Gluten, lait de vache & autres réflexions sur l’hygiène de vie


gluten lait de vache et autres réflexions sur l'hygiène de vie - Miss Blemish

Je crois que s’il est une chose après laquelle je cours depuis qu’il dépend de moi qu’elle soit bonne ou mauvaise, c’est la « bonne » hygiène de vie. Et cette quête ne se fait jamais plus pressante qu’en sortie de partiels où, clairement, tout part toujours en cacahuète (et que je vais au McDo parce que pas le temps et que compensation par la nourriture, et que je me couche à deux heures du matin, et que les paquets de cookies qui descendent plus vite qu’une goutte d’eau dans les chutes du Niagara, et que les baskets oubliées au fond d’un placard, et que dessert + quatre heures + six heures + 22h, et que des céréales comme repas du soir…)(je continue ?).

Bref, en révisions, c’est N’IMPORTE QUOI.

Puis les partiels passent et là, prise de conscience, la quête de la Bonne hygiène de vie revient. Et à force d’essais j’en suis venue à la conclusion (à laquelle on pouvait, je vous l’accorde, s’attendre)(mais j’aime bien croire aux formules magiques) qu’il n’existe pas de « bonne » hygiène de vie, de recette absolue, imbattable, définitive d’un mode de vie idéal convenant à chacun. Bien au contraire il appartient à tous d’inventer son mode de vie « sain ». Faites-moi devenir crudivore (personnes ne mangeant que des crudités) et je suis malade en 2/2 là où d’autres ne se seront jamais sentis mieux de toute leur vie ! (rassurez-vous je n’ouvrirais pas le débat végétarisme/végétalisme & cie dans ce billet)(ce n’est pas le propos)(juste si vous êtes végétarien/végétalien parlez à votre médecin du problème carence en vitamine B12 pour avoir des conseils)(je referme cette parenthèse)

Cela fait un moment que je pense à cet article sans arriver à savoir par quel bout m’y prendre, quoi dire, comment le dire, comment commencer, comment aborder des choses simples (car les vraies bonnes résolutions sont toujours simples – et donc moquées – et donc pas mises en pratique « parce que c’est bien trop évident et bien trop simple » – vous ne me croyez pas ? Attendez que je vous parle sport et 5 fruits et légumes par jour… – voilà, on est bien d’accord) sans tomber dans des banalités… et en restant un minimum réaliste car le programme je mange bio, je fais du sport, de fais du yoga et je ne me nourris plus que de graines germées, ce n’est juste pas compatible avec mon mode de vie (à savoir boulot prenant, vie sociale, sorties, famille, amis…) et ce, je l’admets, certainement par manque d’organisation. Cependant, le but du sport, du yoga, d’une bonne alimentation et d’un rythme de vie régulier est d’améliorer son bien-être or lorsque je me sens submergée par mes autres impératifs mettre du temps dans ces bonnes habitudes ne fait que me stresser en rajoutant une source de pression, une ligne supplémentaire à ma to-do list. Contre-emploi total donc.

Ce que j’essaie donc, autant que possible, c’est de consacrer du temps pour ces choses essentielles, bien manger, dormir, faire du sport, SANS culpabiliser lorsque je ne peux pas les faire. Même si c’est par manque d’organisation. Même si c’est idiot car une demi-heure de sport ne représente rien dans une journée et permettrait de faire baisser la pression. Si je peux, je peux, si je ne peux pas, je ne peux pas. Ce qui ne m’empêche pas de tout mettre en œuvre pour que les jours où je ne peux pas soient moins nombreux que les jours où je peux.

Et puis il y a quelques jours, je vois apparaitre de petites imperfections très discrètes mais non moins gênantes. Ce n’étaient pas des lésions d’acné mais de celles que l’on peut avoir lorsque l’on fait une réaction à un produit ne convenant pas à notre peau. Problème : tous les produits que j’utilise 1) sont dans ma routine depuis des lunes 2) sont formulés pour respecter au maximum la peau et même participer à son « mieux être » 3) n’ont pas vu leur formulation changer. Ce n’était donc pas du côté des produits qu’il fallait creuser. C’est là que j’ai décidé de refaire un essai « sans gluten ».

Refaire ? Je vous raconte l’histoire.

En première année de médecine, aux prises avec une acné résistante à tout, on me conseille d’essayer un régime sans gluten pour venir à bout du problème. Pendant six mois je m’y astreins. Faire un régime sans gluten en première année… c’était fastidieux. Surtout que c’était il y a plus de deux ans lorsque les gammes sans gluten n’étaient pas encore sorties ou sortaient à peine et qu’il fallait cuisiner quasiment tout, du pain aux gâteaux. Je me souviens encore d’avoir eu un sourire jusqu’aux oreilles et d’avoir sautillé de joie dans les allées du petit carrefour de mon quartier lorsqu’ils ont sorti leur pain de mie sans gluten (mon pêché mignon du petit déjeuner le pain de mie…).

Si j’avais pu constater une amélioration, le régime sans gluten n’est pas venu (loin s’en faut) à bout de mon acné, j’ai fini par faire les tests et le résultat est tombé : je n’étais pas allergique au gluten. Voilà comment est partie aux oubliettes cette histoire et avec elle tous les embryons d’articles que j’avais tenté de vous écrire à ce sujet.

Mon conseil avant d’aller plus loin : si vous avez un doute sur une allergie au gluten (maladie cœliaque) parlez-en à votre médecin et faites les tests car il est important d’adopter alors un régime correspondant. Vous pouvez vous rendre sur le site de l’Association Française des Intolérants au Gluten. Dans cet article ce ne sera pas mon propos, je parlerai des manifestations légères que peut donner une alimentation contenant du gluten lorsque l’on le tolère mal (mais sans aller jusqu’à l’intolérance clinique).

J’ai donc réarrêté le gluten il y a maintenant une petite semaine et en quelques jours seulement j’ai vu ces petites imperfections disparaitre et ma peau être plus éclatante et plus jolie. Je ne crie pas victoire pourtant, c’est au long terme qu’il faudra voir si différence réelle il y a. C’était ce pourquoi je m’étais lancée dans cette entreprise qui, de prime abord peut sembler périlleuse, mais j’ai pu constater un autre effet bénéfique que je n’attendais pas : une réduction sans aucune comparaison possible avec l’état antérieur de ma fatigue. C’est en lisant cet article de Lili de Ma Récréation ayant arrêté le gluten et ayant vu son énergie revenir que ça a fait tilt : depuis que j’ai arrêté le gluten je ne m’endors plus après mon repas du midi là où depuis deux ans j’étais obligée de faire une sieste chaque après-midi pour tenir. Si c’était pénible, je ne m’en inquiétais pas outre mesure, après tout j’avais des journées chargées. Mais depuis mercredi dernier : pas une seule sieste. Encore une fois ce sont des constatations toutes fraîches qui n’ont pas encore de réelle valeur mais cela m’encourage à persévérer pour voir ce qu’il en est vraiment de cette histoire.

N’étant cependant pas la première fois que je me lance là-dedans, je vous livre quelques infos/pistes, réponses à des questions que vous vous posez peut-être la première étant certainement :

Restriction alimentaire VS vie sociale

Je pense qu’il s’agit d’un des problèmes majeurs lorsque l’on se lance dans les restrictions alimentaires, d’autant plus ici pour le gluten en vivant dans une société dont l’alimentation tourne autour du blé (farine, pain, pâtes…). Les raisons du choix de ce type d’alimentation, un mieux-être, lui donne cependant l’avantage d’une plus grande flexibilité en ne rentrant ni dans le cadre de convictions comme le végétarisme ni dans le cadre de l’allergie mortelle. Pour éviter donc de tomber dans l’écueil « nana psychorigide pour ne pas dire relou que l’on n’invite plus car trop compliquée » je me suis fixé deux règles : 1) ne jamais refuser de sorties parce qu’il pourrait y avoir éventuellement du gluten au menu, 2) quand je suis invitée, aucune règle, je mange ce qui est sur la table, je savoure et j’apprécie (car les aliments contenant du gluten, ne nous leurrons pas, sont délicieux)(pour la plupart). Je m’accorde le droit aux écarts. En revanche, chez moi et lorsque j’ai le choix, je privilégie le sans gluten. C’est un compromis qui dans le cas de la simple intolérance me semble plus facile à tenir sur le long terme que l’interdit absolu qui risquerait de se terminer par une vie sociale en berne et un craquage en règle au rayon biscuits du monoprix.

Quelques idées reçues sur le régime sans gluten

– cela fait maigrir : FAUX – tous les aliments contenant du gluten que vous supprimez ont leur alter ego sans gluten (aussi bon, parfois plus, parfois on ne fait pas la différence, parfois même plus riche/gras/sucré/salé). Manger sans gluten n’égale pas manger plus équilibré, moins gras et plus de fruits&légumes. Manger plus équilibré fait maigrir, pas manger sans gluten.

– c’est la « galère » : Non. Ce n’est pas la voie de la facilité. Mais pas forcément parce que c’est difficile, juste parce que cela demande de changer certaines habitudes, changer de rayons, aller s’approvisionner en farine dans des magasins où l’on avait peut-être jamais mis les pieds avant… Ce sont de nouvelles habitudes à prendre et d’autres à perdre, cela demande donc un petit temps d’adaptation, un peu de curiosité, quelques essais un peu ratés (voire même carrément ratés parfois). Mais acheter du lait de riz/d’amande/de noisette ou de soja au lieu du lait de vache… c’est une question de rayon ! (oui parce que j’ai « supprimé » le lait de vache aussi dans la foulée, d’une pierre deux coups)(entre guillemet car cf paragraphe vie sociale : à l’extérieur ou chez des amis, je vis !). Idem pour la farine ! De riz plutôt que de blé ? C’est juste une question de rayon !

Un tableau très bien fait de Gala’s blog (à télécharger à la fin de son article) sur les produits contenant du gluten, leurs substituts et où se les procurer

– cela demande de passer plus de temps en cuisine : pas forcément. Si vous voulez du bon pain et des bons gâteaux, OUI. Si vous aviez l’habitude des plats préparés, OUI. Sinon… vous ferez juste un peu de ménage dans vos placards et vous continuerez à cuisiner autant, mais avec certains produits différents.

Ah et, bonne nouvelle, les patates ne contiennent pas de gluten…

Je vous donne rendez-vous dans un mois pour un petit bilan ? En attendant, j’ai quelques articles fraîchement préparés d’idées recettes faciles et sans ingrédients trop trop tarabiscotés, pouvant être réalisées avec ou sans gluten, de quoi vous donner des idées, décomplexer le sans gluten (si si on arrive à vivre) et comme toujours, vous régaler !

Belle journée à tous !

 

 

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