CUISINER

Changer son alimentation sereinement selon ses besoins et ses envies


Changer son alimentation sereinement selon ses besoins et ses envies - Slow living - Miss Blemish

Cet article sur l’alimentation mûrit depuis longtemps et a connu de nombreuses versions mais il m’a fallu plus d’un an pour trouver l’angle à même de porter ce que je voulais vraiment partager. Cette thématique n’est pas la plus simple à aborder ni pour soi et encore moins dans un article tant elle se lie à nos émotions, notre estime de soi, notre culture, nos habitudes, notre expérience, notre santé, notre propre jugement mais aussi celui ressenti dans le regard d’autrui qu’il s’agisse de la presse, de nos proches, d’inconnus ou de professionnels de santé. Plutôt que de répéter des conseils portant sur le contenu de nos assiettes, j’ai préféré vous parler de changement. Le changement voulu, souhaité et comment essayer pas à pas de le mettre en place sans se décourager, se déprécier ni se comparer. Je voulais un article dans lequel chacun puisse piocher des outils pour mener le changement qui convient à sa situation personnelle et singulière (santé, emploi du temps, envies, besoins, préférences et goûts).

Ainsi dans cet article je ne parlerai d’aucun courant alimentaire ni ne présumerai de ce à quoi devrait ressembler votre assiette. Si je vous donne quelques exemples concrets tirés de mon expérience sur certains points dans un but pédagogique pour mieux les illustrer, à aucun moment cet article n’a pour vocation de promouvoir ces choix particuliers qui – s’ils sont ceux qui me conviennent le mieux aujourd’hui  – ne sont en aucun cas ni meilleurs ni moins bons que ceux que vous pourriez faire pour vous-mêmes. Tout l’objet de cet article est de vous donner des pistes pour mieux vivre les changements que vous avez envie d’initier ou d’essayer et vous donner le plus de chances de les mener à bien indépendamment de leur nature. Et j’espère de tout coeur qu’il vous y aidera :)

Cet article ne se substitue pas à l’accompagnement personnalisé d’un professionnel de santé. Cet article n’a pas pour prétention d’être exaustif mais de débroussailler un sujet épineux en soulevant des points peu souvent présentés dans les médias non spécialisés

Apprendre à connaître son rapport au changement

Avant d’initier un nouveau changement, j’aime observer comment se sont passés les précédents. Dans quelles conditions ils ont été initiés, quelles étaient mes motivations, à quel rythme je les ai introduits, s’ils ont tenu dans la durée et s’ils ont su se fondre dans mon quotidien quitte à être adaptés au fur et à mesure qu’ils étaient testés. J’ai ainsi pu m’apercevoir que les seuls changements qui ont porté leurs fruits pour moi sont ceux qui ont été progressifs et se sont faits par étapes sans frustration, rupture ni grand écart. Ainsi, chaque fois que je ressens le besoin d’adapter ou de changer du tout au tout un domaine, je m’emploie à créer une période de transition suffisamment longue et progressive pour m’habituer pleinement à la nouvelle manière de faire que j’ai envie d’adopter. De procéder ainsi je me soustrais à la frustration que génèrent les interdits et trouve à mon rythme des substituts pour chaque situation. 

Je vous invite donc avant d’entreprendre un changement de fond (sauf urgence indépendante de votre volonté) à vous interroger sur vos changements de mode de vie précédents et d’essayer d’y trouver les clés qui les ont fait tantôt marcher ou échouer pour vous aider à entreprendre le changement du moment de la manière la plus propice pour vous personnellement. 

Envisager le changement sous un angle positif 

Envisager le changement par le prisme de ce qu’il peut nous apporter de positif est un bien plus sûr moteur que l’autodépréciation. Nous avons certainement tous expérimenté des périodes où nous n’étions pas satisfaits de nous-mêmes et prompt à l’auto-critique. Cependant s’il est bon de pouvoir prendre du recul et de réviser ses choix lorsque l’on sent que l’on s’égare, il est très facile de se laisser emprisonner dans des ruminations pessimistes qui empêchent d’avancer. Face à quelque chose qui ne me convient pas, j’essaie donc le plus possible de réfléchir à ce que je pourrais faire pour la changer ou mieux la supporter et de focaliser mon attention sur ce « mieux » visé plutôt que sur le « moins bien » actuel. Et si cette bascule de lecture et de perspective ne change rien factuellement, cette modification d’état d’esprit dont elle est à la source peut nous donner les moyens de mettre en oeuvre le changement plus sereinement et plus rapidement. 

S’inspirer et apprendre sans se comparer 

Selon le type de changement choisi, une période d’apprentissage peut être plus ou moins nécessaire pour s’approprier nouveaux ingrédients, substituts des anciens, outils et techniques nouvelles. Ainsi en voulant diminuer ma consommation de produits d’origine animale, j’ai cherché de nouvelles recettes mais aussi des informations pour réapprendre à composer mes assiettes pour qu’elles soient complètes d’un point de vue nutritionnel.
Mais si observer les choix faits par les autres peut nous donner des pistes utiles pour mieux décider comment avancer soi-même, il est rare que la solution du voisin soit également notre solution idéale. Plus encore, il est extrêmement rare d’avoir accès à une vue d’ensemble représentative des choix d’autrui en matière d’alimentation comme dans tout autre domaine. Lorsque l’on en prend conscience il est bien plus facile de ne garder des images/articles/recettes/menus types seulement ce dont on a besoin sans préjuger de notre infériorité face à l’idéal qu’ils nous renvoient. Par ailleurs durant cette période d’apprentissage (et parce que les conseils sont légions et souvent issus de l’expérience personnelle de ceux qui les partagent) je vous encourage à recouper vos informations et garder un esprit critique pour trouver vos réponses parmi celles des autres mais aussi laisser de côté les propositions qui ne vous conviennent pas. 

Interdire les interdits

J’aime beaucoup la philosophie d’Ella Woodward (que vous connaissez peut-être pour son blog Deliciously Ella) qui conseille lorsque l’on veut changer son assiette d’initier le processus en ajoutant ce qui nous semble manquer à notre alimentation plutôt que de retirer ce qui nous semble y être en excès. En prenant l’exemple d’une alimentation plus riche en légumes, elle donne comme piste d’en rajouter une portion à un repas, puis à deux, puis à trois. Ainsi on s’habitue aux nouvelles saveurs, on expérimente des combinaisons, on apprivoise ce nouvel ingrédient sans se priver des autres dont la proportion diminue de fait puisque notre faim n’est pas sans limites. Le changement s’instaure ainsi en glissement sans jamais passer par des extrêmes. 

[Petit aparté : Il y a beaucoup à gagner à envisager nos changements alimentaires sous l’angle d’une rééquilibration plutôt que d’une succession d’interdits car ces derniers sont à la source de troubles du comportement alimentaire par le biais d’un phénomène appelé la restriction cognitive (cet article est technique mais sa dernière partie « Résumé » explique de façon accessible les grandes lignes de cette théorie)(par ailleurs ce site est une source d’information prolixe si cette thématique vous intéresse). Cependant, se défaire de cette approche bien/mal autorisé/interdit est loin d’être simple car nous avons tous des croyances (erronées, enracinées) autour de l’alimentation et pris l’habitude d’associer à chaque aliment une étiquette. Déconstruire nos croyances vis à vis de l’alimentation, c’est devoir revoir tout notre référentiel. C’est se familiariser avec l’idée qu’aucun aliment BRUT n’est bon ou mauvais mais que tous apportent des choses différentes dont nous n’avons pas toujours besoin/envie en proportions égales selon nos activités, nos goûts, notre âge ou notre état de santé. C’est aussi se défaire de l’immédiateté et du catastrophisme que sous-tendent les régimes et réaliser que « l’équilibre alimentaire » ne se fait pas en un repas ni même en une journée mais sur des périodes bien plus longues rendant nos « écarts à l’interdit » dérisoires. Interdire les interdits c’est pouvoir manger de tout, pas forcément dans les mêmes quantités et aux mêmes fréquences selon les périodes, les formes ou son état de santé et réapprendre à (se) faire confiance (à soi comme à ses sensations).]

Avancer à son rythme et sans culpabilité 

S’écouter 

Est-ce le point le plus important ? Sûrement et il recoupe beaucoup de notions abordées dans les points de cet article. Tous les conseils ne s’appliquent pas à tout le monde. Et s’il existe pléthore de régimes et courants alimentaires, au-delà de leur intérêt économique certain, je veux croire que c’est aussi parce qu’ils répondent à des conditions différentes et des préférences individuelles. Une personne avec un intestin fragile sera moins confortable avec un régime trop riche en fibres là où une personne avec des intestins plus paresseux y trouvera un mieux. Il existe milles et une spécificités comme celle-ci qui peuvent expliquer pourquoi la solution du voisin n’est pas exactement la vôtre et demande de fait des ajustements. Ajoutez à cela des envies différentes, des sensibilités particulières, une multitude de rythmes de vie et de priorités qui diffèrent et la nécessité d’expérimenter pour soi-même en restant à l’écoute de ses sensations devient évidente. Pour qu’un changement ait une chance de trouver sa place dans votre quotidien, il faut qu’il vous convienne, qu’il réponde à un besoin et apporte un mieux être. Et si pour certains grands syndromes les réponses sont binaires (régime réduit en sel à certains stades de l’insuffisance cardiaque ou de l’insuffisance rénale par exemple), lorsque l’on a la chance d’être en bonne santé les changements tiennent plus de l’ajustement à une sensibilité particulière rendant leurs « commandements » beaucoup plus complexes à trouver. Ce qui explique ce besoin d’expérimenter, d’écouter ses sensations et de composer sa propre recette au sein même des grandes lignes nutritionnelles communes à tous les êtres humains pour trouver ce qui nous convient. 

DEMANDER CONSEIL A UN PROFESSIONNEL

Il existe de nombreuses professions qui ont fait de l’alimentation le coeur de leur métier et pourront à la fois répondre à vos questions, vous aider à identifier vos besoins, vous aiguiller si besoin était vers un médecin et vous soutenir dans vos démarches. 

Ne changer qu’une seule chose à la fois 

Tout changement faisant naître son lot de résistances et d’obstacles, se concentrer sur un seul changement à la fois donne plus de chances de les solutionner sans abandonner ni se sentir submergé. Un changement demande du temps pour être envisagé, voulu puis mis en action et encore plus pour supplanter les anciennes habitudes et s’intégrer dans nos routines. Pourtant, l’envie de changement arrive souvent dans des périodes de trop plein où tout nous semble à revoir. Ainsi il m’est arrivé de vouloir tout en même temps me coucher plus tôt, ne plus utiliser que les escaliers, méditer tous les jours, ne plus manger de produits industriels et/ou raffinés, cuisiner d’avantage, faire du yoga tous les jours… Même s’il est dur dans ces périodes de résister à l’envie de tout initier en même temps, prioriser ces changements est pourtant primordial pour se donner le maximum de chances de réussite sur la durée.

Je vous invite donc à faire la liste des choses que vous souhaiteriez changer, d’en choisir une seule et de concentrer vos efforts sur elle seule jusqu’à ce qu’elle n’en demande plus aucun et vous semble parfaitement naturelle. Fort de ce succès vous serez à ce moment-là pleinement disponible pour l’ajustement (ou le grand changement) suivant.

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Quelques pistes qui pourraient vous inspirer

Observer ses placards

Regarder ce que l’on a l’habitude d’acheter est riche d’enseignement. Changer sa manière de manger c’est aussi changer sa manière de consommer, d’acheter et choisir ses produits. Ainsi en faisant le bilan de la situation actuelle peut-on trouver les premières étapes du changement que l’on souhaite mettre en place. Cela peut-être aussi bête que de préférer la version labellisée d’un aliment, de changer de type de farine, d’acheter certains produits dans un format plus conséquent pour faire des économies ou de préférer les produits non transformés. Mais cette étape peut être un véritable élément déclencheur « catalyseur » de changement, ce serait dommage de passer à côté ! 

Prendre le temps de manger

Nos habitudes autour des repas ne vont pas toujours dans le sens d’un temps accordé qui soit suffisant. Manger en faisant autre chose, en travaillant, dans les transports, en regardant la télé ou rapidement entre deux rendez-vous a tendance à raccourcir la durée des repas. Reprendre le temps de manger et s’accorder de vraies pauses pour ne faire que ça peut pourtant apporter de réels bénéfices. En effet on trouve parmi les indicateurs renseignant le corps sur la présence ou l’absence de faim la distension de l’estomac qui une fois rempli envoie au cerveau le message d’arrêter de manger. Or il faut une vingtaine de minutes à l’estomac pour composer un tel message. Ainsi en mangeant trop vite prend-on le risque de manger plus qu’à notre faim augmentant ainsi notre apport calorique et générant un inconfort après le repas. 

Quelques pistes pour réapprendre à prendre le temps :

  • poser les couverts entre chaque bouchée
  • ne rien faire en même temps
  • utiliser des techniques de méditation pleine conscience pour être présent à l’acte de manger
  • faire une pause entre le plat principal et le dessert pour ne prendre ce dernier que si la faim est encore présente après cette pause. 

Cuisiner

Si ce n’est pas toujours facile d’en trouver le temps ou de se lancer lorsque l’on sent ses bases fragiles, cuisiner une plus grande part de son alimentation a de nombreux avantages. Celui de choisir exactement ce que contiennent ses plats et se défaire de sucre, sel et additifs en excès dans les plats préparés. Celui de pouvoir apprivoiser de nouveaux ingrédients en testant autant de combinaisons que nécessaire pour trouver la manière dont ils doivent être cuisinés pour nous plaire. Celui d’amener de la diversité dans nos assiettes en proposant des associations peu représentées dans l’offre des plats à emporter. Celui de faire des économies, les produits de base étant souvent moins coûteux que ceux déjà préparés. On peut imaginer une multitude d’étapes pour essayer de cuisiner un peu comme de préparer une fois par semaine les encas qui nous accompagneront au quotidien, en faire un rendez-vous familial ou un moment rien qu’à soit de temps en temps créant l’occasion d’écouter son podcast préféré. Comme pour tous les conseils de l’article, il vous appartient d’expérimenter pour trouver ce qui vous convient dans votre vie telle qu’elle est aujourd’hui. Et d’abandonner ce conseil s’il n’y a pas sa place. 

Si vous peinez à trouver le temps de cuisiner au quotidien, peut-être la technique du batch cooking – qui consiste à préparer tous ses repas de la semaine en une seule session cuisine – pourra vous aider, j’en parle en détail dans cet article Mieux manger au quotidien : le Batch cooking et vous détaille une session dans son entier ici Batch cooking 1 semaine dans mon assiette

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De la lecture 

Si la thématique du changement vous intéresse, ces deux ouvrages qui se consacrent à ce sujet m’ont passionnée :
  • The power of less de Leo Babauta que vous pouvez également retrouver sur son site (en anglais) Zen Habits
  • The power of habit (que je suis en train de lire mais qui est plein de promesses) de Charles Duhigg 
Vous trouverez dans ces livres des appuis scientifiques et des informations complémentaires qui pourront continuer de vous aiguiller. J’espère de tout coeur que cet article vous a apporté quelques pistes à explorer si vous êtes dans une période de changements difficiles à mener et qu’il pourra vous aider à les accomplir plus sereinement, à votre rythme et sans culpabilité. N’hésitez pas à partager vos conseils et votre expérience dans les commentaires, je suis sûre que cela pourra en intéresser et aider plus d’un ! Et si l’article vous a plu, vous pouvez le partager sur Pinterest via l’image ci-dessous :)

Changer son alimentation sereinement selon ses besoins et ses envies Pinterest - Slow living - Miss Blemish

Et vous, quel est votre rapport au changement ?

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Batch cooking 1 semaine dans mon assiette


Depuis maintenant 1 an et demi je consacre une partie de mes dimanches soir à la préparation de mes repas de la semaine. En plus de me permettre d’écouter mes podcasts préférés qui ne trouvaient pas leur place dans mon quotidien bien rempli, cette organisation m’a permis de considérablement alléger mes semaines et d’améliorer le contenu de mes assiettes en termes de saveurs, de variété et de qualité. De manger mieux en somme.

Après deux articles, l’un centré sur la technique avec son déroulement, ses bénéfices, mes astuces et conseils ; l’autre sur les currys (qui sont l’un de mes plats favoris pour leur versatilité et leur rapidité/facilité de préparation), j’avais envie aujourd’hui de partager avec vous les coulisses d’une séance de batch cooking complète pour vous donner une idée plus précise de ce à quoi cette technique peut ressembler dans la pratique et éventuellement faciliter vos premiers pas

J’ai donc photographié tous les plats préparés pour ma semaine il y a 3 semaines. Au cours de cette session, j’ai préparé un curry, du houmous, des galettes veggie, une soupe, des muffins et des pancakes, le tout en seulement 2 heures. Je vous en livre les recettes, l’ordre de leur préparation pour que tout s’enchaîne au mieux (vous verrez on apprend rapidement à jongler entre les différentes recettes et à intercaler leurs étapes respectives) et les différentes combinaisons que j’en ai fait qui ont sauvé mes repas de la monotonie. J’espère de tout coeur par ce format répondre aux questions que vous vous posez peut-être sur la technique et que cet article pourra vous être utile pour créer l’organisation qui vous convient !

Note : les plats de cette session sont végétariens et/ou végétaliens. Néanmoins il est facile d’ajouter des produits carnés à la recette de curry (par exemple du poulet ou de la dinde émincés) si vous le souhaitez. 

Batch cooking 1 semaine dans mon assiette - slow living - lifestyle - Miss Blemish

Les recettes 

Curry de sarrasin, brocolis et courgettes au lait de coco

Note : Le sarrasin a une texture très particulière. Si celle-ci vous déplaît, vous pouvez le troquer pour du riz complet, des pâtes de lentilles corail ou du quinoa.

Ingrédients 

500 g de sarrasin

1 brocolis

4 courgettes

1 poivron vert 

1 échalote 

500 mL de lait de coco 

Curry, Massale 

Préparation 

Faire cuire le sarrasin dans une grande casserole d’eau bouillante en respectant la durée indiquée sur le paquet. 

Émincer les légumes. 

Dans une poêle sur feu moyen, faire chauffer un peu d’huile d’olive puis ajouter une échalote émincée. 

Une fois l’échalote dorée, ajouter les légumes, mélanger et couvrir pour les laisser cuire à l’étouffée. 

Une fois les légumes cuits, retirer le couvercle et laisser réduire pour que toute l’eau de cuisson s’évapore. À ce moment-là, ajouter le lait de coco et les épices. 

Laisser mijoter quelques minutes puis retirer du feu. 

Ajouter le curry au sarrasin égoutté. Une fois mélangés entre eux le plat est prêt ! 

Batch cooking 1 semaine dans mon assiette - slow living - lifestyle - Miss Blemish

Houmous aux poivrons 

Ingrédients

Houmous nature (j’utilise la recette du premier livre Deliciously Ella d’Ella Woodward) 

2 poivrons

Paprika 

Préparation 

Laver et couper les poivrons en quatre. Les disposer sur une plaque couverte de papier sulfurisé et les enfourner à 180°C jusqu’à ce qu’ils soient un peu grillés. Les ajouter au houmous nature avec du paprika et mixer le tout dans un blender.

Je le conserve dans un bocal 4 jours maximum au frigo. 

Soupe de légumes

Ingrédients 

Pommes de terre

Petits pois

Haricots

Carottes

Poireau

Celeri 

Pour aller plus vite, j’ai utilisé des mélanges de légumes surgelés nature non assaisonnés.  

Préparation 

Mettre tous les légumes dans une casserole avec de l’eau et l’assaisonnement de votre choix (j’ai ajouté du curry et du paprika). Laisser cuire à feu moyen jusqu’à ce que l’ensemble vous semble suffisamment cuit (30 minutes environ) 

Mixer le tout à l’aide d’un pied à soupe. 

Filtrer la soupe à l’aide d’un tamis pour enlever l’excédent de fibres et avoir une soupe bien lisse (je trouve ça beaucoup plus agréable à manger). 

Garder ce qui a été filtré pour réaliser des galettes de légumes. 

Batch cooking 1 semaine dans mon assiette - slow living - lifestyle - Miss Blemish

Galettes de légumes 

Ingrédients 

La partie filtrée de la soupe

Farine de riz ou de maïs (complet) 

Paprika

Un peu d’huile d’olive (facultatif) 

Préparation 

Mélanger la purée de légumes à autant de farine que nécessaire pour obtenir une pâte homogène de consistance suffisamment dense pour faire des galettes. 

Former sur une plaque recouverte de papier sulfurisé des galettes grossières à l’aide d’une cuillère à soupe. 

Enfourner à 160°C chaleur tournante. Retourner les galettes dès qu’elles sont dorées sur le dessus. Et les retirer du four une fois la deuxième face dorée à son tour. 

Les combinaisons

Petit-déjeuner 

Thé earl grey, pancakes au sirop d’érable ou muffin + compote ou yaourt

Déjeuner et dîner

Curry de légumes et de sarrasin avec du parmesan

Curry de sarrasin tiède en salade avec des pousses d’épinards et une vinaigrette + galettes de légumes tartinées de houmous ou soupe

Curry de sarrasin avec du houmous au poivron 

Soupe de légumes et galettes de légumes tartinées de houmous

Petites faims

Compote

Muffin

Galette de légumes tartinée de houmous

Fruits secs

L’ordre de préparation (2h environ) 

Lancer la cuisson du sarrasin et de la soupe. Pendant que le sarrasin cuit, préparer la pâte à muffins et les enfourner (je ne vous en donne pas la recette car elle n’est pas encore au point, vous pouvez donc choisir le type de recette de votre choix). Égoutter le sarrasin et réserver. 

Pendant que la soupe termine de cuire, émincer les légumes du curry et préparer la pâte à pancakes.

Écraser la soupe. 

Lancer le curry de légumes et les pancakes. Utiliser le temps de cuisson de chaque pancake pour filtrer la soupe petit à petit. 

Retirer les muffins du four sans l’éteindre. Pendant que le curry réduit ou mijote dans le lait de coco (selon le temps que la cuisson des légumes a pris), préparer les galettes de légumes et les enfourner avec les quartiers de poivron rouge pour le houmous. 

Mélanger le curry au sarrasin et préparer la base de houmous nature pendant que les poivrons rouges terminent de cuire.

Retirer les poivrons du four et retourner chacune des galettes de légumes pour qu’elles terminent leur cuisson. Ajouter les poivrons au houmous et mixer le tout. Verser le houmous dans un pot hermétique en verre et le conserver au frigo. 

Retirer les galettes de légumes du four. Vous avez terminé ! 

Note : lorsqu’il y a des temps morts, j’en profite pour faire la vaisselle des ustensiles utilisés (ce qui est doublement pratique car j’en ai souvent besoin pour plusieurs recettes) 

Batch cooking 1 semaine dans mon assiette - slow living - lifestyle - Miss Blemish

J’espère que cet article vous a plu et plus encore qu’il vous a permis d’avoir une vision plus précise de ce à quoi cette technique peut ressembler en pratique. Si des questions sont restées sans réponse ou que des éléments manquent dans la structure de l’article pour guider vos premiers pas, n’hésitez pas à glisser vos questions/besoins/envies dans les commentaires, comme toute première fois il est fort probable que j’aie omis des éléments pourtant essentiels ! J’utiliserai vos retours pour compléter l’article et composer les prochains de cette catégorie :) 

Et vous, à quoi ressemblent vos sessions batch cooking ?

 

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Gâteau moelleux aux pommes sans gluten


Gâteau moelleux aux pommes sans gluten | Recettes d'automne - Slow living - Miss Blemish

Sur ce coin de bureau où s’empilent pêle-mêle douces lectures et notes griffonnées s’est glissé – novembre – ce livre écru* racontant tout bas la douceur comme la chérissent, la recherchent et la créent, les Danois. Il m’a accompagnée (presque) tous les soirs de novembre distillant de la douceur sur l’heure qui clôture la journée. Tous les ingrédients listés, entre milles anecdotes que j’ai aimé découvrir et qui souvent m’ont faite sourire, n’ont rien qui puisse étonner et je crois même que tous, nous les avons au moins un jour expérimentés. Mais s’ils n’ont rien d’étonnant, c’est l’attention toute particulière qui leur est portée qui – je crois – rend à chacun de ces gestes son potentiel d’apaisement intrinsèque, si discret, fragile et volatil qu’il est facile de l’égarer dans nos vies pressées. C’est l’un des apprentissages au coeur de la pleine conscience, jamais complètement ni définitivement acquis, de se laisser aller pleinement à l’instant présent et à ses milles détails discrets qui se fondent dans l’arrière-plan souvent là où pourtant ils sont porteurs de sourires et doux moments.

Je vous propose donc aujourd’hui un doux goûter d’automne autour duquel rassembler une poignée de ceux que vous aimez après une balade dans l’air froid et sec de décembre. Un gâteau moelleux qui aura parfumé toutes les pièces avant d’enfin vous régaler, du thé légèrement épicé pour se réchauffer et pourquoi pas déjà, ouvrant l’avent, quelques chants de Noël vite relégués au second plan d’une discussion enjouée. Vous venez ? 

* Le livre du Hygge, mieux vivre la méthode danoise par Meik Wiking

Gâteau moelleux aux pommes sans gluten | Recettes d'automne - Slow living - Miss Blemish

Gâteau moelleux aux pommes sans gluten | la recette

Ingrédients

2 cups de farine de riz complet
1 c.à.c de bicarbonate
1 c.à.c de levure chimique
2 cups de compote de pommes moulinée *
3 oeufs
1/3 de cup d’huile végétale neutre (type Isio 4)
De la cannelle
1 yaourt au soja

* Pour ma compote de pomme : j’ai fait cuire 4 pommes bio coupées en petits morceaux avec un peu d’eau pendant une quinzaine de minutes. Une fois cuite et moulinée, je l’ai sucrée avec une grosse cuillère à soupe de gelée de coings maison et rajouté 1/2 jus de citron

Gâteau moelleux aux pommes sans gluten | Recettes d'automne - Slow living - Miss BlemishGâteau moelleux aux pommes sans gluten | Recettes d'automne - Slow living - Miss Blemish

Préparation

1. Verser tous les ingrédients dans un saladier et les mélanger à l’aide d’un fouet jusqu’à obtenir une pâte lisse et crémeuse.

2. Tapisser le fond d’un moule à gâteau de papier sulfurisé et graisser légèrement le bord à l’aide d’une peu d’huile végétale (j’en utilise un dont le bord est amovible ainsi je n’ai qu’à coincer la feuille de papier sulfurisé entre le bord et le fond)

3. Verser la pâte dans le moule et enfourner à 150°C chaleur tournante jusqu’à ce que le dessus du gâteau soit doré et qu’une pointe de couteau enfoncée en son centre ressorte sèche (environ 30 à 40 minutes).

4. Pour éviter d’utiliser du papier aluminium ou du film élastique pour le conserver, je le place sous un saladier retourné.

Gâteau moelleux aux pommes sans gluten | Recettes d'automne - Slow living - Miss BlemishGâteau moelleux aux pommes sans gluten | Recettes d'automne - Slow living - Miss Blemish

Et vous, quelles sont vos recettes d’automne fétiches ?

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