Apprendre à Apprendre : le cadre de vie


Formation « Apprendre à Apprendre »  : les conseils testés et approuvés - Etudes - Med school - Miss Blemish

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Il y a quelques semaines déjà, ma fac a organisé une série de réunions dans le but de nous aider à nous organiser dans notre travail et à améliorer nos techniques d’apprentissage avec des astuces et des méthodes simples à agrémenter à notre sauce.

Force est de constater que dans de nombreux domaines d’études, et médecine ne fait pas exception, le challenge réside dans l’ingurgitation de quantités monumentales de connaissances en un temps plus que limité. Or, ce qui marche dans l’urgence de l’arrivée des partiels n’est pas forcément compatible avec une « base de données interne » solide (comprendre « survie post-partiel »).

Après quelques semaines de mise à l’essai, voici les conseils que j’ai retenus, testés et approuvés (en espérant que certains pourront vous aider) :

  • Commencer et terminer chaque séance de travail par 20 à 30 minutes consacrées à apprendre quelque chose « que nous aimons ».

Nous sommes énormément à avoir le réflexe de commencer la journée par le cours proprement imbuvable de notre programme du jour, histoire d’en être débarrassé. Sauf que… difficile de se concentrer et de s’atteler à une journée de travail lorsque celle-ci commence déjà si mal. Pour atteindre un niveau de concentration et d’efficacité satisfaisant, mieux vaut commencer par quelque chose qui « nous plaît », une matière qui nous parle pour s’attaquer au gros du chantier une fois cette mise en condition opérée.

De la même façon, terminer notre journée par une matière qui nous plaît nous permet de potentialiser au maximum nos possibilités limitées par la fatigue en fin de journée et d’avoir moins de mal à se remettre au travail le lendemain.

Ce premier conseil n’est qu’affaire de « conditionnement » au travail, facile à mettre en pratique et très efficace.

  • Faire des séances de travail de 2 heures. Maximum.

Notre temps de concentration optimale est de +/- 45 minutes. Nul bénéfice gagné donc à s’abrutir quatre heures durant sur ses cours hormis se décourager, gagner une bonne migraine et perdre toute efficacité. L’idée est de travailler par plages de 2 heures en se réservant un temps de pause de 5 à 10 minutes entre les 2 heures pour conserver un niveau de concentration et d’attention maximaux.

Ces 5 à 10 minutes doivent être une « mini-respiration » : se lever, marcher, boire un verre d’eau/un café mais ne doivent pas perturber notre concentration. Papotage vivement déconseillé (le premier qui arrive à remplir cette condition est invité à donner son secret, je cumule les échecs en la matière)(travailler seul n’est évidemment pas une réponse acceptable).

Entre chaque séance, faire une vraie pause (15 minutes environ). Le mieux : prendre l’air.

  • Si vous vous endormez : sortez !

L’éveil dépend de la sécrétion d’une hormone, la mélatonine, sous l’effet de la lumière du jour. Si vous avez envie de dormir dès 10 h, aller dehors va réactiver votre production de mélatonine et vous donner le coup de fouet dont vous avez besoin : de quoi vous sortir de votre stupeur matinale.

  • Mais pratiquez également la micro-sieste…

« Dormir » quelques minutes (de 10 à 20 minutes maximum), permet de se relancer pour le reste de la journée. Difficile de s’endormir et de ne dormir que si peu temps : oui, effectivement. L’idée n’est pas tant de s’endormir réellement que de se reposer, de faire une vraie pause dans son travail sans aucune stimulation extérieure d’aucune sorte pour être de nouveau efficace par la suite.

  • Soignez votre hygiène de vie et en premier lieu : DORMEZ (la nuit de préférence).

Chacun son rythme, chacun ses besoins en matière de sommeil et de récupération. La tentation de sacrifier quelques heures de sommeil n’est jamais loin quand les partiels approchent et pourtant le sommeil FAIT PARTIE INTEGRANTE du travail d’apprentissage. En effet c’est pendant qu’on dort que le cerveau « encode » c’est-à-dire range, classe et stocke les informations dont on l’a abreuvé toute la journée. Supprimer des heures de sommeil, c’est mettre en péril cette étape essentielle de consolidation du souvenir et donc perdre bêtement une grosse partie de l’effort fourni (sans compter la fatigue qui, s’accumulant, nous fait perdre en efficacité et en capacité de mémorisation, de concentration, d’attention les jours suivants).

  • Pratiquez une activité physique

Voilà le seul élément qui permette de gagner en concentration : le sport. Pourvoyeur d’une bonne fatigue, la fatigue « physique » (tout autre que la fatigue « intellectuelle » universellement ressentie après une bonne journée de BU), il permet de se dépenser, de se défouler, il réduit le stress, canalise l’énergie, et fait du bien à la tête (les endorphines, encore et toujours). Cependant, il faut éviter d’en faire le soir (dans les 2-3 heures précédant le coucher) car le sport réveille et donc peu rendre l’endormissement difficile.

  • Supprimer les toxiques

Café, tabac, alcool, drogue : autant d’ennemis de vos neurones et donc de votre travail. A plus ou moins long terme, et pour des dégâts souvent irréversibles. Alors exit les pilules vendues comme « magiques » et les potions surcaféïnées. 

 

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