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Les podcasts de mes dimanches


podcasts préférés - slow lifestyle - miss blemish

Chaque dimanche mes sessions batch cooking m’offrent une à deux heures « blanches » en cuisine. Là où je ne trouvais pas de créneau approprié dans mes routines pour me plonger dans l’univers des podcasts, ces heures où je ne peux me concentrer que par l’écoute ont été ma porte d’entrée vers ce format. D’abord invités, ils sont devenus mes incontournables du dimanche et ont progressivement gagné de nouvelles plages, mes trajets de train en première position. J’ai ainsi très vite repris goût à écouter des histoires racontées comme celles qu’on raconte le soir aux enfants mais ici sur des sujets « de grands ».

Je trouve dans la multiplicité des formats disponibles à nous aujourd’hui une véritable chance de découvrir et d’apprendre davantage par des canaux différents pouvant s’intégrer dans d’autres instants de notre vie quotidienne que ceux dédiés à l’apprentissage classique et à la lecture. Si je n’ai rien contre les apprentissages qui demandent de nous du temps et un certain dévouement, j’aime cette découverte mise à la portée de mon quotidien, les podcasts comme une porte d’entrée défrichant des terrains encore inconnus et inexplorés. Et libre à nous ensuite de compléter ce rapide tour d’horizon en lectures-films-discussions-reportages. 

Je partage donc avec vous mes premières découvertes en espérant qu’elles seront autant de bonnes surprises pour vous. N’hésitez pas à partager vos podcasts préférés et les épisodes qui vous ont le plus marqués dans les commentaires, je serai ravie d’en découvrir de nouveaux !  

Les podcasts de mes dimanches (et mes épisodes préférés)

Génération XX 🌿 le lien pour l’écouter

Dans ce podcast, Siham Jibril reçoit des femmes entrepreneures pour parler de leurs parcours, de leurs quotidiens, de la genèse de leurs activités et de leurs projets d’avenir. Passionnant et inspirant, chaque épisode est une bouffée de motivation pour pousser un peu plus loin ses projets – professionnels comme personnels – et se lancer pour de bon. Il m’a permis de découvrir une foule d’initiatives, d’applications, d’entreprises et de services. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿Génération XX x Mathilde Lacombe – Birchbox Mathilde Lacombe fait partie des femmes dont j’admire le parcours. Co-fondatrice de Jolie Box par la suite rachetée par Birchbox où elle travaille toujours aujourd’hui, elle raconte la genèse de ce projet, la difficulté de « changer de rêve » et quitter son travail de rédactrice au Elle pour se consacrer à plein temps à son entreprise naissante, ses études et l’équilibre pas toujours facile à trouver entre vie professionnelle et personnelle. Ses interrogations aussi contemporaines qu’intemporelles ont beaucoup résonné en moi et m’ont donné envie de lire son livre qui sort en librairie fin septembre. 

🌿Génération XX x Lucie Basch – Too Good To Go | Dans cet épisode Siham reçoit Lucie Basch, fondatrice de l’application Too Good To Go qui a pour but de lutter contre le gaspillage alimentaire. Partant du constat qu’il est gaspillé chaque année en France 10 millions de tonnes d’aliments consommables, Lucie a voulu mettre en lien les commerçants qui chaque jour sont obligés de jeter leurs invendus et les particuliers que ces invendus pourraient intéresser. Durant l’épisode elle raconte ses études, sa prise de conscience et la naissance de ce projet avec les rencontres qui lui ont permis de voir le jour ainsi que ce qu’elle imagine pour la suite. J’ai trouvé cet épisode passionnant, il m’a permis d’en apprendre énormément sur le sujet du gaspillage alimentaire et on le sait l’information est le premier pas vers l’action !  

La poudre 🌿 le lien pour l’écouter

Animé par Lauren Bastide, La poudre reçoit des femmes de tous horizons pour parler d’elles et de ce que c’est d’être une femme aujourd’hui. Elle dresse ainsi des portraits personnels, souvent engagés et pleins de spontanéité qui étoffent l’horizon de la féminité dans toute sa richesse et sa diversité. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿La poudre x Garance Doré | J’aime le travail et la plume de Garance Doré depuis longtemps et ce week-end encore j’étais émue de découvrir son témoignage autour du désir d’enfant dans Lenny Letters. Dans cet épisode du podcast, elle parle de sa famille, de son enfance en Corse, de son lien particulier avec sa grand-mère, sa maman, sa soeur, de son parcours et du rôle de chacune de ses étapes dans la construction de son rapport au féminin. Elle nous raconte le moment où elle est devenu « femme », la meilleure connaissance de soi que permettent les années, la conception du vieillissement par la société, l’apprentissage de l’écoute (de son instinct, de son corps). C’est un épisode particulièrement doux d’échange entre femmes comme on pourrait en connaître avec une grande soeur, une amie ou les femmes de sa famille.  

🌿La poudre x Pénélope Bagieu | De la même manière que pour Garance, Pénélope fait partie des artistes que j’admire autant pour son travail, son parcours que pour ses prises de positions et sa manière de parler librement des sujets qui la touchent. Dans ce podcast elle parle justement des femmes, de l’intersectionnalité, du racisme comme des limites de l’humour. Elle parle de son parcours en tant que femme dans le milieu très masculin de la BD, de ses débuts dans la publicité, des préjugés et des discours que l’on veut ou non se voir associer. Elle parle aussi des angoisses nées de la poursuite d’un métier présenté comme non conventionnel et ce passage en particulier m’a beaucoup parlé.  

(EN) Hashtag Authentic 🌿 le lien pour l’écouter

Sara Tasker tient le très poétique compte instagram Me & Orla suivit par près de 173 000 personnes à la date de rédaction de l’article. C’est à partir de son expérience de ce réseau social qu’elle a crée son podcast Hashtag Authentic pour partager son savoir en photographie comme d’instagram avec ses auditeurs. En dehors des  épisodes où elle livre ses meilleurs conseils, elle invite régulièrement des instagrammeurs pour des interviews centrées sur leur expérience d’instagram, la manière dont ils ont trouvé leur style photographique, leurs astuces et leurs réflexions sur les nouveautés en lien avec ce réseau. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿HA x All that is she – Great photos and making it big on IG | Dans cet épisode Sara reçoit Dominique qui tient le compte IG All that is she. Alors que l’on aime croire qu’il est de plus en plus difficile de se démarquer sur ce réseau, son compte a réussi à rassembler de manière organique un nombre très large de followers. Elle raconte dans cette interview les répercussions de ce succès, sa genèse, l’évolution de son style photographique et ses projets pour la suite.

🌿HA x Jen Carrington – Ideal work week | Je vous avais déjà parlé ici de Jen Carrington pour sa newsletter axée sur l’entreprenariat. Dans cet épisode, elle parle de la « semaine de travail idéal », comment la trouver et surtout comment la garder. Mais aussi le fait qu’il s’agit d’une notion qui bouge et évolue avec tous les autres domaines de notre vie comme tout équilibre.

Nomade digital 🌿 le lien pour l’écouter 

Minimalisme, voyage et entreprenariat, on pourrait résumer le podcast animé par Paul et Stanislas ainsi. En 50 épisodes, ces 2 entrepreneurs-voyageurs partagent tout ce qu’ils ont découvert et expérimenté en construisant une carrière leur permettant une quasi totale liberté de lieu et de mouvement. Ils donnent leurs routines, leurs astuces, leurs difficultés et les solutions trouvées ou encore à chercher au fil d’une discussion ouverte et pleine de bon conseils. Si ce podcast s’adresse en premier lieu aux entrepreneurs, les sujets qui sont abordés touchent pourtant un bien plus large public que les seules personnes ayant leur propre entreprise. Ce faisant, chacun peut en tirer des enseignements et des pistes à adapter à son quotidien et à son travail. 

Pour commencer | Mes 2 épisodes préférés 

🌿Deep work | Cet épisode tourne autour de la notion de « deep work » conceptualisée par Cal Newport qui correspond à un état de fonctionnement optimal permettant un travail de fond de qualité. Stanislas et Paul racontent leur rapport à cette notion, ce que sa découverte a changé dans l’organisation de leur travail et les stratégies qu’ils ont mis en place pour augmenter la part de deep work dans leurs journées et délaisser le multitasking (fait de faire plusieurs choses en même temps souvent de façon superficielle).

🌿Syndrome de l’imposteur | Fléau chez les pionniers qui inventent le travail de demain comme chez les personnes ayant poursuivi des carrières bien plus codifiées, Paul et Stanislas définissent ce mal d’aujourd’hui, racontent sous quelles formes ils y ont été confrontés et ce qui leur a permis de surmonter cette difficulté dans l’appréciation de leur valeur comme de celle de leur travail. 

(EN) Ladies who lunch 🌿 le lien pour l’écouter

Dans ce podcast Ingrid Nilsen et Cat Valdes discutent comme pourraient le faire deux amies qui se retrouvent pour déjeuner de sujets variés, plus ou moins intimes, de façon libre, décomplexée, empathique, ouverte et respectueuse des sentiments de chacun. Sans jamais prétendre détenir la vérité, ce podcast est une véritable exploration de chaque sujet par le prisme de leurs vies respectives, des témoignages de leurs auditeurs et des invités parfois conviés au podcast. On y parle de carrière, de santé mentale, de relations familiales, de sexualité, d’intimité, d’amitié, d’amour, de ruptures, d’élections, de représentations… et chaque épisode permet une mise en perspective saine des sujets qu’il aborde.  

Pour commencer | Mes 2 préférés 

🌿How we turned our hobbies into careers | Dans cet épisode, Ingrid et Cat reviennent sur la transformation de leurs hobbies en carrière à temps plein (ici chacune à partir de leurs chaînes youtube). Elles reviennent ainsi sur leur parcours, sur les erreurs qu’elles ont pu faire et ce qu’elles leur ont appris mais aussi sur la réaction de leurs proches vis-à-vis de ce choix de vie qui peut paraître effrayant car non conventionnel. 

🌿The Quarter life crisis | Dans cette discussion, Ingrid et Cat reviennent sur les questionnements que peuvent porter certaines phases et âges charnières quand attentes et projets deviennent des réalités qui ne nous correspondent pas autant qu’on l’aurait cru ou ne correspondent plus à nos envies. Elles parlent de la manière dont elles le vivent ou l’ont vécu, ce qui les a aidé dans cette période comme les choix qui en ont découlé.

J’espère que cet article vous a plu et vous a permis de découvrir de nouveaux podcasts à ajouter à votre playlist. J’ai hâte de lire les titres que vous écoutez et avez découverts ces derniers temps podcastement parlant 🌿 

Et vous, quels sont vos podcasts préférés du moment ?

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Organiser sa photothèque pour ne plus jamais perdre une photo


Organiser sa photothèque pour ne plus jamais perdre une photo - conseils blog - miss blemish

C’est en commençant à travailler parfois pour des supports papiers que j’ai découvert les failles de l’organisation précédente de ma photothèque. Si mes photos étaient approximativement rangées entre celles destinées à être publiées ici d’un côté et les personnelles de l’autre, elles restaient entre elles très éparpillées et mal enregistrées. 

J’ai donc eu l’idée de vous présenter la manière dont j’organise ma photothèque désormais pour vous permettre d’éviter les erreurs qui m’ont valu de perdre des photos que j’aimais ou de ne pas pouvoir les utiliser ensuite comme je le souhaitais. Simple et efficace, cette méthode est utilisable par tous quelque soit l’usage que vous faites de vos photos, professionnel comme personnel. Si certains logiciels offrent des systèmes de classement sophistiqués répondant certainement aux mêmes attentes, ma méthode ne requiert qu’un ordinateur et de savoir créer des dossiers (clic droit > nouveau > dossier). 

Organiser sa photothèque pour ne plus jamais perdre une photo - conseils blog - miss blemish

Organiser sa photothèque en 5 points-clés

Enregistrer les photos non traitées dans un même dossier

Toutes mes photos non traitées transitent par un même dossier en attendant d’être exploitées. En procédant de cette manière j’ai considérablement réduit le nombre de photos « oubliées » jamais traitées ni utilisées car « perdues » dans les méandres de dossiers éparpillés. 

Conserver les photos traitées dans des dossier dédiés

Lorsque je travaille sur une série (j’avais détaillé ma méthode pour choisir les photos parmi une série ici), je lui crée son dossier dédié. De cette façon si j’ai besoin de retrouver une photo précise pour un projet par la suite je sais exactement où la chercher. 

Enregistrer les photos traitées en format HD

Ne pas le faire pendant longtemps est l’une des deux erreurs m’ayant valu de perdre des photos auxquelles j’étais attachée. En effet, pour beaucoup de supports seules des photos au format HD auront la qualité suffisante pour être exploitables. Depuis j’ai donc pris l’habitude à chaque fois que je retouche une série de photos de les enregistrer une fois travaillées en 2 formats : HD pour pouvoir facilement les réutiliser et dans le format qui convient à mon blog (correspondant à la largeur maximale en pixel de mes articles).

Bien nommer chaque photo

Le titre des photos va permettre lorsque vous travaillerez avec de les identifier facilement mais surtout pour toutes les utilisations web de participer activement au référencement naturel de votre travail. Ainsi j’essaie au maximum de nommer mes photos avec le titre de l’article qu’elles illustreront et au minimum d’utiliser le mot-clé principal de l’article dans leur dénomination. Par ailleurs j’évite d’utiliser des caractères avec accents qui seraient mal traités par les moteurs de recherche et pourraient ainsi diminuer leur classement dans les résultats de recherche. 

Garder les photos originales

C’est la deuxième erreur que j’ai pu faire : me contenter de ne garder que les photos traitées. Garder les photos originales et les ranger précieusement avec celles traitées est pourtant capital. En effet vous pouvez tout à fait avoir besoin un jour de retravailler une photo différemment pour un projet ou retrouver parmi les originaux des photos non retenues lors de votre premier tri et qui pourtant pourraient correspondre à ce dont vous avez besoin pour un autre projet. 

Organiser sa photothèque pour ne plus jamais perdre une photo - conseils blog - miss blemishEn résumé 

Chaque série photo a son dossier dédié dans lequel sont conservées :

– toutes les photos originales 

– les photos traitées enregistrées en plein format

– les photos traitées enregistrées au format requis par mon blog

Par ailleurs :

– Les noms des photos reprennent le titre de l’article mais surtout son mot clé principal pour améliorer le référencement naturel

– Les noms des photos ne comprennent pas d’accents (mal gérés par les moteurs de recherche). 

Autres ressources

Si vous utilisez préférentiellement Lightroom, Marie avait confié dans cet article sa manière d’organiser sa photothèque en utilisant les fonctionnalités particulières à ce logiciel

Organiser sa photothèque pour ne plus jamais perdre une photo - conseils blog - miss blemish

Et vous, quelles sont vos astuces pour organiser votre photothèque ?

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Blog et statistiques


Blog et statistiques - Slow blogging - Miss Blemish

Depuis quelques temps, je m’essaie à lâcher la main aux chiffres. Après 7 ans passés à écrire, c’est la première fois que je touche du bout des doigts cette possibilité-là et quoi qu’on en dise parfois avec désinvolture cette affaire-là demande un sacré travail sur soi. Malgré que j’y sois plus confrontée depuis des années que jamais encore auparavant je trouve toujours aussi délicat de parler de chiffres là où depuis toujours j’ai appris à m’en méfier et à questionner la sincérité de ceux qui semblaient trop s’en soucier. Je crois que nous sommes beaucoup à partager cette méfiance-là et à valider les projets entrepris par d’autres à la lumière de leur « gratuité » désintéressée. Pourtant lorsque nous sommes mis face aux chiffres pour nous-mêmes, la donne change. Soudain c’est nous qu’ils jugent et personne n’aimant l’être sévèrement, nous commençons alors à leur porter un tout autre intérêt. C’est là que commence le travail de tri que j’ai entrepris au fil du temps, petit à petit, et dont j’ai envie de vous parler aujourd’hui.

Parce que c’est le domaine dans lequel j’y suis le plus confrontée pour moi-même, je parlerai de ma relation aux chiffres à travers le prisme de mon blog et des réseaux sociaux qui gravitent autour. Car tirées de mon expérience personnelles – celle d’un blog non monétisé, non professionnel et qui a grandi très très progressivement – ces pistes ne résonnerons pas forcément avec toutes les facettes de votre propre rapport aux chiffres mais j’espère qu’elles pourront ouvrir la conversation sur eux et vous inspirer peut-être si vous les questionnez. 

Là où naît l’importance des chiffres

Une importance par habitude

Lorsque l’on tient un blog – et les réseaux sociaux qui gravitent autour – les chiffres sont la note la plus facile à obtenir. Nombres de vues, de « j’aime/like », de coeurs, d’abonnés… chaque plateforme nous propose sa version des chiffres. Et au tout tout début de l’aventure c’est souvent sur cette myriade de notes que l’on se focalise. Je pense que le fait que la valeur de notre travail ait été mesurée tout au long de notre scolarité par des chiffres n’y est pas étrangère, c’est une modalité d’évaluation à laquelle nous sommes tous plus ou moins habitués depuis enfants. Pourtant, Internet ne note pas aussi sûrement que nos professeurs de primaire, collège ou lycée pour lesquels la qualité du travail rendu seule pesait dans la balance au moment de compter nos points. Sur Internet, la qualité du travail fourni et partagé n’est que l’un des nombreux facteurs entrant dans l’équation du nombre qui nous est attribué. Il est donc un marqueur bien moins sûr de ce sur quoi je voulais être rassurée et aiguillée pour progresser : la qualité et l’intérêt de mon travail. 

La recherche d’une validation extérieure

Le fait de m’être lancée sans autres connaissances ou diplômes liés aux métiers du web et de la communication que l’envie de partager mes textes et mon amour pour l’écriture a – j’en suis persuadée – beaucoup influencé ma relation aux chiffres. Parce que j’apprenais seule la photographie, le référencement, des bribes de code, l’art de la communication, du marketing, de la promotion ou de la gestion d’une communauté, j’avais besoin de critères d’évaluation sur lesquels m’appuyer pour me situer et progresser. Les chiffres se sont donc naturellement imposés. Existerait-il un diplôme de blogueur, peut-être serions-nous moins demandeurs de notes pour évaluer notre travail mais n’existant pas encore, il est du ressort de chacun de trouver seul comment avancer et sur quoi s’appuyer pour être guidé. Pour ma part, je sais que mon besoin de réassurance et de validation sont la raison de l’importance que j’ai pu leur accorder par le passé et que je leur accorde encore parfois aujourd’hui.

Dans les générations de blogs actuelles, le marché s’est ouvert sur des blogueurs bien moins autodidactes, diplômés du web, proposant dès leurs premiers pas des blogs complets à l’image des compétences acquises par leur formation. Je ne suis pas sûre que les diplômes puissent tout résoudre de notre avidité de chiffres et de marqueurs ni non plus qu’ils puissent se faire garant du succès espéré par chacun – c’est la beauté et le danger des métiers créatifs de garder toujours une part incontrôlable – mais peut-être peuvent-ils apaiser ce rapport en diminuant le nombre de questions dont nous attendons que les chiffres soient la réponse. J’en fais moi-même l’expérience aujourd’hui arrivée au plateau de connaissances suffisant pour gérer les activités relatives à mon blog : ma dépendance aux chiffres étant en grande partie émotionnelle, je ne ressens plus autant le besoin de m’y référer pour m’aiguiller sur la bonne marche de ces tâches-là. Par l’expérience je sais que ma technique actuelle est efficiente pour moi et par rapport à mes attentes j’ai donc moins besoin de « contrôler que tout va bien ».

Un critère utilisé

Enfin, les chiffres restent un critère de choix pesant dans la balance du crédit qui nous est accordé par notre lectorat comme par les autres blogueurs et des opportunités qui peuvent nous être proposées. Cette importance « sociale » entérine en quelques sortes l’importance du nombre et favorise donc le rapport parfois délétère que nous pouvons avoir avec les chiffres (« puisque tous le monde leur fait confiance et s’y réfère c’est que ce qu’ils disent de mon travail – extrapolation : « de moi » – doit être vrai »). Avec toutes les conséquences négatives que cela peut avoir : mésestime de soi, démotivation, tristesse, rejet, colère… 

Blog et statistiques - Slow blogging - Miss Blemish

les pistes qui m’aident à faire le tri 

COMPRENDRE COMMENT ILS FONCTIONNENT

Il y a un environ deux ans je crois, j’ai commencé à apprendre les bases du référencement grâce à des articles publiés par d’autres blogueurs. M’appuyant sur leurs conseils, j’ai ajouté à mon tableau de bord wordpress le plugin Yoast Seo permettant de référencer de façon facile et intuitive ses articles en quelques clics. Ce plugin est très bien fait en ce qu’il analyse point par point les éléments entrant en compte dans le référencement d’un article. Ainsi il est assez facile de se familiariser avec eux et de les retenir. Sur plusieurs semaines, je me suis entraînée avec les archives de mon blog, mettant à jour mes anciens articles, supprimant certains issus du basculement de mon ancien blog vers celui-ci ou améliorant ceux qui pouvaient l’être. Pour me détacher des chiffres, je m’y suis en fait totalement plongée ! Prenant le contre pied de toutes les variables sur lesquelles je ne pouvais pas influer, j’ai choisi d’investir du temps et de l’énergie à comprendre et optimiser celles qui pouvaient l’être. Je crois que c’est l’une des démarches les plus libératrice que j’aie pu faire : une fois que l’on sait que l’on fait « ce qu’il faut », que l’on donne toutes les meilleures chances à son travail, les chiffres nous atteignent un peu moins car l’ont sait qu’ils parlent plus de ce que nous ne pouvons pas contrôler que de notre travail pour lui-même. Pouvoir se dire « j’ai fait de mon mieux » même si notre attente n’est pas réalisée est déculpabilisant et redonne finalement de la place au lectorat d’aimer ou de ne pas aimer librement et indépendamment de notre propre jugement. Et cela aide à porter ce que l’on crée comme à le défendre.

Produire un contenu qui me plaît

Réduire l’écart entre ce que je souhaitais produire et ce que je produisais réellement procède du même raisonnement et a été de paire avec toutes les choses que j’ai apprises et que je continue d’apprendre des compétences gravitant autour de l’univers des blogs. La satisfaction-la fierté-l’émotion d’arriver à produire exactement ce que l’on avait en tête sont des sensations absolument géniales et grisantes qui arrivent à mettre à terre n’importe quel chiffre « moyen ». Comme pour tous nos choix personnels, je crois vraiment à l’importance de faire les choses en accord avec soi-même. Ce que l’on construit sur cette base-là s’en trouve bien moins fragile et se fait une bien meilleure base de travail pour avancer, créer, progresser, s’améliorer et apprendre encore. Moins fragile et plus ancrée, les chiffres trouvent bien plus de difficulté à me déboussoler aujourd’hui qu’ils n’en trouvaient hier.

Faire des chiffreS une boussole

Les chiffres peuvent néanmoins être intéressants et nous apprendre des choses si l’on en fait une lecture bienveillante et ciblée. C’est cette lecture que j’apprends à en faire depuis quelques mois. Regarder ses statistiques peut nous en apprendre énormément sur les coulisses des chiffres autour de notre blog et nous aider à redistribuer au mieux nos efforts et notre activité. Identifier les sources principales de trafic de notre blog peut nous permettre de les chouchouter et d’accorder éventuellement plus de temps à la création de contenu dédié, identifier celles qui au contraire semblent moins « marcher » peut être une porte ouverte à tester de nouvelles choses et innover… Mes statistiques ont ainsi perdu leur costume de tyran pour celui de guide bienveillant.

Moins consulter Mes statistiques

Toutes ces étapes m’ont menée à ce résultat : moins consulter mes statistiques. D’espacer ces « contrôles » m’a permis de petit à petit basculer de l’instantanéité qui ne dit pas grand chose sur un blog où ne sont publiés des articles que deux fois par semaine à une vision plus globale et donc bien plus facile à analyser. Plus que tout ça, ce cheminement m’a permis de me détacher émotionnellement des chiffres car je n’attendais d’eux qu’une validation que je trouve désormais ailleurs – par l’accord entre ce que je partage et ce que je veux partager – et autrement – j’en parle un peu plus dans les deux points suivants…

Diversifier Mes pourvoyeurs de notes et Questionner Mes objectifs

Les nombres – marqueurs préférés des statisticiens dits « quantitatifs » donc faciles à mesurer, consigner, analyser – s’ils sont le marqueur le plus facile et visible à obtenir ne sont pas les seuls indicateurs existant sur internet lorsque l’on tient un blog. Il existe en effet tout un univers de marqueurs « qualitatifs » – beaucoup plus difficiles d’accès et d’analyse à grande échelle, d’où leur faible visibilité et mise en avant – quelques exemples dans le domaine du blogging : les échanges créés par un article, une vidéo ou un post ; la bienveillance de ces derniers ; la qualité de la discussion créée (commentaires constructifs ? critiques justes ou insultes ? respect de chacun ?) ; les amitiés nées par l’entremise de son blog ; les opportunités professionnelles ; la qualité et le degré de « chouette » des projets lancés et montés ; … Tous ces marqueurs sont bien moins visibles mais non moins tangibles et souvent porteurs de bien plus de satisfaction et de sourires que ne pourront jamais en donner aucun chiffre. Je vous encourage donc à vous poser cette question : quels sont les retours de votre activité qui vous procurent le plus de satisfaction, de fierté, de joie ? Et de regarder du côté de ceux-ci lorsque vous vous demandez pourquoi vous faites tout ça. 

Blog et statistiques - Slow blogging - Miss Blemish

pOUR CONCLURE 

J’ai trouvé mon équilibre en prenant conscience que les chiffres étaient un outil pour m’aiguiller, avancer, progresser ; un moyen pour agrandir encore les possibilités d’échange, d’opportunités et de projets à sourires mais qu’ils n’étaient pas une fin en soi. Que c’étaient bien les échanges, les chouettes opportunités et les projets sourires que l’on tremble de joie et au moins autant de peur de saisir qui l’étaient, mon but à moi (à toi aussi ?) et que c’était vers eux – passés et présents – qu’il fallait que je me tourne lorsque je doute. De prendre conscience de tout ça, d’avoir analysé un peu mieux mon rapport aux chiffres, à l’importance que je leur donnais parfois à tort ; d’avoir pris le temps d’identifier ce qui me rendait vraiment heureuse dans cette aventure, mon rapport au blogging a énormément gagné en sérénité et je me sens plus épanouie que jamais dans ce que je fais ici. Si vous traversez une période un peu trouble, je ne peux donc que vous encourager à vous pencher sur les aspects qui vous pèsent dans votre activité – que les chiffres soient ou non concernés – et à vous demander si ces aspects-là sont vraiment la raison pour laquelle vous faites tout ça. Si ce n’est pas le cas alors ils ne devraient pas tenir cette place si importante de « donneur de note » dans votre coeur mais bien à leur place ce qui vous tient vraiment à coeur <3

Et vous, comment vivez vous les chiffres ? Réussissez-vous à les tenir à la juste distance ?

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