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Créativité quelques pièges à éviter


Créativité quelques pièges à éviter - Conseils - Miss Blemish

Ecouter en boucle Heal tomorrow, danser tantôt debout sur le parquet glissant, tantôt assise à mon bureau, remettre une nouvelle fois la musique à zéro. Raconter la journée écoulée dans la cuisine faiblement éclairée, rire au téléphone, rattraper le temps écoulé. Pour la première fois m’essayer à faire cuire un brocolis grâce à la technique de Fran vue et revue au fil de ses vlogs jusqu’à me convaincre que ce n’était vraiment pas compliqué puisqu’il suffit de le couper puis d’immerger ses bouquets dans un saladier rempli d’eau bouillante. Noyer mon riz à l’indienne de parmesan et terminer ma théière, rituel des après-midis travaillées sans discontinuer. M’asseoir face au clavier, remplir des papiers, cocher les dernières cases de ma to-do list d’aujourd’hui, sourire et ajouter à la musique le bruit des touches enfoncées. Aujourd’hui je vous emmène au fil des pièges tendus par la créativité et des astuces que j’ai trouvées pour les déjouer sans rien perdre du plaisir de créer, d’inventer, de composer et faire naître un projet. Prêts ?

1 – Se censurer

S’empêcher de traiter un sujet déjà traité

C’est un point pour lequel je ne suis pas encore totalement tirée d’affaire… Pourtant s’empêcher de travailler un sujet qui a déjà été traité ailleurs c’est tomber dans plusieurs pièges :

  • croire qu’une personne peut avoir tout dit et abordé tous les aspects d’un sujet
  • présupposer que notre vécu n’intéressera personne (c’est possible mais ce sont souvent aux petites anecdotes insignifiantes que nous nous identifions dans l’expérience des autres)
  • présupposer que tout le monde a eu accès et pu lire/voir/entendre le précédent qui nous bloque dans notre démarche de partage.

J’en a fait l’expérience avec deux articles que j’ai publiés récemment : mes 4 newsletters préférées et les 6 comptes instagram qui m’inspirent le plus. J’étais certaine que tout le monde connaissait déjà le travail de ces artistes sans pouvoir pour autant résister à l’envie de vous en parler. Et j’ai reçu de nombreux messages qui m’ont prouvé que tout le monde ne les connaissais pas déjà et j’étais donc très heureuse de les avoir faits découvrir à encore plus de gens encore ! Mon conseil est donc d’éviter de vous censurer pour de mauvaise raisons et celle-ci en particulier. Je pense que tout ce qui est fait avec le coeur et une réelle volonté de partage, d’interrogation et de réflexion vaut la peine d’exister, même pour un cercle restreint.

Laisser la peur de ne pas y arriver gagner

Celle-ci est aussi évidente que difficile à contourner. Ce qui m’aide à repousser la peur loin loin loin pour qu’elle me bloque le moins possible c’est de l’identifier. A chaque fois que j’ai envie de décliner une proposition, d’arrêter un projet en cours d’élaboration ou d’abandonner une idée sur laquelle je travaillais je me pose cette question : est-ce que j’ai envie d’arrêter parce que j’ai peur de ne pas y arriver ? Si la réponse est « oui », je persévère et essaie de trouver des personnes pour m’aider à avancer – par leurs témoignages motivants et rassurants, par leurs conseils et leur expérience. Si la réponse est « non », je me laisse le libre choix de voir si l’obstacle est surmontable, d’essayer de parvenir à ce que j’imagine par une autre voie ou tout simplement de le laisser en suspens à une prochaine fois. Parfois ce n’est tout simplement pas le bon moment et je pense que c’est vraiment une expérience très riche que d’apprendre et s’entraîner à s’en apercevoir et l’accepter sans en être blessé ni sans totalement abandonner le projet. Juste le laisser de côté et y revenir de temps en temps, l’enrichir progressivement et un jour peut-être pouvoir enfin lui donner la dimension souhaitée.

{ A ce sujet j’ai envie de faire une courte parenthèse. J’ai déjà abordé cette problématique dans certains articles mais c’est un obstacle si difficile à franchir que je ne cesse d’y revenir par des chemins détournés. On peut facilement – et c’est en tout cas mon cas – ressentir une urgence à « faire » et s’épanouir artistiquement/professionnellement. A produire quelque chose qui ait un impact. Et le plus souvent cette urgence est en grande partie nourrie par la comparaison de notre parcours aux accomplissements des personnes qui nous entourent ou qui travaillent sur les mêmes problématiques que nous. C’est un petit mot de Lisa ce week-end qui m’a fait réaliser encore une fois à quel point il était vain de comparer les points d’avancée de chacun et de vouloir aller plus vite que son propre rythme. Lisa disait dans son post qu’elle lançait son blog à la fin de ses études à 23 ans, soit il y a 5 ans. Moi-même je viens d’avoir 23 ans et je n’ai pas du tout terminé mes études ! Si nos objectifs ne sont absolument pas les mêmes (et c’est une variable à prendre en considération), nous n’avons pas le même passif, la même expérience, les mêmes outils pas plus que nous ne sommes au même point de notre chemin que les personnes dont nous admirons le parcours. Et tout ce processus que l’on nourrit et par lequel on passe a une infinie valeur, pour notre travail futur comme pour la personne que nous sommes et que nous enrichissons chaque jour un peu plus. }

Se laisser paralyser par ses propres exigences

Être exigeant envers soi-même et se demander de produire le meilleur est une belle et nécessaire qualité qui nous permet d’avancer et de ne pas trop nous reposer sur nos lauriers – ou en tous cas pas trop longtemps. Cependant comme toute chose positive, il faut se méfier de ne pas en faire une limite, un bouclier ou une excuse qui nous décourage au moment de nous lancer dans un nouveau projet. Car tout début est imparfait et tâtonnant, le premier jet n’est presque jamais la version définitive. Et nos exigences peuvent facilement faire naître l’appréhension du travail à fournir en le présentant comme une montagne au sommet inatteignable. Dans ce cas particulier, je crois que le renforcement positif est le meilleur remède. Le plus de projets nous menons à bien, le moins nous serons susceptibles de nous laisser décourager au suivant car nous savons que nous sommes capables de fournir ce travail, nous l’avons déjà fait plein de fois. 

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2 – Faire une seule chose à la fois

La créativité jaillit bien plus souvent dans un contexte qui lui est étranger, en plein fouillis, que lorsqu’elle est convoquée. Si elle se travaille et se nourrit, si les projets dont ces éclats se font la source ne peuvent trouver leur forme et une destinée sans concentration, la créativité – et ses idées – reste imprévisible ce qui nous demande – pour la cultiver et n’en rien gâcher – d’apprendre à nous rendre perméables et accessibles pour lui donner de l’espace. 
J’ai donc pris l’habitude depuis deux ans de saisir chaque idée, bout de phrase et mots accordés au vol, lorsqu’ils croisent une pensée et n’importe laquelle de mes activités et de les consigner toutes au même endroit – soigneusement choisi pour être en quasi permanence accessible. Ainsi, même dans les périodes où je ne peux accorder autant de temps que je le souhaiterais à mes projets créatifs, je ne perds aucune des pistes qui m’y sont soufflées. Les idées sont la partie que l’on ne peut imposer, la partie variable. Les conserver ainsi permet de s’assurer de quoi avancer dans les périodes en creux où les idées sont moins nombreuses ou l’envie et la motivation plus difficiles à trouver. Je constitue donc une réserve de « début de… » qui m’évite frustration et vrais creux.

3 – Eviter le silence

Si la créativité se nourrit du fouillis, de l’agitation et des périodes remplies jusqu’à déborder, le silence lui est tout autant bénéfique. Comme un juste équilibre, ces deux états se répondent chez moi. Après le tumulte, me retrouver seule face à moi-même et me reposer me permet de regarder toutes les idées conservées pendant le tumulte avec un regard neuf et de leur donner une toute autre dimension, d’affiner l’envie floue vers un projet plus construit et concret, de mettre des mots, des images, des étapes, des dates… Ce sont dans ces périodes que le plus gros du travail se fait finalement, nécessaire et tellement gratifiant. D’autant plus qu’il nous replonge dans une période plus chargée qui à son tour est porteuse d’idées à noter et à conserver pour la prochaine période plus calme.

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4 – Vouloir terminer avant de recommencer

Lorsque l’on a de nombreux chantiers en cours, le mouvement réflexe va vers l’envie de se concentrer sur un seul à la fois jusqu’à les avoir tous menés à bien. Et c’est nécessaire ! Il y a toujours un moment où  – je parlerai d’écriture par facilité mais cela vaut pour toutes les autres formes d’expression de la créativité – il faut se mettre face à son traitement de texte pour en découdre. Cette étape correspond à mes périodes chargées et concentrées où j’ai peu de temps à consacrer à d’autres projets ou idées qui pourtant, du fait de la contrainte, y sont plus nombreuses. Mon conseil et c’est vraiment le plus important c’est de savoir vous concentrer sur un projet principal dans lequel vous investissez 95% de votre énergie mais de savoir garder les 5% restants pour cueillir les idées qui naissent durant cette période quand même. L’aboutissement d’un projet est un moment qui précède un creux, quasi automatiquement. Il y a la fatigue du travail accompli, l’envie de faire autre chose après une période où l’on s’est restreint pour mener à bien son projet et souvent un manque de nouvelles idées par dégoût passager du travail. C’est normal ! Cependant, avec des idées à disposition, des pistes de projets, se remettre dans le bain après cette période sera bien plus facile et – en faisant taire l’urgence d’avoir à nouveau de super idées – favorisera le retour « naturel » de l’inspiration libérée de toute pression de résultat immédiat. Tout le monde est gagnant !

5 – Se reprocher les creux

Malgré toutes ces mises en garde et ces astuces pour contourner l’imprévisibilité de la créativité, nous traversons tous des périodes de creux. Elles m’arrivent le plus souvent après les articles sur lesquels j’ai travaillé particulièrement longtemps de l’idée à la mise pratique jusqu’à la rédaction et l’illustration (dans les plus récents on trouve mon article sur la photographie, celui sur l’acné pendant/après roaccutane et celui sur le Batch Cooking). Mais ces périodes sont nécessaires et même bénéfiques. Ce sont les instants où l’on va prendre le temps d’explorer d’autres choses, de sortir, de voir des expositions, de lire des livres et découvrir de nouveaux artistes. De passer du temps avec les gens que l’on aime. De se nourrir soi-même après avoir nourri son travail. Et puis, avec la vitesse avec laquelle tout va sur internet, la vitesse à laquelle tout passe, même les projets sur lesquels nous avons tant travaillé et mis de coeur, cela fait du bien de savourer cet après à sa juste valeur. De sourire au travail accompli et aux – peut-être – retours et critiques. J’apprends encore à voir en eux une respiration plutôt qu’un échec à être constante mais je progresse peu à peu. La culpabilité est une amie dont il est difficile de se détacher lorsque l’on fraye dans le milieu de la créativité car comme je l’évoquais ici il n’y a pas de guide suprême de bonne ou de mauvaise réponse, seulement des réponses qui ne conviennent pas à tout le monde.

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Et vous, quels sont les pièges tendus par la créativité dans lesquels vous avez appris petit à petit à ne plus tomber ?

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6 comptes Instagram inspirants


instagram 15@Andrea_Dltg

La faculté de transmettre ce qui vibre en soi à travers son travail jusqu’à faire naître l’envie chez celui qui le reçoit d’à son tour donner corps à ce qu’il porte en lui, c’est ce qui me touche et m’attache le plus sûrement à un artiste et son univers. Les comptes instagram que je partage avec vous aujourd’hui ont beaucoup de points communs et celui-ci en particulier qui en font mes préférés. Ils sont tenus par des femmes jeunes et citadines pour lesquelles la photographie tient une place à part au coeur de leur travail comme de leur vie et qui sur des lignes esthétiques communes donnent une grande place aux infimes quotidiens, à la douceur et à la poésie de ce qu’un cliché peut raconter. Leurs compositions sont douces et arrivent à sublimer des détails sans les extraire tout à fait de leur cadre. Et c’est ce regard sans doute qui rend leur travail si impressionnant.

Mais par dessus tout, ce qui les rassemble dans ce premier partage de favoris c’est l’envie de « faire » que me transmet leur travail. L’envie de progresser et d’explorer composition, couleurs et techniques photographiques mais aussi de progresser dans des domaines qui ne nous sont pas communs. Dans tout ce qui touche à l’art, à la créativité et à l’inspiration qui sont des domaines libres sans mauvaises réponses ni guide suprême, qui nous demandent de trouver en nous-mêmes et souvent seuls notre « bonne réponse », avoir des artistes et des univers points-fixes est je trouve extrêmement précieux. Alors voici mon conseil : essayez d’être attentifs à ce et ceux qui vous inspirent, gardez précieusement les adresses où vous pouvez les trouver et allez leur rendre visite souvent. Faites-en vos petites boussoles artistiques pour retrouver votre chemin lorsque vous êtes un peu perdu au milieu de toutes vos aspirations et déconvenues.

Ces 6 comptent-là jouent exactement ce rôle pour moi : ils font renaître l’envie dans les périodes en creux où les doutes se font cruels et l’envie d’abandonner lancinante, ils font taire les « à quoi bon » de ce qu’ils me montrent de la magie qu’il y a à créer pour autrui, à créer pour de bon, ils ouvrent une fenêtre lorsque je me demande ce que je ferai de tout ce qui me semble à certains moments si épars et des sourires dans ces instants où je me mets à y croire, doigts croisés, yeux fermés.

6 comptes Instagram inspirants - Photographie - Miss Blemish

Andrea Dltg 

InstagramSite 

6 comptes Instagram inspirants - Photographie - Miss Blemish

Margot Mchn

InstagramSite 

6 comptes Instagram inspirants - Photographie - Miss Blemish

Caroline – Le plus bel âge

InstagramBlog Site 

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Olivia Thebaut

InstagramBlog – Interview

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Elise – Lisebery

InstagramBlog 

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MAY – Vie de miettes

InstagramBlog

6 comptes Instagram inspirants - Photographie - Miss Blemish@OliviaThebaut

Et vous, quels sont les artistes qui vous inspirent l’envie de « faire » ?

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1 an d’astuces pour de jolies photos


Bilan bucket list 2015 - Ce que j'ai appris en photographie 2

Janvier 2015, je passe la porte de cette boutique dont s’échappent des odeurs de peinture, de solvants et de térébenthine pour choisir les panneaux de carton plume qui donneront vie à mon mini-studio photo fait maison. C’est la première étape à cette envie de jolies photographies, créer un cocon pour mes futures compositions et ainsi me jouer du manque de luminosité de mon appartement tout en long. C’est à partir de ce point-ci que cet article s’est construit petit à petit de douces épiphanies et de joyeux ratés. De mes recherches photographiques à tâtons, il s’est enrichi de lectures et d’inspirations, de mots techniques déchiffrés, vulgarisés, apprivoisés. C’est la première partie, la partie technique, la partie qui fait peur mais qui n’a finalement plus rien d’effrayant lorsque l’on passe à la suivante, celle qui demande : quel est ton regard ? Et pour cette part je suis encore au coeur du processus de recherche qui définit peu à peu les codes et contours de ce qui me touche, d’un esthétisme qu’on puisse appeler une « patte » aux frontières de toutes ces inspirations morcellées, digérées, réinterprêtées, associées, dissociées. Composer depuis la trame blanche de mes pans de carton plume ou depuis la rue fugace et éphémère perpétuellement en mouvement. Raconter une histoire d’objets agencés, posés, déplacés, saisir un instant. Arriver à redire un instant dans un artificiel qui se veut de le recréer.

J’espère que cet article rempli de toutes les astuces qui m’aident sur le versant technique vous aidera à continuer de définir votre propre sensibilité esthétique rayon photographie et à – petit à petit – apprivoiser votre appareil, la lumière, les ombres et les angles. 

Créer son mini-studio photo

Dans mon appartement tout en long, la question de la lumière s’est très vite posée. J’ai donc créé – pour la contourner – un mini-studio photo tout blanc posé tout à côté d’une fenêtre et recouvert un grand panneau d’aluminium pour concentrer la lumière encore. Je vous explique toutes les étapes pas à pas dans cette fiche DIY illustrée

Ce studio est ma trame de fond depuis un an maintenant, une trame que j’adapte aux besoins du sujet que je photographie et à la mise en scène dont j’ai envie. Le blanc se voit recouvert, découvert, détourné de bois naturel ou peint, d’aquarelle, de papiers colorés ou de tissus emmêlés. J’utilise le studio en entier pour faire des vues de côté qui nécessitent une jolie base et un joli fond mais ne vais prendre qu’un pan de carton plume posé au sol tout près de la fenêtre pour les vues de dessus. Comme mon objectif fétiche (voir plus bas dans les annexes « Matériel ») a une focale fixe, je m’aide d’un escabeau lorsque je suis trop petite pour avoir la scène composée en entier dans mon champ. Si pour une composition la ligne de démarcation entre le carton du bas et le carton du fond est dérangeante, je prends une grande feuille de canson blanc, je pose sa partie basse par terre et je scotche sa partie supérieure au mur. Ainsi il n’y a pas de démarcation nette entre le bas et le fond grâce à la courbe que fait le papier entre mur et sol. 

nice city guide cimiez - Voyage - Miss Blemish

Travailler sa photo : apprivoiser lumière et réglages

Lorsque l’on ne maîtrise pas bien les fonctionnalités de son appareil, on s’appuie beaucoup sur les logiciels de traitement photo pour obtenir artificiellement en post-production les effets de lumière, de contraste et de texture voulus. Or, passées certaines limites, procéder ainsi diminue la qualité – notamment la netteté – de l’image. On prend le problème dans le mauvais sens là où pourtant nous tenons entre nos mains tout ce dont nous avons besoin. Voici les principales fonctionnalités dont la découverte et le maniement ont changé mes photos, décodées : 

1. La 1ère étape est de passer votre appareil photo en mode manuel. Sur la plupart des appareils le choix se fait via une molette ronde située sur le haut de l’appareil sur laquelle sont dessinés des acronymes : pour passer en mode Manuel il suffit de tourner la molette jusqu’à placer le « M » en face du curseur. Le mode manuel permet de choisir et ajuster chacun des paramètres de la photo – dans les limites des possibilités de l’appareil et de l’objectif utilisés – et notamment la luminosité de votre photo et le contraste entre ses différents plans. 

2. La « vitesse » gère la question de la luminosité : on parle de « vitesse » car ce paramètre gère celle avec laquelle le diaphragme de l’appareil va se refermer (on parle aussi de vitesse d’obturation). Plus il prend du temps pour se fermer (vitesse lente), plus l’appareil va pouvoir capter une quantité importante de lumière. A l’inverse, plus il se referme rapidement (vitesse rapide), plus la quantité de lumière captée sera faible. Vous pouvez ainsi entendre parler de « temps d’exposition » qui se réfère au temps pendant lequel l’appareil a emmagasiné des informations pour prendre la photo : c’est le temps pendant lequel le diaphragme est resté ouvert pour prendre la photo. La vitesse s’exprime sous la forme d’une fraction de type « 1/X » sur l’écran de contrôle de votre appareil. Plus X est un grand nombre, plus la vitesse est importante, plus le diaphragme se referme rapidement et moins de lumière est captée. A l’inverse plus le X est petit, plus la vitesse est lente, plus le diaphragme reste longtemps ouvert et plus de lumière est captée. En jouant sur ce paramètre, vous pouvez vous affranchir (dans certaines limites) du manque relatif de luminosité ou au contraire par beau temps capter plus facilement un paysage ou un portrait en limitant la surexposition. Bien régler la vitesse à la luminosité ambiante est une étape clé pour gagner en qualité d’image car cela réduit drastiquement les retouches ayant pour but d’augmenter artificiellement « le blanc » de l’image. 

3. La « focale » gère le contraste flou/netteté entre les différents plans de la photo (on appelle ça la profondeur de champ). Elle s’exprime sous la forme d’un nombre – ouf ! fini les fractions – précédé d’un petit « f » sur l’écran de contrôle de votre appareil – par exemple « f2.5 ». Plus la focale est petite plus la différence entre les différents plans de la photo sera marquée : l’arrière plan sera flou et le premier plan très net. Plus la focale va grandir, plus le contraste flou/netteté va s’atténuer pour au maximum obtenir premier et arrière plan captés avec la même netteté. Sur l’écran de contrôle de votre appareil elle est notée « f… » mais sur les boutons de votre appareil elle peut aussi se cacher sous le bouton « Av+/-« . Sur mon appareil notamment, si la vitesse se règle directement en faisant tourner une petite molette de réglage sur l’avant de l’appareil, pour faire de même pour la focale il faut maintenir enfoncé le bouton « Av+/- » et tourner en même temps la molette de réglage. 

4. Les ISO – C’est une partie que je ne maîtrise pas très bien. Ce que je sais c’est que monter les ISO permet de prendre des photos lorsqu’il fait sombre, de nuit par exemple. D’essais successifs, je trouve que plus les ISO sont grands, plus on perd en qualité d’image. Cela rajoute un certain grain. C’est pourquoi je règle mes ISO à 200 et fais jouer les autres paramètres de mon appareil pour travailler mes photos. Je vous conseille pour décider de ce qui vous plaît – nous n’avons pas tous les mêmes sensibilité – de choisir d’un objet à photographier, de régler focale et vitesse et d’ensuite faire varier les ISO pour décider de ce qui vous plaît le plus. 

1 an d'astuces pour de jolies photos - Photographie - Miss Blemish

Composer sa photo

Il y a énormément d’articles qui traiteront mille fois mieux – au moins ! – que ce que je pourrais faire sur le sujet car, si je suis certaine d’utiliser beaucoup de règles esthétiques lorsque je compose ma photo, je le fais encore pour beaucoup d’entre elles inconsciemment.

1. Jouer sur les lignes – Pour vous familiariser avec quelques techniques formelles, je vous conseille à l’article de Laura – Photographie et stylisme culinaire : trucs et astuces – qui les reprend, les explique et les illustre avec ses très jolies photographies. 

2. Rendre paysages et compositions d’intérieur vivants en photographiant un sujet qui évolue dedans. Que ce soit une main qui se sert une gaufre, qui plonge un sachet de thé dans de l’eau bouillante ou une personne de dos face à un paysage, photographier un sujet va donner du relief à ce que vous voulez montrer.

3. Pour les vues « de côté » mettre l’objectif à la hauteur de ce qui est photographié. Même si ce n’est pas l’angle que je retiens, j’aime prendre ce point de départ-là pour appréhender la scène que je dois photographier dans son intégralité.

4. Explorer différents angles – Mon objectif préféré – voir dans les annexes « Matériel » – n’a pas la possibilité de zoomer ce qui m’a appris – bien d’avantage encore qu’auparavant – à tourner autour de mon sujet, m’en éloigner, m’en rapprocher, prendre des vues du dessus, de côté, de biais… 

5. De jolis accessoires pour ses compositions d’intérieur – fleurs, feuilles, végétaux, jolie vaisselle, bougies, papier kraft, carnets, boîtes, livres… De la même manière qu’un geste peut donner vie à une photographie, je m’appuie énormément sur fleurs et végétaux pour donner vie à mes compositions d’intérieur. Pour tous les autres accessoires, c’est une question de goût, de coups de coeur et de séries : je raffole du papier kraft ces temps-ci, j’aime les formes simples et épurées en matière de vaisselle (House Doctor est mon fournisseur préféré) et je me laisse guider dans mes achats par mon amour des matières brutes.

Retoucher sa photo

En travaillant la photo en amont avec le réglage de la luminosité surtout et de la focale pour le rendu, l’importance des retouches est considérablement réduite, la qualité de la photo préservée et l’écart entre ce que vous imaginiez et le rendu réduit. J’utilise le logiciel Photoshop qui me convient parfaitement pour le type de retouches dont j’ai besoin. Je joue essentiellement sur Lumière – Correction gamma – Décalage – Vibrance, très faiblement, car tout le reste du travail est déjà fait !

Choisir la photo

Vous pouvez retrouver mon petit guide pour choisir vos photos après séance puis après retouche par là : choisir LA photo.

où manger à New York

{ Annexes }

matériel

J’utilise l’appareil photo reflex d’entrée de gamme de Canon, un EOS 1100D ainsi qu’un objectif « classique » 18-55 mm et un autre – mon préféré – à focale fixe 50mm f/1.8 (voir la partie « travailler sa photo »).

ressources

Il y a énormément de ressources en ligne disponibles avec autant de formats différents pour parler à toutes les sensibilités. J’ai choisi de partager seulement ces deux articles car ils reprennent certains points abordés ici et sont des mines de bons liens, chaînes youtubes, sites et articles intéressants sur lesquels vous pourrez vous appuyer pour continuer à apprendre :

La gestion de la lumière, petit cours de photo #3 – par Noémi

Mes 10 conseils pour améliorer vos photographies – par Marie-Charlotte. Cet article est de loin le plus complet que j’ai pu lire sur le sujet et regorge de ressources utiles pour progresser dans chacun des domaines qu’elle aborde (je n’ai pas encore fini de tous les explorer, c’est pour vous dire !). Si vous vous posez milles questions et voulez en apprendre encore d’avantage sur votre appareil ou la composition d’une photo, je vous le conseille car en plus du versant technique elle aborde également la question du style photographique qui est un point sur lequel je ne me sens pas suffisamment sûre encore pour en parler !

Mes préférés 

Il y en aurait mille à citer (la liste de mes abonnements Instagram peut vous donner des idées) mais j’ai décidé de n’en choisir qu’une poignée dans quelques catégories qui me parlent pour que vous puissiez découvrir – ou redécouvrir – leurs univers sans vous noyer :

Mode-Portrait-Ville : Elodie – Le blog de la méchante, Garance Doré

Paysages-Voyages : HelloEmilie, Elise – Lisebery 

Reportage quotidien : Victoire – Victoire de Changy

Intérieur : Virginie – Simplement Beau

Nourrir son inspiration

Instagram, Pinterest et Blogs

Magazines : Les Others, Kinfolk, Mint Magazine

Voyager, sortir, aimer, se balader…

Continuer à progresser

C’est un conseil banal mais très efficace : j’essaie de garder au maximum mon appareil avec moi. Le fait de le savoir à portée de main a pour effet – souvent bien inconscient – de me faire ouvrir les yeux plus grand et d’interroger ce qui m’entoure : cela travaille mon regard. Le regard, votre regard, c’est l’âme de la photographie là où ce qui est photographié s’en fait le corps. On imprime sur la pellicule notre manière de vivre une scène, consciemment, ou inconsciemment. Et au fur et à mesure que l’on s’apprend, ce que l’on faisait machinalement – l’orientation de l’appareil, l’angle choisi, le détail sur lequel on fait notre mise au point – va devenir sciemment cherché. Et à partir de ce moment-là, l’art peut commencer.

1 an d'astuces pour de jolies photos - Photographie - Miss Blemish

J’espère de tout coeur que cet article vous a plu et qu’il vous sera le plus utile possible. N’hésitez pas à me faire des retours et à me poser des questions si certaines choses sont peu claires ou n’ont pas été abordées !

Et vous, quelles sont vos astuces pour de jolies photos ?

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