AU QUOTIDIEN

Bonjour Printemps !


Bonjour Printemps ! - slow lifestyle slow living - Miss Blemish

Après l’hiver cheveux-corps-coeur emmêlés, le printemps semble toujours apporter l’air de rien les milles réponses dont on manquait. C’est le pas plus léger le matin, la chape de fatigue qui s’allège, les petits bonheurs simples redécouverts par (presque) milliers, l’envie de faire-voir-changer, de se (ré)approprier l’espace ou de se (ré)apprivoiser. Chaque année je redécouvre étonnée le pouvoir de la clarté, des journées longues, du ciel bleu par la fenêtre et des murs éclaboussés de soleil petit matin. Et chaque année je suis émerveillée.

Ces derniers jours j’ai donc noté précieusement tous les petits bonheurs offerts par la douceur de ce début de printemps. Ils sont 18 (pour le moment) et j’espère très fort qu’ils vous feront sourire, vous donneront envie de les goûter à votre tour et celle de partager les vôtres à leur suite. Et si vous souhaitez en lire davantage, je partage mes petits bonheurs au quotidien sur mon compte twitter sous le hashtag #happymomentsMB :)

Découvrir, petit matin et yeux mi-clos, le ciel bleu bleu bleu derrière la fenêtre de la cuisine et sourire en faisant chauffer – rituel immuable – l’eau pour le thé. 

Petit-déjeuner de muffins au citron, de thé earl grey et de yaourt sucré. 

Porter des chaussures en toile qui prendraient l’eau s’il venait à pleuvoir et se couvrent de poussière les jours chauds. 

Manger les premières fraises de l’année – encore un peu clandestines – directement dans leur barquette sur un trottoir ensoleillé 

Recommencer à dire à la moindre occasion : « on y va à pied ? » et renouer avec les longues balades du dimanche après-midi 

Préparer une grande théière de thé vert au melon pour accompagner mes après-midi travaillées. M’adonner à ce doux rituel de trier mes thés par saison pour remettre tout en avant bergamote, thé vert, mangue, melon et ranger vanille, cannelle, pomme, épices, thé noir et marrons glacés. 

Éteindre à nouveau la lumière pendant la journée 

Avoir pour tout parfum de la fleur d’oranger

Changer de trottoir pour celui tout au soleil. 

Dîner d’asperges fraîches, d’oeufs et d’huile d’olive comme dans Mange Prie Aime. 

Programmer une soirée pour re-re-regarder Mange Prie Aime, fenêtres ouvertes et pizzas commandées, entre amies sur mon tout nouveau canapé. 

Fermer les yeux, le sommeil déjà loin, pour imprimer-rattraper les dernières bribes d’un rêve très doux délicieusement écourté par la clarté du matin. 

Ponctuer les trajets quotidiens de lectures qui font grandir (à l’intérieur), de ciel bleu et de soleil qui éclabousse. Courir un peu moins. 

Manger la première glace au yaourt de l’année et instantanément me rappeler pourquoi il s’agit de ma glace préférée. 

Sourire à l’idée d’utiliser pour la première fois le kit à pique nique parfait que nous avons reçu à Noël, premier cadeau commun d’amoureux (nos amis décidément nous connaissent très bien) 

Travailler fenêtre ouverte sur le bruissement joyeux de la rue à nouveau animée de rires d’enfants, conversations enjouées et coups de klaxons appuyés. 

Troquer le jus d’orange des petits déjeuners d’hiver pour de l’eau de coco sucrée. 

Retrouver mon sac en toile beige-marine brodé qui me donne l’impression d’être en vacances d’été

Et vous, quels petits bonheurs accompagnent chez vous le retour du printemps ?

Laisser un commentaire - 19

Ce week-end j’ai envie… | Épisode 2


Ce week-end j'ai envie... | Épisode 2 - slow living - Miss Blemish

De faire le gratin de pâtes de mon enfance, les tortellinis remplacés par des penne sans gluten, mais tout le reste soigneusement à l’identique. Les échalotes émincées dorées à l’huile d’olive, du coulis de tomate italien gorgé de soleil, du paprika, de l’ail et de la ricotta, enfourné dans un grand plat blanc, d’épaisses tranches de mozzarella sur le dessus pour un grillé croustillant. 

De prendre un bain très chaud, un bouchon d’un bain moussant promettant monts et merveilles dilué dedans

De trouver la meilleure place pour le nouvel arrivant de l’appartement, un Ficus elastica dans un pot en basalt couleur taupe/terre.  

De flâner au soleil au bord de la Seine et ne rien faire d’autre vraiment

De grignoter quelques pages du livre que j’entame à peine, Les animaux ne sont pas comestibles* par Martin Page

De prendre le temps d’expérimenter de nouvelles choses en photo.

De préparer des muffins au citron (vegan-sans gluten-parfaits) moelleux et dodus qui font le bonheur de mes petits déjeuners 

De regarder le nouvel épisode sorti cette semaine de The Catch sourire aux lèvres (et chips parmesan-basilic Tyrrell’s pas très loin) 

De dormir dans les bras de l’amoureux

D’aller manger ensemble des burgers après une longue balade (de celles qui durent tout l’après-midi et vous font découvrir milles et uns recoins inconnus) 

D’accrocher des lanternes sur les ampoules nues

D’essayer de préparer mon premier produit d’entretien maison (en croisant les doigts très fort qu’il puisse remplacer ceux que j’utilisais jusqu’à présent) 

De rester au lit un peu plus que d’habitude pour lire, boire du thé, écrire, écouter de la musique et profiter des draps tous frais… 

D’ouvrir les fenêtres en grand, c’est bientôt le printemps ! 

*livre gentiment envoyé par les éditions Robert Laffont

Et vous ce week-end, de quoi avez-vous envie ?

Laisser un commentaire - 13

11 mois


11 mois - s'aimer à distance - slow lifestyle - Miss BlemishY., 

C’est l’avant-avant-dernier dimanche soir de tous ceux que nous n’avons pas partagés ensemble depuis 11 mois. Depuis tes bras sur le quai des au-revoir il y a eu comme à chaque fois le chemin à l’envers – coeur lourd dans le métro – l’appartement solitaire et les tâches rituelles du dimanche soir. La vaisselle, les draps mouillés, la machine à laver vrombissant pour quarante minutes encore et les muffins de mes petits-déjeuners enfournés. Une série en fond sonore (avec une histoire d’amour dedans dont on s’éprend), du thé peu infusé, un pyjama dans lequel il fait doux se lover, il y a eu – rendez-vous de nos dimanches soirs – le récit en pointillés de ton voyage retour émaillé par celui des meilleurs moments de ce week-end partagé. Et au milieu des notes, des cours, des fiches de fiches complétées-récitées : du temps en suspens.

Au décompte patient des jours restant jusqu’à nos vendredis s’ajoute timidement celui qui mènera à ton retour, iminent. Dans trois semaines tu seras à nouveau là et je reprends la liste de tous les bonheurs aussi doux qu’anodins qui rythmaient notre quotidien et qu’il me tarde de retrouver avec toi. L’habitude de glisser dans les courses ton jus d’orange préféré, nous réveiller tous les matins ensemble (et ton sourire doux-moqueurs à mes milles-et-unes heures-réveils programmées), petit déjeuner des derniers pancakes du week-end lundi matin, travailler côte à côte l’après-midi en se tenant parfois la main, te demander de me réveiller « dans 30 minutes pas plus » même si l’on sait tous les deux que cela relèverait de l’exploit,  rapporter de la boulangerie ton gâteau préféré, s’endormir l’un contre l’autre, nous raconter nos journées sitôt rentrés, les sms-listes-de-courses/rendez-vous/adresses (et tout ce qui est important laissé au temps partagé-en-vrai), les séances tardives du cinéma tout à côté, pousser les meubles pour danser – la journée terminée – et mon thé du matin préparé par tes soins. Un peu d’avant, un peu de ces 11 mois si différents et un peu de nouveauté à assembler, notre vie à deux à (ré)inventer. 

Pour ces trois semaines qu’il me reste à parcourir sans toi tout à côté, j’ai noté les tiroirs et les étagères à vider de mes affaires qui s’y sont peu à peu invitées ; une jolie corbeille à trouver pour que les vêtements du jour ne deviennent pas désordre ; mes repas à nouveau partagés sur une vraie table avec toi – l’ordinateur oublié – et de prendre soin des gestes quotidiens qui ont guidé et assuré l’équilibre de ces 11 mois. Nos petits mots du matin et nos longues conversations du soir, les cours de yoga avec G.- lundi, mardi ou vendredi -, les soirées avec F., les dimanches soirs qui préparent et soulagent mes semaines des soucis logistiques, les 10 minutes de méditation du soir ou l’habitude d’amener dans la salle de bain une grande théière à siroter pendant cette demie-heure hebdomadaire rien qu’à moi où je prends soin de moi – cheveux mouillés, masque doux et magazine préféré en ingrédients extras. 

Lentement je laisse grandir l’impatience, j’ai hâte que tu sois là. 

Et toi, ces derniers mois ? 

Laisser un commentaire - 34