Les Sourires de la semaine

Des sourires et des semaines éparpillées


Des sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss Blemish

Après les semaines travaillées, les nuits courtes et un examen passé, il y a toujours cette période en creux qui demande autre chose que le quotidien, dans le quotidien. Cette semaine n’a donc ressemblé à aucune autre et me laisse, lundi à ma porte, la sensation confuse d’y avoir été mi-absente à ma vie et présente à moi-même, peu sérieuse pour la bonne cause, en retrait et un peu nostalgique. Une semaine où j’ai laissé ma porte ouverte à la douceur, à la lenteur et aux matins qui s’étirent sous les draps jusqu’à l’heure où vraiment, vraiment, il est plus que temps de sauter d’un jean dans la journée. Et ça fait du bien, de temps en temps, de s’accorder une semaine désordonnée.

Plonger – pieds et poings liés au compte des pages – dans ce livre entre drame et romance, Me before you de Jojo Moyes, qui aborde avec beaucoup de sensibilité le handicap. Retrouver le plaisir de ne plus voir passer les trajets de métro, de presque manquer mon arrêt et de ne plus m’arrêter dans ma lecture que contrainte et forcée. Retrouver l’angoisse de finir trop tôt mêlée à l’envie dévorante de découvrir la suite. Sourire de savoir que son adaptation sort fin juin au cinéma. Sourire plus grand encore, le nez dans la bibliographie de l’auteure, de découvrir qu’il existe une suite – After you – qui ne demande qu’à être dévorée cet été.

Allumer la guirlande colorée, m’endormir entre les pages, ouvrir – petit matin – les fenêtres en grand sitôt levée.

Avoir troqué cette semaine les verres de jus d’orange frais pour ce smoothie découvert chez mon amie G. aussi délicieux que simple et rapide à préparer. La recette ? 1 yaourt au soja, 1 banane et 1 kiwi, moulinés à l’aide d’un pied à soupe ou d’un blender (j’utilise pour ma part la première option) 

Dormir tout l’après-midi. 

Marcher de tout là-bas Bastille jusque chez nous, dans la douceur du soir qui tombe après une après-midi remplie de pluie.

Le délice de la pizza à la burrata de East mamma. Sourire aux feuilles entières de basilic frais posées sur les morceaux épais de tomates San Marzano et au goût si singulier de ce fromage particulier à la saveur fumée.

Sourire à chaque fois que je passe devant ma bibliothèque qui porte tous les numéros de Simple Things de savoir mes mots cachés-bien-gardés au creux des pages du dernier.

Des sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss Blemish

Me demander encore une fois s’il existe une recette pour partager « bien » sa joie. Hausser les épaules et sourire. C’est très bien comme ça.

Voir dans la pluie et les jours gris l’occasion d’une demie-saison qui s’étire pour porter tout ce qui d’habitude n’a pas droit à plus qu’une petite poignée de semaines hors des placards.

Voir dans la pluie et les jours gris une très bonne occasion de rajouter des marrons dans la sauce de mon poulet rôti au vin blanc…

Retrouver les pauses dansantes, tous meubles écartés, pieds nus sur le parquet.

Vendredi soir, préparer les pancakes du week-end en écoutant les conseils inspirants et bienveillants dispensés dans le très chouette podcast Being Boss. Sourire d’avoir enfin trouvé mon moment parfait pour l’écouter. 

Glisser au quotidien un peu de nos balades qui me manquent tant. Trouver cette place tellement étrange sans toi dedans.

La joie d’avoir trouvé ce que j’ai envie de dessiner après des années sans n’avoir plus touché crayons et cartons à dessins. Ressortir mes carnets à pages blanches, enregistrer fleurs, lianes et feuilles que je veux apprendre à tracer et me lancer le défi léger de chaque semaine m’exercer à un dessiner type de végétal jusqu’à le maîtriser.

Trinquer à nos deux ans dans ce petit restaurant, puis deux semaines plus tard encore à cette troisième année qui s’ouvre sur nos défis encore plus grands.

La citronnade et le jus framboise-rose-litchi du paradis du fruit.

La magie de la librairie Shakespeare & cie et la douceur de voir l’amoureux prêt, pour qu’on y rentre, à faire avec moi la queue. Rire de le découvrir trop grand pour les petits passages entre les salles, le front tombé nez-à-nez avec le coussin sur une poutre judicieusement placé…

Sautiller d’un pied à l’autre sur le quai, vendredi soir, en égrénant avec lenteur les huit plus longues minutes de toutes celles passées séparés. Sourire de savoir que je te verrai en premier…

Des sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss BlemishDes sourires et des semaines éparpillées - Slow lifestyle - Miss Blemish

Laisser un commentaire - 15

Doux comme des sourires de printemps


Doux comme des sourires de printemps - Slow lifestyle - Miss Blemish

Sourire ces baskets à mes pieds d’avoir écouté l’amoureux me disant « vas-y prends-les ! » après m’en avoir tant et tant entendue parler. J’ai sauté le pas, je me suis stan smith-isée et je les aime tant que je rechignerais presque à les enlever pour me coucher !

« Qu’est-ce que tu veux faire ce week-end, je veux dire, à part aller à Cabourg ?  » et s’embrasser dimanche au bord de la mer, sur la digue qui longe la plage de Cabourg.

Avec les températures qui radoucissent, porter enfin cette jolie veste achetée lorsque l’hiver ne semblait plus vouloir s’arrêter.

Danser jusqu’à en avoir le souffle coupé. Parler avec les mains sans s’arrêter. 

Manger de la tarte aux poires debout dans la cuisine baignée par le soleil des premiers beaux jours de printemps, discuter jusqu’à presque l’heure d’y aller passée avec ma maman.

Faire des crêpes pour fêter cette première soirée partagée.

Acheter du linge de maison, comme les « grands ». Rêver de ce miroir rond bientôt suspendu dans mon salon.

Profiter de ces quelques instants où les rayons viennent trouver les garde-corps en fer forgé et les impriment sur le parquet de l’appartement pour prendre ces photos ensoleillées que j’aime tant.

Emprunter dans le train du retour les écouteurs de l’amoureux pour méditer et rire quinze minutes plus tard ensemble en découvrant que pour toute séance en pleine conscience c’est une sieste que j’ai faite !

Vos petits mots qui rythment ma journée de sourires et bonnes astuces à noter.

Doux comme des sourires de printemps - Slow lifestyle - Miss Blemish

Paris juste après la pluie.

Les odeurs délicieuses sur le chemin du midi de la rôtisserie d’à-côté.

La douceur des matins à ciel bleu-rose qui effacent dans un sourire la fatigue des nuits les plus courtes.

Retrouver le plaisir de cocher des cases et lister mes impératifs. Dans cette nouvelle habitude du lundi matin, arriver mieux, peu à peu, à donner à mon temps du relief pour m’y accrocher là où si souvent il glisse entre mes mains.

* Au sujet du temps qui glisse, cette semaine je vous livre sur le joli webzine Saxe – pour lequel j’aime tant écrire – mes astuces pour allier douceur à efficacité lorsque l’on travaille chez soi *

Le bruit épars des voix mêlées et des éclats lorsque depuis la cuisine je prépare le guacamole – point fixe de nos soirées partagées.

Le goût retrouvé des chips à la crevette.

Ce sentiment trouble, heureux et confus que laissent certains rêves et que l’on tente – sans jamais y arriver – de retrouver durant le sommeil qu’il nous reste à grapiller. Cette difficulté à retrouver la trame exacte une fois éveillés alors que le sentiment lui reste indélébile, aussi fort que le chagrin de l’avoir perdu.

Serrer contre moi très fort ces trois semaines qu’il nous reste à partager tout en entier et fermer les yeux sur celles d’après.

Les très bons burgers de l’atelier du burger à Caen. J’ai goûté sourire aux lèvres la version barbecue – boeuf, bacon, fromage à raclette, salades mélangées, tomates confites, oignons – dont aucun des ingrédients ne m’a donné envie de dire « sans ».

Doux comme des sourires de printemps - Slow lifestyle - Miss Blemish

Profiter des jours qui rallongent pour commencer à renouer avec nos ballades du soir qui l’an dernier joignaient nos deux appartements. Sourire à la perspective des pique-niques bientôt sur les quais ensoleillés.

La nostalgie douce de certains détails. Les verres de sirop au cassis des après-midis partagés avec mon arrière-grand-mère. Les salades d’été dans ce petit appartement que nous partagions l’an dernier. Nos premières soirées dans ce qui s’est le plus apparenté à un chez nous.

Sourire à l’idée d’avoir bientôt une très bonne raison de m’envoler vers les Pays-Bas.

Relever les yeux toujours entre ces deux stations qui encadrent la seine.

L’odeur très douce de la crème de Miel aux milles vertus, dont c’est au tube de se voir détourné dans cette grande entreprise qu’est « désencombrer ».

Voir l’appartement se transformer en une joyeuse auberge espagnole le temps d’une courte semaine.

Le délice du duo crème de marrons / chantilly.

La cohue des conversations mélangées-partagées jusque trop tard qui ont le pouvoir de nous faire oublier combien l’on est fatigués.

Ce hasard qui frappe bien des matins de se retrouver avec cette amie dans le même wagon du même métro.

Initier avec patience et douceur certains gestes oubliés, se savoir tout près de grands changements sans aucun autre choix que d’avancer vers eux. Lister tous ces petits bonheurs qui pourront venir s’y loger : un peu plus de temps entre soi et soi, la joie des retrouvailles, la découverte de nouvelles villes, tout pareil mais autrement.

Doux comme des sourires de printemps - Slow lifestyle - Miss Blemish

Et vous, quels sourires ont pavé les dernières semaines passées de votre côté ?

Laisser un commentaire - 12

Des livres, des sourires et de la crème de marron


Des livres, des sourires et de la crème de marron - Lifestyle - Miss Blemish

Trouver en rentrant des petits mots glissés sur mon clavier qui disent Je t’aime, ne m’attends pas et autant de clins d’oeil pour patienter sourire aux lèvres jusque là.

Marcher dans Paris, d’Opéra à la Tour Eiffel, sourire de nos bouches à nuages, première soirée en famille des vacances.

Se donner rendez-vous sur le quai du métro à l’intersection de nos deux lignes pour se retrouver un rien plus tôt, juste pour le plaisir de faire le chemin du retour ensemble.

Sur le Pont-Neuf « Regarde, la tour Eiffel scintille ! » et rester là à la regarder jusqu’à ce qu’elle s’arrête de clignoter

Marcher la nuit tombée jusqu’à ce petit restaurant à la décoration si jolie et qui – cerise sur le gâteau – propose des burgers avec des buns sans gluten : Loulou Friendly Diner (90 Boulevard Saint Germain, dans le Vième)

Faire du guacamole mon ketchup… et l’inviter bien plus souvent dans mes petits plats.

Sentir son regard aimant dans la pénombre du théâtre – siège d’à côté -alors que je ris sans pouvoir m’arrêter.

Découvrir la douceur sucrée du Mont Blanc d’Angelina et émerveillée, la manière dont le thé qui porte le même nom arrive à singer ce goût si particulier du Marron glacé.

Devenir éperduement reconnaissante des biscuits à meringue en tous genres qui me permettent de craquer sans gluten dans mes salons de thés préférés.

Les petits plats de ma maman, les repas de petits qui sont toujours aussi délicieux devenus grands, les pommes de terre sautées en tout premier.

Contre les matins qui râlent brandir en grand la gratitude et énumérer sous la pluie tout ce qui ne la rend pas si terrible  cette journée finalement.

Partager des tapas et trinquer avec du vin californien à nos retrouvailles.

Le Pad Thai de Mme Shawn

Déambuler émerveillée dans les allées du bon marché – l’épicerie en est ma partie préférée.

Mettre des graines de courge et de tournesol grillées partout.

La douceur de ces jours-là où l’on se surprend sourire aux lèvres face au reflet que nous tend le miroir.

S’embrasser au cinéma.

Les images de New York du film Célibataire mode d’emploi et le petit plaisir de retrouver Dakota Johnson au cinéma.

Passer tout mon samedi au lit à lire et à écrire.

Se retrouver nous quatre loin du travail – même s’il s’invite à table – et profiter d’une vraie soirée entre amies bien méritée.

Entrer enfin de jour dans cette boutique posée sur le chemin de nos retours nocturnes du cinéma.

Des témoignages de confiance aussi doux qu’un plaid qu’on enroulerait sur mes épaules. Des qui me font peur de décevoir, de ne pas être à la hauteur mais me gardent aussi d’excitation et d’envie de bien faire, d’explorer, d’écrire, de créer une partie de la nuit éveillée.

Remonter mes archives pour construire mains tremblantes ce petit texte qu’il me tient tant à coeur de truffer de sourires et de petits hochements de tête chez vous qui le lirez…

Un tapis de yoga tout mou, tout doux et une pile de livres grande « comme ça ».

Reprendre le yoga – ça tire tire tire – et me récompenser d’un chai latte mousseux à souhait et d’une petite heure passée à lire et le siroter sur la terrasse ensoleillée de ce petit café.

Sur mon chemin croiser pêle-mêle l’odeur des fraises, des fleurs blanches dans les pots verts garnis du fleuriste, de la rôtisserie et de ses délicieuses frites rôties.

Les jours qui rallongent, le ciel qui trouve de plus en plus souvent à s’éclaircir. Cueillir chaque rayon sourire aux lèvres et au creux du coeur des poignées de mercis. Le gris m’a abîmée cette année.

Retrouver le plaisir défait d’angoisse de déambuler en quête de mots entre les étagères des librairies.

Le livre inspirant de Garance Doré Love x Style x Life où l’on retrouve sa plume que j’aime tant dans ses billets humeurs, 200 pages durant.

Et puis les livres qui dévorent de Delphine de Vigan. Des qui empêchent la vie alentour de s’imposer contre les pages tournées, des qui nous absorbent, nous laissent désoeuvrés tant que le dernier mot n’a pas été dévoilé. Des deux qui se suivent, Rien ne s’oppose à la nuit et d’après une histoire vraie, c’est le second – là où le premier m’avait tout autant enchaînée à ses pages – qui a trouvé le plus d’écho et m’a donné envie de le relire à la lumière de ma théorie sur cette L. mystérieuse dont il est question tout du long. Vous les avez lus ? Je serais curieuse de connaître votre avis sur eux…  

*

Et vous, qu’est-ce qui vous a fait sourire ces derniers temps ?

Laisser un commentaire - 13