Mode

Là-bas, Paris, Scotch & Soda


Paris, Scotch & Soda - Mode - Miss Blemish

De regarder ces photos j’ai le sourire aux lèvres de tous les détails qu’elles portent en elles sans y penser. Au creux des sourires je peux voir bien cachés la découverte au matin de cette robe m’allant mieux dans la vraie vie qu’au moment d’être dans la boutique essayée, la lumière claire de cette journée, la douceur du blanc, du bleu, du doré dans la courte cour remuée de rires d’enfants, les acrobaties de l’amoureux et nos regards complices en attendant les feux verts criant « Personne ! Ni derrière, ni devant ! », nos pas pressés sur le boulevard de l’Opéra pour arriver à temps et découvrir le dernier Woody Allen sur grand écran.

Elles portent ma tête posée sur son épaule, nos mains enlacées dans la rue déjà éclairée de doré, le ciel presque foncé et devant l’Opéra illuminé son « j’ai pensé, puisqu’on est en avance, on pourrait essayer d’y retourner ? » et nos pas pressés dans les escaliers. Elles portent nos sourires complices dans la file d’attente face portes closes et déjà pressée, les regards qui brillent au moment d’une, deux, trois fois trinquer à tout ce qui est à célébrer à commencer par être là, maintenant, avec nous, avec toi. Elle portent la meilleure pizza rimant avec Big Mamma, les cocktails légers qui pétillent à tête qui tourne trop tôt et à fond laissé, du tiramisu au citron et des baisers sur les pavés.

Elles portent tout ce qui a fait de cette journée une si douce journée – une antisèche au souvenir – et mon coeur serré de savoir que bientôt il ne suffira plus d’un tour de clé pour te retrouver. Elles portent ce quotidien de demain pour un temps à réinventer, nous deux à des extrémités du cadran qu’il faudra trouver à réconcilier d’heures où il n’est ni trop tard, ni trop tôt – l’amour en décalé. Elles portent beaucoup de Nous alors que l’on n’y voit pourtant que moi comme pour dire qu’il n’est pas de moi sans Nous ni de Nous sans moi, qu’il est des réalité présentes et palpables bien qu’invisibles, qu’il n’est pas nécessaire d’être « là » pour exister, que tout réside en soi et que seule la peau pourrait être frontière tragique si dépassée. Alors je crois qu’au-delà de cette merveille de robe Scotch & Soda désignée « ma préférée » sitôt enfilée, j’aime ces photos un peu pour tout ça. Le coeur serré mais conscient qu’il n’est pas d’amour de sacrifices consentis malgré soi, pas d’amour de choix autrement faits qu’en accord avec soi pas plus qu’il n’existe d’amour au prix de rêves bafoués et qu’aimer c’est ça aussi, dire « vas-y ! », même le coeur serré, même les yeux fermés. 

Paris, Scotch & Soda - Mode - Miss BlemishParis, Scotch & Soda - Mode - Miss Blemish

Je porte

Robe – Scotch & Soda
Perfecto – Zara
Bottines – Jamie Phillips
Écharpe – chinée
Boucles d’oreille – Bonobo
Sac – Galeries Lafayette

Sur ces photos, mon teint n’est pas maquillé. J’explique tout de cette démarche dans le billet Yes mode, no make-up

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Et vous, avec quoi faites vous rimer « aimer » ?

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De peur, de bienveillance et de légitimité


De peur, de bienveillance et de légitimité - Positive - Mode - Miss Blemish

En silence je murmure mon envie d’apprendre la douceur, plus de douceur, d’arrondir peines, fatigue, craintes et heurts, de les vivre sans me braquer et debout face à l’adversité, l’accueillir telle qu’elle est, souvent toute aussi désarmée. Nous sommes à l’heure d’été. Je lui dis « tu sais, l’important c’est de toujours faire ses choix en accord avec soi » et il comprend, je crois. Et puis la semaine dernière, vacances et dernière vague de créativité échouées au même point du calendrier, au creux du coeur tiraillé s’est immiscée sans bruit cette question qui rime avec légitimité. Presque comme pour tester les « à toute épreuve » de la bienveillance instiguée véritable commandement et vérifier – comme on la dit – que la gentillesse est plus aisée envers autrui. Je me suis abîmée un peu tard, le regard fixé quelque part dans le noir sur des pourquoi, des comment, des « vais-je y arriver, vraiment ? » à « y » et futur indéterminés, des « mais qu’ai-je à offrir finalement ? », de ces questions-miroir en réflexe inconscient qui cachent maladroitement la peur née de voir soudain les rêves de demain peut-être tout à portée de main ? Il m’a fallu tourner tout ça plusieurs fois pour comprendre que je n’étais pas tant incapable à ce à quoi je ne m’étais jamais frottée que bel et bien effrayée. J’ai eu si peur soudain, peur de ne pas y arriver, peur de laisser une chance – ma chance ? – filer, peur de tout gâcher, peur de me précipiter, peur de céder à la peur, qu’il m’a fallu plusieurs jours pour pouvoir lui en parler, lui dire « j’ai peur, tu sais », et résister à l’envie de dire « non ! » comme on s’échappe pour qu’il me réponde « je vais t’aider et… tu peux y arriver ». J’ai dit tout bas, en moi, « Je ne sais pas » et « Je vais chercher », j’ai pris mon clavier à dix doigts et j’ai commencé à écrire toutes les questions emmêlées – mais comment on fait ? – puis j’ai cliqué sur « envoyer » et je me suis laissée porter par ses conseils doux et bienveillants, de l’autre côté de l’écran, de l’autre côté des citronnades sur la table du petit café posées. Elle m’a dit « Respire, ce n’est pas compliqué » et elle m’a montré. Et j’ai souris dans l’interstice ouvert d’une possibilité.

Alors pour les jours qui arrivent riches en découvertes et pour toutes les prochaines fois de la vie dont on n’a décidément jamais fait le tour du manège comme de ses possibilités, je veux me rappeler :

Qu’il n’est jamais le bon moment

Même s’il y a de meilleurs et de moins bons moments, le temps n’enlève rien de l’effrayant qui va avec l’inconnu.

De toujours m’assurer qu’un « Non » vient bien de moi, d’un trop tôt, et non de ma peur

Que la bienveillance vaut aussi pour moi-même

De ne pas faire de la qualité de savoir me remettre en question et douter autre chose qu’un outil pour avancer et surtout pas une raison d’abandonner avant même d’avoir essayé

Chaque article posé ici, chaque photo composée, chaque texte commencé me donne depuis les tous débuts du commencement l’impression de repartir de zéro et d’avoir tout à recréer. Si c’est plein de doutes et de questions existentielles parfois, c’est aussi ce qui me permet d’avancer, de progresser, d’apprendre encore, de tester, d’innover. Et je crois que ça doit rester comme ça, un moteur et non un frein, rien n’est parfait dès le 1er essai mais il faut pourtant en passer par là – dans tous les domaines – pour pouvoir s’améliorer.

Et pour vous, pour moi, pour tous ceux qui se sont pris à rêver, de continuer à faire vivre, exister et prospérer cette petite étincelle au creux du coeur et des yeux

Lorsque vous faites ce pourquoi vous êtes fait, cette chose qui demande du travail sans pourtant peser et dont vous n’avez jamais assez. Aimez, partagez, bloguez, photographiez, filmez, continuez. Vous rendez la vie plus jolie et en tout premier la vôtre.

De peur, de bienveillance et de légitimité - Positive - Mode - Miss BlemishDe peur, de bienveillance et de légitimité - Positive - Mode - Miss Blemish

Je porte…

Perfecto – Zara

Echarpe – Zara

Pull – Zara

Jean – Levis

Chaussures – Jamie Phillips

Pendentif – Bonobo

Sac – Galeries Lafayettes 

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Et vous, quelles sont vos astuces pour empêcher la peur de vous paralyser ?

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Oh Paris rouge, l’amour aux Tuileries


Oh Paris rouge, l'amour aux Tuileries - Mode - Miss Blemish

J’aime la lumière de ces jours derniers, le ciel blanc à croire qu’il va neiger en écho aux façades Haussmaniennes comme blanchies à la craie. J’aime comme il se mêle au doux et à la bruine de l’air clément encore au moins pour un temps alors que depuis la balustrade on peut voir au loin – déjà – les chalets du marché de Noël se monter sur les Champs Élysées. C’est dans cette lumière que je préfère Paris, avant les heures vraiment froides, interlude entre deux pluies, le temps libre laissé pour s’imprégner des contrastes rendus vifs et blancs. La lumière en fil conducteur à nos transitions, blanc à l’hiver sur peau nue, les pavés épargnés comme mouillés d’une bruine fine, paillettes devant yeux et cheveux, manteaux comme d’hiver laissant passer l’air, rouge à mes lèvres, gris et noir au corps, amour au coeur et partout autour les Tuileries où il est un mai d’hier où naissait un peu d’amour sous les arbres encore verts. Un peu de nos histoires en calque sur l’Histoire, Paris au creux du coeur.

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Robe – Hollister
Veste – Banana Republic
Manteau – Cotélac
Écharpe – Chinée
Collants – Monoprix
Bottines – Jamie Phillips
Sac – Galeries Lafayette
Collier – Virginie Monroe
Boucles d’oreille – de ma maman

Sur ces photos mon teint n’est pas maquillé, en revanche mes lèvres oui ! Sur elles je porte mon rouge à lèvres fetiche qui a pile la bonne teinte, celle que j’aime et celle qui – d’un savant effet d’optique – illumine mon teint jusqu’à donner cette illusion de perfection rendant tout fond de teint inutile, magique non ? Pour dessiner mes lèvres facilement et donner à ce rouge à lèvres parfait une tenue qui résiste à la journée et aux repas – de vrai de vrai, il ne bougera pas – je dessine au préalable mes lèvres avec la Crème de rouge « Red dingue » de My little Beauty – offerte par une amie abonnée à la box – en essuyant bien le pinceau. Puis une fois dessinées je passe sur mes lèvres le rouge à lèvre parfait « Red velvet » de ModelCo reçu il y a maintenant deux ans dans une BirchBox et réacheté à de nombreuses reprises sans m’en lasser. Avec cette petite astuce, vous pouvez boire, manger, sourire, danser sans crainte de voir votre rouge à lèvres s’effacer, s’effriter, partir ou baver.

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Et vous, quels lieux portent vos histoires ?

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