AU QUOTIDIEN

Été-Automne


Été-Automne - Slow fashion - Miss Blemish

Il y a beaucoup de couleurs comme ces deux-là – l’an dernier c’était le bleu marine et le noir – que je me suis refusée d’assembler pendant très longtemps décrétant un peu vite qu’elles n’allaient pas du tout ensemble – vraiment – jusqu’à changer d’avis du tout au tout – et souvent tout d’un coup – pour les assembler finalement et, coup de coeur, les adorer combinées.

Merci au temps gris et à ma frilosité, les tee-shirts d’été sont restés pendant nos vacances début juillet pour la plupart inutilisés m’obligeant à ruser avec les quelques vêtements plus chauds emportés à l’origine pour contrer la fraîcheur des soirées d’été. C’est donc dans cette sélection limitée que cet ensemble est né et a rejoint mes préférés. Et finalement je trouve qu’il marque à la perfection la transition qu’est septembre entre les pastels d’été – rose, blanc et gris clair – et les tons chauds d’automne – camel, ocre, roux. 

Été-Automne - Slow fashion - Miss BlemishÉté-Automne - Slow fashion - Miss Blemish

T-shirt American Vintage
Jean Zara
Pull Esprit 
Sneakers Stan Smith
Pochette

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Et vous, quelles couleurs assurent la transition été-automne chez vous ?

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3 mois


3 mois - Relation à distance - Miss Blemish

Y.,

Mardi matin, j’ai ouvert les volets sur la lumière grise des jours de pluie. La température était douce et pourtant tout l’appartement murmurait l’automne. M’ont alors frappée l’un après l’autre la nostalgie de nos deux automnes partagés – cette période que tous nos bons moments m’ont appris à aimer – et la certitude que tout ce que je nous souhaite arriverais. Aussi fugace et étrange que fut cette éclaircie marquée d’une inconditionnelle confiance en Nous – sitôt suivie de celle que probablement rien de ce que je me projette sans cesse dans ma tête pour nos demains ne ressemblera à ce qu’ils seront vraiment, on change tellement ! – ce fut comme si soudain j’étais soulagée d’un poids que je ne me savais pas porter jusque-là. Dans cette capitulation, ce « tout ira bien » murmuré de moi à moi avec une aveugle conviction, j’ai réalisé un peu plus tard qu’il n’était pas tant question des détails de notre futur salon – le canapé gris chiné, le parquet clair-brut-non traité, la luminosité, les murs blancs, les meubles en bois beige-doux – que de la fin face à mes pieds de la zone de test présente à chaque bouleversement de la vie, enfin franchie. Comme si ces trois premiers mois me murmuraient « respire, l’orage est passé » et moi de découvrir que je les avais passés pour une bonne part en apnée, mes « on verra bien » en rempart très haut pour ne pas tomber.

De ces 3 mois écoulés je garde le décompte des jours patient, nos instants partagés écourtés, les petits mots qui s’envolent, apaisent, consolent et disent l’amour partagé sans la retenue qui nous bride si souvent de dire aux gens qu’on aime combien – oh vraiment – on les aime. Comme on se sait chanceux, fiers et heureux de les aimer comme d’être aimés par eux. Comme parfois à l’intérieur tout se tord jusqu’à porter les larmes à nos yeux. S’il est une chance que je veux garder de ces mois séparés c’est bien celle-ci, ce savoir si particulier d’exprimer tout en entier et sans trembler ce qui se cache derrière les « je t’aime » murmurés, tous nos « il/elle le sait bien » abandonnés.

De ces 3 mois je garde aussi les dimanches après la mer, les retrouvailles sur les quais, l’attente qui me trouve toujours trépignante-impatiente-effrayée qu’un impair viennent à tout chambouler ou que je ne sache pas suffisamment profiter du peu de temps qui nous est accordé. Je garde les grimaces que tu m’envoies les soirs où tu comprends tout bas que je peine à sourire sans toi, mes céréales préférées – seulement vendues aux Pays bas – ramenées par lots de trois et nos livres échangés avec toujours en prescription nos « c’est sûr il va te plaire celui-là ». Je garde tous ces gestes, ces petits mots, ces attentions qui ont fait naître une toute nouvelle manière de vivre et dire notre complicité malgré les kilomètres. Tous ces petits riens qui représentent tellement, tellement pour moi. 

Et toi comment tu vas ?

L'Institut de Bonté - un café ensoleillé à Paris - Lifestyle - Miss Blemish

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Amsterdam vintage


Amsterdam vintage - Mode - Miss Blemish

American Vintage faisait partie pour moi jusqu’en janvier de ces marques que l’on regarde de loin l’air rêveur sans oser pourtant en franchir le seuil d’une boutique. Puis aux soldes d’hiver j’ai sauté le pas et trouvés un t-shirt et un sweet gris tout doux qui depuis font partie de mes favoris. La marque démystifiée et adoptée, j’y suis retournée fin juin au tout début des soldes d’été et le coup de coeur n’a pas manqué. J’y ai trouvé ce t-shirt gris à la matière douce, fine et souple aussi agréable à porter qu’à toucher dont je suis tombée amoureuse de la coupe. Son col oval, le flou que le tissu laisse sous la poitrine tout en restant droit, un flou qui ne marque ni ne serre pas – je déteste ça ! – et la coupe de ses manches courtes, j’en ai instantanément aimé tous les détails que rien sur le cintre ne laissait à prévoir. C’est ce qui me fait aimer cette marque si fort je crois, de toujours réussir à donner à chacune de leurs pièces qu’ils veulent si simples un vrai « petit truc en plus » qui en font des basiques « pas si basiques ».

J’ai profité de nos vacances en amoureux pour vous le montrer porté dans le plus joli des cadres, les canaux d’Amsterdam que nous avons passé tout notre séjour à arpenter en une longue balade de quatre jours pavée de petites boutiques et chouettes cafés. Ces petites rues bordées d’eau et d’appartements tous en long ouverts sur la ville en de grandes fenêtres étaient et sont restées cet été ma partie préférée d’Amsterdam. Loin des rues bondées tout au centre, des files immenses devant les musées les plus prisés, loin du trafic fou où s’entrecroisent sur chaque grand axe tram-bus-taxis-vélos-voitures – demandant à chaque traversée une concentration que je ne suis pas habituée à donner à cet acte même à Paris bien plus anodin – Amsterdam renferme une multitude de petits quartiers comme celui-ci où règne un calme faisant mentir l’effervescence du reste de la ville. Une multitude de petits quartiers qui murmurent qu’il serait doux d’y venir habiter quelques temps pour goûter la douceur de construire son nid – plein de rituels et d’après-midis passées à lire tout contre les grandes fenêtres de l’appartement – dedans. 

Amsterdam vintage - Mode - Miss Blemish

T-shirt PULASKY – American Vintage
Jean – Massimo Dutti
Sneakers – Stan Smiths
Sac – Pimkie

Amsterdam vintage - Mode - Miss BlemishAmsterdam vintage - Mode - Miss BlemishAmsterdam vintage - Mode - Miss BlemishAmsterdam vintage - Mode - Miss Blemish

Et vous, quelles sont les marques qui collent au plus près du style que vous aimez ?

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