayant jamais lu un cours, difficile de faire le tri entre l’essentiel et le superflu (oui, il y a TOUJOURS du superflu). D’où l’importance de prendre le temps de faire une première lecture de « compréhension » pure. Cette étape permet de se familiariser avec le vocabulaire du cours, ses thématiques, les principes exposés et les mécanismes expliqués. Cette première lecture « au calme » permet de cerner le problème et d’en dégager les grandes lignes maîtresses. De dégrossir le travail.

3. 2ème lecture « stabilos »

Maintenant que vous avez compris de quoi il était question et que vous avez une vision GLOBALE du cours, vous allez pouvoir en extraire les « mots-clés » fondamentaux. Et seulement eux. Le stabilotage n’a d’intérêt que par la parcimonie avec laquelle il est utilisé : le but est de faciliter l’apprentissage en ne faisant ressortir QUE ce qu’il faut retenir et donc de réduire la charge de travail. Si vous stabilotez votre poly en long en large et en travers, vous supprimez l’effet contraste et perdez  donc tout l’intérêt de la manœuvre.

Autre point « important » : le nombre de couleurs. Mettre l’arc-en-ciel sur les « mots-clés » donne du travail en plus à votre cerveau qui tente de voir dans ces distinctions un code. En plus de la mémorisation du mot clé en lui-même, de son contexte, de sa signification et de son lien avec l’ensemble des éléments du cours, votre cerveau doit également faire l’effort de l’associer à l’une des innombrables couleurs utilisées. De plus, il est rare d’utiliser le même « code couleur » pour chaque matière. Résultat : confusion, perte d’énergie, perte d’efficacité. Réduisez donc le nombre de couleurs à 3 ou 4 au maximum, vous y gagnerez en clarté.

4. Fichage/apprentissage : répétition

C’est la partie où vous seuls pouvez savoir comment vous y prendre. Quelques conseils néanmoins pour les fiches :

Aucune phrase « sujet-verbe-complément » ne doit y figurer hormis « LA » définition, phrase clé du cours chère au professeur.

Seulement des MOTS-CLES (normalement repérés à l’étape « stabilotage ») : flèches, liens, tirets pour un maximum de clarté

La fiche n’est pas une version révisée à notre sauce du cours mais une version CONDENSEE où seules transparaissent les idées clés. Donc, 1 feuille bristol maximum (difficile mais pas impossible, depuis que nous avons eu ces réunions je m’y suis essayée et nombre de pages diminue progressivement…)

5. Révision rapide

L’idée est de fixer les connaissances immédiatement après le premier travail réalisé sur le cours. Si vous apprenez un cours par cœur, aussi bon qu’ait été votre apprentissage, sans réactivation rapide de ce savoir, il va inévitablement perdre de sa précision et de sa clarté. Pour rentabiliser au maximum le temps passé à votre apprentissage, il faut dans les jours suivants (et au mieux LE LENDEMAIN) consolider ce souvenir. Comme nous sommes interrogés à l’écrit, l’idéal est de RECITER ce cours sur feuille blanche et de corriger immédiatement après. Même si vous faites des erreurs, le fait d’avoir pris le temps d’essayer de vous souvenir, d’écrire votre cours puis de le corriger va vous permettre de renforcer la trace mnésique du cours, de débusquer les points faibles de son apprentissage et d’éliminer des erreurs. En effet, se tromper sur un cours ayant demandé plusieurs heures d’efforts, énerve voire même excède. Or cette dimension affective est votre meilleur allié : c’est elle qui va donner à votre souvenir sa vivacité « Hors de questions de me refaire avoir ! » (encore et toujours le principe des liens).

Si vous n’avez vraiment pas le temps de réciter à l’écrit, a minima, relisez votre cours le lendemain.

6. Utiliser les 5 sens

Plus vous solliciterez de modalités différentes pour retenir votre cours et plus vous aurez de chances de le retenir longtemps. En effet en combinant ces modalités vous allez multiplier « les copies » de ce même souvenir acquis une fois par la lecture (vue), une autre par l’écriture (vue + toucher), encore une autre par la récitation/la répétition orale (audition + vue)… Autant d’angles d’attaque pour atteindre votre bibliothèque de stockage interne.

J’espère que cet article vous a été utile ! N’hésitez pas à partager vos astuces dans les commentaires !

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Apprendre à Apprendre : le cadre de vie


Formation « Apprendre à Apprendre »  : les conseils testés et approuvés - Etudes - Med school - Miss Blemish

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Il y a quelques semaines déjà, ma fac a organisé une série de réunions dans le but de nous aider à nous organiser dans notre travail et à améliorer nos techniques d’apprentissage avec des astuces et des méthodes simples à agrémenter à notre sauce.

Force est de constater que dans de nombreux domaines d’études, et médecine ne fait pas exception, le challenge réside dans l’ingurgitation de quantités monumentales de connaissances en un temps plus que limité. Or, ce qui marche dans l’urgence de l’arrivée des partiels n’est pas forcément compatible avec une « base de données interne » solide (comprendre « survie post-partiel »).

Après quelques semaines de mise à l’essai, voici les conseils que j’ai retenus, testés et approuvés (en espérant que certains pourront vous aider) :

  • Commencer et terminer chaque séance de travail par 20 à 30 minutes consacrées à apprendre quelque chose « que nous aimons ».

Nous sommes énormément à avoir le réflexe de commencer la journée par le cours proprement imbuvable de notre programme du jour, histoire d’en être débarrassé. Sauf que… difficile de se concentrer et de s’atteler à une journée de travail lorsque celle-ci commence déjà si mal. Pour atteindre un niveau de concentration et d’efficacité satisfaisant, mieux vaut commencer par quelque chose qui « nous plaît », une matière qui nous parle pour s’attaquer au gros du chantier une fois cette mise en condition opérée.

De la même façon, terminer notre journée par une matière qui nous plaît nous permet de potentialiser au maximum nos possibilités limitées par la fatigue en fin de journée et d’avoir moins de mal à se remettre au travail le lendemain.

Ce premier conseil n’est qu’affaire de « conditionnement » au travail, facile à mettre en pratique et très efficace.

  • Faire des séances de travail de 2 heures. Maximum.

Notre temps de concentration optimale est de +/- 45 minutes. Nul bénéfice gagné donc à s’abrutir quatre heures durant sur ses cours hormis se décourager, gagner une bonne migraine et perdre toute efficacité. L’idée est de travailler par plages de 2 heures en se réservant un temps de pause de 5 à 10 minutes entre les 2 heures pour conserver un niveau de concentration et d’attention maximaux.

Ces 5 à 10 minutes doivent être une « mini-respiration » : se lever, marcher, boire un verre d’eau/un café mais ne doivent pas perturber notre concentration. Papotage vivement déconseillé (le premier qui arrive à remplir cette condition est invité à donner son secret, je cumule les échecs en la matière)(travailler seul n’est évidemment pas une réponse acceptable).

Entre chaque séance, faire une vraie pause (15 minutes environ). Le mieux : prendre l’air.

  • Si vous vous endormez : sortez !

L’éveil dépend de la sécrétion d’une hormone, la mélatonine, sous l’effet de la lumière du jour. Si vous avez envie de dormir dès 10 h, aller dehors va réactiver votre production de mélatonine et vous donner le coup de fouet dont vous avez besoin : de quoi vous sortir de votre stupeur matinale.

  • Mais pratiquez également la micro-sieste…

« Dormir » quelques minutes (de 10 à 20 minutes maximum), permet de se relancer pour le reste de la journée. Difficile de s’endormir et de ne dormir que si peu temps : oui, effectivement. L’idée n’est pas tant de s’endormir réellement que de se reposer, de faire une vraie pause dans son travail sans aucune stimulation extérieure d’aucune sorte pour être de nouveau efficace par la suite.

  • Soignez votre hygiène de vie et en premier lieu : DORMEZ (la nuit de préférence).

Chacun son rythme, chacun ses besoins en matière de sommeil et de récupération. La tentation de sacrifier quelques heures de sommeil n’est jamais loin quand les partiels approchent et pourtant le sommeil FAIT PARTIE INTEGRANTE du travail d’apprentissage. En effet c’est pendant qu’on dort que le cerveau « encode » c’est-à-dire range, classe et stocke les informations dont on l’a abreuvé toute la journée. Supprimer des heures de sommeil, c’est mettre en péril cette étape essentielle de consolidation du souvenir et donc perdre bêtement une grosse partie de l’effort fourni (sans compter la fatigue qui, s’accumulant, nous fait perdre en efficacité et en capacité de mémorisation, de concentration, d’attention les jours suivants).

  • Pratiquez une activité physique

Voilà le seul élément qui permette de gagner en concentration : le sport. Pourvoyeur d’une bonne fatigue, la fatigue « physique » (tout autre que la fatigue « intellectuelle » universellement ressentie après une bonne journée de BU), il permet de se dépenser, de se défouler, il réduit le stress, canalise l’énergie, et fait du bien à la tête (les endorphines, encore et toujours). Cependant, il faut éviter d’en faire le soir (dans les 2-3 heures précédant le coucher) car le sport réveille et donc peu rendre l’endormissement difficile.

  • Supprimer les toxiques

Café, tabac, alcool, drogue : autant d’ennemis de vos neurones et donc de votre travail. A plus ou moins long terme, et pour des dégâts souvent irréversibles. Alors exit les pilules vendues comme « magiques » et les potions surcaféïnées. 

 

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Absolument débordée ? Mes astuces pour s’organiser


Absolument débordée ? Mes astuces pour s'organiser - Miss Blemish

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D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours eu la sensation d’être absolument débordée. Et puis, aujourd’hui, j’ai lu cet excellent article de May. Combien le regard que nous portons sur un emploi débordant de vie est différent ! Elle s’émerveille. Moi j’angoisse, je ne me sens pas capable, pas à la hauteur. Je me déclare vaincue avant d’être montée sur le ring. Bien sûr, elle évoque le temps qui file entre ses doigts, les journées interminables, le fait de ne pas savoir dire non. Oui. Nous avons tous des vies prenantes, de multiples projets à mener de front, une carrière, une famille, des amis et des rêves à choyer. Milles choses magnifiques auxquelles on voudrait se consacrer tout entier parfois au détriment de toutes les autres avec lesquelles il faut pourtant les partager.

Son article m’a fait l’effet d’un détonateur : j’aimerais poser le même regard bienveillant sur mon quotidien qui « m’éclabousse » comme elle le dit si poétiquement. Face au surmenage, j’ai donc dit un grand Stop ! et pris le temps de faire le point pour voir plus clair. Aujourd’hui je partage avec vous ces quelques pistes qui m’ont permis de commencer à m’y retrouver :

  • Faire le point avec sur ses échéances 

J’ai pris mon emploi du temps jusqu’aux prochains partiels et j’ai consigné tous mes impératifs. Rendez-vous, cours, séances de travail, présentations orales, examens, sorties, week-ends. Plus de mauvaises surprises : je sais à quelle heure commence ma journée et à quelle heure elle se termine.

  • Un environnement rangé

J’ai remis de l’ordre dans mon appartement. Cela peut paraître un peu secondaire comme préoccupation mais je m’en rends bien compte, le désordre dérange mon travail, attire mon attention avec toujours la tentation de ranger ceci ou cela et couper en plein milieu mon activité. J’ai donc pris le temps de remettre de l’ordre et chaque soir, je m’assure que tout est en place pour que la journée du lendemain commence dans des conditions propices à travailler.

  • Dormir

Au moins 8 heures de sommeil par nuit et me coucher à heures fixes. Parce que les quelques heures grappillées au sommeil pour travailler encore un peu seront plus chèrement payées dans les jours suivants que le bénéfice que j’en aurai retiré.

  • Manger mieux

 Tout est dit je pense. Mais c’est de loin le point le plus difficile à tenir lorsque l’on travail chez soi et dans les périodes où l’on est particulièrement stressés.

  •  Du sport !

Il n’y a rien qui me permette de dépenser plus efficacement le trop plein de stress, de tension et de fatigue. Il me suffit de vingt minutes de course à pied une ou deux fois par semaine pour rester à mon équilibre, alors pourquoi s’en priver ?

Et vous, comment accueillez-vous ce quotidien qui éclabousse ?

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