Mode

Amsterdam vintage


Amsterdam vintage - Mode - Miss Blemish

American Vintage faisait partie pour moi jusqu’en janvier de ces marques que l’on regarde de loin l’air rêveur sans oser pourtant en franchir le seuil d’une boutique. Puis aux soldes d’hiver j’ai sauté le pas et trouvés un t-shirt et un sweet gris tout doux qui depuis font partie de mes favoris. La marque démystifiée et adoptée, j’y suis retournée fin juin au tout début des soldes d’été et le coup de coeur n’a pas manqué. J’y ai trouvé ce t-shirt gris à la matière douce, fine et souple aussi agréable à porter qu’à toucher dont je suis tombée amoureuse de la coupe. Son col oval, le flou que le tissu laisse sous la poitrine tout en restant droit, un flou qui ne marque ni ne serre pas – je déteste ça ! – et la coupe de ses manches courtes, j’en ai instantanément aimé tous les détails que rien sur le cintre ne laissait à prévoir. C’est ce qui me fait aimer cette marque si fort je crois, de toujours réussir à donner à chacune de leurs pièces qu’ils veulent si simples un vrai « petit truc en plus » qui en font des basiques « pas si basiques ».

J’ai profité de nos vacances en amoureux pour vous le montrer porté dans le plus joli des cadres, les canaux d’Amsterdam que nous avons passé tout notre séjour à arpenter en une longue balade de quatre jours pavée de petites boutiques et chouettes cafés. Ces petites rues bordées d’eau et d’appartements tous en long ouverts sur la ville en de grandes fenêtres étaient et sont restées cet été ma partie préférée d’Amsterdam. Loin des rues bondées tout au centre, des files immenses devant les musées les plus prisés, loin du trafic fou où s’entrecroisent sur chaque grand axe tram-bus-taxis-vélos-voitures – demandant à chaque traversée une concentration que je ne suis pas habituée à donner à cet acte même à Paris bien plus anodin – Amsterdam renferme une multitude de petits quartiers comme celui-ci où règne un calme faisant mentir l’effervescence du reste de la ville. Une multitude de petits quartiers qui murmurent qu’il serait doux d’y venir habiter quelques temps pour goûter la douceur de construire son nid – plein de rituels et d’après-midis passées à lire tout contre les grandes fenêtres de l’appartement – dedans. 

Amsterdam vintage - Mode - Miss Blemish

T-shirt PULASKY – American Vintage
Jean – Massimo Dutti
Sneakers – Stan Smiths
Sac – Pimkie

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Et vous, quelles sont les marques qui collent au plus près du style que vous aimez ?

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Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage


Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss Blemish

J’ai bien souvent bataillé en voyage à décider qui de l’urgence de profiter selon les critères établis ou de profiter selon mes préférences je devais choisir et suivre. Il y a quelque chose de rassurant à parcourir une ville ou quelques unes de celles d’un pays au fil de ses points phares : le nombre de visites objective le temps passé ici comme un rite de passage fait de tickets de musées, de bateaux et d’attractions. Pouvoir ainsi égrener l’immanquable au bout de ses doigts allège pour un peu la culpabilité qui pourrait poindre – à l’heure de rentrer – à l’idée de n’avoir – peut-être – pas profité assez. Ce sont de minces totems que tous ces bouts de papiers disant le temps et tout ce qui s’y est passé. Autant de totems bien utiles au moment de répondre aux « alors, qu’est-ce que vous avez fait ? » des retours de vacances.

Pourtant si parfois je me dis encore « nous aurions pu en faire un peu plus », à force de voyages j’ai appris que de ces totems je n’avais pas vraiment besoin pour apprécier vraiment un voyage et même qu’ils pouvaient être insuffisants à assouvir ce que j’espère y trouver. Au fil d’entre eux, j’ai compris qu’il y avait autant de manières de « bien » voyager que de voyageurs sur les routes et autant à vrai dire que de sensibilités, de centres d’intérêts et de buts recherchés au voyage.

Lorsque je voyage, j’aime découvrir son quotidien, j’aime « habiter » la ville le temps de mon séjour comme si je devais y rester pour toujours – ou en tout cas pour bien plus longtemps que quelques jours. Apprivoiser les transports en communs, apprendre quelques mots de la langue du pays visité, déchiffrer les étiquettes du supermarché, découvrir de nouveaux produits et de nouvelles saveurs, habiter dans un vrai « chez quelqu’un », faire les courses et à manger, marcher énormément dans toutes les petites rues, découvrir la ville en m’y perdant, écumer les librairies le nez en l’air et m’asseoir, lire, écrire, rire, refaire le monde dans ses cafés, ses parcs et sur ses bancs. Regarder tout là-haut très haut les façades colorées, en briques, peintes ou monochromes, interroger la taille des fenêtres, me rêver dans ce salon derrière cette bow window, me dire qu’il serait doux d’habiter dans cette rue, venir courir dans ce parc, promener un chien le long de ce canal tous les matins.

Cette envie se transcrit depuis longtemps dans ma manière de préparer mes voyages. Si j’achète guides et cartes, l’essentiel de mes recherches – même si elles sont parfois succinctes par nécessité – tourne autour de l’Histoire du pays, de ses habitants et de la ville dans laquelle je me rends. Les codes, les coutumes, les traditions, ce en quoi les gens croient là-bas, les événement fondateurs, autant de petits indices qui tissent le fin maillage qui relie chacun à l’endroit où il vit, pense, aime, pleure, rit. Et si bien sûr je passe en revue les points culturels immanquables, passée l’architecture, la perspective de voir un tableau de Vermeer ou de Chagall ou une exposition photo, peu me font autant trépigner d’impatience que l’idée de tout simplement être là-bas à marcher anonyme dans une rue « comme si » et à y déchiffrer son langage. De la même manière, depuis longtemps je laisse au hasard restaurants et petits cafés, préférant le hasard d’une ambiance qui me dit d’y entrer à un trajet entièrement planifié au seuil de la journée réduisant les chance d’imprévus joyeux comme autant de chouettes découvertes. Alors je survole les articles de bonnes adresses pour en retenir quelques noms qui fassent tilt s’ils croisent ma route mais rarement je m’en sers pour aller vraiment à un endroit désigné volontairement.

Mais jusqu’à ce dernier voyage, j’ai eu du mal à m’écarter des sentiers battus et si déjà je préférais faire un immanquable « vraiment » plutôt que d’en survoler une myriade en me pressant, ils continuaient de prendre le pas sur le temps moins structuré du plaisir simple de se balader sans autre but que d’explorer le quotidien d’un quartier. Amsterdam m’a beaucoup facilitée la tâche dans ce grand saut puisque j’en avais déjà arpenté les rues et quelques immanquables lors de ma première découverte de la ville il y a 3 ans. La pression de rentabiliser le temps que je savais compté était donc moins forte cet été. Et avec l’amoureux nous avions envie de la même chose : nous balader et découvrir la ville comme on le fait chaque week-end avec Paris au fil des kilomètres engloutis. Ces neufs derniers jours nous avons donc énormément marché, fait des courses et à manger, appris à déchiffrer quelques mots clés sur les cartes des restaurants croisés, appris quelques mots de néerlandais répétés au fil de nos rencontres et déductions de mini enquêteurs de la langue, préparé chaque matin nos sandwichs mangés tout au bord des canaux et testé chaque soir une nouvelle adresse à délices d’Utrechstraat dont une balade le premier jour l’avait désignée « rue officielle des restaurants qui seraient testés ». Nous nous sommes assis dans tout plein de petits cafés croisés, goûté d’innombrables chai lattes, bu des yaourts glacés parfumés et profité de la douceur de l’après midi pour nous promener le long d’un parc et lire sur ses bancs. Nous nous sommes enlacés un nombre innombrable de fois dans un nombre innombrable de rues, dit mille fois notre chance et sourit à la douceur de ces vacances – nos premières à l’étranger ensemble – comme des grands. C’était très doux, confortablement lent et chaque journée touchante de nous être permis de la remplir de ce dont nous avions vraiment envie.

Je trouve ça tout doux de s’offrir cette liberté contre ce qui nous est conseillé, d’en prendre et d’en laisser pour ne garder que ce qui nous fait sourire et sautiller d’impatience. Aussi doux qu’il peut être de se laisser emmener par quelqu’un qui connaît la ville et saura nous transmettre ses immanquables avec son regard enjoué, j’aime l’idée de pouvoir m’éloigner un peu de cette pression à « profiter objectivement » pour lui préférer celle de profiter avec ma sensibilité et mes envies du moment. Ne pas me forcer à faire un musée sous prétexte que je suis ici et que ce serait bête d’en rater l’opportunité, ne pas me forcer à une longue journée si je suis trop fatiguée. Finalement, tout simplement, m’écouter. Nous écouter. Et ainsi apprendre peu à peu et toujours un peu mieux la bienveillance en voyage là où le temps compté peut la rendre si vulnérable et compliquée. 

Slow Travel, abandonner le FOMO en voyage - Miss Blemish

Cette tenue m’a accompagnée tout ce printemps et avec les températures changeantes d’Amsterdam s’est encore révélée une parfaite alliée lors de notre séjour. J’adore la légèreté de cette blouse (trouvée en soldes l’an dernier pour moins d’une dizaine d’euros) et la transparence que laisse le motif ajouré du pull à ses motifs blancs. Du bleu marine et encore du bleu marine, je crois que cette constante ne changera jamais vraiment.

Top en voile – H&M

Pull – Esprit 

Jean – Massimo Dutti 

Baskets – Stan Smiths 

Sac d’été – Pimkie

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Et vous, vous y arrivez à abandonner le fomo en voyage ?

Ps (et sourires grands grands grands) : je vous parle de voyages dans le dernier numéro du National Geographic Traveleron se retrouve là-bas ?

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Et avril ensemble


Et avril ensemble - Mode - Miss Blemish

Le ciel bleu-rose des matins frais d’avril, la lumière douce retrouvée et une poignée de pièces adoptées-retrouvées sitôt enfilées, tout était rassemblé pour reprendre – Avril ! Enfin ! – balades parisiennes et photos ensoleillées. Cette tenue en l’espace d’une semaine s’est faite uniforme avec deux de mes pièces préférées du moment : une veste kaki trouvée chez Hollister et des Stan Smiths « classiques » pour lesquelles je me suis enfin décidée de craquer – après une année passée à tergiverser – et avoir promis-juré-craché les découvrant pour la première fois que cette tendance ne passerait pas par moi – samedi dernier.

Parlant d’Avril, il nous a trouvé sur le fil – tout à fait sûrs qu’il faudrait sauter mais pas encore tout à fait prêts – et d’une journée nous a précipités pieds joints au seuil de nos demains désormais partagés au loin. D’ici nous sommes à l’extrême limite, au tout au bord de ce bientôt où compter en semaines ne sera plus possible, où doucement le compteur glissera vers jours et dodos. Les « derniers » avant que… Dans cette folle énumération viennent se trouver toutes nos presque dernières fois murmurant les séances de cinéma, les balades à la tombée du jour, les glaces partagées sur les quais, la douceur de savoir qu’on se trouvera en rentrant et des petits mots déposés sur le bureau. Milles infimes si fragiles, si importants qui nous tiennent debout les jours moins doux et font naître des sourires grands grands grands le reste du temps. Tous ces infimes composant la trame des quotidiens partagés, de ceux que l’on serre très fort contre soi et que l’on n’est jamais vraiment prêts à quitter. C’est le lot des changements externes de nous placer – loin de ceux de tout au creux, choisis, désirés, mûris, préparés – face à ce que l’on ne se serait probablement jamais imposés. De ces changements ambivalents que l’on célèbre autant qu’ils nous laissent désemparés, de ces changements qui nous poussent vers l’avant, loin de notre zone de confort, cet espace si décrié et si doux pourtant.

Alors Avril, dis, on ferme les yeux, on fait « comme si » ? Parce que je ne suis pas très forte pour cueillir les sourires lorsque tout au creux je sais qu’ils ont en eux une part bien cachée de « dernier ».

Et avril ensemble - Mode - Miss BlemishEt avril ensemble - Mode - Miss Blemish

Veste – Hollister
Pull – Esprit
Foulard – Zara
Jean – Esprit
Baskets – Stan Smith
Sac – Kesslord

Et avril ensemble - Mode - Miss BlemishEt avril ensemble - Mode - Miss BlemishEt avril ensemble - Mode - Miss BlemishEt avril ensemble - Mode - Miss BlemishEt avril ensemble - Mode - Miss BlemishEt avril ensemble - Mode - Miss Blemish

Et vous, avriL ?

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