Les Sourires de la semaine

Douces envies pour Juillet-août


Douces envies pour Juillet-août  - Lifestyle - Miss Blemish

J’aime la douceur de ce début d’été qui se cache encore un peu derrière les nuages, vous aussi ? Si les jours gris restent gris, les jours à ciel clair en gardent la douceur du tout début du printemps, l’air un peu frais dans lequel vient se mêler un peu de vert, un peu de terre. L’odeur du printemps et de l’aube à l’été pour ceux qui oublient la grasse matinée. C’est ma première envie pour juillet, réussir à cueillir sa part d’aube et de petit matin à ciel encore rose, les tous premiers instants du jour qui connaissent la ville encore silencieuse – engourdie de sommeil et de coton froissé – et le temps qui s’écoule lentement. Cet été j’ai envie de troquer les mots du soir trop tard pour ceux du petit matin trop tôt, le sourire aux lèvres – l’amoureux loin – de pouvoir réveiller l’appartement de volets et fenêtres grands ouverts et de mots posés à la volée. Juillet-août sur ton seuil, j’ai envie d’embrasser la douceur des souhaits qu’on entoure d’espérance, fil tiré par delà le temps dont on prévoit qu’il nous appartienne vraiment.

Douces envies pour Juillet-août  - Lifestyle - Miss Blemish

Juillet-août, j’ai envie de faire de ton rythme adouci le terreau où ancrer les douces habitudes qui vacillent lorsque le temps s’accélère. J’ai envie de faire de toi/vous la chance de les voir s’accrocher suffisamment à moi pour qu’elles me portent à l’hiver lorsqu’il fera froid.

Juillet-août j’ai envie de me coucher plus tôt et de dormir assez, de couper les ponts avec les nuits écourtées. J’ai envie de draps frais, de fenêtres ouvertes sur la rue silencieuse, de muscles qui se réveillent – petit matin – en même temps que l’esprit quitte la brume, guidés dans leurs mouvements hésitants par la voix douce d’Adrienne.

Juillet-août j’ai envie de glaces au bord de l’eau, de nouvelles villes et de ballades à vélo. J’ai envie de sacs à dos et de kilomètres parcourus entre vite et lentement, de vrai papier noirci au fil des instants laissés libres au milieu des journées passées à découvrir, enregistrer, photographier.

Juillet-août j’ai envie de m’enfermer dans la bulle qui murmure les journées d’artiste, de relever mes cheveux et ne plus quitter mon bureau qu’avec ce sourire qui dit les projets qui avancent, le travail accompli. Profiter du temps ralenti pour faire toutes ces petites choses dont on ne prend jamais le temps, le temps du travail de fond ici, le temps de lire un peu plus et d’écrire aussi.

Juillet-août j’ai envie d’attraper ta lumière. J’ai envie de voir Alban et Hannah, ce qui de passe finalement dans le café où je les laissés dans les premières minutes de leur rencontre. J’ai envie de trouver leur histoire et vous la raconter tout en entier, sans rien omettre, sans rien cacher de ce dont j’ignore tout encore. J’ai envie de vous confier les sous-terrains de l’histoire comme on ne les voit que dans les livres.

Juillet-août j’ai envie de t’écrire.

Douces envies pour Juillet-août  - Lifestyle - Miss Blemish

Et vous, quelles douces envies souhaitez-vous glisser dans les mailles de votre été ?

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Ce qui me donne le sourire quand tu n’es pas là


Ce qui me donne le sourire quand tu n'es pas là - Distance relationship - Miss Blemish

Ces dernières semaines ont été un vrai tourbillon où milles et uns défis ont trouvé à venir se loger, s’imposer, me bousculer. Si nous avons tous notre propre relation – intime, irrationnelle, indécise – avec le changement, la mienne est tiraillée ; bras ouverts pour ceux qui, de soi à soi, nous poussent à embrasser une nouvelle voie – peu importe qu’elle soit dure – que l’on pressent être faite pour soi, mais craintive et vacillante lorsqu’extérieur il vient rompre l’équilibre me confrontant à mes limites tremblantes. J’envisage le changement comme une progression lente, un cheminement là où l’extérieur l’impose souvent en rupture, brutalement. 

Depuis mai, j’avance vers l’été à pas mesurés. Tour à tour, j’embrasse la peine sans l’écarter, sans m’y soustraire, sans l’ignorer mais sans non plus m’en contenter de notre quotidien déserté. Je le questionne, me questionne et monte des stratagèmes pour le déjouer, l’appréhender, l’apprivoiser. Ce sont des rendez-vous, des messages, des projets, des rituels instaurés comme autant de points de repères réinventés, sans doute parfois un peu artificiels mais qui ont le mérite d’exister. C’est un pont fragile tendu au dessus du gouffre créé par le changement subi-non-choisi, en construction. C’est le compromis naissant de sentiments et raison. 

En psychiatrie on définit la maladie par son retentissement sur la vie, par l’empêchement qu’elle produit. Mais juste après le bien-être, juste avant l’empêchement, je me figure un entre-deux vers lequel nous allons et venons au gré des épreuves qui nous déséquilibrent du « juste un peu » qui suffit à créer quelques noeuds au creux sans toutefois nous plonger dans l’effroi qui tétanise et paralyse. Et cet entre-deux, cet espace de fragilité, est difficile à appréhender dans la discrétion qu’y prennent peine et difficulté. Rien ne s’effondre alentour, tout est maîtrisé, et pourtant tout nous bouscule avec plus de force qu’à l’accoutumée. 

Lentement, j’appréhende mon chemin hors de cette zone entre deux-eaux, le quotidien réinventé, réapproprié. J’avais envie de partager avec vous cette réflexion sur ce pas si mal mais pas si bien, sur la nécessité d’embrasser la peine pour la surmonter mais aussi sur toutes ces petites choses-pilliers qui petit à petit m’aident à me réorienter dans cette nouvelle période. Et j’ai très envie de lire tout ce que vous avez peut-être expérimenté autour de cette question pas tellement abordée. 

Ce qui me donne le sourire quand tu n'es pas là - Distance relationship - Miss Blemish

Ce qui me donne le sourire quand tu n’es pas là

L’odeur de thé du chèvrefeuille sur les haies bordant le dernier morceau de trottoir menant à l’appartement.

Les cours de yoga, comme un rendez-vous que je reprends de moi à moi. Les muscles qui tirent, travaillent, s’échauffent et enfin s’étirent pour mon corps tout entier en fin de séance si léger.

Ouvrir les volets sitôt levée. Parfois prendre le temps de m’étirer, plus souvent filer directement sous l’eau chaude. Préparer un smoothie et commencer la journée devant les vidéos inspirantes de mes youtubeurs préférés.

Les jours à ciel bleu, le retour des abricots et des cerises sur les étals du marché, les rues pleines d’une odeur de vacances.

Noter tout au long de la semaine tout ce que j’aimerais faire avec toi lors de notre prochain week-end.

Manger ensemble le soir parfois face caméra. Raconter la journée écoulée, retrouver ta voix.

Mettre mon rouge à lèvres préféré d’été – le rouge R07 d’Une que j’espère bientôt vous montrer – chaque matin – celui que tu n’aimes pas – et en faire un nouveau rituel tout doux à sourires et journée qui commence bien.

Parler de nos vacances, en septembre, faire des recherches sans fin et nous imaginer déjà au bord de la mer à vélo.

Retrouver ce rituel chaque soir d’avant de dormir prendre dix minutes pour respirer et apprendre à lentement moins faire corps avec mon anxiété. Redonner sa juste place à chaque chose et en particulier celles qui ont tendance à devenir ces temps-ci si grandes et imposantes. Essayer dans le tourbillon de retrouver l’équilibre des périodes moins riches en challenges à relever.

Ce nouveau sac que j’emmène désormais partout avec moi et qui murmure l’été déjà. Sourire de ce petit bonheur-là que donnent les achats-plaisir qui annoncent souvent que de cet objet on ne se séparera pas.

Sortir quelques stations plus tôt lorsqu’il fait beau. Marcher le nez en l’air et profiter de ces quelques instants volés pour recharger les batteries avant de recommencer à travailler.

N’avoir pas réussi à m’empêcher d’écrire. Sourire de la douceur de cette pause de mi-après-midi à l’heure où le soleil dehors tape sur les pavés et où je chéris la fraîcheur gardée par les murs de notre appartement. Sourire de trouver toujours dans l’écriture une ancre légère et apaisante qui me ramène mieux qu’aucune autre à moi. 

Ecrire ces mots, au fil de tous ces bonheurs, dans le métro du matin, du midi, du soir jusqu’à celui qui m’emmène à la gare où tu arrives ce soir…

Ce qui me donne le sourire quand tu n'es pas là - Distance relationship - Miss BlemishCe qui me donne le sourire quand tu n'es pas là - Distance relationship - Miss BlemishCe qui me donne le sourire quand tu n'es pas là - Distance relationship - Miss Blemish

Et vous, vous connaissez cette zone entre deux eaux ? Qu’est-ce qui vous donne le sourire lorsque vous vous y trouvez coincé(e)s ?

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Des sourires et des semaines éparpillées


Des sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss Blemish

Après les semaines travaillées, les nuits courtes et un examen passé, il y a toujours cette période en creux qui demande autre chose que le quotidien, dans le quotidien. Cette semaine n’a donc ressemblé à aucune autre et me laisse, lundi à ma porte, la sensation confuse d’y avoir été mi-absente à ma vie et présente à moi-même, peu sérieuse pour la bonne cause, en retrait et un peu nostalgique. Une semaine où j’ai laissé ma porte ouverte à la douceur, à la lenteur et aux matins qui s’étirent sous les draps jusqu’à l’heure où vraiment, vraiment, il est plus que temps de sauter d’un jean dans la journée. Et ça fait du bien, de temps en temps, de s’accorder une semaine désordonnée.

Plonger – pieds et poings liés au compte des pages – dans ce livre entre drame et romance, Me before you de Jojo Moyes, qui aborde avec beaucoup de sensibilité le handicap. Retrouver le plaisir de ne plus voir passer les trajets de métro, de presque manquer mon arrêt et de ne plus m’arrêter dans ma lecture que contrainte et forcée. Retrouver l’angoisse de finir trop tôt mêlée à l’envie dévorante de découvrir la suite. Sourire de savoir que son adaptation sort fin juin au cinéma. Sourire plus grand encore, le nez dans la bibliographie de l’auteure, de découvrir qu’il existe une suite – After you – qui ne demande qu’à être dévorée cet été.

Allumer la guirlande colorée, m’endormir entre les pages, ouvrir – petit matin – les fenêtres en grand sitôt levée.

Avoir troqué cette semaine les verres de jus d’orange frais pour ce smoothie découvert chez mon amie G. aussi délicieux que simple et rapide à préparer. La recette ? 1 yaourt au soja, 1 banane et 1 kiwi, moulinés à l’aide d’un pied à soupe ou d’un blender (j’utilise pour ma part la première option) 

Dormir tout l’après-midi. 

Marcher de tout là-bas Bastille jusque chez nous, dans la douceur du soir qui tombe après une après-midi remplie de pluie.

Le délice de la pizza à la burrata de East mamma. Sourire aux feuilles entières de basilic frais posées sur les morceaux épais de tomates San Marzano et au goût si singulier de ce fromage particulier à la saveur fumée.

Sourire à chaque fois que je passe devant ma bibliothèque qui porte tous les numéros de Simple Things de savoir mes mots cachés-bien-gardés au creux des pages du dernier.

Des sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss Blemish

Me demander encore une fois s’il existe une recette pour partager « bien » sa joie. Hausser les épaules et sourire. C’est très bien comme ça.

Voir dans la pluie et les jours gris l’occasion d’une demie-saison qui s’étire pour porter tout ce qui d’habitude n’a pas droit à plus qu’une petite poignée de semaines hors des placards.

Voir dans la pluie et les jours gris une très bonne occasion de rajouter des marrons dans la sauce de mon poulet rôti au vin blanc…

Retrouver les pauses dansantes, tous meubles écartés, pieds nus sur le parquet.

Vendredi soir, préparer les pancakes du week-end en écoutant les conseils inspirants et bienveillants dispensés dans le très chouette podcast Being Boss. Sourire d’avoir enfin trouvé mon moment parfait pour l’écouter. 

Glisser au quotidien un peu de nos balades qui me manquent tant. Trouver cette place tellement étrange sans toi dedans.

La joie d’avoir trouvé ce que j’ai envie de dessiner après des années sans n’avoir plus touché crayons et cartons à dessins. Ressortir mes carnets à pages blanches, enregistrer fleurs, lianes et feuilles que je veux apprendre à tracer et me lancer le défi léger de chaque semaine m’exercer à un dessiner type de végétal jusqu’à le maîtriser.

Trinquer à nos deux ans dans ce petit restaurant, puis deux semaines plus tard encore à cette troisième année qui s’ouvre sur nos défis encore plus grands.

La citronnade et le jus framboise-rose-litchi du paradis du fruit.

La magie de la librairie Shakespeare & cie et la douceur de voir l’amoureux prêt, pour qu’on y rentre, à faire avec moi la queue. Rire de le découvrir trop grand pour les petits passages entre les salles, le front tombé nez-à-nez avec le coussin sur une poutre judicieusement placé…

Sautiller d’un pied à l’autre sur le quai, vendredi soir, en égrénant avec lenteur les huit plus longues minutes de toutes celles passées séparés. Sourire de savoir que je te verrai en premier…

Des sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss Blemish

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