ETUDIER

BAM. Organisation


Organisation 1

Si un petit génie me proposait trois vœux, l’un serait sans aucun doute d’être enfin ORGANISEE. Je suis la reine du dernier moment, du rendez-vous pas noté dont on se souvient à la dernière minute, des cours dont on ne connait pas la salle ni même l’intitulé, la reine des « Ah bon ? C’est aujourd’hui ? ». Résultat : je perds beaucoup de temps. Enfin ça c’était avant. Rentrée, nouveau départ et tutti quanti des humeurs qui chaque année accompagnent le début de l’automne m’ont mise au défi d’arriver cette année à être ENFIN organisée. Prévoir à l’avance, planifier, avoir toujours sur moi les infos dont j’ai besoin, les bons numéros, avoir un coup d’avance sur les examens et être au clair avec mon emploi du temps et mes dead line tout en maximisant ma productivité (quitte à travailler X heures, autant qu’elles soient les plus efficaces possible !).

Je vous ai donc concocté un grand article avec un tout un tas d’astuces, de méthodes mais aussi de petits pièges dans lesquels je suis tombée et faciles à éviter qui touchent à tout ce qui fait le quotidien des personnes actives, que vous soyez étudiants, free-lance ou en bureaux.

Ces astuces ont toutes été mises en pratique et marchent en vrai. Je ne vais pas vous mentir, je n’arrive pas encore à les faire toujours rentrer toutes dans mes journées, il y a parfois des ratés mais ce socle de « bonnes » lignes directrices m’a déjà beaucoup apporté ne serait-ce qu’en sérénité : j’ai les idées claires sur mes impératifs à venir, je sais ce que j’ai à faire et comment. Et c’est déjà un grand pas en avant. J’espère que cela pourra vous aider et faciliter votre quotidien. N’hésitez surtout pas à partager vos astuces dans les commentaires, vos méthodes et les petits trucs qui vous rendent la vie plus facile !

Organisation  2

 

BIEN MANGER MEME LORSQUE LES JOURNEES SONT SURCHARGEES

Que ce soit l’après-midi lorsque je rentre de ma matinée à l’hôpital (pas avant 14h) ou tard le soir, je n’ai ni l’envie, ni la force, ni le temps, ni la patience de me faire à manger et encore moins d’aller faire les courses. Pour ne pas tomber dans le « je mange un bol de céréale en guise de souper » ni succomber aux avances de son compagnon de route j’ai nommé « le plat cuisiné », mais au contraire manger de bons petits plats, variés et équilibrés, tout en me faisant plaisir en les cuisinant, je prépare désormais mes repas de la semaine LE WEEK-END. A cette période de l’année (qui en gros englobe toute l’année sauf l’été), ma tâche est grandement facilitée par le fait que je mange de la soupe le soir (avantages : c’est chaud, c’est léger donc la digestion est rapide et le sommeil préservé, c’est bon pour la ligne). Cependant, à la maison, tout le monde n’est pas de ce bord-là, je mange souvent à la maison le « midi » et quand ce n’est pas le cas, j’essaie d’emporter mon repas. Je cuisine donc une viande, des tartes ou quiches salées, des gratins ou purées… que je réserve au frigo. Cette méthode me permet de gagner énormément en temps et en argent : je fais les courses une fois par semaine (hors petites courses d’appoint), j’ai réfléchi à ce que j’allais cuisiner, j’ai fait le point avec mon frigo et n’achète donc que ce dont j’ai besoin et tout ce dont j’ai besoin (finis les « il me manque ceci pour faire cela, oh et cela encore… »). Côté temps, je passe entre 2 et 3 heures en cuisine au lieu d’une heure tous les jours (et plus). En effet, en préparant tout en même temps, il y a toujours quelque chose à faire pendant la cuisson de ceci, la décongélation de cela… pas une seconde de perdue, productivité maximale !

Note : Le petit piège est d’oublier la quiche au four pendant que vous pluchez les légumes de votre soupe (et inversement), soyez vigilants les premières fois après, ce n’est qu’une question d’habitude (et elle se prend vite).

 

Organisation 4

 

SE METTRE AU TRAVAIL (MÊME CHEZ SOI)

« Tiens, ma blogueuse préférée a publié un nouvel article. Et si je remontais mon fil Instagram ? pinterest ? twitter ? facebook ? Allez, un petit truc sucré et je m’y mets… Enfin je vais aller me laver les dents d’abord… »

Oui, à la maison, il y a toujours mieux à faire que travailler comme cette lessive à étendre tiens, je l’avais oubliée celle-là. Pour remédier à ça, pas d’autre solution, il faut vous créer une bulle et être discipliné(e) : vous n’êtes pas à la maison, la machine à laver n’existe pas, vous êtes au travail et dieu sait que vous avez du pain sur la planche !

Plus facile à dire qu’à faire n’est-ce-pas ? D’ailleurs, ne restait-il pas un peu de gâteau au chocolat du week-end ? Promis, après je m’y mets…

Allez, en piste pour quelques astuces qui vous peuvent vous aider à surmonter les difficultés que présente le travail à domicile :

1 – Créez un environnement propice au travail (voir plus bas)

2 – La première étape est toujours la plus dure : s’y mettre

3 – Ecoutez-vous… mais pas trop ! Personne n’a vraiment envie de faire ce truc barbant administratif, commencer ce rapport ou apprendre ces quarante pages de statistiques et pourtant… que ce soit maintenant ou après une sieste de l’autruche* il faudra bien s’y mettre…

*Sieste de l’autruche : sieste motivée par la démotivation et non par un réel coup de barre… (je suis professionnelle dans cette catégorie)

4 – Fixez-vous des objectifs journaliers REALISABLES et respectez-les ! En première année de médecine, j’avais pour habitude de me dire « tu ne mangeras pas avant d’avoir fini ce chapitre ». J’en ai retenu qu’il ne faut jamais sous-estimer l’efficacité d’un estomac en manque de sa dose.

5 – Le coup de barre de l’après-midi : identifiez fatigue/paresse et tenter de lutter, l’envie de dormir est transitoire ! Pour vous aider, essayez d’éviter le sucre en fin du repas du midi, si cela ne suffit pas, prenez un café (et éventuellement un carreau de chocolat noir – excellent aliment pour le cerveau) et si vraiment, vous n’arrivez plus à rien, faites une sieste mais une sieste de 20 minutes et pas une de plus !

Petites aides pour réussir à se lever : ne pas éteindre les lumières pendant votre sieste, se levez d’un bond dès que votre alarme sonne et ne l’éteindre qu’une fois sur vos deux pieds.

6 – Les fringales ! 90% du temps vous n’avez pas faim, vous avez juste envie d’une pause ! Sortez, marchez, changez-vous les idées et buvez de l’eau avant de sauter sur le paquet de biscuits. PIEGE : Manger à chaque pause. Votre cerveau va associer PAUSE à MANGER et les fringales vont se multiplier. Prenez le temps de vous demander : « Ai-je vraiment faim ? ». Souvent la réponse est non.

7 – L’ordinateur, le téléphone & cie : pas d’autre solution il faut soit éteindre, soit s’obliger à n’y toucher que durant vos pauses. Sans ça, déconcentration, travail décousu, oublis, étourderies et démotivation sont quasi assurés. Quand vous travaillez, vous travaillez et quand vous faites une pause, vous décompressez pour de vrai !

8 – Les pauses : faites-en régulièrement. J’ai l’habitude de faire des pauses « récompense », c’est toujours difficile de s’y remettre après mais elles sont néanmoins indispensables à un travail efficace (notre concentration diminue après une longue période passée sans « respirer »). Donnez-vous une heure de « fin de pause » et… tentez de la respecter !

 

CREER UN ENVIRONNEMENT PROPICE AU TRAVAIL

Créer un espace clair et dégagé est absolument nécessaire pour travailler dans de bonnes conditions. Le désordre attire l’œil, dérange et déconcentre lorsque vous avez besoin de focaliser toute votre attention sur ce que vous êtes en train de faire. Le but est donc de créer un espace le plus fonctionnel et neutre possible pour que vous ne soyez pas gênés par ce que vous avez sous les yeux tout en ayant toutes les informations et les outils qui vous sont nécessaires à portée de regard comme de main.

A partir de ce cahier des charges, voici quelques points pour créer un espace dans lequel vous vous sentiez bien :

En premier, identifiez les moments propices à l’accumulation de désordre pour agir à la source. En effet, ranger une bonne fois c’est bien (et nécessaire) mais cela prend du temps, temps que nous n’avons pas forcément pour recommencer tous les trois jours. 

Tous les soirs lorsque vous terminez votre journée, rangez votre bureau de manière à ce qu’il ne reste plus rien en vrac ou d’ouvert. Faites des piles, rangez ce qui ne vous sera pas utile le lendemain quitte à devoir les resortir. S’intaller devant un bureau clair et dégagé le matin est bien plus agréable et moins décourageant qu’une montagne de trucs débordants de toutes parts. 

Ne surchargez pas votre espace de travail : ne gardez que l’essentiel. Un emploi du temps, quelques stylos, votre ordinateur, des post-it à portée de main. Le reste, rangez-le ! Dans les tiroirs de votre bureau ou sur l’étagère lui faisant face… vous n’avez pas besoin d’avoir tout sous les yeux, l’important est de savoir où les trouver lorsque vous en avez besoin.

Créer un lieu où vous vous sentez bien, vous allez y passer du temps. Choisissez les couleurs, votre papeterie, l’agencement, l’endroit… de manière à vous sentir chez vous. N’hésitez pas si l’inspiration vous manque à créer un tableau dédié sur Pinterest pour trouver l’ambiance qui vous correspond et vous l’approprier pour la transposer chez vous.

Faites attention à placer votre bureau à proximité d’une fenêtre (si cela est possible). Même par les journées grises, un peu de lumière naturelle est toujours agréable.

Investissez dans de bonnes lampes pour avoir toujours un espace de travail bien éclairé. De la même manière, ne sous-estimez pas l’importance d’une lampe de bureau. Elle vous sera utile lorsque les journées s’étirent et empiètent sur la nuit.

Juste en face de votre place, accrochez une petite phrase qui vous motive pour vous rebooster dans vos bas. La mienne ? Don’t let dreams always be dreams

Organisation 3

 

S’ORGANISER DANS SON TRAVAIL AU JOUR LE JOUR

1 – Faites la liste de tous vos cours, matière par matière, avec devant chacun une petite case à cocher pour pouvoir suivre facilement votre progression en un coup d’oeil.

2 – Bien en vue, un calendrier annuel avec examens et dead line BIEN MIS EN EVIDENCE (façon rouge pétant à paillettes) pour toujours savoir où vous vous situez par rapport à vos échéances

3 – Investissez dans un semainier universel (sic non daté) pour établir votre programme de la semaine chaque semaine et pouvoir surligner vos objectifs au fur et à mesure que vous les remplissez. Cela permet d’être au clair sur ce qui doit être fait, ce qui l’a été, ce qui reste à faire. De plus, si vous êtes encore dans les abysses des cours et du par cœur, cela vous permettra de savoir exactement ce que vous avez à réviser le week-end venu (à savoir tout ce que vous avez vu durant la semaine qui vient de s’écouler).

4 – Prenez le temps chaque week-end de planifier votre semaine en posant les objectifs à remplir pour chaque jour, notez les rendez-vous/impératifs et en tenir compte pour l’avancée de votre travail personnel. Faites des programmes TENABLES (absolument essentiel pour ne pas se démoraliser et garder le cap). Les premières semaines vos programmes seront certainement trop ambitieux mais avec l’habitude vous arriverez à les établir de plus en plus facilement.

5 – Laissez des plages libres pour rattraper l’éventuel retard pris dans l’avancée de votre programme. Pour ma part c’est le samedi, entièrement libre pour terminer mon programme, réviser les cours appris et planifier la semaine à venir.

6 – Ayez un emploi du temps avec impératifs et infos importantes (salles de cours, adresses des rendez-vous, numéro des correspondants…) MIS A JOUR REGULIEREMENT et TOUJOURS à votre disposition : punaisé en face de votre bureau, dans votre agenda dans votre sac, dans votre smartphone, dans vos brouillons e-mail, dans votre ordinateur fixe et/ou portable

Note : pour différencier impératifs pro/perso, j’utilise pour ma part un code couleur très basique (bleu = pro, noir = perso) qui me permet de voir en un coup d’œil qui relève de quoi sur mon agenda.

Note 2 : Surtout ne surchargez ni vos cours, ni vos plannings, ni vos agendas de codes couleurs alambiqués et changeants, vous ne vous en rendez pas compte mais cela demande un travail supplémentaire (et inutile) à votre cerveau tout en étant source de confusion.

7 – Faites des TO-DO list thématiques (exemple : boulot/blog/maison…) et PRIORISEZ

 

APPRENDRE DURABLEMENT

Si ces trois années d’études de médecine m’ont bien permis une chose c’est de tester énormément de possibilités pour apprendre mes cours et ce le plus efficacement et durablement possible. Je vous livre donc quelques astuces et autres petits pièges à éviter ainsi que la technique qui fonctionne pour moi. Il n’y a bien évidemment pas de méthode absolue pour apprendre, chacun a des sensibilités différentes, des manières de faire différentes mais cela pourra peut-être vous donner des pistes que vous n’aviez pas ou vous faire économiser du temps en ne passant pas par les mêmes écueils qui furent les miens.

Lire son cours une première fois pour cerner propos et idées générales. Vous ne pouvez pas commencer fichage/apprentissage sans ce travail préalable d’apprivoisement. Cette première étape vous permet d’avoir une vue d’ensemble, de comprendre la construction du cours ainsi que de commencer votre tri des informations en important/moyennement important/pas important. Par exemple, en bactériologie : l’histoire de la caractérisation de la bactérie = pas important, les maladies provoquées et leur traitement = important +++. Ce travail préalable va vous permettre de gagner un temps précieux, vous avez les idées claires.

Tout de suite commencer l’apprentissage du cours entamé SANS PASSER à la lecture d’un autre cours. Si vous voulez rentabiliser le travail d’approche (qui reste superficiel et insuffisant par lui-même) que vous venez de faire en vous familiarisant avec le contenu de votre cours, vous devez tout de suite le travailler. Que ce soit en le relisant pour surligner les mots-clés (et seulement eux!), en l’apprenant par cœur à l’écrit, par cœur à l’oral ou… autre ! Chacun sa méthode mais une chose est sûre, lire cours après cours sans passer le temps nécessaire sur chacun est le meilleur moyen de perdre un temps précieux en pensant bien faire.

Aparté : mémoire auditive, ma technique

– lecture d’un paragraphe

– apprentissage phrase par phrase

– réciter le paragraphe

– relire le paragraphe pour corriger les erreurs éventuelles

– recommencer jusqu’à ce qu’il n’y ai plus d’erreurs

Ne pas ficher sans avoir d’abord appris son cours : c’est une énorme PERTE DE TEMPS ! Même en ayant bien travaillé votre cours au préalable (plusieurs lecture, mots-clés surlignés..), sans l’avoir appris (avec le temps que cela suppose) il vous manquera :

– une idée claire de la trame du cours et du propos (articulation des paragraphes et des idées clés)

– l’identification des points difficiles que vous avez du mal à retenir

– une vision synthétique

Ficher sans avoir appris, c’est refaire le cours à sa sauce en supprimant des éléments de-ci de-là, en rajoutant des tirets, en retirant quelques verbes et autres articles mais ce n’est pas une FICHE. C’est un cours un rien plus court, en version moins rédigée (et croyez-moi je sais de quoi je parle, j’ai utilisé cette méthode durant toute ma troisième année). En plus de prendre un temps FOU que vous ne pouvez pas vous permettre de perdre, cela ne vous permet pas de boucler le chapitre. L’avoir « fiché » n’a fixé que de grandes idées. Résultat, vous passerez deux à trois fois plus de temps sur un chapitre (si vous en avez le courage car quand on a déjà passé trois à quatre heures sur une fiche il est rare d’être très motivé pour continuer à travailler le même cours) et votre fiche ne vous sera pas plus utile que l’aurait été votre support de cours au moment des révisions (puisque vous avez conservé 90% de votre cours).

Utilité : 0%

FICHEZ donc APRES avoir appris-récité-réappris et CERNE vos erreurs et difficultés. Inutile de ficher ce qui pour vous est évident ! Vous le savez, c’est ancré pour longtemps. En revanche, il y a toujours dans un cours des éléments plus difficiles à apprendre, des valeurs numériques, des détails, des formules…, ce sont ceux-ci qui doivent figurer sur votre fiche car ce sont eux que vous aurez besoin de revoir en priorité lors de vos révisions quand le reste ne demandera qu’une mince relecture.

Ficher utile c’est donc : ne garder que les points difficiles et/ou précis / ne noter que des MOTS CLES / Interdire toute phrase (hors définitions)

Pour apprendre pour longtemps, récitez votre cours à l’écrit après l’avoir appris par cœur (un pour plusieurs jours après) ! Cela vous permet de tester vos connaissances, de vous rassurer (votre travail a servi même si tout n’est pas encore parfaitement su)(n’oubliez pas qu’il faut apprendre, oublier, réapprendre, sûrement réoublier et encore réapprendre pour fixer une information de façon réellement pérenne) et d’identifier les faiblesses de votre apprentissage. Ainsi vous cernez les points sur lesquels vous devez absolument revenir et ce qui ne nécessite pas plus qu’une relecture pour les consolider. Plus que cela, vous vous entraînez aux modalités de l’examen (s’il est à l’écrit), vous vous confrontez à la difficulté de la restitution (souvent on croit savoir et l’on se rend compte une fois face à la feuille blanche que l’on sait trop vaguement encore pour l’écrit – savoir à peu près ne suffit pas lorsque l’on doit rédiger – autant que cela vous arrive chez vous que le jour de l’examen). Ecrire permet de déjouer des faiblesses qui sans cet exercice, auraient pointé le bout de leur nez le jour J : cela permet donc d’améliorer vos résultats et par là même de potentialiser travail et investissement.

Faites des ANNALES – Avantages :

Travailler la fonction « rappel ». Les informations sont en stock, il vous faut maintenant réussir à les trouver du premier coup dans l’énorme bibliothèque de vos connaissances.

– Voir que, malgré votre impression de ne rien savoir, en cherchant, vous avez des choses à dire et mieux ! vous vous souvenez de nombreux éléments. Votre travail n’a pas été vain

– Cela constitue une révision en soit

– Identifier les dernières faiblesses restantes dans chaque cours

Cerner plus précisément ce que l’on attend de vous à l’examen et peut-être modifier la hiérarchie important/moyennement important/pas important que vous aviez fait des infos présentes dans votre cours.

A défaut d’annales, fabriquez-les ! Après avoir fini d’apprendre un cours, imaginez toutes les questions que l’on pourrait vous poser dessus, notez-les et répondez-y quelques jours plus tard ou au moment de vos dernières révisions.

Apprendre pour longtemps : En première année j’avais une technique banale et bien connue mais efficace. J’apprenais les cours du programme que je me concoctais chaque dimanche soir entre le lundi et le vendredi puis, le week-end je terminais éventuellement mon programme s’il ne l’était pas tout à fait et surtout je révisais tout ce que j’avais appris durant la semaine. Je récitais, répondais à des questions, relisais, réapprenais ce qui était encore faible… Cela avait l’avantage de permettre deux apprentissages de façon très rapprochée de chaque cours et donc de fixer plus durablement les informations avant les grandes révisions.

Révisions :

Voir ce que l’on sait : réciter, faire des annales, répondre à des questions de cours

Se corriger

Revoir son cours : le relire dans son intégralité pour fixer les idées, réapprendre les points faibles pour ne plus se tromper

Ficher éventuellement avec les détails importants, et seulement eux, à ne pas oublier

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La gestion du stress en PAES


La gestion du stress en PAES - conseils - Miss Blemish

Crédit photo : Unsplash

Gros challenge auquel nous nous attaquons aujourd’hui puisque nous allons parler de ce que beaucoup considèrent comme le mal du siècle : le stress. Mais nous allons nous y intéresser dans un contexte très particulier qu’est la gestion du stress en PAES et plus globalement lors de la préparation d’un concours. Et comme nous allons le découvrir, le stress n’est pas le vilain petit mouton noir qu’on croit…

1. Qu’est-ce que le stress ?

Le stress est une réaction NORMALE de l’organisme humain. Il s’agit même d’un phénomène indispensable à la survie de l’individu et de l’espèce. On définit ainsi la réaction de stress comme « l’ensemble des processus biologiques et psychologiques mis en œuvre par l’organisme pour s’adapter à un agent perturbateur ou une contrainte ». Cet élément déclenchant de la réaction de stress est nommé Stresseur ou Facteur de stress. Il en existe une importante palette fonction des conditions socio-économiques, politiques et individuelles, cependant nous ne nous intéresserons qu’à celles qui sont susceptibles de vous intéresser cette année :

–          Examen/Concours

–          Charge de travail excessive

–          Temps insuffisant pour achever son travail

–          Conditions de travail difficiles

–          Collègues peu soutenants

–          Impossibilité d’exprimer ses demandes

–          Insécurité de « l’emploi »

En PAES, vous cumulez 7 des 11 facteurs de stress identifiés dans le domaine professionnel. Et comme ils sont  de durée longue – 9 mois – il sont étiquetés chroniques.

Si le stress est une réaction normale et nécessaire à la survie de toute espèce pour qu’elle reste bénéfique à l’organisme et se fasse base à un apprentissage adaptatif il faut qu’elle remplisse quelques conditions :

–          Etre déclenchée par une perturbation uniquement : une attaque de panique dans son bain (si vous n’avez pas peur de l’eau) n’est pas adaptée, une grosse bouffée de stress face à l’irruption d’un lion dans le métro si.

–          Etre limitée dans le temps : donc bouffée de stress limitée à la présence du Lion. Là où elle est nécessaire et justifiée. Si elle perdure après, elle ne vous est plus d’aucune utilité et constitue même un handicap vu qu’elle vous entrave dans la réalisation de vos activités normales.

–          Etre proportionnelle à l’intensité de l’agent perturbateur : une grosse bouffée de stress face au Lion c’est adapté, une crise d’angoisse/panique parce que vous n’avez pas réussi à répondre à la question 3.a du TD de physique, non.

–          Ne pas dépasser les capacités d’adaptation du sujet

C’est sur ce dernier point notamment qu’ont travaillé Yerked et Dodson mettant au point en 1908 la « Théorie du U inversé » :

La gestion du stress en PAES - conseils - Miss Blemish

Crédit Photo : Le stress dans le sport

Selon cette théorie il existerait une corrélation entre stress et activité du sujet, un niveau optimal de stress permettant d’atteindre un niveau maximum d’activité. En dessous de ce seuil de stimulation, le sujet serait englué dans un certain ennui, pas assez stimulé pour voir naître la motivation nécessaire à l’action alors que cette plage de stress optimal ou « bon stress » dépassée, le sujet serait submergé par son stress et verrait donc ses capacités et son efficacité diminuer en conséquence.

Comment gérer son stress de façon à toujours rester dans cette plage d’efficacité maximale ?

Vous l’avez donc compris, l’idée n’est pas de se soustraire à tout stress mais de tenter de ne pas se laisser submerger par lui pour toujours être dans la fenêtre d’efficacité optimale. Et c’est à ça que nous allons travailler dans cet article…

1. La gestion du stress c’est avant tout être en forme

Dans cette partie nous allons parler de tout ce qui peut vous aider à BIEN dormir car avoir un bon sommeil ne vous aide pas seulement à bien mémoriser votre travail du jour, il vous prémunit (un peu) contre le découragement qui suit de près l’épuisement. Et chacun sait que la PAES est un marathon, pas un sprint. Donc un seul mot d’ordre : si vous ne ménagez pas vos efforts, ménagez-vous VOUS…

1ère difficulté : s’endormir

Scénario – Vous suivez votre programme de la journée, vous travaillez jusqu’à tard et à un rythme soutenu parce que le soir – la culpabilité aidant – votre rendement est multiplié par 10 quand soudain-là-d’un seul, votre dernier poly fermé et la dernière ligne de votre programme surlignée vous filez sans intermède sous la couette ! Mais si votre programme achevé murmure qu’il est l’heure d’aller vous coucher, votre cerveau et votre corps, eux, ne peuvent pas passer d’un état de concentration, de tension et d’attention très important à un état de relâchement total en l’espace de quelques minutes seulement… Il va donc falloir aider cette transition, ralentir progressivement votre cadence quitte à retarder de dix, quinze minutes votre coucher pour vous éviter des heures passer à ruminer sans trouver le sommeil. 

lES OUTILS POUR VOUS AIDER

  • Les tisanes – il en existe de très nombreuses aux noms évocateurs (nuit calme/tranquille/paisible). J’aime beaucoup le Lov is Zen de Lov Organics, un thé Roïbos sans théine. Boire une boisson chaude est apaisant, agréable et n’était pas sans me rappeler mes vacances d’enfance lorsque pour prolonger un peu la soirée l’on prenait encore une boisson chaude avant d’aller se coucher. Et cette association suffit à indiquer à votre cerveau que le rituel du coucher commence…
  • Si vous n’aimez pas les tisanes, j’ai aussi utilisé une recette de grand-mère toute simple et efficace : eau chaude + 1 c.à.c d’eau de fleur d’oranger + du miel. L’eau de fleur d’oranger aurait des vertus favorisants le sommeil et si je n’ai aucune idée de la valeur scientifique de ce « on dit que », elle a très bien marché sur moi.
  • Vous pouvez twister les deux en mettant de l’eau de fleur d’oranger directement dans la tisane (sous couvert que ce soit buvable). Buvez votre petite tasse de réconfort dans l’heure précédant votre coucher.
  • LA MEDITATION – est un outil formidable pour accompagner cette transition vers le sommeil. Aussi « new-age » et ridicule que sa réputation puisse être, c’est véritablement cet outil qui m’a permis d’avoir ma première année de médecine en m’aidant à dormir et à gérer mes angoisses d’échec avant le concours et le jour-J en m’aidant à me concentrer sur chaque épreuve pour elle-même en oubliant tout des précédentes réussies comme râtées. La méditation m’était totalement étrangère avant que l’on m’offre ce livre : Méditer jour après jour de Christophe André un psychiatre de l’hôpital Saint Anne. Dans le CD fourni avec le livre, il nous propose des exercices de 10 min à 20 min pour nous apprendre à méditer. Dans un exercice par exemple il nous invite à prendre conscience de notre respiration, sans essayer de la changer, juste en prendre conscience ce qui a une vertu apaisante et relaxante assez incroyable. Dans un autre, ce sont les sons auxquels on doit prêter plus attention, son corps… etc… Et prendre ces dix minutes entièrement centrées sur soi permet justement de reprendre conscience de l’existence de son corps au milieu d’un exercice qui n’est qu’intellectuel (apprendre, comprendre…). Et de se calmer, de refaire corps avec son corps. De plus il a une voix un peu planante qui invite réellement au sommeil et plus d’une fois je me suis mise à somnoler avant même la fin ! Nous sommes exactement là dans l’objectif recherché, faire la transition avec le sommeil. 

Pour en savoir plus sur la méditation, vous pouvez lire mon article à ce sujet – Un pas vers soi (puis deux… puis trois..)

2ième difficulté : Le peps

Fin novembre généralement toque à la porte ce que mon tuteur médisup appelait le « bad des P1 ». Et comme chacun sait, les baisses de régime ne font pas bon ménage avec l’objectif que vous avez en tête : réussir votre PAES. C’est là qu’entrent en jeu LES ENDORPHINES, ces hormones merveilleuses libérées par notre corps lorsque nous faisons une activité physique. Et si se dépenser a le bénéfice d’évacuer votre trop plein de stress, de frustration et d’agressivité, de vous fournir une vraie bonne fatigue PHYSIQUELE SPORT AMELIORE AUSSI VOS CAPACITES INTELLECTUELLES. Et ce en favorisant, entre autres, le développement de connexions neuronales et permettant ainsi au réseau de s’étoffer.

Mais comment pratiquer un sport régulièrement sans perdre trop de temps ? Si vous n’avez pas une salle juste à côté de chez vous, ou la foi d’aller courir tous les jours, je vous conseille d’investir dans un vélo d’appartement ! C’est peu glamour sur le papier mais dans les faits je vous promets une efficacité optimale.  Pouvoir faire du sport à domicile va vous permettre d’en faire plus souvent, plus régulièrement, de continuer à travailler durant vos séances de sport et de ne perdre aucun temps dans les trajets et les transports. A raison d’une demie-heure tous les jours A DOMICILE cela métamorphosera vos journées et ce d’autant plus si vous faites ça au réveil. Evitez cependant de placer votre séance trop près de votre coucher, cela pourrait rendre l’endormissement difficile…

mes Autres astuces « pro-peps »

  • Un jus multivitaminé le matin : jus de citron + jus d’orange (+ jus de carotte)(si si c’est très bon)
  • UN BON PETIT DEJEUNER
  • Le duo café + kiwi 
  • Le thé au gingseng qui se veut l’équivalent d’un bon café serré si vous ne buvez pas de café ou que vous souhaitez varier
  • Une alimentation équilibrée avec pleins d’aliments bons pour le cerveau 
  • Un carreau de chocolat à chaque coup de barre – ce n’est pas l’année pour vous soucier de votre poids
  • Si vous ressentez le besoin de dormir après manger accordez-vous 15-20 min (grand max !!) de sieste. De cette simple astuce votre journée devient 2 matinées hyper efficaces.
  • Règle d’or pour que le pro-peps ne se termine pas en pro-insomnie : on arrête TOUS LES EXCITANTS dès 15h :)

2. La gestion du stress en PAES passe par l’organisation

Il y a assez peu de choses qui soient plus stressantes que d’avancer à l’aveugle, avec pleins de points d’interrogation en suspens, en ne sachant pas trop où on va ni comment on y va. Ici il n’est plus vraiment question de « gestion » mais de suppression de facteurs de stress. Ceux liés au flou artistique qui accompagne la désorganisation. Si vous voulez être serein, il faut que vous regardiez la montagne à gravir droit dans les yeux : être au clair avec le programme dans son entier, ce que vous avez déjà appris, ce qu’il vous reste à apprendre, ce que vous avez acquis, ce qui vous pose difficulté, là où vous devrez revenir, ce qui sera une priorité lors de vos révisions, ce qui ne le sera pas. NE LAISSEZ RIEN AU HASARD.

Mes trucs et astuces

  • Listez par matière TOUS les cours. Laissez apparaître les coefficients.
  • Utilisez un code couleur pour faire ressortir : ce que vous avez appris, ce qui vous reste à apprendre, ce que vous avez déjà révisé une fois (deux fois… etc…), ce que vous avez bien compris, ce qui vous pose difficulté +++
  • Point méthode : J’ai des amies qui ne travaillaient que ce dans quoi elles étaient douées en laissant de côté ce qui leur posait problème. De façon claire nette et précise vous ne pouvez pas faire ça. Avoir sa P1 c’est être moyen PARTOUT et pas EXCELLENT dans un seul truc car vous n’êtes pas à l’abri d’une bonne comme d’une mauvaise surprise. Ne mettez pas tous vos œufs dans le même panier (d’autant que toutes vos études durant, on vous demandera d’être suffisamment bon partout). Tout votre travail consiste à trouver l’équilibre entre potentialiser vos atouts pour gagner le maximum de points avec vos matières fétiches et travailler vos points faibles pour récupérer les points faciles car… CHAQUE POINT COMPTE. (entre un étudiant pris et un pas pris, ça ce joue en centièmes de points…)
  • Pour être sûr de ne pas vous laisser déborder, faites-vous un emploi du temps clair : cours, TD, ED où vous comptez aller et dans les cases vides votre programme de travail personnel. Pour ce que programme ne se transforme pas en un ENORME FACTEUR DE STRESS il faut qu’il soit REALISABLE et RAISONNABLE. Donc ne surchargez pas vos journées et laissez vous une à deux plages libres dans la semaine pour rattraper éventuellement le retard pris par un cours plus ardu qu’il n’y paraissait, un contre temps… etc…
  • Sachez exactement à « combien vous êtes » du concours. En semaines ça suffit, pas besoin de faire un décompte de jours bien flippant. Ceci pour la bonne et simple raison que dire « c’est dans deux semaines » est clair et beaucoup moins angoissant que « c’est tout bientôt je ne sais pas trop quand ça va tomber et combien de temps il me reste mais c’est bientooooot ». Vous pourriez être agréablement surpris en découvrant que « bientôt » est encore assez loin.

J’espère que ce petit article vous aura été utile, gardez le cap !

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PAES/Concours : Le travail commence dans l’assiette et se termine au lit


Récemment j’ai reçu plusieurs demandes d’infos-conseils et autres astuces d’étudiants rentrant fraîchement en P1. Ce qui m’a rappelée à cette série d’article jamais terminés. Bien qu’il n’existe pas de formule magique ou autre potion miracle il est cependant quelques petits trucs qui utilisés à bon escient peuvent vous permettre de gagner un temps précieux. En piste donc pour une série : « comment survivre à la PAES (en arrivant gagnant) ? ».

NB : Si ces conseils sont destinés en particulier aux neo P1, ils peuvent être transposés à la préparation de tout concours quel qu’en soit l’objet.

On commence avec un premier volet arborant de faux airs de soft-ittude et qui pourtant, dès la fin des trois premières semaines ne vous semblera plus si évident que ça : votre hygiène de vie. C’EST QUOI L’HYGIENE DE VIE ? Et bien, essentiellement, ça parle de votre sommeil et de votre alimentation. De votre activité physique aussi mais celle-là je me la garde sous le coude, on y reviendra plus tard.

Alors attention, préparez vos poumons c’est l’instant où vous allez soupirer… : en première année de médecine il faut CONTINUER à dormir et manger. C’est bon tu peux soupirer bruyamment. J’ai soupiré aussi au début de ma P1. J’ai même levé les yeux au ciel et fait un petit commentaire qui ressemblait beaucoup à « N’importe quoi ! ». Mais moi j’étais une rebelle c’est pour ça (il y a une blague dissimulée dans cette phrase sauras-tu la retrouver ?). Et puis j’ai sauté mon premier repas et je me suis couchée passé minuit et je me suis dit que finalement elle n’était pas tant à côté de ses pompes que ça la nana du BIPE (Bureau Interface Professeurs Etudiants qui propose aux étudiants à partir de la P2 un interlocuteur en cas de difficulté à Paris VI).

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Crédit photo : Unsplash

Dormir et manger : c’est-à-dire ?

3 repas par jour dont UN BON PETIT-DEJEUNER (mon tuteur lorsque j’étais en P1 m’a dit un jour « un bon petit-déjeuner ça peut sauver une journée alors tu ne pars jamais de chez toi sans avoir petit-déjeuner »)(il disait vrai)(et en plus c’est trop bon le ptit-déj)(donc on ne le saute pas) et AU MINIMUM 8 heures de sommeil par nuit. Dans tous les cas pas moins de 6 (il a été montré que les gens dormant moins de 6 heures par nuit avaient une espérance de vie raccourcie).

Pourquoi dormir est-il si important ? Terminer d’apprendre mon cours d’histo n’est-il pas plus urgent que dormir ? On dormira quand on sera mort !

Teuteuteu balivernes ! Tu n’as pas lu ? On meurt plus vite quand on dort moins ! (mais est-ce que le nombre d’heures gagnées sur le sommeil n’équivaut pas au nombre d’heures perdues en mourant plus prématurément ?)(mais si je te vois qui te pose exactement la même question) Plus sérieusement, vous ne vous en rendez pas compte mais lorsque vous dormez vous travaillez. Et si. Pourquoi ? Tout simplement parce que durant le sommeil tout ce que vous avez durement acquis durant la journée, toutes les leçons et les infos que vous avez emmagasinées sont classées et archivées par votre cerveau. C’est ainsi que fonctionne la mémoire à long terme. Le sommeil correspond à une étape de consolidation. Donc essentielle. Ce serait dommage de vous échiner toute la journée durant pour zapper la dernière étape du processus d’apprentissage. De plus un cerveau fatigué apprend et comprend moins bien, moins vite or vous avez besoin d’être en pleine possession de vos moyens et au top de votre efficacité. Voyez au long terme. Les « warrior » qui ne dorment pas, ça dure 3 jours grand max. Sans oublier que manquer de sommeil n’aide pas à voir la vie en rose. La fatigue entraîne souvent les plus gros coups de blues avec découragement et défaitisme à la clé. Donc au lieu de culpabiliser sur tout ce que vous n’avez pas fait faute de temps, à cause de cette petite pause que vous vous êtes accordée (il en faut, cessez de vous flageller !) ou de ce mini-détail qui vous a bloqué dans votre avancée, posez vos polys et glissez sous la couette direction le pays des rêves.

Si vous travaillez mieux la nuit… si vous êtes sur votre lancée, que vous sentez que « ça rentre » allez jusqu’au bout sans regarder l’heure ! L’important c’est de dormir à un moment ou un autre pour ne pas terminer lessivé, sur les rotules, les batteries à plat tout comme vos capacités de mémorisation. C’est à vous de trouver votre rythme en gardant à l’esprit que si cette année demande de vous de gros sacrifices il est des besoins de base de votre corps que vous ne pouvez pas ignorer. Mais attention, n’oubliez pas que le concours se passe bel et et bien… en plein jour ! Veillez à vous recaler sur un rythme classique avant les épreuves histoire de ne pas arriver tout somnolent devant vos QCMs.

Et bien manger, pourquoi faire ? Je n’ai pas le temps, bien manger ça prend du temps et puis de toutes façons il suffit de manger assez pour ne pas tomber dans les pommes…

Faux faux faux… Manger et encore plus « bien » manger est primordial. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’alimentation influe sur le fonctionnement du cerveau dans le bon comme dans le mauvais sens. Vous pouvez, dès votre assiette, potentialiser les capacités de votre cerveau. Manger fait donc partie de votre travail de P1. Pour la liste de tous les aliments favorables au développement des connections neuronales je vous renvoie à mon article dédié à ce sujet (par ici). Mangez donc. Je dirais même plus, compensez si vous voulez. Oui, ce n’est pas bien de manger avec ses émotions, oui oui oui. Mais on ne peut pas tout mener de front. On ne peut pas être mis sous pression, travailler sans relâche dans un climat de tension et se priver de chocolat. Les filles (et les garçons) n’entamez pas un régime cette année. Vous prendrez certainement voire même sûrement des kilos cette année. Faites une croix dessus, oubliez. Vous les perdrez pendant l’été. Moi qui adore le chocolat mon petit plaisir de P1 c’était ce gâteau d’une simplicité folle, extrêmement rapide à préparer et qui m’a évité bien des coups de blues. Ne sautez pas de repas, même si vous n’avez pas terminé votre programme de la journée. Vous pouvez vous mettre des petites motivations comme « je mangerai quand j’aurais fini ce chapitre » mais une fois qu’il est fini vous devez manger. Impérativement.

On récapitule donc une dernière fois : votre travail commence dans l’assiette et se termine dans votre lit.

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