AU QUOTIDIEN

Les sourires de novembre


Les sourires de novembre - blog lifestyle souriant - Miss Blemish

L’odeur merveilleuse de l’infusion « Le jardin des reines » pomme-cannelle-amandes grillées du palais des thés. Fidèle à mon envie de réduire mon impact écologique, j’ai profité d’avoir (enfin) terminé l’infusion Love is zen de Lov organic pour la remplacer par celle-ci, choisie sous forme de recharge. Grande consommatrice de thés et infusions, j’essaie désormais au maximum de choisir des formats de ce type (voire l’achat en vrac) et de réutiliser les boîtes en métal que je possède déjà plutôt que de racheter à chaque fois le pack complet « boîte + thé ». Si cela permet d’éviter de jeter des boîte en bon état à longueur d’année, cela me permet également une petite économie à chaque fois car les recharges sont souvent vendues un peu moins cher (ici, comparé à poids égal on gagne 1.5€).  

Samedi soir en amoureux, refaire le monde devant une pizza à la truffe et un risotto artichauts-noisettes-parmesan chez Big Love Cafe. Dîners après dîners, cette adresse reste ma préférée et ne compte que des sans fautes. 

Commencer la journée en écoutant l’interview de Morgane Sezalory pour le podcast Pardon my french. Sourire à son parcours raconté avec cette douceur qui me parle tant et explique sûrement pourquoi j’aime tant Sézane. 

Me plonger dans Homo Deus à chaque trajet de métro et le sentir, page après page, détrôner son prédécesseur Sapiens dans mon panthéon des livres préférés-dévorés. Comme son auteur l’avait déjà fait avec ce dernier, Homo Deus a remis en perspective des arguments et des concepts que je vivais comme sûrs, raisonnables et gravés dans le marbre pour ce qu’ils sont : des choix, des idées et parfois même des religions. Et si c’est parfois effrayant cela remet aussi sur la table la possibilité de réfléchir différemment sur ce que l’on considérait compris/acquis/inattaquable.

Ma dernière bouteille de liquide vaisselle terminée, faire pour la première fois mon liquide vaisselle maison. Il faudra certainement faire quelques ajustements mais je suis heureuse d’avoir enfin sauté le pas et pu voir que ce n’était pas la mer à boire.

Accueillir une nouvelle pièce moutarde dans ma collection, un pull tricoté avec patience et attention par ma maman avec la jolie laine Sostrene Grene trouvée le printemps dernier. 

Noter dans ma wishlist paires de collants doux et chaussettes à paillettes.

Esquisser à quatre mains mais surtout à deux des projets de grands. Profiter pleinement de l’ébullition de ce début plein d’envies, d’idées, de « ce serait drôlement bien que… » et du plaisir d’inclure nos proches dans cette réflexion. 

Prendre la douce habitude de terminer chaque session ménage comme de commencer chaque session yoga par quelques pulvérisations dans l’appartement de « l’eau universelle purifiante » l’Occitane (trouvée à moitié prix aux soldes d’été) qui sent bon les huiles essentielles de cyprès-citron-thym-genévrier-eucalyptus. 

Découvrir le petit plaisir quotidien de chaque matin choisir les bijoux discrets qui accompagneront ma journée après des années passées à les porter par phases et ne plus jamais (ou presque) oublier ma montre avant de partir travailler. 

Revenir doucement vers l’écriture après deux semaines débordantes de travail et de nouveautés. Le matin dans le métro, le soir juste avant de dormir, dans la file des courses… un peu tout le temps comme avant !

D’un peu de peinture dorée, donner une nouvelle vie aux jolis meubles blancs qui m’accompagnent depuis maintenant 6 ans en repeignant chacune de leurs poignées qui étaient noires auparavant. Après avoir tant hésité, sourire de voir comme ce changement pourtant si simple me plaît et les change complètement.

Partager à nouveau la session cuisine et le repas du dimanche soir ensemble à la faveur d’horaires de train plus tardifs. Profiter jusqu’à la dernière miette de nos week-ends partagés.

Le plaisir de retravailler un texte, d’organiser mots et idées en s’autorisant au passage quelques excentricités stylistiques qui donnent envie de s’exclamer après de longues minutes passées bloquées : « c’est ça, ça y est ! ». 

Fin novembre craquer et sortir chants de noël et bougies parfumées aux épices et à l’orange. Dérouler la liste des petits bonheurs à cueillir pendant l’Avent écrite il y a 2 ans et sourire : décembre, c’est parti !

Et vous quels ont été vos sourires de novembre ?

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La mode à notre service


La mode à notre service - Slow fashion - Miss Blemish

Je ne sais pas où prend racine ce besoin de rigueur et de sérieux qui me rend si difficile d’aborder les sujets jugés futiles ici. Pourtant convaincue qu’il n’existe (presqu’) aucun sujet n’étant pas digne de se voir consacré quelques lignes, je sais qu’il est là le noeud qui m’empêche de m’approprier pleinement cette catégorie mode que je n’ai plus mise à jour depuis un an. Pourtant la mode fait partie de tous nos quotidiens et derrière son apparente futilité, est éminemment politique. Elle orne les murs, les vitrines et les pages des magazines, elle nous habille, nous façonne, nous identifie, déchaîne les passions, s’invite à nos grands débats de société, délimite nos libertés et amasse au passage des millions. Elle dessine des appartenances, fait le jeu de certaines discriminations et est un ressort de communication pour nombre de sociétés et professions. Aussi supposément futile soit-elle, la mode est encore aujourd’hui sujette aux lois régissant la longueur d’une jupe ou d’un pantalon et souvent interrogée en premier dans les enquêtes pour agression sexuelle. 

La mode impacte ainsi les individus au-delà des seuls (et ils sont nombreux) qui s’intéressent à elle : les travailleurs qui la fabriquent dans des conditions souvent déplorables (voir le documentaire The True Cost), les personnes qui vivent près des usines ou sur les berges des cours d’eau qu’elles polluent, l’environnement et ses habitants, les travailleurs qui la distribuent sélectionnés/renvoyés sur les critères âge/physique et enfin ses consommateurs par le biais des polluants présents dans les textiles, des faux-besoins alimentés par la publicité, des complexes qu’elle nourrit, des jugements qu’elle suggère et de l’offre qui limitée à la « silhouette de notre époque » nous rend tous plus ou moins suiveurs de ses tendances. Ainsi, si je ne me suis jamais identifiée aux tenues présentées dans les magazines de mode, je sais que ma manière de m’habiller est empreinte des codes et règles tacites qui y sont décidés. Mes pièces fétiches en sont un parfait exemple : sneakers que tout le monde porte, montre que tout le monde a, coupe slim pour mon jean et blouse Sezane en uniforme. J’adore cette combinaison, elle est le portrait robot de ma manière de m’habiller au quotidien comme du contenu de mes placards, mais je sais désormais qu’elle m’ancre dans un lieu de vie, dans une société, dans un moment donné et même dans un milieu social.

Car si l’on s’intéresse à la mode c’est aussi – et ce de manière consciente ou non – parce qu’elle est décisive dans la formation de l’opinion d’autrui sur soi et qu’il est ainsi possible de communiquer à travers elle de façon instantanée, inconsciente et percutante. Nous en avons un exemple marquant avec les femmes qui indépendamment de leur personne, travail ou message sont souvent réduites à leur tenue ; en témoignent les innombrables introductions d’articles de presse détaillant par le menu la tenue d’une femme pourtant interviewée sur un tout autre sujet ; et jugées sur celle-ci avec tout un cortège de préjugés sur ce à quoi doit ressembler une femme faisant telle profession, ayant tel âge ou occupant telle place dans la société. 

De toutes ces constatations je me pose la question : comment mettre la mode à notre service ?

Car malgré ce cadre délimité par nos contextes, notre appropriation personnelle du vêtement est aussi un laboratoire du soi, média de la réconciliation entre l’idée que l’on en a et l’image que le miroir nous renvoie. Le vêtement a le pouvoir de transcender nos contingences pour nous permettre de ressembler à la personne que l’on pense être. Il peut cacher, révéler, engager, revendiquer comme réduire, menacer et représenter un danger pour qui le porte d’une manière que la société ou un groupe réprouve. Il peut contraindre comme il peut accompagner, empêcher comme faciliter mouvements et activités.

Pour l’instant, c’est par un fin mélange de minimalisme et d’adéquation du vêtement avec mon quotidien et mes impératifs que j’essaye de mettre la mode à mon service. En consommant moins, en donnant les vêtements que je ne porte plus – soit parce que je ne les ai jamais portés, soit parce que je les ai trop portés – en achetant peu et des vêtements similaires à ceux que je porte encore et encore sans m’en lasser, en choisissant mieux, en privilégiant les périodes de soldes, de braderie ou les ventes de seconde main et, c’est tout récent, en essayant de me renseigner sur l’éthique de fabrication et de distribution des vêtements que j’achète (cela n’a pas du tout été le cas des vêtements de la tenue que je partage avec vous aujourd’hui, achetés avant cette prise de conscience). Mais ne nous leurrons pas pouvoir consommer de façon éthique est aussi un privilège : le privilège de la connaissance qui passe par l’accès à l’information et la disponibilité pour chercher/entendre cette information et un privilège économique. Car si l’on entend sans cesse qu’il vaut mieux acheter un pull plus cher que 3 issus de la fast fashion, on a parfois besoin de 3 pulls pour faire l’hiver et pas seulement d’un.

En tant d’impacts voici toutes les raisons qui me font penser que la futilité prêtée à la mode est un écran de fumée cachant les grands gagnants d’une industrie parmi les plus lucratives de notre temps et que nous avons tout intérêt à interroger la mode, lui demander des comptes et essayer de la construire par nos engagements et nos choix de consommation à l’image des droits que l’on se souhaite en tant qu’individu aussi bien qu’en tant que société. 

Et vous, comment mettez-vous la mode à votre service ?

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8 séries parfaites pour les dimanches d’automne


8 séries parfaites pour les dimanches d'automne - slow living - miss blemish

J’ai une affection particulière pour les saisons d’entre-deux, printemps-automne, début – presque fin. Chaque année j’attends avec la même impatience les premiers matins à ciel bleu-rose d’avril et la lumière dorée des après-midis d’octobre. Aux balades d’après dîner que j’aime tant l’été se substituent progressivement le moelleux du canapé, le coton à même la peau et le thé au gingembre-citron fumant. Tous lancent unanimement la saison des soirées passées à l’intérieur, des bougies parfumées et des plaids à nouveau posés un peu partout, prêts à nous enrouler.

Pour l’occasion et profitant des quelques semaines d’attente qu’il nous reste encore avant la reprise de nos séries préférées, je vous parle aujourd’hui de 8 séries que j’ai adorées ces derniers mois. Séries à suspense, familiales, tumultueuses, drôles, à rebondissements, dystopiques ou historiques, elles sont toutes très différentes et pourtant également addictives, émouvantes et bien ficelées. J’espère qu’elles vous plairont autant qu’à moi et qu’elles accompagneront avec douceur votre transition vers l’intérieur. 

8 Séries parfaites pour les dimanches d’automne | la liste

The handmaid’s tale, 1 saison

Dystopie, la série prend place dans un futur où la pollution environnementale a fait dramatiquement chuter le taux de natalité dans tous les pays. Dans ce contexte de crise, un groupuscule religieux accède au pouvoir aux Etats-Unis et instaure une dictature où les femmes fertiles sont retenues captives et réduites en esclavage pour porter les enfants de la nation. Dans la série on suit l’une d’entre elles, June, à travers le regard de laquelle on découvre – horrifiés – les rouages de ce système comme sa quête pour retrouver sa fille qui lui a été arrachée. Captivante et terrifiante, cette série doit sa force à Elisabeth Moss qui incarne June avec brio, aux décors et costumes glaçants mais aussi aux flashbacks qui éclairent les étapes de l’accession au pouvoir des « Frères de Jacob » et le glissement progressif d’une société démocratique vers une dicture autoritaire, patriarchale et machiste où les femmes n’ont plus droit de cité.
🌿Saison 2 prévue pour 2018

Big Little Lies, 1 saison

Dans une petite ville des Etats-Unis, un meurtre est commis pendant une soirée caritative organisée par une école élémentaire. On suit alors l’histoire via les témoignages des personnes présentes sur les lieux pour découvrir les relations entre les différents parents et enfants de l’école. Dans cette série sont traités une foule de sujets de société : les jugements vis-à-vis des choix professionnels des mamans, le harcèlement scolaire, la violence conjugale, le viol, l’éducation, les liaisons extra-conjugales, le divorce, les rivalités entre parents, les histoires d’enfants qui finissent par devenir des histoires de grands. Portée par d’excellentes actrices, Reese Witherspoon, Nicole Kidman et Shailene Woodley notamment, j’ai dévoré les 7 épisode de la série en 2 jours seulement.
🌿La possibilité d’une saison 2 est en cours de discussion

The Affair, 3 saisons

Dans cette série on suit deux couples dont les destins vont s’emmêler sur le lit d’une liaison destructrice. Noah Solloway, écrivain, professeur et père de 3 enfants, va ainsi tomber amoureux d’Alison, serveuse dans un petit restaurant de bord de route, pendant ses vacances d’été en famille. La force de cette série tient surtout à la narration choisie : chaque épisode est coupé en deux parties dans chacune desquelles on vit l’histoire à travers le regard d’un des personnages. Ce choix met ainsi merveilleusement en lumière la manière dont marche notre mémoire avec pour la même scène des versions parfois très différentes selon qui la raconte et s’en souvient. J’en ai dévoré les 2 premières saisons et si j’ai moins aimé la 3ième (qui est une saison de transition), je n’en attends pas moins avec impatience la suivante.
🌿Saison 4 prévue pour 2017-2018

Outlander, 2 saison

En voyage en Ecosse avec son mari au sortir de la 2nde guerre mondiale où elle a servi comme infirmière, Claire se retrouve projetée 200 ans en arrière en touchant les pierres de Craigh Na Dun. On suit alors ses aventures dans l’Ecosse du XVIII siècle où elle doit survivre pour mener à bien sa quête pour retrouver son époque et son mari. Pleine de rebondissements, cette série est captivante et se binge-watch à merveille. Avec pour décors les reliefs écossais, c’est un vrai dépaysement et cela donne envie de réserver des billets d’avion immédiatement.
🌿Saison 3 diffusée cet automne

Stranger things, 1 saison

La série se passe dans les années 80 dans une petite ville où un enfant, Will, disparaît mystérieusement un soir en rentrant chez lui. Commence alors une enquête palpitante et terrifiante menée en parallèle par adultes et enfants. Sur fond de mondes parallèles, d’expérimentations scientifiques secrètes et de pouvoirs surnaturels que pourrait gagner l’esprit humain dans certaines conditions, cette série arrive avec brio à nous faire croire à toutes les choses étranges qu’elle relate et à nous embarquer dans son univers (parfois) terrifiant.
🌿Saison 2 diffusée cet automne

Westworld, 1 saison

La série prend place dans un centre d’attraction grandeur nature peuplé de robots ayant tout d’êtres humains où se rendent de riches clients pour vivre de grandes aventures où rien ne leur est interdit. La série interroge ainsi ce qui fait notre humanité et sur le statut qu’il faudrait pouvoir donner ou non à des robots nous ressemblant tant. On y suit une poignée d’entre eux dans leurs vies et renaissances successives qu’une nouvelle mise à jour va venir bouleverser en entraînant certaines prises de conscience. Passionnante, elle est portée par d’excellents acteurs au rang desquels on retrouve Evan Rachel Wood, Thandie Newton ou encore Anthony Hopkins.
🌿Saison 2 en cours de tournage

Gilmore Girls, 8 saisons

Gilmore girls est une excellente série feel good qui se prête aussi bien au binge-watching qu’aux multiples visionnages. On y suit le quotidien d’une maman, Lorelai, et de sa fille, Rory (qu’elle a eu à l’âge de 16 ans et qu’elle a élevée seule) dans la petite ville de Stars Hollow. La série commence alors que Rory rentre au lycée et se poursuit jusqu’à son diplôme de fin d’études. Drôle, émouvante et attachante, c’est une série très agréable à regarder où le cœur du propos ne se situe pas dans l’action mais dans les relations entre les personnages et leurs choix de vie.
🌿Une 9ième saison serait en cours de discussion suite à la reprise l’an dernier de la série sur Netflix.

The catch, 2 saisons (terminée)

Alice Vaughn détective privé a vu plusieurs de ses clients se faire dérober de grosses sommes d’argent par un mystérieux Mr X. qui 1) se révèle être en fait son fiancé et 2) déserte du jour au lendemain sans laisser de trace. Très « gentleman cambrioleur » dans le style, on se prend au jeu de cette traque pour le retrouver et on se plaît à espérer un Happy End.

Et vous, quelles SONT VOS séries préférées DU MOMENT ?

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