La recette-minute qui émoustille les papilles : une sauce de pâtes au curry


Plantons le décor. Vous rentrez, 22h passées, le ventre crie famine tout autant que les yeux sont lourds et que les bras appellent la couette. Il n’y a PLUS RIEN dans le frigo (c’est TOUJOURS comme ça dans ces cas-là), même plus de ketchup/sauce toute prête/brique de soupe/plat surgelé. Mais, vous avez quand même faim (ça aussi c’est toujours comme ça). Et pas le temps/le courage/l’envie/la ténacité/ « la force qu’il faut [pour le faire]* » de vous lancer dans une grande entreprise culinaire.

Vous avez des pâtes ? Vous avez des épices ? Vous avez de la crème (liquide, fleurette, épaisse, semi-épaisse… peu importe !) ?

Alors, dans 15 minutes, vous mangez !

Recette

1 – Remplir une pleine casserole d’eau, ajouter un bouillon de bœuf (ou de poule)(on est plus à l’heure de faire les difficiles), ¼ de c.à.c de curry (c’est très précis pour les vertus de la recette mais en vrai, j’ai saupoudré « à la louche » la surface de l’eau, hein) et porter à ébullition.

2 – Dans une autre casserole, verser une petite brique de crème liquide (25cl si je ne m’abuse) ou trois c.à.s de crème épaisse.

3 – Rajouter à votre embryon de sauce : une bonne grosse ½ c.à.c de curry, ¼ de c.à.c de massalé (si vous n’avez pas cette épice dans vos placards : courrez vous réapprovisionner, c’est une tuerie, vous pouvez en mettre à peu près partout et ça donne un goût dé-ment) et beaucoup de poivre. Porter lentement à ébullition pour faire épaissir sans cesser de remuer.

La petite astuce : Le curry seul donne une sauce « plate », le massalé permet « d’exhaler » le goût du curry et de relever le tout. Magique vous dis-je. Magique.

4 – (item inutile mais excès de zèle oblige…) « Lorsque l’eau bout, rajoutez les pâtes et laissez cuire le temps indiqué sur le paquet »

Astuce « dans une ancienne vie, j’étais une mamma italienne » : Pour que les pâtes ne collent pas sans avoir à rajouter de corps gras dans l’eau de cuisson, remuez les pâtes pendant les 2 premières minutes de cuisson.

5 – Goûter la sauce, rougir de plaisir. Ajuster l’assaisonnement. Saler « à votre convenance ».

6 – Egoutter les pâtes (elles ont pris une jolie couleur dorée), les recouvrir de sauce au curry, les dégustez, affalés dans un coin du canapé, les pieds sur la table basse. Et se dire que la vie, parfois, a nettement plus de goût.

« Curry-iez » vous !

*Francis Cabrel, « Les murs de poussière »

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