ETUDIER

PAES/Concours : Le travail commence dans l’assiette et se termine au lit


Récemment j’ai reçu plusieurs demandes d’infos-conseils et autres astuces d’étudiants rentrant fraîchement en P1. Ce qui m’a rappelée à cette série d’article jamais terminés. Bien qu’il n’existe pas de formule magique ou autre potion miracle il est cependant quelques petits trucs qui utilisés à bon escient peuvent vous permettre de gagner un temps précieux. En piste donc pour une série : « comment survivre à la PAES (en arrivant gagnant) ? ».

NB : Si ces conseils sont destinés en particulier aux neo P1, ils peuvent être transposés à la préparation de tout concours quel qu’en soit l’objet.

On commence avec un premier volet arborant de faux airs de soft-ittude et qui pourtant, dès la fin des trois premières semaines ne vous semblera plus si évident que ça : votre hygiène de vie. C’EST QUOI L’HYGIENE DE VIE ? Et bien, essentiellement, ça parle de votre sommeil et de votre alimentation. De votre activité physique aussi mais celle-là je me la garde sous le coude, on y reviendra plus tard.

Alors attention, préparez vos poumons c’est l’instant où vous allez soupirer… : en première année de médecine il faut CONTINUER à dormir et manger. C’est bon tu peux soupirer bruyamment. J’ai soupiré aussi au début de ma P1. J’ai même levé les yeux au ciel et fait un petit commentaire qui ressemblait beaucoup à « N’importe quoi ! ». Mais moi j’étais une rebelle c’est pour ça (il y a une blague dissimulée dans cette phrase sauras-tu la retrouver ?). Et puis j’ai sauté mon premier repas et je me suis couchée passé minuit et je me suis dit que finalement elle n’était pas tant à côté de ses pompes que ça la nana du BIPE (Bureau Interface Professeurs Etudiants qui propose aux étudiants à partir de la P2 un interlocuteur en cas de difficulté à Paris VI).

PAES/Concours : Le travail commence dans l'assiette et se termine au lit - études - conseils - lifestyle - Miss Blemish

Crédit photo : Unsplash

Dormir et manger : c’est-à-dire ?

3 repas par jour dont UN BON PETIT-DEJEUNER (mon tuteur lorsque j’étais en P1 m’a dit un jour « un bon petit-déjeuner ça peut sauver une journée alors tu ne pars jamais de chez toi sans avoir petit-déjeuner »)(il disait vrai)(et en plus c’est trop bon le ptit-déj)(donc on ne le saute pas) et AU MINIMUM 8 heures de sommeil par nuit. Dans tous les cas pas moins de 6 (il a été montré que les gens dormant moins de 6 heures par nuit avaient une espérance de vie raccourcie).

Pourquoi dormir est-il si important ? Terminer d’apprendre mon cours d’histo n’est-il pas plus urgent que dormir ? On dormira quand on sera mort !

Teuteuteu balivernes ! Tu n’as pas lu ? On meurt plus vite quand on dort moins ! (mais est-ce que le nombre d’heures gagnées sur le sommeil n’équivaut pas au nombre d’heures perdues en mourant plus prématurément ?)(mais si je te vois qui te pose exactement la même question) Plus sérieusement, vous ne vous en rendez pas compte mais lorsque vous dormez vous travaillez. Et si. Pourquoi ? Tout simplement parce que durant le sommeil tout ce que vous avez durement acquis durant la journée, toutes les leçons et les infos que vous avez emmagasinées sont classées et archivées par votre cerveau. C’est ainsi que fonctionne la mémoire à long terme. Le sommeil correspond à une étape de consolidation. Donc essentielle. Ce serait dommage de vous échiner toute la journée durant pour zapper la dernière étape du processus d’apprentissage. De plus un cerveau fatigué apprend et comprend moins bien, moins vite or vous avez besoin d’être en pleine possession de vos moyens et au top de votre efficacité. Voyez au long terme. Les « warrior » qui ne dorment pas, ça dure 3 jours grand max. Sans oublier que manquer de sommeil n’aide pas à voir la vie en rose. La fatigue entraîne souvent les plus gros coups de blues avec découragement et défaitisme à la clé. Donc au lieu de culpabiliser sur tout ce que vous n’avez pas fait faute de temps, à cause de cette petite pause que vous vous êtes accordée (il en faut, cessez de vous flageller !) ou de ce mini-détail qui vous a bloqué dans votre avancée, posez vos polys et glissez sous la couette direction le pays des rêves.

Si vous travaillez mieux la nuit… si vous êtes sur votre lancée, que vous sentez que « ça rentre » allez jusqu’au bout sans regarder l’heure ! L’important c’est de dormir à un moment ou un autre pour ne pas terminer lessivé, sur les rotules, les batteries à plat tout comme vos capacités de mémorisation. C’est à vous de trouver votre rythme en gardant à l’esprit que si cette année demande de vous de gros sacrifices il est des besoins de base de votre corps que vous ne pouvez pas ignorer. Mais attention, n’oubliez pas que le concours se passe bel et et bien… en plein jour ! Veillez à vous recaler sur un rythme classique avant les épreuves histoire de ne pas arriver tout somnolent devant vos QCMs.

Et bien manger, pourquoi faire ? Je n’ai pas le temps, bien manger ça prend du temps et puis de toutes façons il suffit de manger assez pour ne pas tomber dans les pommes…

Faux faux faux… Manger et encore plus « bien » manger est primordial. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’alimentation influe sur le fonctionnement du cerveau dans le bon comme dans le mauvais sens. Vous pouvez, dès votre assiette, potentialiser les capacités de votre cerveau. Manger fait donc partie de votre travail de P1. Pour la liste de tous les aliments favorables au développement des connections neuronales je vous renvoie à mon article dédié à ce sujet (par ici). Mangez donc. Je dirais même plus, compensez si vous voulez. Oui, ce n’est pas bien de manger avec ses émotions, oui oui oui. Mais on ne peut pas tout mener de front. On ne peut pas être mis sous pression, travailler sans relâche dans un climat de tension et se priver de chocolat. Les filles (et les garçons) n’entamez pas un régime cette année. Vous prendrez certainement voire même sûrement des kilos cette année. Faites une croix dessus, oubliez. Vous les perdrez pendant l’été. Moi qui adore le chocolat mon petit plaisir de P1 c’était ce gâteau d’une simplicité folle, extrêmement rapide à préparer et qui m’a évité bien des coups de blues. Ne sautez pas de repas, même si vous n’avez pas terminé votre programme de la journée. Vous pouvez vous mettre des petites motivations comme « je mangerai quand j’aurais fini ce chapitre » mais une fois qu’il est fini vous devez manger. Impérativement.

On récapitule donc une dernière fois : votre travail commence dans l’assiette et se termine dans votre lit.

Laisser un commentaire - 0

Une rentrée pour prendre ses marques


Une rentrée pour prendre ses marques - Medecine - Brèves - Miss Blemish

Crédit photo : Unsplash

J’aime ce petit air de renouveau qui souffle sur la routine retrouvée à la rentrée. C’est frais et plein d’espoir, des bonnes résolutions plein les tiroirs pour « ne surtout pas se laisser déborder cette fois-ci hein ». Une sorte de premier janvier tiédi par le soleil qui s’attarde encore un peu sur septembre, une douce transition vers l’automne et les fêtes auxquelles on n’ose encore penser mais dont le parfum se fait déjà sentir. Elle fait un peu peur aussi cette rentrée, on se demande ce que les semaines qui se profilent gentiment à l’horizon nous réservent de surprises, bonnes comme moins bonnes.

Alors on lui sourit pour n’attirer que le meilleur, on lui fait cette petite place qu’elle quémande avec insistance de peur qu’elle ne finisse par s’imposer avec perte et fracas. On prépare son arrivée, tout doucement, on y pense alors que les jours nous séparant de ses trois coups frappés à notre porte deviennent de moins en moins nombreux. Et chaque année l’impression que celle-ci est plus spéciale que les autres. Pourtant, des années clés il y en a déjà eu. La rentrée du CP – la photo d’une R5 rouge, titine de son prénom, mon papa au volant et moi dans un siège auto à l’arrière toute fière avec mon nouveau cartable, quittant notre rue – de 6ième puis de 2nde, l’année du brevet et celle du bac, la rentrée à l’université, puis en deuxième année diamétralement opposée à la première et enfin, cette année ma rentrée en troisième année. Et comme chaque année mais peut-être un peu plus celle-ci je crois, j’ai peur, un peu. Au vertige de ne pas être à la hauteur s’ajoute l’appréhension de la douleur des autres à laquelle, je le sais, je serais confrontée. La curiosité et l’excitation d’en découvrir toujours davantage et de devenir toujours meilleure, comme on prendrait une baïonnette face à la forêt dense d’une île encore inexplorée par l’Homme, d’apprendre mille et une choses et d’en comprendre autant j’espère se mêle à la crainte de tous ces destins dont j’ignore tout encore et qui me seront confiés. Parce que je porte une blouse blanche.

C’est le tout tout début du chemin, nos balbutiements de médecins. Je frémis encore lorsque je reçois mon attestation d’assurance professionnelle et je trouve excitant de me parer de tenues de coton jetables aux couleurs improbables. Le café de la machine est aussi immonde que le dit sa réputation mais tradition oblige et cernes sous les yeux suppose, tous les matins dans l’ascenseur on monte vers nos services un gobelet à la main. Les stages rapprochent, rencontrent, sourient, rigolent mais serrent le cœur aussi parfois. Souvent. On découvre qu’à l’hôpital les gens sont malades avec une violence qui pulvérise la mince portée des mots. Savoir la maladie n’est pas la côtoyer, sous nos yeux la théorie prend une toute autre envergure. On s’aperçoit que l’on n’a pas besoin de connaître une personne pour compatir à sa douleur, si on s’en doutait, on en est désormais sûrs. On prend également conscience de la difficulté à trouver sa place dans l’intimité partagée avec le patient. On ne se sent pas encore bien à l’aise dans cette relation qui s’apprivoise. On est emprunté, un brin figé, nos mains tremblent parfois. S’asseoir sur le lit pour l’écouter ? Lui prendre la main ? Poser une main sur son épaule ? S’approcher de trop près c’est prendre le risque de voir s’effriter la façade qui nous permet en toute circonstance de garder une contenance. Ce mur n’est pas froideur ni même indifférence, c’est un rempart contre le tsunami. Car la fac ne nous a pas pris à l’entrée ce que l’on avait de sensibilité et d’humanité. Que se passe-t-il si le médecin se met à pleurer devant ses patients ? Si j’étais dans ce lit que penserais-je de mon sort si mon médecin se comportait de la sorte ? Un médecin n’est pas là pour pleurer mais pour soulager et tenter d’aider. En enfilant chaque matin sa blouse, on essaie de s’approprier cette nouvelle peau, celle du soignant et de laisser la nôtre au casier. Pour faire ce qui sera notre métier. On cherche donc ses marques à tâtons, trop loin, trop près, on essaye de se protéger tout en craignant de devenir un jour indifférent alors même que muselant cette crainte on se demande tout bas si une telle chose est possible. 

Laisser un commentaire - 0

Bien manger pour un cerveau au top de ses performances


Bien manger pour un cerveau au top de ses performances - Alimentation - Healthy Life - Miss Blemish

Crédit Photo : Unsplash

« Le cerveau est loin d’être indifférent à ce qui se trouve dans notre assiette » a conclu le Dr. Huberfeld après deux heures de cours traitant de l’influence de l’alimentation sur le fonctionnement cérébral. Sachant que le cerveau qui ne pèse que 2% du poids total du corps représente pourtant 20% de l’énergie consommée par l’organisme, il n’est pas étonnant que chercheurs et médecins se soient intéressés à la relation liant aliments et cerveau.

L’idée de cet article est venue de mon amie S. qui en sortant du cours m’a fait la réflexion que tout le monde devrait avoir accès à ce genre d’enseignement car ce sont des choses très simples à mettre en pratique mais que l’on ne peut hélas pas inventer si on n’en a jamais entendu parler. En effet, si chaque année tous les magazines nous expliquent comment perdre nos kilos superflus à coup de régimes venant à bout de notre motivation en quelques jours, personne ne vient nous expliquer qu’en enrichissant notre alimentation de tel ou tel fruit/féculent/céréale/viande nous aiderons nos neurones à mieux fonctionner. Or il y a certainement là de quoi trouver une motivation suffisante à manger mieux et ce pour longtemps.

Cette approche de la nutrition est intéressante en ce qu’elle permet de ne pas négliger les besoins physiologiques de notre organisme qui se retrouve trop souvent laissé pour compte dans des régimes qui déséquilibrent la balance des apports journaliers à dessein de perdre toujours plus en un minimum de temps. Elle peut également être une corde de plus à notre arc notamment dans les périodes où nous en demandons beaucoup à notre cerveau (les révisions, les examens…).

Je ne vais pas retranscrire ici les mécanismes impliqués, les cibles particulières et les effets de chaque aliment précisément (quelle vitamine, quel bénéfice…), j’en serais bien incapable et ce n’est pas la vocation de mon blog de partager un contenu scientifique documenté. Les curieux trouveront des articles bien mieux écrits et plus rigoureusement détaillés que je ne pourrais jamais le faire sur internet ou dans les magazines scientifiques qui proposent un contenu bien souvent passionnant. Mon but ici est de partager le plus clairement et le plus simplement possible quelques conseils glanés durant ce cours ainsi qu’une liste des aliments « amis » du cerveau … Ainsi, la prochaine fois que vous irez au supermarché, peut-être au détour d’un rayon vous direz-vous en voyant tel ou tel produit : « tiens, je vais en prendre et essayer, il paraît que c’est bon à la santé »… Et contrairement à ce vous croyez « bon à la santé » ne rime pas toujours avec plat, fade et ennuyeux. Après tout, dans « Bon à la santé », il y a « Bon » aussi.

1.      La liste des aliments amis

Cacao, chocolat noir (vous voyez, ça commence bien)

Kiwi, baies (fraises, framboises, mûres, myrtilles…), agrumes (jus d’orange…), raisin

Thé vert, vin (surtout rouge)(en quantités raisonnables bien sûr), lait, lait de soja

Amandes, « graines » (tournesol, lin, chia…), noix du brésil, noisettes, noix, cacahuètes, céréales

Légumes en général, Lentilles, haricots secs, courge, champignons, asperges, avocat, olives, laitue, haricots, épinards, huiles végétales (olive, colza, lin, noisette, noix…)

Huîtres, krill, poissons sauvages +++ (les poissons d’élevage auraient une moins grande qualité nutritionnelle), poissons gras (saumon…), foie de poisson

Volaille (foie +++, poulet, dinde), jaune d’œuf, veau, viande rouge, foie (volaille dont dinde, veau, bœuf, agneau)

Poivre noir, curcuma (présent également dans le « curry » qui est en fait un mélange d’épices), levure

2.      La liste des aliments ennemis

LE FAST-FOOD et les graisses saturées, source de beaucoup de calories et mais surtout de « mauvaises » calories, tuent notamment les connexions neuronales. De plus il a été prouvé qu’un apport calorique trop important diminue l’espérance de vie…

3.      Ce qu’on vous a toujours dit sur le sport… est VRAI.

Le sport est « bon à la santé » et au-delà de ses nombreuses vertus pour le reste de l’organisme, il participe lui aussi à améliorer le fonctionnement du cerveau.

 

« Donc si vous mangez ce midi au McDo, allez le chercher en courant »

 

D’après le cours du Docteur Huberfeld, Faculté de Médecine Paris VI – Pierre et Marie Curie 

Laisser un commentaire - 1