AU QUOTIDIEN

Les sourires de la semaine #1


Les sourires de la semaine 1 - Brèves - Humeurs - Miss Blemish

Crédit photo : Un blog une fille

Les sourires de la semaine, la nouvelle chronique des semaines qui commencent bien !

 Mon jean slim préféré, celui que j’aime d’amour parce qu’il me fait des fesses et des jambes à tomber, que je n’avais malheureusement acheté qu’en un exemplaire, soudain décliné chez Esprit en une pleine palette de nouveaux coloris, disponibles dans ma taille et soldés à… moitié prix ? C’était un peu Noël avant l’heure…

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Un mendiant au chocolat au lait de la Maison du Chocolat qui m’attendait sur mon bureau avec le dernier Cosmo (#culture) en rentrant d’une trèèès looongue journée de révisions à la BU. Une petite attention toute bête et pourtant… magique à sa manière.

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Un peu de beurre et de miel de châtaignier sur des tartines épaisses et moelleuses d’un pain corse aux châtaignes : la recette des vraies journées qui commencent bien ? Je dirais bien que oui…

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Kookaï, magasin de Destokage rue Réaumur (métro Réaumur-Sébastol ligne 4), passage à la caisse salé en approche, vêtements posés avec hésitation devant la vendeuse, mains crispées sur le porte-monnaie, CB tremblotante, yeux à demi-fermés sur le total pendant l’interrogatoire en règle mené par la vendeuse :

« Avez-vous la carte fidélité ? »

Recherche laborieuse dans mon sac, forcément, je ne la trouve pas. Je grimace.

« Ne vous en faites pas, si vous en avez une, nous pouvons vous retrouver dans nos fichiers clients. »

Tout à coup, je me sens idiote. Ce n’est pas comme si la technologie n’était pas de ma génération… Elle me demande mon nom, vérifie la concordance avec mon adresse puis me regarde avec un sourire :

« Vous avez reçu notre offre fidélité ? »

Je la regarde, indécise.

« Non, vous n’êtes pas au courant ?! Pour vous remercier de votre fidélité, nous vous offrons -30% sur toute la boutique ! »

Carte de fidélité qui est gratuite, rappelons-le. C’était Noël. Bis.

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Des fous rires qui soignent le cœur et la tête au théâtre du rond point avec le spectacle de Fellag… Une ôde joyeuse à la tolérance autour de la préparation d’un couscous. Même si je doute que les personnes qui avaient vraiment besoin d’être convaincues étaient présentes dans la salle, j’ai passé un moment d’une drôlerie sans nom !

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Un dîner entre amis dans un restaurant Corse et cosy aux allures de haut-lieu des rendez-vous d’affaires. Un muscat à tomber avec du foie gras de canard aux figues tout simplement succulent, des Rigatoni orgasmiques aux gambas et un tiramisù au brocciu en grande apotéose gustative, ultime péché gourmand = une adresse à retenir : La villa Corse, 164 bd de Grenelle (01 53 86 70 81). Réservation vivement conseillée (au propre comme au figuré :)

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La pub milka « Biscuitons ensemble », parce que je suis comme ça, bon public pour les jeux de mots niais à deux francs.

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Découvrir après une journée qui ne voulait plus finir, passée à travailler pour les partiels qui approchent, toujours plus près, trop près, que mon article sur la pièce Le journal d’Anne Frank vous a touché et est à la UNE sur Hellocoton. Lire tous vos petits mots, voir le curseur des abonnés s’envoler toujours plus haut… 

Voir mon envie de vous écrire grandir encore…

Merci

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 Le retour sur les ondes du site de Quentin, mon super webmaster ou la seule personne que je connaisse qui soit capable d’ouvrir les portes au plus grand nombre du monde obscur de la technologie. Des articles malins, complets et intelligibles avec traduction du langage geek en bonus, un vrai plaisir !

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Rêver à Noël avant l’heure sous la coupole des galeries Lafayette qui déjà abrite son grand sapin…

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Avoir enfin craqué à l’appel de Fifty Shades of Grey. Ouvrir les premières pages et savourer par avance les progrès que ne manquera pas de faire mon lexique d’anglais sexy déjà bien complété par des années de visionnage assidu de Sex&The City en V.O. Affaire à suivre (clin d’œil salace).

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 Rentrer après la pièce « Le journal d’Anne Frank » dans le même wagon de métro que Francis Huster. N’être séparés que d’un dossier de siège. Ne pas oser lui parler mais le remercier intérieurement, sortir finalement avec le sentiment d’avoir vécu un moment important.

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Marcher dans Paris, à la tombée de la nuit, arriver à une demie heure de la fermeture de l’exposition, se réchauffer un peu dans le hall, renoncer, repartir avec les flyers, baver sur les programmes des cinés d’art et d’essai, chercher en vain un restaurant abordable dans des rues trustées par les galeristes, se réfugier dans une petite crêperie, refaire le monde (ok, jouer à radiopotins) un verre de cidre à la main. Le tout avec un ami d’enfance.

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Se dire que vraiment, des semaines comme ça, on en reprendrait bien tous les jours ! Et juste pour le plaisir, la petite découverte du dimanche soir, un super groupe, un coup de coeur absolu découvert grâce à Damien Vanni  sur Twitter : Half Moon Run… NerveFull Circle, un pur plaisir que les voix chaudes des chanteurs sur de vraies mélodies comme on les aime… Cliquez sur les titres pour découvrir ce groupe hors du commun !

 

A lundi prochain pour un nouvel épisode des Sourires de la Semaine !

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Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer


« Nous créons des personnages virtuels, imaginaires, nous dessinons l’un de l’autre des portraits robots illusoires. Nous posons des questions dont le charme est de ne pas obtenir de réponses. Oui, nous nous amusons à éveiller la curiosité de l’autre, et à l’attiser en refusant de la satisfaire. Nous essayons de lire entre les lignes, entre les mots, presque entre les lettres. Nous nous efforçons de nous faire de l’autre une idée juste. Et en même temps, nous sommes bien déterminés à ne rien révéler d’essentiel sur nous-mêmes. « Rien d’essentiel », c’est-à-dire ? Rien du tout, nous n’avons encore rien raconté de notre vie, rien de ce qui fait notre quotidien, rien de ce qui est important pour nous. »
 
 
Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer - Culture - Lecture - Miss Blemish
 
Emmi et Léo ne se connaissent pas. Ils ne se sont jamais vus. Ils ignorent même jusqu’au prénom de leur interlocuteur lorsque leur correspondance commence. Une lettre en plus dans une adresse de messagerie et la machine est lancée. D’une banale erreur de saisie naît une amitié qui peu à peu se transforme en une véritable addiction. Une addiction aux mails qu’ils échangent. Une addiction à ce monde, à cet inconnu pourtant si familier qui n’a pas d’autre visage que celui qu’ils lui donnent, à cette île imaginaire, ce pont virtuel entre leur deux réalités, cet échappatoire où ils déversent leurs joies, leurs peines, font de vaines tentatives d’humour, réfrènent leurs penchants ironiques, cyniques, caustiques et s’attachent au fil des jours, des heures, des minutes passées face à l’écran, dans l’attente d’un signe, de quelques lignes supplémentaires qui viendraient enrichir leur histoire qui naît à peine.
 
Dans ce jeu de chasse à la souris où s’ils se cachent de l’autre désespérément ce n’est que pour mieux se révéler tels qu’ils sont, loin de leur contingence, de leur physique, des carcans du quotidien, libérés par l’anonymat, les pages défilent vite, trop vite. Emportés par cet échange, nous nous prenons dans l’attente de la réponse, du dénouement, de la suite. C’est tout ? En resterons-t-ils là ? Se contenteront-ils de ne rester que des inconnus l’un pour l’autre ? Des thérapeutes réciproques cachés derrière un écran ? J’ai lu ce livre en une journée. 348 pages dévorées, englouties. J’ai acheté le tome suivant le lendemain. Une fois lancé, vous vous retrouverez enchaînés à cette histoire, attachés aux personnages si humains, si authentiques. Cet échange, cette véracité qui suinte, l’authenticité qui se dégage de chaque mail, l’honnêteté, la spontanéité de leur écriture vous convainc au fil de leur correspondance que jamais ils n’auraient pu établir un même lien s’ils s’étaient rencontrés de manière conventionnelle, dans un café, au cinéma, dans la rue, au restaurant. Parce qu’ils auraient peut-être voulu se plaire mutuellement, se séduire l’un l’autre ou au contraire l’auraient trouvé fade et sans intérêt. Il n’y avait aucun enjeu de ce type lorsqu’ils se sont croisés pour la première fois. Juste des mots, des phrases qui les reliaient. Leurs mots se sont reconnus, se sont plus, leur ont permis de se montrer tels qu’ils étaient, avec leurs doutes, leurs peines, leurs joies, leurs faiblesses. Ils n’avaient aucun motif de se cacher de l’autre, aucun enjeu, aucun intérêt. Et c’est ce qui donne à Quand souffle le vent du Nord de Daniel Glattauer toute sa magie.
 
Quand souffle le vent du nord de Daniel Glattauer - Culture - Lecture - Miss Blemish
 
Je ne ferais pas d’article sur le second (et pour le moment dernier) tome car se serait révéler des ressorts du premier… Je vous confierais juste qu’en ouvrant La septième vague, j’ai eu l’impression de retrouver Emmi et Léo comme de vieux amis d’enfance. Ces deux livres sont excellents, incontestablement. Ils vous feront rire, espérer, attendre, ils vous émouvront et vous feront passer de délicieuses soirées en compagnie de leurs héros.
 
Quand souffle le vent du nord
Daniel GLATTAUER
Le livre de Poche
 
La septième vague
Daniel GLATTAUER
Grasset
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Les Déferlantes Claudie Gallay


« Ces vagues, les déferlantes.
Je les ai aimées.
Elles m’ont fait peur.
Il faisait tellement nuit. A plusieurs reprises, j’ai cru que le vent allait arracher le toit. J’entendais craquer les poutres.
J’ai allumé des bougies. Elles fondaient, des coulées de cire blanche sur le bois de la table. L’étrange pellicule brûlante. Dans la lumière d’un éclair, j’ai vu le quai, il était inondé comme si la mer était remontée sur les terres et avait tout englouti. »
Les déferlantes Claudie Gallay - Roman - Critique - Culture - Lecture - Miss Blemish
C’est un soir de tempête que Lambert débarque dans ce hameau de la côte Bretonne, la Hague. Ce hameau qui lui a dérobé ses parents et son frère. Cette même mer déchaînée qui n’a rendu que deux des corps. Une histoire de tempête, une histoire de phare, une histoire de famille, une histoire de village. A travers le quotidien d’une ornithologue, dont on ne connaît pas le nom, cachée derrière des pronoms personnels impersonnels et des « tu » lancés au hasard des conversations familières dans le bar du village, on découvre la vie d’une bourgade avec ses habitants comme autant de membres d’une même famille distordue écrivant la même histoire avec leurs imperfections, leurs bizarreries, leurs blessures et leurs secrets.
 
Les Déferlantes de Claudie Gallay me laisse étonnement perplexe, et c’est avec un certain malaise que je me retrouve à chercher les mots pour écrire cette chronique, parce que ce qu »il livre est aussi étrange que prenant. C’est en commençant à rédiger ce billet que je me suis aperçue que la narratrice était restée anonyme derrière son statut… celle qui nous avait confié au fil de page ses angoisses, ses impressions, ses pensées, sa vie, ne nous avait même pas donné son nom. Peut-être est-ce pour cela que l’identification au personnage n’était que plus réussie, tenace, palpable. Derrière ce Elle qui parsemait les dialogue, ces Je dont elle ponctuait sa narration, nous pouvions tout aussi bien nous cacher nous aussi…
 
Ce livre est étrange car il ne contient, au premier abord, aucun des ingrédients d’un succès littéraire. On suit le quotidien banal s’il en est d’une ornithologue (on a vu des personnages plus porteurs tout de même), dans une bourgade isolée, en proie à un deuil douloureux et le récit s’ouvre sur une scène de tempête : le décor est planté. Pourtant, sitôt mis le nez entre ces pages, on se surprend à dévorer les brèves de comptoir, à se prendre d’affection pour tous ces protagonistes si singuliers, si différents, si riches qui font le sel du récit, à rêver des côtes bretonnes avec nostalgie, comme si nous aussi, nous n’aspirions qu’à contempler l’océan jusqu’à l’épuisement. Ainsi, je rêve maintenant de déposer mes bagages dans quelque petit hôtel donnant sur la plage, à me balader le matin avant même d’avoir songé à petit déjeuner, les pieds dans la mer, les jeans retroussés, à marcher dans les traces de ce roman surprenant. Ce n’est pas un coup de cœur classique, c’est livre qui vous transporte malgré vous, qui vous ramène à lui égoïstement, possessif comme un conjoint jaloux, un livre idéal pour les vacances lorsque lire toute une matinée apparaît comme une activité des plus raisonnables.
Les déferlantes
CLAUDIE GALLAY
Editions J’ai Lu
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