Les Sourires de la semaine

Accueillir décembre en souriant


Accueillir décembre en souriant - Slow lifestyle - Miss Blemish
Entendre résonner dans les étages de Beaugrenelle les classiques de Disney interprétés par un orchestre d’enfants. S’approcher des balustrades, glisser dans les bras de l’amoureux et nous arrêter le temps de les écouter.  

 

Découvrir le quartier qui s’étire autour de la station Fille du calvaire tout au bord du marais et tomber amoureuse de ses petites rues, marchés en plein air, vitrines blanches-dorées et librairies enchantées. Avoir envie de m’arrêter à chaque boutique/terrasse/café. 

Craquer pour le livre de cuisine Deliciously Ella dans les rayons de nature et découvertes. Noël avant Noël, cuisiner pendant deux heures sitôt rentrée ! 

 

Sautiller dans le froid en attendant avec l’amoureux notre tour de rentrer dans l’appartement Sezane transformé pour les fêtes en village de Noël lumineux, rouge et doré. Lui dire et re-dire combien il est un amoureux parfait d’attendre ainsi avec moi dans le froid.

 

La couleur chambray-bleue avec mes cheveux roux. Le vieux rose avec mes cheveux roux. Craquer pour la chemise Boy couleur terre de la collection de Noël et croiser les doigts pour que celle couleur Chambray revienne vite-vite-vite dans une prochaine collection.  

 

Le plaisir de se balader malgré la nuit tombée dans Paris illuminée la journée encore loin d’être terminée. 

 

Manger un brunch gargantuesque de retrouvailles et boire du thé à la terrasse ensoleillée d’un petit café. 

 

Sourire à l’idée de faire plaisir. 

 

Récompense après deux jours passés en concours blancs, partager avec l’amoureux citronnades parfumées et pizzas délicieuses sans gluten du Big love Caffe. 

 

L’emballage nounours des galeries Lafayette pour les fêtes. 

 

Sourire en rangeant les cadeaux de Noël terminés/emballés, trépigner d’impatience de les poser au pied du sapin. 

 

Me réveiller chaque matin avec un petit mot de l’amoureux. 

 

Dédier une après-midi à l’installation dudit sapin et préparer un grand saladier de pâte à crêpes pour fêter l’avent bel et bien arrivé. Sourire à cette douce odeur de vanille et de fleur d’oranger.  

 

Re-re-regarder Orgueil et préjugés, les 6 épisodes d’une traite et en entier. 

 

Partager un calendrier de l’avent à trois amies et chaque jour attendre impatiemment de recevoir la photo du présent du jour remis à celle qui saura le mieux l’apprécier. Nous sommes le 8 et jusqu’à présent aucun raté. 

 

Programmer un-deux-trois-quatre repas de Noël partagés avant l’heure avec celles et ceux qui ne seront pas avec nous le 24 ni le 25.

 

De vous écrire, laisser un peu trop roussir quelques crêpes abandonnées à la poêle. 

 

Avoir rendez-vous à chacune de mes pauses déjeuner avec la suite des aventures de Rory et Lorelai Gilmore. 

 

Accrocher dans le salon la couronne de fleur en tissus cette année entièrement de blanc vêtue et parsemer le salon de lampions – pot en verre transparent et bougie chauffe plat – pour recréer un peu de la luminosité des soirées passées près d’une cheminée. 

 

Laver une longue journée par 1h30 de yoga dans le studio plongé dans une demie-obscurité. Sourire aux muscles qui tirent et grincent mais laissent le corps tout léger (et au creux du coeur un doux sentiment d’accomplissement). 

 

La tartelette pomme-coing-pâte au sarrasin d’Eric Kayser juste avant d’embarquer. 

 

Écrire à nouveau quelques mots pour l’un de mes magazines préférés et cette fois-ci, un peu moins trembler. 

 

Sentir le salon lentement se colorer de la douce odeur des épines du sapin. 

 

La liberté de marcher pied nus sans pieds gelés, la magie du chauffage au sol retrouvée. 

 

Attendre des mails à sourire, trépigner d’impatience et ouvrir 15 969 fois par jour ma boîte de réception. 

 

La pâte à pizza sans gluten de ma maman pour moi.  

 

Les doux rendez-vous quotidiens donnés par Anne-Solange cette semaine autour de la gratitude. Ses courtes vidéos partagées chaque midi en direct sur sa page Facebook me donnent depuis lundi le sourire à tous les coups (et l’envie de dire Merci encore plus, encore plus souvent, silencieusement comme aux personnes qui rendent ma vie plus douce et plus jolie) 

 

Composer ma pile à lire d’hiver sourire aux lèvres mêlant livres qui attendent d’être dévorés à ceux que vous m’avez conseillés (je la partage bientôt ici). 

 

Programmer des soirées pâte à sel, sablés et douceurs à confectionner pour profiter pleinement de l’avent (et faire quelques cadeaux un peu différents). Je partagerai avec vous les DIY les plus probants :) 

 

Commencer la journée par un grand verre de ginger beer et 10 minutes de méditation. C’est presque rien et pourtant cela change presque tout au quotidien. 

 

Faire durer la lecture du dernier numéro de Simple things extrêmement doux et coordonné à cette période de l’année. Avoir envie de me téléporter dans chaque dossier vers ces grandes pièces lumineuses, remplies de verdure et souvent toutes proches de la nature. 

 

Accueillir décembre en souriant - Slow lifestyle - Miss Blemish

Et vous, quels sourires ont bercé les semaines qui viennent de s’écouler ?

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Et sourire à octobre qui tangue


Et sourire à octobre qui tangue - Slow lifestyle - Miss Blemish

Dans la boîte aux lettres des vacances s’est glissé un petit livre doux et coloré que j’ai englouti de lundi à mardi, rompant toutes ses règles tacites contre ce besoin des débuts d’année éparpillés de réussir à commencer et finir d’un trait quelque chose. Se remettre en mouvement après les périodes suspendues, faire le premier pas, est toujours la partie de la reprise que je trouve la plus dure alors au fil du temps je me suis constitué une longue liste d’alliés vers qui il est facile de me tourner. Et s’il en est plein pour m’aider à reprendre pied avec les impératifs un peu rébarbatifs du quotidien, magazines et livres bonbons prêts à être lus ou relus d’une traite, sans interruption, sont responsables depuis longtemps des retrouvailles avec continuité et concentration dans mon travail.

Ce petit carnet de gratitude écrit par Anne-Solange Tardy et si joliement illustré par Marie Bretin* – que j’ai lu comme il ne se lisait pas – a réussi ce très grand défi des périodes en demi-teinte de ramener tout au centre tout ce qu’il y a de doux, joli et chanceux-merveilleux dans ma vie et surtout l’envie d’y prêter activement attention chaque jour. Alors c’est tout naturellement que je reviens ici avec des sourires et un défi : celui de terminer et commencer chaque journée par quelques pensées vers tout ce qui a été doux dans notre journée. Que cela soit infime ou magnifique, petit ou grand (car le bonheur souvent n’a rien de grandiloquent).

*

Retrouver la douceur des écharpes plaids qui de dehors en dedans quittent nez-bouche-cou pour m’entourer tout en entier où que je sois.

Sourire au ciel encore bleu, à la lumière d’automne et aux feuilles rousses qui chatouillent de couleur le gris de la ville.

Enfiler mercredi cette robe offerte par l’amoureux.

Recevoir en rougissant un chouette cadeau et écouter ces histoires d’outre-atlantique mêlant van et grands espaces autour de la table des retrouvailles.

Passer toute une après-midi en cuisine, un podcast en fond sonore couvrant à peine le bruit de l’eau qui bruisse, des ustensiles qui s’activent et de l’huile qui crépite. Goûter au petit plaisir d’avoir au bout des doigts cette odeur d’italie qui mêle échalote à huile d’olive.

Ressortir des tiroirs les bougies qui sentent le biscuit.

Croiser dans ma rue cet ami d’enfance comme cela nous l’est déjà arrivé mille fois, dans d’autres villes que celle-là. Sourire de tous ces heureux hasards qui font nos chemins se croiser.

Tenir entre mes mains pour la première fois la responsabilité de gardien du souvenir qui incombe aux photographes. Sourire et trembler.

Décider à 17 heures qu’il est l’heure des pancakes, du sirop d’érable et du thé parfumé – mon chouchou du moment est un thé noir qui sent la vanille et la noisette : Ronde d’automne de la route des arômes (petite boutique Lyonnaise). Se régaler en refaisant le monde, gommer le gris de la journée.

Découvrir à quel point la framboise et la lavande se marient bien dans le très chouette bar à cocktail Le distrait métro Bonne nouvelle.

Sourire de l’odeur douce de lessive qui règne dans l’appartement dans cette période post-vacances où tous les jours une nouvelle fournée de linge fraîchement lavé vient trouver sa place sur l’étendage.

Au courrier des vacances trouver le dernier Simple Things et de jolis livres n’attendant qu’à être dévorés les dimanches de pluie. Sourire d’accueillir de nouveaux amis.

Manger les dernières glaces de l’année, retrouver les petits-déjeuners de roi du dimanche partagés. Ceux qui prennent le temps de savourer, rire et danser.

Écouter cette chanson jusqu’aux paroles murmurées-imprimées

Accueillir l’élan plein d’envies et de renouveau que porte très haut septembre-octobre et trier, ranger, donner, jeter, alléger. Donner à cet intérieur que j’apprends encore à apprivoiser dans tous ses manques qui me renvoient à son absence un peu plus de douceur. Et ressortir mes chaussons tous doux des temps froids.

Sourire à chaque fleuristerie bien remplie, souvent exigue, pleine d’histoires sûrement tues.

Retrouver mon sac camel d’hiver et mes collants épais.

Ouvrir très grand la fenêtre de la cuisine végétarienne et retrouver le plaisir intact d’apprendre nouvelles techniques et saveurs comme la fierté d’avoir envie de me tenir vraiment à ce que je considérais jusque là comme un défi trop grand pour moi.

Sur les explications de Solange, commencer mon premier Bullet Journal : remplir octobre de rendez-vous de moi à toi, de moi à moi.

Écrire des listes d’envies pleines de livres.

Sur le chemin du métro, petit matin, terminer la liste entreprise lumière éteinte entre les draps juste avant de dormir, de toutes les petites choses ayant fait sourire la veille. Leur redonner avec humilité, le coeur lourd avide de légèreté, cette place qu’elles ne devraient jamais perdre au profit des soucis qui pourtant viennent si souvent les masquer. Sourire de cette habitude comme milles autres qui ne s’acquièrent jamais vraiment mais demandent pour s’ancrer dans nos vies d’être toujours régulièrement nourries et tous les jours un peu choisies.

Pumpkin waffles, lactose et gluten free - Cuisine saine - New York - Miss Blemish

Et pour encore plus de sourires d’automne jusqu’au prochain article ici, rendez-vous par là :

Ce que j’aime en automne (vendredi)
Petits plaisirs de rentrée sur Le journal de Saxe (samedi)
L’organisateur d’automne (et la liste de bonheurs à y glisser) par May (dimanche)
Et Milles idées pour cet automne par Ninon (lundi)

Plutôt chouette comme programme, n’est-ce pas ? Et vous, quels petits bonheurs vous ont fait sourire depuis octobre ?

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Mes petits bonheurs | Simple Things


Mes petits bonheurs | Simple Things - Miss Blemish

Ce printemps j’ai reçu un de ces mails dont la lecture fait boum boum, un de ceux que l’on lit plusieurs fois en se frottant les yeux pour être sûre que l’on ne rêve pas et que l’on garde précieusement contre soi un temps avant de partager sa joie. Un de ceux qui fait trembler aussi, un peu, avec en écho tout au fond de soi la question à vertige :  « tu es sûre que tu y arriveras ? ». Mais ça, je l’ai bien compris maintenant, c’est la question des plus grandes chances, celles qui méritent le plus un grand « oui ! » envers et contre toutes nos insécurités, nos doutes et nos « jamais je ne pourrais y arriver ». Alors j’ai fermé les yeux, croisé les doigts très fort et saisi en essayant de moins trembler cette chance insensée d’écrire le court texte qui clôturerait le numéro entre printemps et été de Simple Things.

Avant de me lancer face au clavier je me suis laissé le temps d’être un peu plus prête, un peu plus sûre et un peu plus pressée par l’échéance. Je me suis laissé le temps des mots posés dans le désordre, des phrases qui éclaboussent le milieu de journée et que l’on note, pressé, dans la foulée. Je me suis laissé le temps des ratures et du rythme qui finit par s’ancrer à force de relectures, la litanie décryptée, apprivoisée, prête à être modelée. Je me suis laissé le temps de réaliser encore une fois  – mais c’est un savoir que je ne garde jamais très longtemps et que je réapprends constamment – qu’on n’est jamais tout à fait prêt, jamais tout à fait sûr et tout texte jamais tout à fait parfait. Qu’il y a toujours la place pour mieux même au moment où l’on clique sur envoyer, même l’échéance arrivée mais qu’il y a aussi beaucoup de douceur dans les formules qui, frêles, semblent trembler encore même bien ancrées sur le papier. Ce texte en est plein.

Là où la magie opère c’est lorsque deux mois plus tard imprimé entre mes mains, tous ces instants dépeints n’ont rien perdu de leur sens. C’est la magie de tous pleins d’essais, de ratures et de journées ayant chacune connu leurs lots de mots et de tournure rafistolées, bricolées jusqu’à mon sourire satisfait. C’est la magie du processus qui long, lent et hésitant mène à trouver de milles essais peu à peu sa voie dans sa voix. Sa manière unique de combiner les mots pour qu’ils nous expriment sans ratés ni à peu près. Non pas parfait mais accordé, fidèle à soi. C’est tout ce chemin-là qui pour moi illustre pourquoi aux « tu écriras/dessineras/chanteras/composeras/essayeras/photographieras/te lanceras plus tard » il vaut mieux préférer – mille fois – l’un peu tous les jours, l’un peu tout le temps nourrissant le processus sans jamais le laisser s’endormir ni dépérir même si rien n’est fulgurant. Et qui finit par porter ses fruits, quelle que soit notre échelle et la portée de nos envies.

Mes petits bonheurs | Simple Things - Miss Blemish

Mes petits bonheurs

Pied-de-nez à nos idéaux grands-grands-grands, le bonheur de tout-au-creux – fragile et précieux – s’aime petit et éparpillé, logé-bien-caché dans les milles sourires de nos quotidiens chargés. Autant de détails et d’instants qui ne requièrent – pour s’apprivoiser – aucun autre savoir-faire que des yeux grands ouverts. 

Parmi mes préférés on peut trouver l’odeur précieusement gardée du café moulu au creux de ce pot blanc cassé et celle mêlée des draps frais et du pain grillé. Mon sourire – petit matin – au rose pâle du ciel nimbant les toits ardoises, les journées grises oubliées. Les premières fraises de l’année, le goût très doux de la fleur d’oranger mêlée au miel dans un peu d’eau chauffée ou l’odeur de brioche sucrée qui s’échappe de la boulangerie voisine durant la matinée. Les jours qui grimpent enfin, soleil sur le parquet, persiennes imprimées de lumière sur les murs et le bleu encore clair du ciel de mai. Le plaisir de comploter une surprise, la joie d’attendre un train sur le quai – sourire aux lèvres et pointe des pieds – et la promesse tout bas que contiennent ces billets pour là-bas. Les « Je t’aime » chuchotés dans la nuit et la première bouchée de tarte au citron meringuée, égalité. La sensation grisante de liberté – vendredi soir -, la légèreté de deux verres tintant à la joie d’être ensemble, le bruit des allumettes qui craquent et la lumière douce des bougies chatouillant la pénombre. La mélodie qu’on chantonne toute la journée sans y penser et cette chanson qu’on écoute en boucle sans s’en lasser, les sourires partagés et les après-midi passées à la terrasse ensoleillée d’un café à lire, écrire, rêver…

L’assurance douce enfin, qu’il se cache dans chaque nouvelle journée autant de sourires à cueillir et savourer.

Et vous, vous préférez « l’un peu tous les jours » ou « le tout d’un coup » ?

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