Les Sourires de la semaine

Et sourire à octobre qui tangue


Et sourire à octobre qui tangue - Slow lifestyle - Miss Blemish

Dans la boîte aux lettres des vacances s’est glissé un petit livre doux et coloré que j’ai englouti de lundi à mardi, rompant toutes ses règles tacites contre ce besoin des débuts d’année éparpillés de réussir à commencer et finir d’un trait quelque chose. Se remettre en mouvement après les périodes suspendues, faire le premier pas, est toujours la partie de la reprise que je trouve la plus dure alors au fil du temps je me suis constitué une longue liste d’alliés vers qui il est facile de me tourner. Et s’il en est plein pour m’aider à reprendre pied avec les impératifs un peu rébarbatifs du quotidien, magazines et livres bonbons prêts à être lus ou relus d’une traite, sans interruption, sont responsables depuis longtemps des retrouvailles avec continuité et concentration dans mon travail.

Ce petit carnet de gratitude écrit par Anne-Solange Tardy et si joliement illustré par Marie Bretin* – que j’ai lu comme il ne se lisait pas – a réussi ce très grand défi des périodes en demi-teinte de ramener tout au centre tout ce qu’il y a de doux, joli et chanceux-merveilleux dans ma vie et surtout l’envie d’y prêter activement attention chaque jour. Alors c’est tout naturellement que je reviens ici avec des sourires et un défi : celui de terminer et commencer chaque journée par quelques pensées vers tout ce qui a été doux dans notre journée. Que cela soit infime ou magnifique, petit ou grand (car le bonheur souvent n’a rien de grandiloquent).

*

Retrouver la douceur des écharpes plaids qui de dehors en dedans quittent nez-bouche-cou pour m’entourer tout en entier où que je sois.

Sourire au ciel encore bleu, à la lumière d’automne et aux feuilles rousses qui chatouillent de couleur le gris de la ville.

Enfiler mercredi cette robe offerte par l’amoureux.

Recevoir en rougissant un chouette cadeau et écouter ces histoires d’outre-atlantique mêlant van et grands espaces autour de la table des retrouvailles.

Passer toute une après-midi en cuisine, un podcast en fond sonore couvrant à peine le bruit de l’eau qui bruisse, des ustensiles qui s’activent et de l’huile qui crépite. Goûter au petit plaisir d’avoir au bout des doigts cette odeur d’italie qui mêle échalote à huile d’olive.

Ressortir des tiroirs les bougies qui sentent le biscuit.

Croiser dans ma rue cet ami d’enfance comme cela nous l’est déjà arrivé mille fois, dans d’autres villes que celle-là. Sourire de tous ces heureux hasards qui font nos chemins se croiser.

Tenir entre mes mains pour la première fois la responsabilité de gardien du souvenir qui incombe aux photographes. Sourire et trembler.

Décider à 17 heures qu’il est l’heure des pancakes, du sirop d’érable et du thé parfumé – mon chouchou du moment est un thé noir qui sent la vanille et la noisette : Ronde d’automne de la route des arômes (petite boutique Lyonnaise). Se régaler en refaisant le monde, gommer le gris de la journée.

Découvrir à quel point la framboise et la lavande se marient bien dans le très chouette bar à cocktail Le distrait métro Bonne nouvelle.

Sourire de l’odeur douce de lessive qui règne dans l’appartement dans cette période post-vacances où tous les jours une nouvelle fournée de linge fraîchement lavé vient trouver sa place sur l’étendage.

Au courrier des vacances trouver le dernier Simple Things et de jolis livres n’attendant qu’à être dévorés les dimanches de pluie. Sourire d’accueillir de nouveaux amis.

Manger les dernières glaces de l’année, retrouver les petits-déjeuners de roi du dimanche partagés. Ceux qui prennent le temps de savourer, rire et danser.

Écouter cette chanson jusqu’aux paroles murmurées-imprimées

Accueillir l’élan plein d’envies et de renouveau que porte très haut septembre-octobre et trier, ranger, donner, jeter, alléger. Donner à cet intérieur que j’apprends encore à apprivoiser dans tous ses manques qui me renvoient à son absence un peu plus de douceur. Et ressortir mes chaussons tous doux des temps froids.

Sourire à chaque fleuristerie bien remplie, souvent exigue, pleine d’histoires sûrement tues.

Retrouver mon sac camel d’hiver et mes collants épais.

Ouvrir très grand la fenêtre de la cuisine végétarienne et retrouver le plaisir intact d’apprendre nouvelles techniques et saveurs comme la fierté d’avoir envie de me tenir vraiment à ce que je considérais jusque là comme un défi trop grand pour moi.

Sur les explications de Solange, commencer mon premier Bullet Journal : remplir octobre de rendez-vous de moi à toi, de moi à moi.

Écrire des listes d’envies pleines de livres.

Sur le chemin du métro, petit matin, terminer la liste entreprise lumière éteinte entre les draps juste avant de dormir, de toutes les petites choses ayant fait sourire la veille. Leur redonner avec humilité, le coeur lourd avide de légèreté, cette place qu’elles ne devraient jamais perdre au profit des soucis qui pourtant viennent si souvent les masquer. Sourire de cette habitude comme milles autres qui ne s’acquièrent jamais vraiment mais demandent pour s’ancrer dans nos vies d’être toujours régulièrement nourries et tous les jours un peu choisies.

Pumpkin waffles, lactose et gluten free - Cuisine saine - New York - Miss Blemish

Et pour encore plus de sourires d’automne jusqu’au prochain article ici, rendez-vous par là :

Ce que j’aime en automne (vendredi)
Petits plaisirs de rentrée sur Le journal de Saxe (samedi)
L’organisateur d’automne (et la liste de bonheurs à y glisser) par May (dimanche)
Et Milles idées pour cet automne par Ninon (lundi)

Plutôt chouette comme programme, n’est-ce pas ? Et vous, quels petits bonheurs vous ont fait sourire depuis octobre ?

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Mes petits bonheurs | Simple Things


Mes petits bonheurs | Simple Things - Miss Blemish

Ce printemps j’ai reçu un de ces mails dont la lecture fait boum boum, un de ceux que l’on lit plusieurs fois en se frottant les yeux pour être sûre que l’on ne rêve pas et que l’on garde précieusement contre soi un temps avant de partager sa joie. Un de ceux qui fait trembler aussi, un peu, avec en écho tout au fond de soi la question à vertige :  « tu es sûre que tu y arriveras ? ». Mais ça, je l’ai bien compris maintenant, c’est la question des plus grandes chances, celles qui méritent le plus un grand « oui ! » envers et contre toutes nos insécurités, nos doutes et nos « jamais je ne pourrais y arriver ». Alors j’ai fermé les yeux, croisé les doigts très fort et saisi en essayant de moins trembler cette chance insensée d’écrire le court texte qui clôturerait le numéro entre printemps et été de Simple Things.

Avant de me lancer face au clavier je me suis laissé le temps d’être un peu plus prête, un peu plus sûre et un peu plus pressée par l’échéance. Je me suis laissé le temps des mots posés dans le désordre, des phrases qui éclaboussent le milieu de journée et que l’on note, pressé, dans la foulée. Je me suis laissé le temps des ratures et du rythme qui finit par s’ancrer à force de relectures, la litanie décryptée, apprivoisée, prête à être modelée. Je me suis laissé le temps de réaliser encore une fois  – mais c’est un savoir que je ne garde jamais très longtemps et que je réapprends constamment – qu’on n’est jamais tout à fait prêt, jamais tout à fait sûr et tout texte jamais tout à fait parfait. Qu’il y a toujours la place pour mieux même au moment où l’on clique sur envoyer, même l’échéance arrivée mais qu’il y a aussi beaucoup de douceur dans les formules qui, frêles, semblent trembler encore même bien ancrées sur le papier. Ce texte en est plein.

Là où la magie opère c’est lorsque deux mois plus tard imprimé entre mes mains, tous ces instants dépeints n’ont rien perdu de leur sens. C’est la magie de tous pleins d’essais, de ratures et de journées ayant chacune connu leurs lots de mots et de tournure rafistolées, bricolées jusqu’à mon sourire satisfait. C’est la magie du processus qui long, lent et hésitant mène à trouver de milles essais peu à peu sa voie dans sa voix. Sa manière unique de combiner les mots pour qu’ils nous expriment sans ratés ni à peu près. Non pas parfait mais accordé, fidèle à soi. C’est tout ce chemin-là qui pour moi illustre pourquoi aux « tu écriras/dessineras/chanteras/composeras/essayeras/photographieras/te lanceras plus tard » il vaut mieux préférer – mille fois – l’un peu tous les jours, l’un peu tout le temps nourrissant le processus sans jamais le laisser s’endormir ni dépérir même si rien n’est fulgurant. Et qui finit par porter ses fruits, quelle que soit notre échelle et la portée de nos envies.

Mes petits bonheurs | Simple Things - Miss Blemish

Mes petits bonheurs

Pied-de-nez à nos idéaux grands-grands-grands, le bonheur de tout-au-creux – fragile et précieux – s’aime petit et éparpillé, logé-bien-caché dans les milles sourires de nos quotidiens chargés. Autant de détails et d’instants qui ne requièrent – pour s’apprivoiser – aucun autre savoir-faire que des yeux grands ouverts. 

Parmi mes préférés on peut trouver l’odeur précieusement gardée du café moulu au creux de ce pot blanc cassé et celle mêlée des draps frais et du pain grillé. Mon sourire – petit matin – au rose pâle du ciel nimbant les toits ardoises, les journées grises oubliées. Les premières fraises de l’année, le goût très doux de la fleur d’oranger mêlée au miel dans un peu d’eau chauffée ou l’odeur de brioche sucrée qui s’échappe de la boulangerie voisine durant la matinée. Les jours qui grimpent enfin, soleil sur le parquet, persiennes imprimées de lumière sur les murs et le bleu encore clair du ciel de mai. Le plaisir de comploter une surprise, la joie d’attendre un train sur le quai – sourire aux lèvres et pointe des pieds – et la promesse tout bas que contiennent ces billets pour là-bas. Les « Je t’aime » chuchotés dans la nuit et la première bouchée de tarte au citron meringuée, égalité. La sensation grisante de liberté – vendredi soir -, la légèreté de deux verres tintant à la joie d’être ensemble, le bruit des allumettes qui craquent et la lumière douce des bougies chatouillant la pénombre. La mélodie qu’on chantonne toute la journée sans y penser et cette chanson qu’on écoute en boucle sans s’en lasser, les sourires partagés et les après-midi passées à la terrasse ensoleillée d’un café à lire, écrire, rêver…

L’assurance douce enfin, qu’il se cache dans chaque nouvelle journée autant de sourires à cueillir et savourer.

Et vous, vous préférez « l’un peu tous les jours » ou « le tout d’un coup » ?

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Sourires d’hiver, petits bonheurs de janvier


Sourires d'hiver, petits bonheurs de janvier - Slow life - Miss Blemish

Les rires dans la rue après les étincelles dans le ciel, minuit sonne.

Découvrir le chalet qui nous accueillera une semaine durant et a tout d’une maison de roman à l’heure où son salon est baigné dans la lumière du soleil qui lentement descend derrière les cimes. 

Le froid qui ne pique que les joues et le nez – le corps savamment emmitouflé – les balades de fin du jour.

La buée sur les lunettes et les joues rouges sitôts rentrés.

Sur les crêpes qui dorent encore, laisser fondre et se mêler fromage de chèvre et miel coulant. Se régaler… 

Méditer sur le canapé, un plaid tout doux sur les genoux, les montagnes à travers la fenêtre à croisillons et le ronron de la chaudière comme seul bruit de fond sur lequel poser ma respiration.

Cuisiner tous ensemble, boire du bon vin et jouer de toute notre mauvaise foi souriante aux cartes.

Balades photos solitaires, respirer l’air froid, sourire, faire les réglages, prendre une photo dix fois, et sourires des angles ouverts en faisant le chemin à l’envers.

Mains rouges sur neige blanche, confidences au milieu du silence.

Se réchauffer de gros mugs rempli à ras bord du thé vert délicieux « 1, 2, 3 nous irons aux bois » de Dammann.

Manger la toute à fait meilleure fondue de ma vie, une qui ne connaît pas de vin blanc surnageant mais qu’une seule phase onctueuse, délicieuse et mmmmmmhhh on retourne à la montagne ? – la recette, ça vous intéresse ? 

21 heures, Paris pluvieux, passer les portes d’un McDo – jambes engourdies par le trajet – pour ne pas se quitter encore et éloigner un peu la nostalgie. 

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Le petit plaisir par ces temps froids de s’emmitoufler au creux d’une balade dans l’odeur (et la saveur) du café Mocha de Starbucks. La seule boisson dans laquelle mmmhh j’aime le café. 

The Logical Song, Supertramp.

Profiter des révisions qui ne connaissent pas les dimanches chômés pour réserver une jolie paires des Jacks de Sezane. Les attendre sourire aux lèvres pour la mi-février…

Se balader tout le week-end dans Paris. S’embrasser sur les pavés. Rire. Recommencer.

Laisser couler le chocolat noir fondu dans le lait qui mousse.

Pour la première fois, oser rentrer dans une boutique American Vintage devant les publicités desquelles mes yeux brillent depuis des années et y trouver le pull gris le plus oversize, moelleux, chaud et parfait de toute ma collection de pulls gris.

L’assortir du rouge à lèvre rouge foncé « Red Velvet » – Party Proof de ModelCo.

Fêter nos retrouvailles de bisous dans le cou, de pad thaï et des mangues moelleuses du petit restaurant thaïlandais à deux pas…

Penser aux petites attentions à fomenter pour le 14 février (il y en a une jolie liste par ici – et de jolis bons à imprimer par là)

S’arrêter devant les fleuristes, sourire du parfum discret des tulipes.

Avoir pour nouveau mantra « l’argent que l’on dépense dans les livres ne compte pas ».

Manger des crêpes au petit-déjeuner…

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Découvrir des délices rimant avec jus de pomme chaud infusé de cannelle, de vanille et de beaucoup d’amour au moment de trinquer.

Reprendre le chemin de l’ancien appartement, dire dans les couloirs que l’odeur a imperceptiblement changé, s’embrasser toujours lorsque nos pas croisent ceux de la salle où l’on s’est rencontrés.

Cacher des petits mots dans son ordinateur. En trouver sur mon bureau au moment de rentrer.

Refaire le monde autour des burgers végé et sans gluten d’Hank avec Mély

Pour deux jours trop courts, rejoindre la mer, aller au cinéma, se balader sur le sable, se laisser décoiffer par le vent iodé. Savourer ces instants partagés en famille.

Le riz au lait, à la vanille et au caramel de sa Mamy.

Se laisser porter par les petits bonheurs des temps d’après à liberté retrouvée. Me laisser du temps pour retomber sur mes pieds. Cueillir l’inspiration partout où elle naît.

Passer par la boulangerie avant de rentrer, choisir son dessert préféré. 

Adventure of a Lifetime, Coldplay.

Glisser un peu d’eau de fleur d’oranger dans tout et n’importe quoi…

Boire des smoothies à la mangue chez Cojean, en amoureux comme entre amies

Ce pincement au coeur d’avoir compris sans comprendre le jeu du temps. Aimer, sourire, rire, être heureux, tenir la main de ceux qu’on aime : c’est maintenant.

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Et vous, quels ont été vos petits et grands bonheurs de janvier ?

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