Brèves

Ma wishlist d’hiver


Ma wishlist d'hiver - Noël 2016 - Slow lifestyle - Miss Blemish

Parce que les petits et grands froids charrient toutes sortes d’envies, je vous écris ce matin un article à sourires digne des premières lueurs des petits matins de nos Noëls d’enfance à l’heure où – guettant le réveil des plus grands – l’on se répète par coeur ce que l’on espère très fort trouver sous les emballages colorés déposés au pied du sapin. 

C’est la première fois que je compose une wishlist comme celle-ci, armée de tous les silences que d’année en année j’offre à celles et ceux qui me demandent ce que je voudrais pour Noël/pour mon anniversaire/pour fêter telle occasion. Mais ce n’est pas la seule raison. Depuis longtemps je sais que je n’aime jamais plus m’offrir ou me voir offrir un objet qu’après l’avoir désiré-attendu longtemps et eu le temps justement de vérifier que je le voulais vraiment. Alors, à part quelques achats coups de coeur de temps en temps – des livres essentiellement – j’ai pris progressivement l’habitude d’attendre un peu avant de craquer et de lister les choses qui me manquaient au quotidien pour les rendre prioritaires dans mes achats. Rien de bien innovant en somme mais cela me convient plutôt bien. Et puis, je dois l’avouer, j’ai très envie de lire ce que vous vous aimeriez trouver au pied du sapin/pour votre anniversaire/pour mettre un peu de douceur dans l’hiver cette année. 

Ma wishlist d'hiver - Noël 2016 - Slow lifestyle - Miss Blemish

(vrai besoin) Un grand-mais-pas-trop sac à dos pour nos week-ends en amoureux et nos balades en montagne – Sac Hershel teinte Camel, assortie à mes cheveux :) 

(douce envie) Une bougie Durance au Biscuit (qui donne à la pièce dans laquelle elle brûle l’odeur délicieuses des journées-sablés d’avant Noël)

(douce envie) Le très doux calendrier de l’avent Greenma avec un thé ou une infusion par jour à découvrir jusqu’à Noël pour remplir la théière qui accompagne chacune de mes après-midis travaillées de saveurs différentes pendant décembre.

(vrai besoin) Une carte de 10 séances de yoga dans ce petit studio si clair et paisible où j’apprends depuis un an déjà à lâcher prise, à respirer, à exister « malgré » – les muscles qui tirent ou mon coeur serré.

(douce envie) Un livre de cuisine pour apprendre à cuisiner autrement, Le Healthy Vegan de Marie Laforêt. Un livre pour rire et sourire, 30 ans (10 ans de thérapie) de Nora Hamzawi. 

(douce envie) Une guirlande de lumière très fine avec de toutes petites led qui s’éclairent de lumière douce et dorée. 

(douce envie) Le parfum « Le thé des vignes » de Caudalie très léger, très discret qui s’estompe tout en douceur et reprend certaines notes du CK one que j’aime tant (mais dont je trouve l’odeur trop « forte » même si l’on n’en dépose qu’une pulvérisation) 

(vrai besoin) Des collants doux et épais pour pouvoir mettre des robes tous les jours et des chaussettes tricotées qui protègent les chevilles des grands froids. 

(douce envie) Que le joli pull jaune moutarde de la nouvelle collection Scotch & Soda soit très très très bien soldé en janvier ;)

Et psst ! les photos qui illustrent l’article ont été prise dans l’une des très jolies boutiques We Are Labels d’Amsterdam

Ma wishlist d'hiver - Noël 2016 - Slow lifestyle - Miss Blemish

Et vous, de quoi se compose votre wishlist d’hiver cette année ?

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Les instants partagés


26 mars 3

Toucher du doigt l’impression du temps qui s’étire, étreindre la certitude éphémère d’en avoir suffisamment, dormir tout mon soûl – encore 5 minutes, encore un bout de matinée – lire au soleil sur les draps fraîchement changés et puis sur la terrasse et sur le canapé, n’écouter que d’une oreille distraite, garder de la place pour rêver, travailler au meilleur moment, écrire sous la couette. Saisir l’instant et le suivant, m’inquiéter doucement, dire « c’est mon affaire » et pousser ces misères jusqu’aux frontières, humer l’air mielé des arbres en fleur de l’allée – en avance cette année – photographier le printemps en souriant. Prévoir sourire aux lèvres et yeux fermés quelques heures dans l’atmosphère apaisée, saturée d’huiles essentielles et de vapeur parfumée du hammam juste à côté et des glaces au bord du lac très clair partagées. Faire des plans sur la comète, regarder les étoiles. Sourire au clavier, comme à cette heure les mots trouvent leur chemin sans heurt de tout là-haut jusqu’au bout des doigts, serrer ma chance sur l’instant, ce petit pont créé de moi à toi. Manger des fraises avec de la chantilly dans les coupelles en verre clair de mon arrière-grand-mère, retourner jusque derrière le lycée dans la rue où elle habitait, trouver un kilo de moins sur la balance des vacances, relire mes notes et mettre de l’ordre dans ces mots parlant du corps. Fermer les yeux, faire des rêves sans queue ni tête de ceux qui trouvent le mieux à s’imprimer et en parler en riant au petit-déjeuner.

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Trembler sur le ponton, rire en escaladant les rochers de la courte avancée à fleur d’eau, se perdre dans les petites routes et découvrir jolis villages, champs et arbres en fleurs. Rire au cinéma – notre rendez-vous préféré – dire « c’est exactement ce bleu là que j’imagine pour nos volets, un jour » et sourire au ciel clair encore là pour nous accueillir, dix-neuf heures passées. Reprendre la route, chanter à tue-tête, râler contre la radio qui grésille tout près des montagnes et dire « tu te rappelles de cette route ? C’est celle que l’on avait prise pour aller pique-niquer cet été ». Manger des pâtes aux courgettes, des gnocchis, des pizzas au chèvre et se laisser étonner par la douceur du céleri en gratin. Reprendre le temps des petits mots déposés aux pieds des articles dévorés et des images douces douces douces, murmurer les premières pistes qui listeraient tous les petits gestes qui font sourire la vie d’ici : les coeurs déposés comme autant de clins d’oeil légers, les mails souriants échangés pleins d’idées et de milles projets naissants, les vidéos qui accompagnent les repas solitaires et les articles murmurant « la vie c’est ça aussi », les petits mots qu’on pose le coeur léger parce que ces quelques lignes nous ont touchées et ceux que l’on sourit d’écrire lorsque l’on sait qu’il viendront faire sourire un début de journée, directement vers vos boîtes mails envoyés. Sourire à l’amoureux qui me dit : « on a l’impression ici que rien ne peut nous arriver » et acquiescer. Retrouver le parfait de ce matelas qui ne s’affesse pas et semble grand grand grand à côté de celui tout petit de Paris, objet de bien des batailles d’oreillers.

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Tenter lentement enfin de lâcher la main à la peur de gâcher du temps, aux doutes venant lester la douceur des moments flottants de l’urgence de faire plus et mieux et rapidement. Réapprendre à sourire au temps offert, peu importe qu’il soit fini, borné, déterminé, trop peu et pas assez et l’envie absente de le remplir jusqu’à le faire presque déborder. Sourire et comprendre que ce n’est pas grave de ne rien faire d’important, qu’être là et heureux d’être ensemble est suffisant. Lâcher la main à la culpabilité de ne pas savoir toujours profiter assez et comprendre qu’il ne faut pas regretter le temps vécu, que si l’on était heureux alors il n’y avait rien à faire de « mieux ».

26 mars 2

Et vous, cela vous arrive aussi parfois de n’être pas sûrs de savoir profiter bien des instants partagés ?

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Le sourire comme seule boussole


Mon sourire comme seule boussole - Lifestyle - Miss Blemish

Lundi dans le métro je suis assise larmes naissantes et sourire si grand qu’il grimacerait presque face à ces mots me demandant – dis dis tu voudrais bien ? – de prêter les miens à du papier un jour prochain. Un court instant au creux c’est un court arrêt du coeur, un qui tremble à mains fébriles de se découvrir soudain tout là-haut face au vide après avoir creusé – encore et encore – les yeux collés au plancher longtemps, peut-être même des années. Un qui murmure : « mais dis, en fait, peut-être que ça peut marcher, je veux dire… en vrai ? Ailleurs-qu’en-pensée, ailleurs-que-les-yeux-fermés, ailleurs-que-sous-la-douche-murmuré-prié-souhaité… » Mon « Ça » – si perméable et flouté par cette joie qui vous comprime le coeur au moment de nos plus folles projections, celles qui font fis des faits et des images et ne gardent que la base, l’ancré, l’émouvant, le meilleur, ce qui colle à l’âme et au coeur – réalité. Et à cette question de surgir : mais tu y as déjà pensé à ce qu’on ferait si « ça » arrivait ?

C’est amusant comme jamais ces scénarios et trémolos de contrebande n’ont dépassé la joie aveugle et dissoute, infiltrée dans chaque pore. Comme « Ça » est resté un entremêlat d’idées floues, de bonheur et de soupirs de soulagement. « Ça » pluriel, léger, fragile et volatile. Mobile, variable, ajustable, « Ça » présent et là déjà au creux de chaque sourire partagé ici, communs à vous sous d’autres formes, d’autres traits, d’autres extases, d’autres amitiés et d’autres amours, témoignages des petits riens qui s’évaporent jusqu’à nous laisser heureux sans plus savoir d’où vient ce sourire posé au creux du coeur. Mon « Ça » souriant n’en a rien, dépourvu de plan et de stratège plus élaboré que sourire, écrire, photographier, aimer – toujours ces quatre-là ! peut-être sont-elles là les formalités que je peine à trouver – je me vois le rencontrer d’un hasard dont on a longtemps et patiemment attendu comme préparée l’arrivée. Les mots en petits plats mijotés, les photos en draps blancs tous frais, les sourires du vin qui pétille et l’amour… commun à ces deux idées. Et ça me plaît bien de rencontrer comme de construire mon « Ça » un peu à chaque étape, d’un hasard pas si hasardeux mais tout autant mystérieux, pour ne le découvrir vraiment que partiellement à chaque fois. De ne pas savoir exactement où je me rends ni comment je vais m’y rendre vraiment mais de m’être mise en route pourtant et de continuer à marcher en cueillant creux comme sourires et en concédant tous les détours que cela prend. Encore plus aujourd’hui où au rêve commence à se mêler un peu de réalité.

Et toi, qu’est-ce qui se cache derrière ton « Ça » ? Pour toi aussi c’est tout flou l’après ?

*

J’en profite pour vous remercier d’être là, avec vos mots et maux, petits et grands bonheurs, et glisser un Bienvenue heureux et enjoué à vous qui découvrez depuis dimanche ces pages grâce à la bienveillance de Victoria. J’espère que vous vous sentirez bien ici <3

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