AU QUOTIDIEN

Une histoire de lunettes, d’âge adulte et de traits familiers


Une histoire de lunettes Thierry Lasry - Lifestyle - Miss Blemish

C’est la première fois que changer de lunettes faisait appel à un processus de recherche plus élaboré que de choisir la plus jolie paire pour moi dans la sélection d’un grand opticien. À la bonne forme, la bonne hauteur, la bonne largeur et le juste équilibre entre ces 3 grandeurs s’est ajouté ce besoin flou, impalpable et nouveau que ces lunettes « me ressemblent ». Qu’elles fassent écho à la personne que je pense être comme à celle que je veux être – toutes ces précautions pour dire combien j’ai conscience que ces lignes sont troubles, mouvantes et jamais définies pour de bon. Qu’elles ne me travestissent ni ne me condamnent à une posture que je ne saurais endosser. Des lunettes qui ne soient pas un masque, des qui ne s’imposent pas trop, des qui soulignent en douceur et se fondent à la couleur de mes cheveux, des qui ne donnent pas à mon visage un air sévère ou téméraire. Je cherchais sans bien réussir à le définir des lunettes qui – au-delà de m’aller seulement bien – racontent et soulignent des traits de personnalité que je reconnais (ou veux développer) comme miens.

Je crois très fort que ce besoin-là est né du questionnement qu’appelle le passage à l’âge adulte sur tout ce que l’on nous a transmis et tout ce que l’on vit/lit/cherche/apprend pour en faire sortir ce qui nous convient vraiment. Ce tri – jamais vraiment fini – qui nous permet pas à pas de nous faire une idée plus précise de ce que l’on veut pour soi et qui n’a réellement commencé pour moi que depuis 3 ans, mes anciennes lunettes sur le nez (elles choisies bien plus simplement). Illustrant ce cheminement à tâtons, en trois ans je suis ainsi devenue – en tremblant – rousse un peu puis tout à fait, j’ai rencontré l’amoureux, arrêté de me maquiller, redécouvert mon visage, vaincu l’acné et fait la paix avec mon reflet. J’ai donné une place à ce qui avait de l’importance à mes yeux malgré les conseils qui m’intimaient de laisser ça à plus tard, j’ai écrit, photographié, appris, pleuré, douté, je suis devenue auto-entrepreneure, j’ai interrogé les codes, j’en ai fait miens certains et abandonné d’autres que je ne me sentais pas à l’aise de suivre ou d’incarner. Mes anciennes lunettes sur le nez, j’ai pris mes premières décisions d’adulte et « qui je veux être » a commencé à trouver ses contours – flous et brumeux – dont j’ai fait de petits guides pour m’aider à prendre chacune de mes décisions au quotidien.

Pour choisir ces lunettes donc, j’ai pris le temps pour la première fois de ne pas m’arrêter à un seul opticien et même d’aller frapper à des portes autres que celles des grandes enseignes. J’ai pris le temps de dire « je réfléchis et je reviens demain » et d’accepter de ne rien trouver qui me convienne parfois. J’ai finalement trouvé mes lunettes chez Thierry Lasry, boutique découverte par hasard et dont je n’aurais jamais osé franchir le seuil si j’avais été seule – effrayée par son côté très solennel et luxueux. J’ai eu un coup de coeur pour toutes les lunettes que l’opticien qui s’est occupé de moi m’a proposé d’essayer sur la base de ce que je lui avais raconté et j’ai fini par choisir les premières essayées, celles que vous pouvez voir sur les photos. Et, chouette bonus, les lunettes de cette marque sont pensées, conçues et fabriquées de A à Z en France tout en gardant pourtant des prix similaires à ceux des montures de marque « luxe » que l’on peut trouver dans les grandes enseignes d’optique. 

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Lunettes – Thierry Lasry
Manteau – Cotélac
Fine doudoune – Mademoiselle plume safran-bleue marine Comptoir de Cotonniers
Jean – Zara
Bottines – Sezane
Sac – Kesslord

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Et vous, quels détails vous racontent ?

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Et sourire à octobre qui tangue


Et sourire à octobre qui tangue - Slow lifestyle - Miss Blemish

Dans la boîte aux lettres des vacances s’est glissé un petit livre doux et coloré que j’ai englouti de lundi à mardi, rompant toutes ses règles tacites contre ce besoin des débuts d’année éparpillés de réussir à commencer et finir d’un trait quelque chose. Se remettre en mouvement après les périodes suspendues, faire le premier pas, est toujours la partie de la reprise que je trouve la plus dure alors au fil du temps je me suis constitué une longue liste d’alliés vers qui il est facile de me tourner. Et s’il en est plein pour m’aider à reprendre pied avec les impératifs un peu rébarbatifs du quotidien, magazines et livres bonbons prêts à être lus ou relus d’une traite, sans interruption, sont responsables depuis longtemps des retrouvailles avec continuité et concentration dans mon travail.

Ce petit carnet de gratitude écrit par Anne-Solange Tardy et si joliement illustré par Marie Bretin* – que j’ai lu comme il ne se lisait pas – a réussi ce très grand défi des périodes en demi-teinte de ramener tout au centre tout ce qu’il y a de doux, joli et chanceux-merveilleux dans ma vie et surtout l’envie d’y prêter activement attention chaque jour. Alors c’est tout naturellement que je reviens ici avec des sourires et un défi : celui de terminer et commencer chaque journée par quelques pensées vers tout ce qui a été doux dans notre journée. Que cela soit infime ou magnifique, petit ou grand (car le bonheur souvent n’a rien de grandiloquent).

*

Retrouver la douceur des écharpes plaids qui de dehors en dedans quittent nez-bouche-cou pour m’entourer tout en entier où que je sois.

Sourire au ciel encore bleu, à la lumière d’automne et aux feuilles rousses qui chatouillent de couleur le gris de la ville.

Enfiler mercredi cette robe offerte par l’amoureux.

Recevoir en rougissant un chouette cadeau et écouter ces histoires d’outre-atlantique mêlant van et grands espaces autour de la table des retrouvailles.

Passer toute une après-midi en cuisine, un podcast en fond sonore couvrant à peine le bruit de l’eau qui bruisse, des ustensiles qui s’activent et de l’huile qui crépite. Goûter au petit plaisir d’avoir au bout des doigts cette odeur d’italie qui mêle échalote à huile d’olive.

Ressortir des tiroirs les bougies qui sentent le biscuit.

Croiser dans ma rue cet ami d’enfance comme cela nous l’est déjà arrivé mille fois, dans d’autres villes que celle-là. Sourire de tous ces heureux hasards qui font nos chemins se croiser.

Tenir entre mes mains pour la première fois la responsabilité de gardien du souvenir qui incombe aux photographes. Sourire et trembler.

Décider à 17 heures qu’il est l’heure des pancakes, du sirop d’érable et du thé parfumé – mon chouchou du moment est un thé noir qui sent la vanille et la noisette : Ronde d’automne de la route des arômes (petite boutique Lyonnaise). Se régaler en refaisant le monde, gommer le gris de la journée.

Découvrir à quel point la framboise et la lavande se marient bien dans le très chouette bar à cocktail Le distrait métro Bonne nouvelle.

Sourire de l’odeur douce de lessive qui règne dans l’appartement dans cette période post-vacances où tous les jours une nouvelle fournée de linge fraîchement lavé vient trouver sa place sur l’étendage.

Au courrier des vacances trouver le dernier Simple Things et de jolis livres n’attendant qu’à être dévorés les dimanches de pluie. Sourire d’accueillir de nouveaux amis.

Manger les dernières glaces de l’année, retrouver les petits-déjeuners de roi du dimanche partagés. Ceux qui prennent le temps de savourer, rire et danser.

Écouter cette chanson jusqu’aux paroles murmurées-imprimées

Accueillir l’élan plein d’envies et de renouveau que porte très haut septembre-octobre et trier, ranger, donner, jeter, alléger. Donner à cet intérieur que j’apprends encore à apprivoiser dans tous ses manques qui me renvoient à son absence un peu plus de douceur. Et ressortir mes chaussons tous doux des temps froids.

Sourire à chaque fleuristerie bien remplie, souvent exigue, pleine d’histoires sûrement tues.

Retrouver mon sac camel d’hiver et mes collants épais.

Ouvrir très grand la fenêtre de la cuisine végétarienne et retrouver le plaisir intact d’apprendre nouvelles techniques et saveurs comme la fierté d’avoir envie de me tenir vraiment à ce que je considérais jusque là comme un défi trop grand pour moi.

Sur les explications de Solange, commencer mon premier Bullet Journal : remplir octobre de rendez-vous de moi à toi, de moi à moi.

Écrire des listes d’envies pleines de livres.

Sur le chemin du métro, petit matin, terminer la liste entreprise lumière éteinte entre les draps juste avant de dormir, de toutes les petites choses ayant fait sourire la veille. Leur redonner avec humilité, le coeur lourd avide de légèreté, cette place qu’elles ne devraient jamais perdre au profit des soucis qui pourtant viennent si souvent les masquer. Sourire de cette habitude comme milles autres qui ne s’acquièrent jamais vraiment mais demandent pour s’ancrer dans nos vies d’être toujours régulièrement nourries et tous les jours un peu choisies.

Pumpkin waffles, lactose et gluten free - Cuisine saine - New York - Miss Blemish

Et pour encore plus de sourires d’automne jusqu’au prochain article ici, rendez-vous par là :

Ce que j’aime en automne (vendredi)
Petits plaisirs de rentrée sur Le journal de Saxe (samedi)
L’organisateur d’automne (et la liste de bonheurs à y glisser) par May (dimanche)
Et Milles idées pour cet automne par Ninon (lundi)

Plutôt chouette comme programme, n’est-ce pas ? Et vous, quels petits bonheurs vous ont fait sourire depuis octobre ?

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Été-Automne


Été-Automne - Slow fashion - Miss Blemish

Il y a beaucoup de couleurs comme ces deux-là – l’an dernier c’était le bleu marine et le noir – que je me suis refusée d’assembler pendant très longtemps décrétant un peu vite qu’elles n’allaient pas du tout ensemble – vraiment – jusqu’à changer d’avis du tout au tout – et souvent tout d’un coup – pour les assembler finalement et, coup de coeur, les adorer combinées.

Merci au temps gris et à ma frilosité, les tee-shirts d’été sont restés pendant nos vacances début juillet pour la plupart inutilisés m’obligeant à ruser avec les quelques vêtements plus chauds emportés à l’origine pour contrer la fraîcheur des soirées d’été. C’est donc dans cette sélection limitée que cet ensemble est né et a rejoint mes préférés. Et finalement je trouve qu’il marque à la perfection la transition qu’est septembre entre les pastels d’été – rose, blanc et gris clair – et les tons chauds d’automne – camel, ocre, roux. 

Été-Automne - Slow fashion - Miss BlemishÉté-Automne - Slow fashion - Miss Blemish

T-shirt American Vintage
Jean Zara
Pull Esprit 
Sneakers Stan Smith
Pochette

Été-Automne - Slow fashion - Miss BlemishÉté-Automne - Slow fashion - Miss BlemishÉté-Automne - Slow fashion - Miss BlemishÉté-Automne - Slow fashion - Miss Blemish

Et vous, quelles couleurs assurent la transition été-automne chez vous ?

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