Les Sourires de la semaine

La mer, Paris la nuit et les sourires des premiers jours froids


La mer, Paris la nuit et les sourires des premiers jours froids - Lifestyle - Miss Blemish

Mots d’amour à l’heure des pâtes égouttées, mêlées dans la sauce sur feu doux, imprégnées. Mots d’amour de cuisine à quotidien partagé qui riment avec toujours et font pleurer.

Nuit blanche travaillée, passer avant de rentrer à la boulangerie pour une part de flan pâtissier dont on a tant parlé ces temps-ci que j’en ai maintenant vraiment très envie. La garder précieusement au frais pour – le lendemain soir un peu tard – la partager avec l’amoureux enfin rentré.

S’échapper avant mes cours du soir pour un McDo partagé. Rire, parler d’avenir, goûter les nouvelles potatoes qui n’en sont pas et se régaler.

L’amoureux qui après m’avoir embrassée d’un « à plus tard » me rattrape dans la rue pour m’accompagner jusqu’au metro.

Parler d’avenir, rêver un peu, compter sur nos doigts les années qui nous séparent de chaque possibilité et nous précipiter sourire aux lèvres vers l’ordinateur pour savoir à la fin un loyer à New York c’est combien ?

Jouer à « tu me verrais faire quoi ? » et sourire à sa conclusion en muette confirmation « quand je te vois je comprends pourquoi tu as choisi ça ».

Sur les premiers jours froids retrouver les récits colorés de l’Italie de Marlena de Blasi et – après avoir entamé ce roman déjà tant et tant de fois – sourire de savoir que là il ne sera plus quitté qu’une fois terminé.

Rêver de légumes marinés, de parmesan coupé en morceaux épais, d’huile d’olive et de vin partagé.

D’une demie heure passée sur la plage, voir le soleil lentement d’abord puis tout à coup décliner vers l’horizon, écouter le bruit lointain des vagues à marée basse, sentir les coquillages craquer sous mes pieds, marcher lentement dans le sable tantôt libre, tantôt dammé.

Partager à l’heure du goûter, thé brûlant et guimauves tout de chocolat enrobées.

Les allées dorées, grises et silencieuses du Père Lachaise les jours ensoleillés

Retrouver dans mes poches marrons et noisettes ramassées lors de notre dernière randonnée.

Marcher sous les arbres, les pieds dans les feuilles mortes.

L’odeur fumée de Paris la nuit. L’odeur du soir, des lumières pailletées sur la ville plongée avant tard dans la nuit presque déjà noire.

Dans les intermèdes, sentir la brise de Paris froid au dehors pendant mon cours de yoga.

Les mains froides sous les pulls. Un plaid épais pour doubler la couette. Le retour des vrais pyjamas et des gilets doublés de matières douces et chaudes.

Ressortir les aiguilles à tricoter…

Le parfum délicat des colis Sezane imprégné dans le coton des sacs imprimés, sur les papiers cartonnés qui disent Merci et la joie d’ouvrir un paquet comme on ouvrirait un cadeau à Noël.

La jolie boîte à bijoux tout de verre et de métal doré enfermée dans ledit paquet.

La poésie des motifs dessinés par Antoinette Poisson.

Les couleurs surannées des ces photos prises, la nuit presque tombée…

Du jazz, des amis, les files d’attente devant les petits restaurants, des hamburgers finalement, l’avenir devant et du vin blanc…

Préparer du guacamole à quatre mains et se dire qu’on resterait bien là à discuter jusqu’à demain…

Les mails et petits mots-sourires <3

L’histoire d’amour dans Divergente… (tous les extraits dans ces vidéos – si si j’ai cherché… et regardé…)

Grignoter à chaque pause un petit bout du dernier Flow et me régaler…

Des goûters d’enfants et du chocolat milka, partager – alors que chuuuut il n’est pas l’heure de manger – des pancakes banane et chocolat.

Ressortir les papiers colorés et les stylos, renouer avec l’envie du « faire ».

Chaque samedi à l’heure du thé chaud et des pieds glacés, vous écrire les jolies choses qui ont rendu ma semaine douce, joyeuse, émerveillée. 

Me laisser gagner doucement avec les premiers jours gris, les arbres dénudés, par les premières notes qui annoncent Noël à portée de jours comptés. Avoir le sourire aux lèvres de présents qui ne coûtent rien mais disent tout à imaginer pour chacun.

L’odeur de l’huile de coco et des cheveux tous doux.

La mer, Paris la nuit et les sourires des premiers jours froids - Lifestyle - Miss Blemish

Et vous, des sourires à partager ?

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Ce que j’aime en automne


Ce que j'aime en automne - Happy Life - Miss Blemish

La compote de pomme pleine de cannelle, les tartes tatin aux poires, le sirop d’érable dont on verse un peu sur chaque dessert.

L’odeur de la pluie

Rallumer les bougies en pleine journée et laisser leur odeur nimber pièces et humeur

La chasse aux marrons, les feuilles partout sur les trottoirs, les collants épais et les bottines qui brillent

Les épices chaudes et colorées qui reprennent toute la place en cuisine.

M’enrouler dans un plaid pour travailler, des chaussettes épaisses à mes pieds

Préparer une grande théière de thé parfumé sitôt rentrée à siroter sur ce qu’il reste de journée.

Travailler au lit parce qu’il fait gris

Prendre le temps des dimanches à l’intérieur, se lever avec lenteur, préparer pour le petit déjeuner une montagne de douceurs, regarder des vieux films, écouter de la musique douce, dormir une partie de l’après midi et ne se réveiller que pour partager un goûter chaud, sucré et épicé.

Le cake à la banane et au chocolat

Le bruit tantôt fin tantôt lourd de la pluie sur les velux du studio de yoga

Le Chai thé de Yogi Tea, nature et même pas sucré

Le retour des gros pulls moelleux, des manteaux chauds et des écharpes si larges qu’on peut s’enrouler dedans tous entiers.

La lumière douce et chaude, rasante, qui illumine tout ce qu’elle touche.

Le contraste entre le bleu moucheté de blanc et de gris du ciel et les couleurs flamboyantes des feuillages prêts à tomber.

La nuit qui peu à peu tombe plus tôt, se balader sous les guirlandes lumineuses revenues dans les rues

L’odeur des marrons chaud

Les journées à l’intérieur, entre les mots écrits, les mots lus, les mots murmurés

Le retour des crêpes qui sautent sitôt la nuit tombée et des matfins (crêpes épaisses salées que nous préparais souvent mon arrière-grand-mère) 

Et « tu me prends dans tes bras ? J’ai un peu froid… »

Et toi, qu’est-ce que tu aimes en automne ?

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Ce week-end j’ai envie…


ce week-end j'ai envie... - Slow Life - Miss Blemish

De m’étirer au saut du lit

D’ouvrir grand les fenêtres de la véranda et petit déjeuner sur la table en bois clair de ce jardin de Normandie

D’aller à Cabourg toquer à la porte d’amorino et manger une glace en forme de fleur – yaourt, melon, douceur – au bord de l’eau

D’écrire les jambes repliées sur le court fauteuil rembourré poussé tout contre la fenêtre et de lire sur le canapé de la véranda pleine de lumière au toit haut et plein de bois

De nous retrouver tous autour de la table et parler jusqu’avoir l’impression d’avoir assez refait le monde pour ce soir

De penser à mon grand-père sans pleurer à chaque bon moment passé, chaque intermède, chaque seconde volée, et fermer fort fort fort les yeux pour lui envoyer toutes ces bribes comme une force supplémentaire

D’aller voir la mer, y courir sans m’arrêter et peut être essayer de me baigner dans l’eau trouble et glacée

De fixer l’horizon jusqu’à ce qu’il perde tout sens

De laisser mes cheveux détachés même s’ils s’envolent et viennent – tantôt mes joues, tantôt mon cou – chatouiller

De prendre le temps ce matin, et demain, de m’asseoir sur le lit et les yeux fermés, respirer après trois jours où le temps n’a jamais été pris vraiment d’être pour vingt minutes bel et bien présent

D’aller au marché pour des moules, des fruits frais, goûter à tous les stands les spécialités – l’œil et les papilles prêts à la découverte – et déguster nos victuailles sitôt rentrés

De marcher sur les routes alentour en espérant croiser des arbres fruitiers – des mirabelliers ? – pour comme dans mon enfance en récupérer deux grosses poignées pour une tarte dorée

De nous revoir à la plage, en ville, sur les pavés, sur les canapés du bar où l’on va tout le temps, rire et profiter de ne rien faire que de parler et d’être ici et maintenant

D’emporter toujours sur moi le livre qui – c’est décidé – m’accompagnera en vacances cette année

De photographier les instants volés, les secondes précieuses, les paysages assourdissants

De boire bien trop de thé et de les sentir tous – à chaque fois – avant de se décider quant auquel infuser

Et d’aller voir l’aube naître sur la mer

Et vous, de quoi avez-vous envie pour ce week-end ?

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