Et soudain prendre le risque

To Do in 2014 : la mini-mini bucket list


To-do in 2014 : la mini-mini bucket list - Miss Blemish - Résolutions

L’ébullition est déjà là, les partiels ne sont pas encore finis que la casserole déborde déjà et que je brûle de mille envies. Celle d’utiliser mieux mon temps en tout premier lieu pour tout faire rentrer dans ce quotidien bien chargé où pourtant de précieuses minutes arrivent encore à se voir gâchées (à bougonner sur tout ce temps que je n’ai pas par exemple…). Pour démarrer 2014 j’avais donc envie de mettre sur papier (et sur toile)(c’est délicieusement poétique tourné comme ça vous ne trouvez pas ?) toutes ces choses que j’avais envie de faire durant ces douze mois qui s’ouvrent devant nous.

J’aime bien l’idée de me donner des objectifs à si court terme, c’est comme s’il l’on avait l’obligation de s’y mettre tout de suite pour avoir une chance de tous les cocher. Vous le verrez, ils ne sont pas forcément exceptionnels, grandioses, extraordinaires ou que sais-je, pas du tout ! Bien au contraire ! Car mon idée c’était vraiment de se faire plaisir, de prendre du temps pour ça, de laisser une place au superflu, à ce qui nous fait envie depuis longtemps, laisser du temps au « un jour il faudra que je… ». Et quoi de mieux pour donner sa place à un non-impératif que de le présenter sous le jour d’un défit? Mais plus encore, des défits surmontables ! Car au-delà du plaisir de prendre le temps de faire, réussir aussi, c’est carrément canon non ?

C’est peut être ça le défaut de ces Bucket List, le GRAND. Beaux projets, rêves géniaux mais souvent difficiles à mettre en oeuvre ici et maintenant, un peu inaccessibles et lointains. Pas qu’il ne faille pas viser haut, grand et beau, et qu’il faille s’avouer vaincu sans essayer, mais c’est plus rare de cocher un item sur cette liste-ci, on les oublie aussi un peu, après tout, on a toute la vie, non ? Donc là, non, seulement 12 mois pour devenir la reine du patin à glace ou le roi du hamburger, 12 petits mois et autant de petites joies et grands défis pour faire frétiller le quotidien.

Place aux jolis bonheurs de demain…

Apprendre à cuisiner Indien. Pour cette jolie soirée pleine d’amour et de rire partagée au Canada autour de cette table pleine de ces petits plats aux couleurs d’ailleurs préparés à deux, en amoureux, par Katia et son mari.

Parler Espagnol. Suffisamment pour lire des romans et demander des tapas mmmmh au serveur « Si, si hablo espanol muy bien, son tus ojos« . L’Italien ce sera pour 2015.

Lire Gastby… en VO… Prêté il y a mille ans déjà par ma meilleure amie. Le terminer enfin, le comprendre, m’accrocher. Car Fitzgerald dans le texte c’est… ardu.

Or-ga-ni-sa-tion. J’ai plein d’idées pour optimiser mon temps et cette fois-ci je compte bien tout faire pour réussir à les appliquer ! (post à venir)

Laisser sa place à la créativité. Avec pour objectif, 1 DIY par mois ici. Plus si je peux, mais au moins ça… Car chez moi, les petites choses faites main ne manquent pas… C’est bien simple j’adore ! Imaginer, créer, peindre, redonner vie à des objets qui ont une histoire et dont je ne veux pas me séparer bien qu’ils ne soient pas de leur prime jeunesse… Les idées ne manquent pas, il ne reste plus qu’à faire !

Ecrire chaque jour. Que ce soit à vous ici, ou à vous ailleurs. Ecrire. Car c’est ça le sel de ma vie à moi. Enfin… entre autres.

Aimer.

Et toi, de quoi as-tu envie que 2014 soit fait ?

Toi aussi, fait ta liste et partage-la ! Ici dans les commentaires, sur ton blog (et n’oublie pas de laisser un petit lien ici, j’irais lire tous vos articles !), ou sur Twitter via le hastag #ToDoIn2014

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Et soudain prendre le risque d’être heureux dès aujourd’hui


Et soudain prendre le risque d’être heureux dès aujourd’hui - Miss Blemish

Crédit Photo : Unsplash

On dit souvent « Souris à la vie, elle te le rendra ». Loin de moi l’idée de vouloir contredire cet adage, je suis la première à essayer d’ouvrir les yeux le plus grand possible pour glaner toutes les petites joies qui se trouvent autour de nous et à côté desquelles il est si facile de passer sans les voir. Cependant il arrive que ces jolis moments ne suffisent pas à égayer un quotidien devenu insupportable et pesant, un quotidien qui ne nous satisfait plus. Sourire au lieu de nous faire grandir et de brider notre propension à râler sans cesse se mue alors en une mascarade à la mode de l’autruche. On sourit pour (faire) oublier que rien ne va. On dit des phrases toutes faites comme « c’est une mauvaise passe », « demain ça ira mieux », « vivement que tout ceci soit derrière moi », « vivement la retraite », « quand *** sera arrivé tout ira mieux » et concrètement on serre les dents et on attend sans se rendre compte que les instants que l’on rechigne à vivre aujourd’hui n’existeront jamais plus. On parie sur un futur pourvoyeur de rêves accomplis et de doux présent sans réaliser que ce sont les efforts fournis aujourd’hui qui feront peut-être de ces aspirations une réalité.

J’ai eu un véritable électrochoc lorsque j’ai réalisé tout récemment que pour les quatre années qui allaient suivre (au moins) je serai à peu près tout le temps en examen soit sous pression et donc à espérer « vivement que tout ceci soit terminé ». Or, si espérer que quelques semaines de révisions (ceci vaut aussi pour les bilans trimestriels en entreprise, les présentations de projets… etc…) passent en un clin d’œil est relativement anodin, brader les quatre années à venir s’est révélé conceptuellement inacceptable. Autant aller jusqu’au bout de l’honnêteté, je fais partie des gens qui voteraient sans hésiter pour des journées de 48 heures, un temps de sommeil à minima et suivraient bien un quintuple cursus (façon médecine-litté-langues-socio-arts pour ma part). Et là, comme ça,  je ferais une croix sur quatre années de ma vie en laissant porte grande ouverte à Examirella (mon double maléfique)(celui stressé, sur les nerfs, inapprochable et indisponible) ? Je vous confirme, il était temps de se réveiller et de réaliser qu’il ne tient qu’à moi seule de donner à mon quotidien l’image que je veux qu’il revête.

J’ai donc pris une feuille, tracé un grand trait pour délimiter deux colonnes et listé d’un côté ce qui ne me convenait pas/plus et de l’autre ce que je pouvais faire dès aujourd’hui pour améliorer les choses. L’idée n’étant pas de ressasser et de peindre le tableau tout en noir mais de sortir du « cacher la poussière sous le tapis » pour mettre tout à plat, repartir sur des bases nettes et dire au revoir à nos ronchonnements. Ce petit exercice tout bête m’a permis de réaliser une fois de plus que ce qui nous pèse tient souvent à bien peu de chose dont on fait pourtant une montagne et que malgré les impératifs on peut toujours rendre son quotidien plus agréable. Surtout, prendre cette feuille et le temps de réfléchir n’a finalement pas fait ressortir comme on pourrait le croire uniquement le négatif, le positif aussi était de la partie. De quoi relativiser et trouver la motivation de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait plus que du positif dans le bilan.

Et vous, comment faites-vous pour rendre plus doux votre quotidien ?

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Et soudain prendre le risque de partager


Et soudain prendre le risque de partager - Miss Blemish

Crédit Photo : Unsplash

Quand nous étions petits, lorsque nous découvrions une merveille de notre cru nous courions immédiatement ameuter la maisonnée pour faire voir à tous combien ce que nous venions de trouver était exceptionnel. Instinctivement nous voulions que tous soient aussi heureux que nous à cet instant et ne passent pas à côté de quelque chose de magique à nos yeux. Peu importe qu’il ne se soit agi que d’un nuage aux formes de notre héros de dessin animé préféré, pour nous, c’était merveilleux et c’était suffisant.

Puis est venue la fable : « Tu sais, il ne faut pas partager avec les autres, sinon, tu risques d’en faire les frais. » Un classement entre des élèves dans une classe, une compétition quelconque et ça y est, l’échange s’arrête. Lorsqu’il y a un concours, le mot d’ordre est à couteaux tirés. Ainsi vit un mythe : « En première année de médecine, nul ami tu te feras. » Pourtant, des amis, je m’en suis fait (et si je parle pour moi, je peux vous dire que je ne suis pas la seule). J’ai rencontré des gens exceptionnels, ouverts, déterminés, intelligents, créatifs, drôles. Des personnes avec des passions, des univers bien à eux, des histoires un peu folles et des sacs à potins bien garnis. Il ne fallait pas s’entraider ? Nous avons fait le pari qu’une main tendue ne nous enlèverait rien et nous avons enfreint cette règle stupide dictée par une peur insensée. Mon amie V. qui m’a pourtant soutenue comme nulle autre l’an dernier me dit souvent que j’ai vécu cette première année au pays des Bisounours. Mais même si nous étions en compétition et travaillions pour gagner notre place qui forcément serait dérobée à quelqu’un d’autre, je ne pense pas que j’aurais pu tenir sans cet espace d’échange et d’entraide que nous a fourni la prépa et les amitiés qui y sont nées.

J’ai un très bel exemple pour illustrer le fait qu’aider ne change rien à son résultat personnel :

Une fille de mon groupe de prépa avec laquelle nous avions travaillé toute l’année, nous l’appellerons P., classée au premier semestre ce que je n’étais pas (précisons-le), a refusé peu avant notre dernière épreuve de me prêter une fiche pour que je relise un détail, peu importe lequel. Ce point sur lequel j’avais soudain un doute n’aurais pas pu faire l’objet de plus d’un item de QCM ce qui n’aurait donc en aucun cas pu faire la différence et pourtant, elle m’a dit : « ça va pas ? Tu pourrais me piquer ma place ! ». Aucune question ne fut finalement posée sur ce point de cours.  

Une autre amie, appelons-la O., classée également, qui tout le second semestre durant a éclairé mes lanternes en anatomie, m’a fait réviser des formules juste avant une épreuve, formules qui m’ont effectivement servi et permis de grappiller quelques points supplémentaires.

Et comme de bien entendu, vous vous en doutez, si O. est passée haut la main, P. a redoublé. Je ne crois pas au destin, ni au karma, je ne crois pas que si P. m’avait prêté sa fiche elle aurait mieux réussi, cependant, ce petit exemple montre bien qu’aider ne nous désavantage en rien. Bien au contraire, je crois que nous en sommes même les premiers bénéficiaires. Se tourner vers l’autre nous fait grandir et je pense qu’on ne se sent jamais si bien que lorsqu’on a pu être utile aussi peu importante dans les faits cette utilité eut-elle pu être. Etre capable d’aider une personne ne nous rendra pas incapable d’aider la suivante qui nous demandera la même chose ni ne nous enlèvera la connaissance que nous avons du phénomène à expliquer ou de la tâche à accomplir. Alors pourquoi s’entêter à tout garder pour soi ?

Je pense que pour les blogs, c’est la même chose. Partager un article qui m’a plu n’enlèvera ni n’ajoutera rien à mon propre blog peu importe la visibilité que j’aie pu apporter à cet article qui n’est pourtant pas le mien. La popularité de l’autre/le nombre de commentaires/de vues ou de petits cœurs aux pieds de ses articles n’affectera en rien la façon dont je rédige les miens, dont mes lecteurs (vous)(que j’aime d’amour)(qu’on se le dise) y répondez ni n’influera sur leur qualité fluctuante. Le fait qu’un blog qui n’est pas le mien soit lu, apprécié, relayé sur les réseaux sociaux n’est que le fait de son auteur qui réussit à mettre des mots justes sur des sujets qui nous touchent. Ni  notre jalousie, ni notre envie n’y changeront rien : le talent, tôt ou tard, est débusqué et les imposteurs démasqués. Il n’appartient qu’à nous de proposer un contenu d’aussi bonne qualité pour gagner l’accès à une telle tribune car oui, ce serait mentir que de dire que nous ne souhaitons pas tous être lus. Un article de qualité, qui me touche et me parle, j’ai envie de le partager pour que mes amis puissent le lire et être touchés à leur tour. Certains articles m’ont fait réfléchir, ont changé ma vision des choses et m’ont fait avancer. De ça on ne peut être que reconnaissant. A chaque fois, je suis heureuse de pouvoir participer un peu à l’aventure, d’une façon bien insignifiante mais qui additionnée à toutes les autres jolies attentions permet à beaucoup de lire ce qui nous a tous émus.

Pour moi, un blog est un merveilleux espace de liberté permettant de s’évader d’une société prônant trop souvent l’individualisme. L’important, c’est de prendre plaisir à écrire et à créer soit l’essence même de cet univers tissé peu à peu au fil des posts et je trouve dommage que trop souvent ce plaisir-là soit mis de côté pour de vaines considérations de compétition là où il n’y a pourtant rien à gagner.  

Et toi, tu partages ?

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